Généralités sur l'art

  • Livre d'artiste.
    Campo di Marte a été conçu en mars 2020, à une époque où Nathalie Du Pasquier ne peignait pas. Après avoir découpé des photos de peintures réalisées entre les années 1980 et 2020, l'artiste les a ensuite placées dans une séquence comme s'il s'agissait d'une série de polices de caractères, en se concentrant uniquement sur leurs qualités formelles et sur la possibilité d'interprétation offerte par leur assemblage. Il en ressort un jeu de féerie, un surréalisme quotidien où les images constituent des sortes de phrases, entremêlées de divers éléments tirés du monde du livre : titres, poèmes ou simples calculs, époque où l'artiste était perdu pour les mots.
    Campo di Marte est également le titre d'une exposition organisée par Luca Lo Pinto au MACRO à Rome à la fin de l'année 2020. Comme le dit Du Pasquier : « Le livre devait sortir en même temps que le vernissage de l'exposition. Ce ne sera pas le cas, mais cela n'a pas d'importance car il s'agit en fait de deux choses distinctes. Ce livre de poche n'est pas du tout un catalogue : c'est quelque chose que l'on peut feuilleter même en restant assis dans le métro ».

  • Cette publication présente une bande dessinée réalisée par Nathalie Du Pasquier, alors âgée de 20 ans, en souvenir d'un voyage de six mois au Gabon. Cette histoire humoristique contant les mésaventures d'un Don Juan maladroit lui a été inspirée par un article paru dans un quotidien gabonais. L'édition comprend un texte d'introduction de l'artiste ainsi qu'un fac-similé de la bande dessinée en version originale française.

  • A Step Towards the Sea revient sur le lien intime qu'entretient l'artiste avec l'Italie à travers une sélection de vues d'installations et d'oeuvres vidéos. Le DVD qui accompagne la publication comprend un film inédit ainsi qu'une documentation regroupant l'ensemble des projets menés en Italie par Signer depuis les années 1990.

    Publié suite à l'exposition « Roman Signer. Films and Installation » au MAN, Nuoro, du 22 avril au 3 juillet 2016.

  • Donatella Bernardi propose un livre d'artiste aux ramifications multiples, initiation au voyage et réflexion sur les liens familiaux qui met en regard les archives de son oncle et de son père globe-trotters, les travaux de l'artiste libanaise Saloua Raouda Choucair et de sa fille Hala Schoukair, ainsi que la collection d'art de la Confédération suisse.

    Publié suite à l'exposition « Morgenröte, aurora borealis and Levantin: into your solar plexus » au Kunsthalle Bern, du 30 janvier au 7 juin 2015.

    Le travail de artiste suisse d'origine italienne Donatella Bernardi (née en 1976 à Genève, vit et travaille à Stockholm) prend principalement la forme d'installations éphémères, de performances et de publications. Elle adapte les médias et les formats qu'elle utilise au gré des thèmes et des lieux. Elle n'a produit que peu d'oeuvres que l'on puisse acheter ou posséder. Elle organise des festivals (le festival nomade « Eternal Tour » initié à Rome en 2008 et organisé dans différents pays sur divers continents, toujours en coopération avec des intervenants locaux), assure le commissariat d'expositions et tourne des films. Depuis 2010, elle enseigne au Royal Institute of Art à Stockholm. Toutes ses activités font partie inhérente de sa pratique artistique, l'art et le regard critique de l'artiste constituant la clé des recherches de Donatella Bernardi dans les domaines de la culture populaire, du féminisme, de l'anthropologie, de l'histoire, du colonialisme, de la migration, de la taxonomie, de la religion ou de la piraterie.

    Voir aussi Donatella Bernardi & Charlie Stern.

  • Quel langage utiliser pour décrire un lieu ? Cette question est au centre du livre de Claudia Losi. Extension d'un projet du même nom initié lors d'un voyage sur l'archipel de St Kilda en Ecosse, How do I imagine being there? recueille une diversité de contributions allant de l'art à la géographie et de la sémiologie à la psychologie et traitant du rapport entre perception et imagination spatiale.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme, Collezione Maramotti, Reggio d'Émilie, du 8 mai au 16 octobre 2016.

