Littérature traduite

  • Histoire de l'art

    Ernst Hans Gombrich

    • Phaidon
    • 14 Novembre 2016

    Traduit en plus de 30 langues et publié en divers formats et éditions, Histoire de l'art est l'un des livres sur l'art les plus connus et un best-seller mondial, avec plus de 8 millions d'exemplaires vendus. Dans ce chef-d'oeuvre de clarté et de concision, l'auteur nous livre une introduction parfaite à l'ensemble du sujet, des peintures rupestres à l'art d'aujourd'hui. Cette édition de luxe va confirmer le succès de ce titre auprès des amateurs d'art et devenir un ouvrage de référence pour les générations futures.
    - Dans le monde de l'art, Ernst Gombrich jouit d'une popularité incontestée, auprès des spécialistes comme du grand public. Né à Vienne, il s'installe à Londres en 1936 pour travailler au Warburg Institute, dont il sera le directeur de 1959 jusqu'à sa retraite en 1976. Il a obtenu de nombreuses distinctions internationales, dont un titre de noblesse et l'Ordre du Mérite, et s'est vu décerner les prestigieux prix Goethe, Hegel et Erasmus.
    Une édition de luxe de l'ouvrage d'histoire de l'art qui fait autorité dans le monde entier, écrit par l'un des plus éminents historiens d'art du xxe siècle.
    - Présentée sous coffret, cette élégante édition pleine toile rend un vibrant hommage au texte classique d'Ernst Gombrich.
    - Best-seller mondial depuis un demi-siècle, traduit en plus de 30 langues et vendu à plus de 8 millions d'exemplaires.
    - Présente l'histoire de l'art comme « un enchaînement ininterrompu de traditions vivantes qui relie l'art de notre temps à celui de l'âge des pyramides. » - Le cadeau idéal pour les collectionneurs et les amateurs d'art ainsi que pour les millions d'étudiants en arts plastiques qui ont connu l'édition originale.

  • Cette nouvelle édition poche, revue et corrigée, s'enrichie d'une préface émouvante de la petite-fille de Ernst H.Gombrich qui raconte la genèse de ce livre désormais iconique. Aussi audacieux que cela puisse paraître, raconter l'histoire de l'humanité en quelque trois cent pages est le pari fou que s'est lancé Ernst Grombrich, et qu'il a relevé avec brio. Tutoyant ses lecteurs, petits ou grands, et considérant que ceux-ci savent réflechir par eux-mêmes, il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme dans un roman au long cours, avec toujours cette question centrale qui guide son propos : quels épisodes du passé ont eu une influence sur la vie de l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le plus ? Un ouvrage formidable pour apprendre l'histoire sans en avoir l'air, comme l'explique si bien Gombrich : "j'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation."

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  • Une biographie des frères Morozov, les grands mécènes moscovites, dont on découvrira la fabuleuse collection d'art moderne français et russe cet automne dans le cadre d'une grande exposition durant quatre mois à la Fondation Vuitton (1 million de visiteurs prévus). 

  • Amoureux de l'art ? Amoureux de la nature ?
    Ou bien amoureux des deux ? Ce livre, original et élégant, ravira un public très large.
    Les auteurs y ont compilé les plus beaux dessins et tableaux où figurent des arbres. La majesté du monde végétal est ainsi mise à l'honneur chez Vincent Van Gogh, Gustav Klimt, Alex Katz et tant d'autres. Les conditions de réalisation des tableaux accompagnent la découverte des oeuvres.
    Des pages de jeux typographiques, rendant hommage aux arbres avec précision et érudition, ponctuent également la lecture de ce livre pas comme les autres !

