Nouveau Monde

  • Le Saint-Siège a toujours été la cible de services secrets étrangers. Persuadés que le Vatican dispose d'un réseau de renseignement sans équivalent au monde, ils veulent en percer les secrets ou s'en faire un allié.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, Rome a été un véritable nid d'espions de toutes nationalités. Sous couverture de diverses institutions, certains monsignori ou simples prêtres se sont impliqués dans des missions secrètes allant de la chasse aux « taupes » à la diplomatie secrète, en passant par des enquêtes sur les assassinats de prêtres ou des scandales susceptibles d'éclabousser l'Église.
    Les Espions du Vatican raconte, pour la première fois, 80 ans de guerres secrètes et de coups tordus. L'ouverture des archives de nombreux services ayant travaillé contre ou avec le Vatican permet de lever le voile sur des affaires longtemps ignorées et de présenter de nombreuses révélations.
    L'infiltration clandestine de prêtres russophones en URSS sous Staline, presque tous démasqués par le KGB, les négociations secrètes menées par Jean XXIII avec Khrouchtchev, les relations étroites du cardinal Montini, futur Paul VI, avec la CIA, l'infiltration du Vatican par les différents services secrets du bloc de l'Est.
    Ces épisodes et bien d'autres dessinent une autre histoire de la papauté contemporaine. L'ouvrage aborde également les affrontements souterrains qui ont opposé certains groupes au sein de l'Église et revient sur les affaires financières controversées de l'Église dans les années 1970-1980. Il décrypte enfin les « barbouzeries » et coups tordus qui ont marqué le pontificat de Benoît XVI et sont encore en cours sous François.

  • Assassinats de dirigeants étrangers, coups d'État, trafic d'armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes ou à d'anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d'armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n'a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd'hui révolus. Ce livre montre qu'il n'en est rien. Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l'Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d'approcher la vérité : témoignages d'acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d'enquête.
    On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l'on croit connaître (comme l'assassinat d'Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l'Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale, l'essor d'Al-Qaïda ou la lutte contre Daech.

  • Le 10 juin 1945, un corps calciné est découvert à proximité de Madrid. L'homme est identifié sous le nom de Mendel Szkolnikoff, un Juif d'origine russe, curieusement détenteur d'un passeport allemand. Il s'agit sans doute du plus gros trafiquant de l'Occupation, plus important que le célèbre Joanovici. Arrêté avant-guerre pour diverses escroqueries, il est, depuis 1941, un agent financier des Allemands, notamment de la SS.
    Mais l'affaire Szkolnikoff, c'est surtout le plus grand séquestre de la Libération : 2 milliards de francs de l'époque accompagnés de 2 autres milliards d'amende. Car Szkolnikoff a bâti en très peu de temps, pour le compte de l'occupant, un immense empire immobilier et hôtelier : il détient des rues entières de l'Ouest parisien et des dizaines de « palaces », essentiellement sur la Côte d'Azur. Tous ces biens étant mis sous séquestre à la Libération, l'affaire Szkolnikoff se prolonge jusqu'à nos jours. Cet ouvrage révèle que les autorités françaises poursuivent en effet les descendants de l'affairiste au nom d'une condamnation prononcée après sa mort, ce qui est illégal ! L'hôtel Martinez à Cannes, dont les procédures sont encore en cours, soixante-dix ans après les faits, est au coeur de ce rocambolesque dossier qui n'a pas livré tous ses secrets.
    Pour qui Szkolnikoff travaillait-il vraiment et d'où tirait-il ses protections ? De Himmler, de Goering l'affairiste, ou de plusieurs dignitaires nazis à la fois ? Quelles sommes, apparemment énormes, a-t-il mis à l'abri dans les banques monégasques, espagnoles ou suisses avant de mourir, et que sont-elles devenues ? D'où venait le mystérieux commando qui a capturé et tué Szkolnikoff en Espagne en 1945, après l'avoir délesté des 600 millions de francs en bijoux qu'il emportait dans sa fuite ? Szkolnikoff est-il même mort en 1945 ?

