Venissieux

Venissieux

À propos

Parmi les premières ZUP construites en France, le quartier des Minguettes, à Vénissieux, est aussi le lieu où éclatent en 1981 les premières émeutes de banlieue et d'où naît la Marche pour l'égalité et contre le racisme. Trente ans plus tard, l'heure des commémorations est l'occasion pour Z d'aller recueillir la parole des habitants et de raviver la mémoire des luttes de l'immigration, faites notamment de grèves ouvrières, de concerts dans les cités et d'expériences de médias populaires. Si ces luttes ont marqué l'entrée des enfants d'immigrés dans le champ politique et entraîné la quasi-disparition des meurtres racistes si fréquents au début des années 1980, elles ont aussi vu le renouvellement des modes de gestion policière des quartiers populaires. Celles et ceux qui y dorment peuplent le Pôle emploi, les agences d'intérim et les usines du coin : Vénissieux ne déroge pas à la règle, aux portes d'une vallée du Rhône consacrée aux besoins d'une industrie chimique toujours plus gourmande en produits dangereux tant pour les travailleurs que pour l'environnement. Avec le 11 septembre 2001, l'ancienne figure de l'indigène musulman à émanciper se glisse tour à tour dans celles du terroriste potentiel puis du prosélyte menaçant la quiétude laïque du territoire national. Aujourd'hui, dix ans après le vote de la loi sur les signes religieux de 2004, la pratique de l'islam est devenue un enjeu incontournable pour l'ensemble des personnes de culture musulmane, sommées de se positionner face à des injonctions contradictoires de l'école, de la famille, des voisins, de l'assistante sociale... Dans ce contexte, quelles sont les conséquences sociales, politiques, affectives, de la crispation des pouvoirs publics sur la laïcité ? À Vénissieux et ailleurs, Z est allé rencontrer celles et ceux qui font vivre la lutte pour l'égalité aujourd'hui : sur l'agglomération lyonnaise, des dizaines de personnes mettent en commun argent et énergie dans une caisse de solidarité pour soutenir les procédures judiciaires des victimes de la police, tandis que dans un quartier de Montpellier, les habitants s'organisent contre les expulsions locatives. La revue Z fait une large place à l'iconographie avec de nombreux dessins, photos et gravures. Elle applique depuis 2008 un principe original basé sur l'itinérance : pour chaque numéro, la rédaction s'installe pour plusieurs semaines, le temps d'une enquête collective, autour d'un thème et d'un lieu, comme sur le capitalisme vert à Nantes (n°4) ou sur le travail social à Paris (n°5). Après un numéro consacré à la 'crise' grecque depuis Thessalonique, Z revient en France et poursuit son travail d'enquête critique à la recherche d'expériences sociales émancipatrices. Une cinquantaine de pages hors-dossier sont toujours consacrées à des reportages - le plus souvent à l'étranger.

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités

  • EAN

    9782748902082

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    208 Pages

  • Longueur

    31 cm

  • Largeur

    21 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    662 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Revue

Infos supplémentaires : Broché  

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