  • Dès son titre, l'ouvrage annonce le tournant opéré par la modernité. Benjamin montre dans cet essai lumineux et dense que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". C'est désormais la reproduction qui s'expose, mettant en valeur la possibilité pour l'oeuvre d'art de se retrouver n'importe où. Capacité à circuler qui la transforme en marchandise. Benjamin met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Avec le cinéma, c'est la technique de reproduction elle-même qui désormais produit l'oeuvre d'art. Là, c'est l'image de l'acteur qui devient marchandise, consommée par le public qui constitue son marché. La massification du public de ces oeuvres a servi les totalitarismes. D'où "l'esthétisation de la politique" encouragée par le fascisme et la "politisation de l'art" défendue par le communisme.

  • Une question lancinante traverse les écrits de John Berger : que voyons-nous du monde qui nous entoure, et comment pouvons-nous en rendre compte ?
    Poète, essayiste et critique d'art bien connu, John Berger s'est toujours gardé de se laisser enfermer dans des catégories. L'auteur se place en dehors des jeux de conventions et ses écrits sur l'art moderne lui valurent la méfiance des milieux académiques. Tout au long de sa carrière d'écrivain, il développera une pensée très personnelle en dehors de tout discours établi. Au coeur de sa vision réside l'importance de considérer l'art comme une composante inhérente du quotidien de tout un chacun.
    Dans Fidèle au rendez-vous, l'écrivain interroge le monde visible et lui demande de révéler ses secrets. L'ouvrage, qui réunit vingt essais publiés en 1991, est l'occasion pour Berger de creuser sa réflexion sur la manière dont l'être humain appréhende et interprète ce qu'il voit. Le point de départ de chaque essai est une rencontre, à la fois intime et révélatrice. Au fil des chapitres, l'auteur se retrouve face aux peintures de Velásquez, de Goya, de Renoir, mais interroge également celles de Pollock, les sculptures d'Henry Moore ou encore l'extraordinaire palais du facteur Cheval. Toujours attentif à placer les oeuvres et les artistes dans leur contexte, l'essayiste aborde à travers ces confrontations des questions aussi complexes que la montée et la chute des idéologies capitalistes et communistes, la sexualité, l'environnement et l'évolution, ou encore la nature du temps. Les textes interpellent, bousculent, questionnent. Ils nous encouragent à porter une attention accrue non seulement à ce qui nous entoure, mais également à la manière dont nous percevons les multiples rendez-vous - intimes, artistiques, imprévus - qui rythment nos vies. Une nouvelle façon, l'espère Berger, de nous faire réaliser la potentialité de chaque instant, et celle qui réside au fond de nous.

  • Un classique sur l'apprentissage des couleurs, dont les éditions Hazan ont l'exclusivité de la publication, proopsé dans une nouvelle édition (Collection Les Incontournables). Cet ouvrage est le compte rendu d'une méthode d'étude expérimentale et d'enseignement de la couleur d'un des maîtres du Bauhaus (école d'architecture et d'arts appliqués, fondée en 1919 en Allemagne) et du Black Mountain College (université libre expérimentale, fondée en 1933 aux États-Unis), sur la manière dont les couleurs sont utilisées et perçues dans l'art, l'architecture, le textile, l'architecture intérieure et les supports graphiques. Josef Albers fait la démonstration qu'« avec la couleur, nous ne voyons pas ce que nous voyons, parce que la couleur - le plus relatif des moyens d'expression artistique - offre un nombre incalculable de visages ou d'apparences. Les étudier dans leurs interactions respectives, dans leurs interdépendances, enrichira notre «vision», du monde, et de nous-mêmes. ».
    Exposition Josef et Anni Albers au Musée d'Art Moderne de Paris prévue du 12 mars au 18 juillet 2021.


  • De 1960 aux années 1990, Fellini a noté ses rêves et a dessiné ce qu'il avait : scènes érotiques, de la vie quotidienne, relatives au cinéma, etc. Reproduction en fac-similé du manuscrit original.