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  • La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Cet ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'État, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des XIXe et XXe siècles. De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. On apprend que, pendant la Grande Guerre, l'assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand et que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et infiltrer le Vatican de faux prêtres. On y découvre par ailleurs que le Saint-Siège a parfois succombé à la tentation d'opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le régime communiste d'URSS.
    Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.

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  • Pendant près de deux siècles en France, des juridictions ont été saisies pour juger de crimes et de délits dont l'horreur a parfois dépassé l'entendement. Certaines affaires n'ont jamais été élucidées et ont gardé depuis leur part d'ombre et de mystère. La démence parfois, la passion amoureuse, ou encore la cupidité et le chantage expliquent les agissements des criminels devenus, le temps d'un procès ou d'une enquête, des vedettes médiatiques de grandes affaires. Un collectif d'auteurs spécialistes a été réuni autour de trente-huit affaires criminelles qui ont marqué l'histoire de France. Avocats, professeurs et historiens nous révèlent la face cachée des enquêtes menées alors : le cas Landru, la bande à Bonnot, l'affaire Stavisky, le clan Dominici, Spaggiari, la mort de Mesrine dans les rues de Paris... Éric Alary a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ligne de démarcation (Perrin, 2003), le Dictionnaire de la France sous l'occupation (Larousse, 2011), L'Exode. Un drame oublié (Perrin, 2010), Histoire de la gendarmerie (Perrin, coll. Tempus, 2011).

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  • Ancien officier de marine, Reinhard Heydrich fut distingué par Himmler et mis à la tête du SD, le service de sécurité de la SS. Ayant ainsi autorité sur les services secrets et la Gestapo, il eut entre les mains une puissance qui n'était guère dépassée que par celle de Hitler lui-même. Il fut avec Himmler l'un des concepteurs de la « solution finale de la question juive ». Nommé protecteur de Bohême-Moravie, le « bourreau de Prague » fut abattu en 1942, à trente-huit ans, par des résistants tchèques. Son voeu ultime fut que la destruction des Juifs soit menée à bien.
    L'apport essentiel d'Édouard Calic est de dévoiler dans cet ouvrage le rôle joué dans l'ombre par Heydrich dans toutes les provocations et attentats orchestrés par les nazis : l'incendie du Reichstag, qui permit leur prise de pouvoir, la Nuit des longs couteaux, l'assassinat du roi de Yougoslavie à Marseille, la Nuit de cristal, l'affaire de Gleiwitz, prétexte au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le faux attentat contre Hitler en novembre 1939, etc. Sur tous ces dossiers, Édouard Calic met en lumière ce que fut l'action réelle d'Heydrich.

  • En novembre 1832, Vidocq, ancien chef emblématique de la Sûreté, crée le « Bureau de renseignements universels dans l'intérêt du commerce ». Ses agents ont pour mission de traquer dans le Paris de la monarchie de Juillet les escrocs en tout genre qui nuisent à la bonne marche des affaires. La police privée est alors une activité en plein essor. Peu à peu, les praticiens de ce nouveau métier passent de la surveillance des escrocs à la chasse aux criminels. Le détective devient une figure populaire incontournable, mais sa réputation sulfureuse le condamne très vite à la marginalité. Loin de l'image prestigieuse associée aux figures de Sherlock Holmes en Angleterre ou de véritables détectives comme Allan Pinkerton aux États-Unis, le détective français ne s'est pas imposé sans peine dans le monde judiciaire hexagonal.
    Peut-être parce que comme nous le dit l'historien, cet homme de l'ombre, « qui détient l'explication du monde social, qui ouvre et qui referme les portes comme il l'entend », a très vite représenté aux yeux de l'institution policière, une concurrence difficile à tolérer.

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  • Somme sans précédent, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, ce livre du journaliste et écrivain américain Ron Rosenbaum est le seul à poser dans toutes ses dimensions » l'énigme Hitler « . Selon lui, toutes les interprétations - historiques, psychologiques, philosophiques, religieuses - « valent la peine d'être examinées, moins pour les vérités qu'elles sont susceptibles d'apporter sur lui que pour les vérités qu'elles révèlent sur les auteurs de ces théories, ainsi que sur les besoins auxquels répondent leurs explications ».
    L'auteur a passé dix ans à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir, à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, Georges Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...).
    Nombre d'historiens ont sacrifié à la tentation de diaboliser Hitler afin de se rassurer. Rosenbaum, lui, a choisi d'explorer l'historiographie et de critiquer de manière systématique les interprétations pour tenter de comprendre comment un banal enfant a pu se transformer en ce criminel le plus sanglant de l'histoire.