    Le travail de Claudia Losi (née en 1971 à Piacenza, Italie du nord, où elle vit et travaille) est fortement influencé par les champs des sciences et de la biologie, ainsi que par l'histoire et l'anthropologie. Ses recherches la portent à étudier les relations entre l'homme et la nature, les voyages et les explorations, et à favoriser l'établissement de liens entre nouvelles communautés.

  • Les travaux de l'artiste-chercheur Riccardo Giacconi portent sur le lien entre différentes formes narratives (théâtre de marionnettes, conteur des rues, prospectus et brochure) et une série d'actes de révoltes « pré-politiques » entre l'Italie et l'Amérique du Sud. Cette publication documente son projet de recherche à travers une série de textes, de notes, d'archives, d'illustrations et d'entretiens.
    Le statut variationnel est le titre d'un projet de recherche mené par Riccardo Giacconi dans lequel l'artiste explore plusieurs pistes de réflexions, parmi lesquelles : le statut des documents, la façon dont les récits sont traversés par différents courants sociaux et politiques, les liens entre les actes de résistance solitaires et inarticulés, et les modalités de transmissions archaïques.
    A partir de récits négligés ou ignorés par la grande Histoire, Giacconi identifie une tension dite « pré-politique », tension qui ressort de l'étude de documents non officiels, de variations narratives, de légendes, de traditions populaires, de traces et d'indices plutôt que de constructions historiographiques.
    Son travail repose sur trois études de cas : la disparition de l'assassin Simone Pianetti, l'amnésie de l'anarchiste Augusto Masetti et les origines mystérieuses d'un personnage de marionnettes colombien, el espiritado. Qu'il s'agisse de spectacles de marionnettes, de cantastorie, de romans policiers, de fogli volanti ou de pamphlets anarchistes, Le statut variationnel présente ces histoires en s'attachant à ne pas les séparer de leurs modalités de diffusion.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme itinérante à ar/ge kunst, Bolzano, du 7 décembre 2016 au 11 février 2017, au Centrale Fies Drodesera Festival, Dro, du 21 au 29 juillet 2017, et au FRAC Champagne-Ardenne, Reims, du 13 octobre au 23 décembre 2017.

  • Luxueux livre d'artiste (constitué de plusieurs éléments rassemblés dans un coffret) basé sur le film 16 mm éponyme d'Haris Epaminonda : une déconstruction poétique et encyclopédique de l'oeuvre la plus accomplie de l'artiste à ce jour qui prolonge la réflexion sur la nature même du cinéma, engagée avec le film.
    Tourné en 16 mm à Chypre en 2012, le film Chapters a été présenté dans le cadre de plusieurs expositions : Kunsthaus Zürich, Modern Art Oxford, Point Centre for Contemporary Art, Nicosie (2013) et Fondazione Querini Stampalia, Venise (2014). Elaboré, dans sa structure narrative même, au gré de ces présentations, conçu comme une sorte d'objet sculptural en mouvement, sans forme figée, le film est construit sur une succession de séquences poétiques méticuleusement mises en scène, des « tableaux » inspirés de la peinture de la Renaissance de Fra Angelico, du cinéma arménien de Sergueï Paradjanov, des univers de Dante et de Pasolini, aussi bien que du théâtre japonais Kabuki. L'artiste y développe, au travers des thèmes de l'amour, du désir, de la mort et du rituel, une réflexion sur la nature même du cinéma.
    Constitué de plusieurs éléments rassemblés dans un luxueux coffret, le livre est conçu comme une tentative d'archivage encyclopédique du film, compilant sur 26 posters dépliants des centaines d'éléments visuels référencés et annotés, sources d'inspiration, documents (géographiques, historiques, culturels et notamment rituels) et matériaux utilisés dans le film, aux côtés des photogrammes du film présentés sur 64 pages reliées. Un document qui constitue une « cartographie mémorielle » d'où émergent des associations nouvelles entre image et sujet, source et information, signification et abstraction.