  • Berlin, 1945. Dans les jardins bombardés de la Chancellerie d'Hitler, les deux chevaux de bronze réalisés par Josef Thorak, l'un des sculpteurs officiels du Reich, ont disparu. On les pense détruits. Aucune trace nulle part.
    Amsterdam, 2013. Mandaté pour retrouver ces sculptures qui, selon un courtier d'art, existeraient encore, Arthur Brand commence une longue enquête à travers l'Italie, l'Allemagne et la Belgique. Au cours de ses recherches, il rencontre dirigeants d'organisations louches, anciens nazis, anciens membres du KGB et de la Stasi, néo-nazis, etc. Tous semblent impliqués dans le trafic d'art nazi.
    Ce livre raconte quel stratagème il a imaginé pour faire interpeller des collectionneurs et marchands plus ou moins véreux et pour retrouver, quasiment intactes, plusieurs sculptures majeures du Reich censées détruites à jamais...

  • Le design book

    Collectif

    • Phaidon
    • 25 Novembre 2013

    Rassemblée pour la première fois dans un livre de poche, la collection idéale du design pour les passionnés de déoration, d'architecture et d'aménagement d'intérieurs.

    Présente les 500 objets les plus novateurs, les plus beaux et les plus marquants des 500 dernière années, encore fabriqués actuellement.

    Une sélection réalisée par un groupe d'experts internationaux parmi les plus compétents, chacun étant spécialiste d'un domaine spécifique.

    Chaque rubrique présente une illustration grand format accompagnée d'un bref commentaire sur l'objet, son histoire, sur son concepteur et son fabricant.

    Ce guide très accessible propose une histoiredu design, mais aussi du goût et de la culture, dans un format léger et attrayant.

  • "J'ai une passion plus ou moins irrésistible pour les livres." Vincent Van Gogh.

    Si Vincent Van Gogh a vécu avec force sa passion de l'art et sa quête religieuse, il a été aussi un fervent lecteur. Cette exploration à la découverte de ses auteurs favoris et de ses livres préférés permet de saisir les liens directs qui unissent sa peinture aux écrivains qui l'ont inspiré.

  • Jheronimus Bosch

    Marco Bussagli

    Une référence pour appréhender les oeuvres du peintre Jheronimus Bosch.

    Le peintre Jheronimus Bosch, dit Jérôme Bosch (vers 1450-1516), est l'une des grandes figures du mouvement des primitifs flamands. La renommée de ses compositions, où se mêlent enfer et paradis, satirique et morale, a dépassé les frontières de son pays dès son vivant. Pour autant sa biographie reste imprécise, au point que le caractère fantastique de ses tableaux a donné naissance à nombre de théories ou d'interprétations, souvent infondées.

    S'appuyant sur les travaux scientifiques et techniques les plus récents, ce livre de Marco Bussagli apporte un éclairage nouveau sur le peintre. Il guide et permet de mieux appréhender l'oeuvre de Bosch qui regorge de détails, de symboles et d'êtres fantastiques. On y apprend que des images, apparemment hermétiques à toute compréhension, s'inspirent de proverbes flamands et témoignent de la profonde dévotion religieuse du peintre. Loin de l'étiquette du peintre maudit ou hérétique, on y découvre un artiste très proche de la confrérie oecuménique à laquelle il appartenait. Cet essai illustré présente aussi des aspects inédits, en particulier l'influence de Bosch sur de nombreux peintres, de Raphaël à Escher, en passant par Magritte ou Dalí. En regard des reproductions de ses oeuvres, des détails très agrandis et commentés mettent en évidence de nombreux aspects qui n'avaient jusque là jamais été traités.

  • Ce jeu de cartes propose à chacun de se laisser guider et inspirer par les plus grands artistes au monde.
    Comme un véritable oracle, ces cartes permettent de dépasser des blocages, que ce soit dans le domaine créatif ou dans les choix de vie. En se fondant sur ce que pourraient avoir fait des maîtres comme Picasso, Frida Kahlo ou Jackson Pollock, le jeu ouvre des portes dans notre esprit.
    L'oracle de l'art comporte 50 cartes et un livret présentant la manière de les utiliser ainsi que les biographies des artistes.

  • Fantask mook N.1 ; la tentation du mal Nouv.