  • Paru en 1716, oet ouvrage est un classique de l'art de négocier à l'origine de théories contemporaines sur la diplomatie et la négociation. Callières y propose sa conception sur le désordre du monde et le remède que la négociation peut lui apporter.

  • Les frères Goncourt voyaient en elle » la plus jolie femme du siècle « . Jean Cocteau la comptait parmi les » reines de la France « . Pour ses contemporains, Anne-Marie Chassaigne, alias Liane de Pougy, était la parfaite incarnation de ce que l'on nommait depuis le Second Empire le » demi-monde « . Danseuse aux Folies Bergère, courtisane des plus en vue devenue princesse roumaine, icône de la Belle Époque et des Années folles, la » grande horizontale » a promené son aura dans les salons parisiens les plus fameux, fait tourner les têtes et chavirer les coeurs. Bien sûr les amants furent nombreux, mais il y eut aussi les » idylles saphiques « , que Liane, ouvertement bisexuelle et faisant fi des convenances de son temps, n'a jamais voulu cacher. C'était avant les années 1930 et le tournant de sa vie, une profonde métamorphose spirituelle qui allait la faire entrer en religion, dans le Tiers-Ordre des Dominicains.
    Avec ses Cahiers bleus, Liane de Pougy a magnifiquement prolongé dans l'écriture l'originalité de sa trajectoire. Mêlant l'évocation des souvenirs au récit du quotidien, ses mémoires inédits font apparaître toute la finesse et l'indépendance d'une personnalité hors du commun, et forment un tableau sans équivalent des mondanités parisiennes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

  • Les Français croient tout connaître de la vie et de l'oeuvre de Charles de Gaulle. Cet ouvrage montre qu'il reste encore beaucoup à découvrir dans les archives qui s'ouvrent progressivement. Nombre d'épisodes et anecdotes inédits sont ici dévoilés pour la première fois, qui éclairent d'un jour nouveau le fonctionnement du couple Charles/Yvonne, le rapport à Pétain et à la France libre, la traversée du désert, la gestion du dossier algérien, les relations avec divers chefs d'État, et une correspondance bien plus libre qu'on ne l'imaginait avec des personnalités comme l'abbé Pierre, Paul Claudel ou encore Alain Delon...

  • Mémoires Nouv.

    Comme Jean Bart ou Abraham Duquesne, René Trouin, sieur du Guay, dit Duguay-Trouin (1673-1736), appartient à cette catégorie d'officiers généraux de la Marine sans origine noble et issus de la course. Cadet de famille, il était destiné à entrer dans les ordres, mais après ses études chez les Jésuites de Rennes, il part à l'université de Caen où il brille surtout par son esprit batailleur et ses frasques. Les rendez-vous galants dans les confessionnaux choqueront plus tard le cardinal de Fleury quand il lira le manuscrit des Mémoires en 1725... Duguay pratique les cartes et les dés, jeux d'argent alors interdits dans la Marine. C'est « un vrai libertin », comme il l'écrira plus tard. Volontaire dans la marine marchande corsaire, il devient très vite un expert dans l'abordage. Il monte en grade et commande des navires de plus en plus importants. Il attaque tout ce qui est anglais, mais aussi les flottilles de pêche ; il saisit poisson, sucre, tabac. Le pouvoir royal et les armateurs apprécient cette Marine qui rapporte. Duguay fera 300 prises avant d'entrer dans la Marine royale. En 1693, il participe à des armements en course financés par le Roi, mais il est fait prisonnier par les Anglais et se retrouve à Plymouth, d'où il réussit à s'enfuir. La paix de Ryswick en 1697 le réduit très provisoirement au chômage, car la guerre de Succession d'Espagne s'annonce. Le Roi le récompense d'une « épée d'honneur », prélude à l'anoblissement qui lui sera accordé en 1709. On lui pardonne ses écarts et sa vie libertine, qu'il qualifie lui-même de « vie si honteuse ». En 1711 il fait le coup d'éclat qui sera sa gloire la plus durable : une descente à Rio de Janeiro pour libérer 500 Français retenus en otage. Il en profite pour piller la ville et en rapporte un butin considérable. En 1715, Louis XIV le fait « chef d'escadre de l'Amérique », en souvenir de l'affaire de Rio. Les Mémoires sont une suite de combats navals entrecoupés des aventures personnelles de Duguay, mort à Paris en 1736, célibataire...