  • Negus ; invernomuto

    Collectif

    Livre d'artiste (publié dans le cadre du programme ambitieux et singulier d'Humboldt, jeune maison d'édition italienne qui entreprend de réinventer le genre du récit de voyage) basé sur un projet reliant les sombres heures de l'histoire coloniale de l'Italie, celle de l'Ethiopie et le symbolisme de la tradition rastafari en Jamaïque.
    Negus prend sa source dans un événement historique particulier datant de l'occupation italienne en Ethiopie en 1936, quand un soldat blessé a été forcé de retourner à Vernasca (Emilie-Romagne), la ville natale du duo d'artistes Invernomuto. A l'occasion de son retour, la communauté a organisé un rituel obscur sur la place principale au cours duquel a été brûlée l'effigie de Haïlé Sélassié Ier, dernier Négus d'Ethiopie et messie selon le culte rastafari, développé en Jamaïque au début des années 1930.
    Initialement biographique, le projet suit un itinéraire qui se développe en reliant Vernasca, l'Ethiopie et la Jamaïque selon deux points de vue : certains moments critiques de l'histoire coloniale de l'Italie sont mis en relation avec le symbolisme de la tradition rastafari.
    Le livre, qui constitue un prolongement à part entière du projet éponyme, contient une vaste section visuelle composée de diverses archives personnelles, deux essais inédits de David Katz et Anna Della Subin et un entretien avec les artistes.
    Publié à l'occasion des projets I-Ration à ar/ge kunst (2014) et Negus - Far Eye, pour la façade du Museion (2014), Bolzano.
    Invernomuto est le nom du projet pluridisciplinaire (son, vidéo, sculpture, édition, événements) conçu en 2003 par Simone Bertuzzi et Simone Trabucchi.

  • Livre d'artiste dédié à la très belle série de collages photographiques éponyme d'Alessandra Spranzi (avec un essai, en français, de Clément Chéroux).
    Le geste artistique d'Alessandra Spranzi consiste, ici, en l'appropriation de photographies préexistantes, prélevées méthodiquement dans des manuels ou des magazines de petites annonces, et en leur transmutation. Ces images, qui renvoient à l'espace domestique et ses objets, sont soustraites à leur contexte originel, re-photographiées et présentées pour elles-mêmes, ou encore utilisées pour des assemblages. À l'issue de ce processus, l'artiste confère à des sujets triviaux un caractère énigmatique, quasi métaphysique, et ré-enchante, comme par magie, le quotidien.
    La série Nello stesso momento a notamment fait l'objet d'une exposition au Centre Photographique d'Île-de-France en 2014.
    Dans ses travaux récents, Alessandra Spranzi (Née en 1962 à Milan, où elle vit et travaille) utilise des images de livres scientifiques, de manuels, ainsi que des publicités qu'elle a collectées au fil des années. Ces images sont alors photographiées, coupées, agrandies, imprimées à l'aide de différentes techniques ou utilisées pour des collages ; retravaillées afin de révéler la beauté cachée de clichés réalisés originellement sans volonté artistique. En l'absence d'une présence humaine, les objets dans l'oeuvre d'Alessandra Spranzi semblent sur le point de révéler un secret caché. L'idée est d'inciter le spectateur à redécouvrir la meraviglia - l'émerveillement - en portant un regard différent sur des objets et des images apparemment banales.

  • Une compilation de notes de restaurants collectées entre Rome et Berlin sur lesquelles l'artiste conceptuel britannique reproduit les oeuvres d'autres artistes (Luciano Fabro, Donald Judd, Andy Warhol, Jenny Holzer, André Cadere, Maurizio Cattelan...). Un geste d'appropriation qui reflète un discours sur l'état actuel du marché de l'art tout en proposant une vision personnelle de l'histoire de l'art des années 1960 à nos jours.

    Disponible sous deux couvertures de couleurs différentes (bleu ou rose), distribuées aléatoirement.

    Entre hommage et outrage, Jonathan Monk (né en 1969 à Leicester, Grande-Bretagne, vit et travaille à Berlin) utilise des références de l'histoire de l'art, clichés, mythes ou gestes d'artistes célèbres, aussi bien que des objets, des images et des petites histoires de la vie quotidienne, dans des installations qui proposent une vision désacralisée de l'oeuvre d'art, de la création et de la vie.

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