    Les diables, l'enfer et ses démons (sans oublier les démones !)... Hitler, les nazis mais aussi Carlos, Ben Laden et tous les terroristes... Les serials killer, des vrais (Charles Manson, Ted Bundy) aux « anti-héros » de fiction (Hannibal, le Joker)... sur grands et petits écrans, en comics ou en manga, dans les pages de best-sellers du moment, en cosplay ou en réalité virtuel, les ordures sont partout. C'est peu dire que la pop culture contemporaine semble fasciné par le Mal, jusqu'en dans ses recoins les plus malsains et les plus nauséabonds. Pour quelles raisons ? C'est ce à quoi ce premier numéro de Fantask va tâcher de répondre en convoquant, pour des articles et des interviews exclusives, les plus grandes plumes et les meilleurs spécialistes, et notamment les écrivains Maxime Chattam et Robert Harris , le scénariste Alan Moore, le réalisateur David Fincher, le théologien Jean-François Colosimo, l'essayiste Pacôme Thiellement, et bien d'autres.

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  • Sélection de peintures significatives de l'histoire de l'art, illustrant les grands courants picturaux de l'Egypte antique à 2006.

  • Le papier est un matériau extraordinairement simple et créatif. Cet ouvrage foisonnant explore, à travers plus de 80 créations artistiques contemporaines, les infinies possibilités qu'offre le papier pour concrétiser des projets et créer de magnifiques oeuvres d'art. Le papercraft, ou l'art de créer des objets en papier ou en carton, est un vaste domaine qui regroupe tout un éventail de techniques, du papier découpé traditionnel au collage, en passant par le pliage et la sculpture.
    Ce livre est un régal visuel et une source d'inspiration pour tous les artistes qui cherchent à développer leurs compétences en papercraft. Faites le plein d'idées et boostez votre créativité !

  • Jean Cassou disait d'Ortega y Gasset qu'il ne craignait pas la frivolité, voire la recherchait. Ce n'est pas le moindre des paradoxes, quand on lit ce texte-ci, mélange de critique "sérieuse" et de fascinationrépulsion pour un art devenu aux yeux de l'auteur futile.
    L'auteur s'attaque à une tendance de l'art de l'époque (ce texte est publié pour la première fois en 1925) à éliminer la figure humaine de ses sujets au point de devenir autocritique, voire un jeu entre artistes. Cela conduit à le rendre impopulaire. Dégagé du sérieux et de tout pathos, l'art perd sa transcendance au profit de la superficialité, du divertissement. Il est le symptôme d'une crise culturelle, qui annonce la décadence d'une société de plus en plus tournée vers le spectacle.

  • Publié en 1926 durant l'époque où Kandinsky est professeur au Bauhaus, Point et ligne sur plan est la suite organique de Du spirituel dans l'art. Après la théorie des couleurs, Kandinsky présente sa théorie des formes qui participe de la même rigueur et de la même volonté de constituer le langage des moyens purs de l'art qui, au-delà des apparences, va parler à l'âme humaine.
    Dans ce texte capital et souvent mal compris, Kandinsky pose les bases de la future science de l'art, clef pour un art abstrait authentiquement prophétique.

  • Cette anthologie présente des planches illustrées d'anatomie, révélant comment les secrets du corps ont fasciné les savants, les artistes, mais aussi les profanes. De la Renaissance jusqu'au XXe siècle, les croyances et les savoirs sur le sujet ont évolué de manière spectaculaire. Ce livre retrace l'incroyable diversité des représentations anatomiques, et leurs implications sociales, scientifiques, philosophiques et artistiques. Tous les artistes ont étudié l'anatomie afin de toucher de plus près la vraisemblance de leurs personnages. Elles sont présentées non pas par ordre chronologique, mais organisées en fonction des parties du corps ou de ses systèmes, pour mieux souligner la richesse des approches métaphoriques ou artistiques, et les différents styles utilisés pour comprendre et représenter le corps humain.