  • « La femme au XVIIIe siècle est le principe qui gouverne, la raison qui dirige, la voix qui commande. ».
    Avec La femme au XVIIIe siècle, les Goncourt réalisent un projet ambitieux : étudier le XVIIIe siècle, « le siècle français par excellence », au prisme de la condition féminine.
    En précurseurs de la Nouvelle Histoire, ils décortiquent le quotidien des jeunes filles, scrutent leurs mentalités, et examinent les conséquences d'une éducation souvent oppressante. Dans les plus hautes sphères sociales, cette éducation empêche toute spontanéité : grâce factice, discipline stricte du couvent, mariage sans consultation... Du côté de la bourgeoisie, on limite le passage au couvent et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de leur époux. Quant à la femme du peuple, elle peut être sous la plume tranchante des deux frères, la « créature disgraciée et flétrie » que tout semble opposer à l'aristocrate parisienne, mais aussi la courtisane ou la fille galante, à qui l'époque donne la possibilité de s'élever dans le grand monde.
    Tableau vivant et foisonnant du Siècle des lumières, cet ouvrage longtemps oublié des Goncourt redonne à la femme « grande actrice méconnue de l'histoire », sa place déterminante dans l'évolution des moeurs et des mentalités.

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  • Tamerlan, les Ottomans, les Moghols, les Mandchous, les Britanniques, les Soviétiques, les Japonais, les Nazis... Tous ces empires, construits dans l'espoir de durer éternellement, étaient finalement destinés à échouer. Mais, selon l'auteur, leur construction et leur expansion ont façonné le monde que nous connaissons aujourd'hui.
    Ce récit magistral remet notamment en question le récit conventionnel de la « montée de l'Occident », montrant que l'ascension européenne n'était ni prédestinée ni linéaire, mais plus probablement une phase transitoire.
    De la mort de Tamerlan en 1405 - dernier des conquérants du monde - à la montée et à la chute des empires européens, en passant par la présence coloniale croissante des Amériques et la résurgence de l'Inde et de la Chine comme puissances économiques mondiales, Après Tamerlan offre une perspective fascinante sur le passé, le présent et le futur de nos civilisations.

  • Province of Freedom. Tel est le nom plein de promesses de la colonie à vocation agricole et marchande fondée en 1787 en Afrique de l'Ouest par une association d'abolitionnistes évangéliques anglais. La colonie devait accueillir d'anciens esclaves vivant dans l'extrême pauvreté à Londres, les Black Poor, et être dirigée par les colons eux-mêmes. Mais mal préparée et confrontée à des difficultés matérielles, cette expérience qui se voulait humaniste aura une destinée éphémère et tragique.
    La « Province de la Liberté » sera alors transformée en Compagnie de Sierra Leone, peuplée cette fois d'anciens esclaves qui s'étaient engagés dans les troupes loyalistes pendant la Guerre d'indépendance américaine. Dirigée de manière autoritaire par des Blancs, la Compagnie fera elle aussi faillite avant d'être reprise par la Couronne britannique en 1808. La suite des événements et la manière dont les Européens exploiteront la lutte contre l'esclavage sur le continent africain déboucheront sur la partition de l'Afrique lors de la conférence de Berlin en 1884.
    L'auteur restitue cette histoire méconnue en deux actes, en la replaçant dans le contexte bouillonnant des débats du XVIIIe siècle sur l'abolition de l'esclavage et la colonisation. Une aventure humaine aussi brève qu'extraordinaire.