  • Londres, l'hiver.
    Aller à la rencontre de francis bacon, entamer l'ultime dialogue auquel il a consenti. pourtant il dira: "on ne peut parler de peinture. on ne peut pas." prévenance de géant, humilité du labeur. or il parlera, autrement qu'attendu mais il parlera, dans le clair-obscur de l'atelier, au détour de la rue, dans la nuit des pubs, jusqu'à retourner les questions.
    L'enfance, les amis et les rencontres, l'art et la création, encore et toujours le travail: il ne le sait pas - nul ne peut alors le savoir - mais à quelques semaines de sa disparition, il compose le plus libre et le plus étonnant des témoignages cousu en coin de sa vie, posé en regard de son oeuvre.
    à travers le mythe transparaît enfin l'homme. et bacon, qui aura dominé la peinture dans ce siècle et par-delà, délivre sans compter ce qu'il nous faut nommer son testament.

  • Ce recueil est largement inspiré, dans sa composition, de Meaning in the Visual Arts (1957) dont l'auteur avait souhaité une adaptation au public français.
    «L'histoire de l'art est une discipline humaniste» définit les trois niveaux de signification d'une oeuvre et leur donne pour principe de contrôle une histoire des styles, des types et des symboles ; «L'histoire de la théorie des proportions humaines», conçue comme un miroir de l'histoire des styles, applique la méthode à l'analyse d'un schème structural particulier.
    «Artiste, savant, génie» (1962) peut apparaître comme la dernière synthèse de la pensée de l'auteur sur la Renaissance. Tandis que des deux articles qui le suivent, l'un, «Le premier feuillet du Libro de Vasari», montre la façon dont cette époque, la Renaissance, a pris conscience d'un style, le gothique, qu'elle tenait pour extérieur à elle-même, l'autre, «Deux projets de façade par Beccafumi», est, sur le maniérisme dans l'architecture du XVIe siècle, une discussion sur les principes qui, aujourd'hui, permettent de caractériser un style.
    Les trois derniers essais, «Dürer et l'Antiquité», «L'allégorie de la Prudence chez Titien» et la merveilleuse étude sur Poussin et la tradition élégiaque, "«Et in arcadia Ego», offrent, parvenus à leur point de perfection, les chefs-d'oeuvre de l'interprétation iconographique.

  • John Dewey (1859-1952) est un des piliers du « pragmatisme ». Au centre de cette tradition, il y a l'enquête, c'est-à-dire la conviction qu'aucune question n'est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle.
    Dewey a porté cette notion d'enquête le plus loin : à ses yeux, il n'y a pas de différence essentielle entre les questions que posent les choix éthiques, moraux ou esthétiques et celles qui ont une signification et une portée plus directement cognitives. Aussi aborde-t-il les questions morales et esthétiques dans un esprit d'expérimentation - ce qui tranche considérablement avec la manière dont la philosophie les aborde d'ordinaire, privilégiant soit la subjectivité et la vie morale, soit les conditions sociales et institutionnelles.
    Dans L'art comme expérience, la préoccupation de Dewey est l'éducation de l'homme ordinaire. Il développe une vision de l'art en société démocratique, qui libère quiconque des mythes intimidants qui font obstacles à l'expérience artistique.