  • Les études sur l'Occupation allemande de la France sont marquées par Robert Paxton qui a montré à quel point le régime de Vichy était demandeur d'une collaboration avec l'occupant. Cependant Paxton et ses disciples parlent peu de Hitler. Or, comme le prouvent ses Propos (Nouveau Monde, Chronos), le Führer était obsédé par cette France vaincue rapidement, une conquête encombrante et potentiellement remuante, dont il avait un besoin vital pour son effort de guerre. Il devait la contrôler avec peu de personnel, la mettre au travail et la piller, en tendant la corde à l'extrême sans la casser.
    Cet ouvrage se concentre sur le rôle que joue Hitler sinon dans la venue de Pétain au pouvoir, du moins dans son maintien contre vents et marées, Hitler ayant mesuré l'intérêt de faire diriger le pays par un militaire prestigieux, mué en professeur de résignation. Sa correspondance avec le maréchal, les comptes rendus de ses rencontres avec lui, Laval et Darlan, les directives données à Abetz et à d'autres intermédiaires sont passés au crible à partir de sources en grande partie nouvelles. L'ensemble est inscrit dans une vision de longue durée sur la place de la France dans le projet nazi et les moyens mis en oeuvre dès 1933 pour la soumettre définitivement. Quant à Pétain, plus soucieux d'honneur et d'intérêt national qu'on ne le dit souvent, il se débat avec impuissance dans les pièges et les ruses d'un homme à tous égards plus fort que lui.

  • Martin Bormann est la seule figure majeure du nazisme a n'avoir fait l'objet d'aucune biographie depuis quarante ans. Les rares écrits sur lui se cantonnent à un propos moraliste : Bormann le pire des nazis, plus cruel que Hitler dont il aurait été le « mauvais génie ».L'auteur utilise de nombreuses archives, en historien, en établissant des faits et en laissant le lecteur tirer ses propres conclusions. Il démontre que Hitler était bel et bien son propre maître en politique. Bormann est son instrument docile. Son ascension, à partir d'une embauche comme secrétaire-dactylographe au siège du Parti nazi à l'âge de 29 ans, tient non pas à l'arrivisme que tous lui prêtent mais à sa foi nazie et à sa capacité de la mettre au service de deux dirigeants successifs, Rudolf Hess, puis Hitler lui-même.Chemin faisant, Bormann est devenu l'intime du dictateur en gérant ses finances et ses domaines. Donc au courant de beaucoup d'aspects du IIIe Reich restés obscurs, et que cette biographie propose d'éclairer.Sa réputation de « mauvais génie » n'est cependant pas sans fondement. Il est ce qu'on appelle en politique un « fusible », un collaborateur qui concentre le blâme pour les reproches suscités, à tort ou à raison, par les décisions du chef. Sauf que ce fusible ne fond jamais ! La carrière de Bormann culmine avec un titre de « secrétaire du Führer » obtenu en 1943.

  • Comment les Anglais ont-ils organisé il y a quelques mois la défection d'un haut responsable iranien ? Quel est le rôle des Britanniques dans les projets d'attaque américaine contre l'Iran ? Les attentats-suicides du 7 juillet 2005 dans le métro londonien auraient-ils pu être évités ? Le docteur Kelly, ce microbiologiste impliqué dans des travaux top secret, s'est-il vraiment donné la mort ?

    Pour la première fois, Gordon Thomas ouvre ici les plus grands dossiers des services secrets britanniques et retrace l'histoire des célèbres MI-5 et MI-6.

    Triomphes de la Seconde Guerre mondiale, trahisons sous la guerre froide, combat contre la «bombe génétique» anti-Noirs en Afrique du Sud, lutte contre le terrorisme irlandais et la nébuleuse Al-Qaïda... L'auteur revient longuement sur les victoires et les échecs de ces services qui jouent depuis cent ans un rôle décisif sur la scène internationale.
    Face à la menace, et pour protéger leur pays, jusqu'où peuvent aller ces services secrets ?


    Ouvrage de référence sur les agences de renseignement les plus vieilles du monde, Histoire des services secrets britanniques plonge dans les arcanes du MI-5 et du MI-6 et dresse le portrait de ces hommes et de ces femmes qui agissent dans l'ombre. Un document explosif.


    Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.

  • Trente ans après la chute du mur de Berlin en 1989 et la réunification officielle des deux Allemagne le 3 octobre 1990, les auteures dressent un état des lieux basé sur les recherches les plus récentes et, surtout, sur les témoignages des premiers concernés : les Allemands de l'Est, ceux et celles qui ont vécu en RDA. Avec le recul du temps - qui permet de dépasser le seul symbole de liberté qu'a pu représenter la chute du Mur -, cet ouvrage offre une histoire originale de la transition entre deux sociétés. Pour cela, les auteures racontent la RDA telle qu'elle existe encore dans les souvenirs, en fonction de l'appartenance générationnelle et du type de récit rapporté dans le cercle familial. L'objectif est de proposer une histoire vivante, différente de l'image de la RDA véhiculée dans les livres d'histoire. De montrer aussi l'implication très forte et la difficulté à voir disparaître une patrie pour certains qui, après le traumatisme nazi, avaient fondé beaucoup d'espoirs dans le communisme. Elles explorent les traces de la RDA encore perceptibles: dans les types de solidarité, dans la conception du travail, dans la place donnée à l'art, dans le vote qui reste très différent entre l'Est ou l'Ouest à chaque élection... Enfin elles rendent compte de la recherche actuelle qui explore le domaine de l'intime et s'intéresse aux sources « d'en bas » (les organisations de masse, etc.), et plus seulement aux sources « d'en haut » (les ministères, le Parti, la, Stasi, etc.) Un travail inédit passionnant qui apporte une pierre majeure à la connaissance de la société est-allemande contemporaine et nous parle, à travers la mémoire de la RDA, d'un autre modèle d'organisation sociale.

  • Pour la première fois, des officiers de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), racontent avec franchise leur travail sur le terrain. Nous les accompagnons dans leurs surveillances et l'espionnage de djihadistes, le recrutement de sources, le démantèlement de réseaux terroristes, la manipulation rocambolesque d'un responsable du programme d'armement syrien... Ces missions ont lieu tous les jours, sous nos yeux, mais nous ne les voyons pas.

    Ce carnet de bord, rédigé sur plusieurs années, offre une radiographie sans précédent des succès et des ratages du renseignement intérieur. On y découvre comment la France a échappé à un attentat chimique qui aurait été bien plus meurtrier que ceux du 13 novembre 2015. Comment certaines figures du djihadisme mondial sont passées entre les mailles du filet sécuritaire. Comment les réorganisations des services et stratégies de carrière de la hiérarchie mettent parfois à mal les missions les mieux préparées.

    Au cours du récit, on croise des services secrets «  amis  » et parfois concurrents, comme le Mossad ou la CIA. On traque les tentatives russes ou chinoises de recrutement au coeur des industries stratégiques française, ou les nationalistes corses aux marges du banditisme. On subit les contrecoups de la guerre feutrée entre services français en charge de la lutte antiterroriste.

    Coups tordus, ordres venus «  d'en haut  », parfois très politiques, grand banditisme, trafics au nom de la raison d'État... Cette plongée inédite au coeur des services nous fait entrer dans un monde terrifiant de vérité auquel nous n'avions jamais eu accès.

  • Ce manuel bi-média (un livre papier + une plateforme Web en Open access) offre un outil pédagogique innovant, inédit dans sa conception comme dans ses contenus. Fondé sur l'apprentissage des méthodes indispensables aux étudiants en histoire, il propose une approche décloisonnée et réflexive des quatre grandes périodes historiques afin de mettre en évidence la cohérence de la discipline dans ses approches les plus diverses et la variété des outils, des méthodes et des concepts qui permettent de la maîtriser.
    Rédigé par des enseignants-chercheurs rompus aux problématiques du premier cycle universitaire, cet ouvrage a été conçu en modules permettant de construire plusieurs parcours pédagogiques et thématiques, afin de favoriser l'échange entre les étudiants et les enseignants et de répondre à quatre exigences :
    Favoriser l'apprentissage des modes de réflexion propres à l'historien : synthèse de contenus divers, analyse critique et mise en perspective des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles dans leur profondeur historique.
    Familiariser l'étudiant à la maîtrise des sources primaires de l'historien, des papyrii antiques aux ressources du Web, en proposant une présentation détaillée et des exercices pour chaque type de source, des moyens d'appréhender leur traitement, leur croisement, leur analyse (qualitative et quantitative) et leur interprétation.
    Ouvrir l'étudiant aux disciplines qui environnent et nourrissent la science historique, en particulier à celles qui entrent dans les différents cursus d'histoire proposés par les universités françaises : archéologie, histoire de l'art, sociologie, anthropologie, science du patrimoine mais aussi épigraphie, numismatique ou encore diplomatie.
    Donner à l'étudiant les repères historiographiques nécessaires pour s'approprier une culture de la discipline telle qu'elle s'est faite et se renouvelle.