  • De Kokoschka, on retient surtout en France les peintures viennoises des années 1910, celles qui le rattachent à la Sécession, à Klimt et à Schiele dans l'"? apocalypse joyeuse ? " de l'empire austro-hongrois. C'est risquer d'ignorer que ce peintre bientôt exilé se sentit toute sa vie beaucoup plus proche de l'art grec et baroque, qu'il pensait sans frontière, que de tous les mouvements ponctuels et des étiquettes mortifères de la critique ? ; et que, loin de se contenter de capter dans des portraits d'aristocrates phtisiques une ambiance de fin de monde, il fut un inlassable objecteur de conscience, résolu à ouvrir les yeux de ses contemporains à la dimension proprement culturelle des catastrophes passées et à venir.
    Le présent recueil d'articles, de conférences et d'essais remédie à ce danger en donnant la parole à Kokoschka lui-même. Cet ensemble de textes choisis en 1975 par l'auteur comme les plus représentatifs de sa pensée et de son engagement en matière d'art, est inauguré par les quelques brefs mais denses essais d'esthétique de sa jeunesse, où il énonce la conviction qu'il ne fera au fond que déplier et réaffirmer par la suite ? : celle du primat en art de la "? conscience ? " individuelle de l'artiste, chargé de garder les yeux ouverts, de transmettre sa vision singulière à autrui et ainsi de mettre en forme et d'humaniser le monde.
    Cette formule, où il décèle l'essence même de l'art et du concept d'humanité tel que la culture européenne l'a hérité des Grecs, il en relève ensuite l'illustration idéale chez les artistes qu'il admire - Altdorfer, Rembrandt, Maulbertsch, Van Gogh, Munch... - et la faillite complète chez ceux qu'il pourfend avec une férocité constante ? : les artistes abstraits à partir de Kandinsky, responsables selon lui du bannissement de la figure humaine et du monde hors de l'art, et donc complices d'un appauvrissement de notre expérience qui aurait concouru aux atrocités du XXe siècle.
    C'est que les prises de position de Kokoschka excèdent amplement la discussion esthétique. S'élargissant aux dimensions d'une critique culturelle, elles font retour sur des moments-clefs de l'histoire de l'Europe - théâtre selon lui, depuis les guerres médiques, d'un affrontement permanent entre les penchants humains et barbares de l'homme - pour détecter des tendances de fond et mieux agir sur le présent.
    Le peintre se distingua en effet par son action dans le domaine de la pédagogie, documentée dans la troisième partie par les textes issus de son expérience d'"? Ecole du regard ? " à Salzbourg de 1953 à 1964, dans laquelle il offrit à plusieurs centaines de jeunes gens de leur apprendre à "? voir de leurs propres yeux ? ". La quatrième partie, enfin, retrace quelques étapes décisives de son propre parcours et réaffirme les principes qui guidèrent notamment son oeuvre de portraitiste, d'allégoriste, de dessinateur et même de scénographe.
    C'est dire que ce volume, révélant l'écrivain, inconnu en France, qui double le peintre Kokoschka, enrichit l'expérience d'une peinture novatrice qui sut réactualiser la tradition pour penser le présent, tout en méritant d'être rangé parmi les ouvrages remarquables de la Kulturkritik du XXe siècle.

  • Edmund de Waal est un descendant de la dynastie Ephrussi, famille de banquiers juifs originaire d'Odessa qui a joué un rôle important dans le monde des affaires et de l'art à partir de la fin du XIXe siècle entre Paris et Vienne. En 1871, son aïeul Charles Ephrussi s'installa à Paris dans un hôtel particulier de la rue de Monceau, non loin de celui édifié par Moïse de Camondo, en 1911, pour y accueillir sa collection d'oeuvres d'art. Moïse de Camondo, dont la famille venait quant à elle de Constantinople, donna son hôtel et ses collections à l'État français en mémoire de son fils Nissim, tombé pour la France en 1917. Il est devenu le musée Nissim de Camondo.
    /> Saisi par l'histoire parallèle de ces deux familles, proches par leur goût pour l'art et leur philanthropie autant que par leur destin tragique au cours du XXe siècle, Edmund de Waal s'est nourri de leurs archives pour écrire une cinquantaine de lettres à Moïse de Camondo.

    Entre souvenirs personnels et réflexions sur la mémoire, la mélancolie et l'art, Edmund de Waal dessine en creux le portrait de Moïse de Camondo en collectionneur et, au-delà, celui de tout un monde aujourd'hui disparu où l'on croise Chardin, Renoir et Proust. oeuvres d'art, peintures et photographies sont les témoins tangibles cette époque révolue, au charme puissant.

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