  • Depuis quelques années, l'historiographie française  des guerres napoléoniennes connaît un véritable  renouveau. Nombreux sont les chercheurs qui ont  défriché de nouveaux champs de recherche, enrichis  par la prise en compte des phénomènes transnationaux  et par le dialogue avec les travaux menés à  l'étranger. Les ambitions de l'histoire totale du fait  militaire, de l'histoire culturelle et de la mémoire des  conflits, ou encore de l'approche anthropologique ou  de l'histoire du renseignement, ont ainsi rejoint celles  de l'histoire sociale des armées, de l'histoire institutionnelle  ou de la nouvelle histoire-bataille.
    Ce volume réactualisé fait le point sur tous ces apports  récents, et offre une meilleure appréciation du rôle de  l'armée et du fait militaire, pour une compréhension approfondie  de l'Empire dans son ensemble et des rapports  entre guerre, politique et société.

  • Plus d'un demi-siècle a passé depuis l'assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Pourtant, tout n'a pas été dit sur le meurtre du 35 e président des États-Unis. Il y a toujours des informations complémentaires, de vraies et de fausses révélations, des déclarations d'officiels amé- ricains, des aveux de témoins ou d'acteurs du drame qui deviennent bavards au soir de leur vie.
    Des organes officiels et des officines obscures, parfois ai- dés par la presse, ont longtemps soutenu une version très contestable des faits, refusant que les enquêtes soient rou- vertes, persécutant ceux qui n'étaient pas de leur avis et traitant avec mépris le travail du House Select Committee on Assassinations (HSCA), qui a conclu en 1979 que le pré- sident avait été victime d'une conspiration.
    Le film d'Oliver Stone en 1991 a relancé le débat et attisé la curiosité du public. Beaucoup se demandent si les faits relatés dans cette production hollywoodienne étaient authentiques. Plus récemment, depuis octobre 2017, les Archives nationales américaines ont mis en ligne plus de 20 000 documents classés, étudiés en ce moment par les spécialistes du monde entier.
    Ce livre a donc pour objectif de répondre à de nombreuses questions : combien y a-t-il eu de balles tirées pour com- bien de tueurs ? Oswald était-il un bouc émissaire et pour- quoi l'a-t-on fait taire ? Qui avait un intérêt à voir mourir Kennedy ? Faut-il y voir l'action de la mafia ou des services secrets ? Sa mort a-t-elle eu un impact sur la politique américaine ?

  • Voici l'histoire d'un descendant d'immigrés arméniens, un fils d'ouvrier promis à un destin depeintre plâtrier, mais qui va choisir la liberté... et la délinquance. Avec ses deux amis d'enfance, Alain Chémédikian forme un gang de voyous. Mais lorsque l'un d'eux est assassiné, tout bascule.
    Alain s'associe avec un policier « ripou » que lui présente un parrain lyonnais. Leur nouveau gang va compter pas moins de cinq flics, tous issus du même commissariat de Lyon. À leur actif selon la justice, pas moins de 55 braquages en six ans : PMU, banques, supermarchés... À l'aube, armés et cachés derrière des masques de vieillards ou d'hommes politiques célèbres, ils se font remettre la caisse. 24 millions de francs au total.
    Mais l'odyssée finit dans le sang et le gang tombe en 1990 dans les filets du commissaire Neyret.

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