Patrick Frey

  • The pearl river

    Christian Lutz

    Après son immersion dans les sphères du pouvoir, Christian Lutz s'introduit dans l'univers des casinos : à la suite de son projet Insert Coins (2016), consacré au déclin de Las Vegas, le photographe genevois se penche sur le consumérisme chinois dans les casinos de Macao, nouvelle capitale mondiale du jeu depuis une quinzaine d'années, univers de l'argent, du luxe et du simulacre. Lutz scrute les surfaces lisses et aseptisées de ce nouveau monde dans lequel apparaissent les premières fissures, en s'inscrivant dans une tradition de photographie documentaire humaniste tout en développant une esthétique hyper maîtrisée et une narration cinématographique.

  • Première édition anglaise d'un ouvrage colossal dédié au cinéma de Pasolini, publié pour la première fois dans les années 1980 en Italie : 2000 images extraites des films du réalisateur italien, organisées selon les catégories « corps » et « lieux », accompagnées d'analyses et d'une compilation de textes de Pasolini. Placé sous le signe de l'appropriation, ce livre pasolinien dans le fond et la forme est un outil de recherche indispensable. Avec le texte italien original.

  • Les mémoires de Susi Wyss, jet-setteuse, call-girl et muse des années 1960-1970 : 800 pages illustrées de 1 000 photographies dans lesquelles la sulfureuse Wyss revient sur quarante années marquées par le profane adage « sexe, drogue et rock'n'roll ». Le lecteur croisera une galerie colorée de mondains et d'artistes comme Helmut Newton, Kenneth Anger, Iggy Pop, Dennis Hopper, Brion Gysin...

  • Première monographie consacrée au Musée des erreurs de Pierre Leguillon : une exposition itinérante composée d'artefacts visuels issus de la culture de masse et de l'artisanat, interrogeant avec humour et subversion les mécanismes de la société de l'image.
    Fondé à Bruxelles en 2013 par Pierre Leguillon, le Musée des Erreurs est une exposition itinérante qui s'installe dans les salles des musées comme un cirque itinérant qui vient en ville et qui repart. Le reste du temps, la collection est stockée dans l'atelier de l'artiste, principalement dans les placards de sa cuisine. La plupart des objets sont fabriqués en série et leur valeur matérielle est négligeable : cartes postales, pochettes de disques, affiches grandes et petites, pièces de tissu, céramiques, art populaire, dessins d'enfants et autres objets divers.
    L'ouvrage rassemble également des objets jugés trop petits, trop fragiles ou trop insignifiants pour avoir été exposés, ainsi que des photographies de scènes de rue quotidiennes qui éclairent les différentes facettes de la collection. Qu'ils soient signés ou anonymes, ces objets défient toute prétention d'autorité à une époque où la culture visuelle est partagée sur les médias sociaux et sur le web, sans distinction de valeur matérielle ou esthétique, souvent sans légendes et, trop souvent, avec des attributions erronées. Pour Leguillon, le tri et le remaniement constants des objets nous aident à revisiter les interprétations conventionnelles et à subvertir, avec une bonne dose d'humour, le genre de « prêt-à-porter » culturel que tant de musées nous servent aujourd'hui. Des essais de Patricia Falguières et Morad Montazami situent le Musée des Erreurs dans la tradition des musées d'art et du phénomène d'appropriation culturelle, tandis que Carrie Pilto rédige des légendes en style libre en commentaires des objets présentés.

  • Anglais Falling on blades

    Mihai Barabancea

    Mihai Barabancea photographie le monde interlope des rues de Roumanie et de Moldavie post-soviétiques : des portraits et des scènes du quotidien qui oscillent entre violence, cruauté et poésie vive.

  • Allemand Zeichner, maler

    Jörg Binz

    Un hommage à l'oeuvre de Jörg Binz, une sélection parmi un grand nombre de peintures, en particulier des portraits, et parmi ses carnets de croquis secrets. Les oeuvres, surprenantes, d'une beauté étrange, alternent avec des textes littéraires et biographiques qui engagent une conversation permanente avec les tableaux.

  • Durant deux ans, Laurence Rasti a photographié les réfugiés homosexuels iraniens qui transitent par la ville de Denizli en Turquie, dans l'attente de rejoindre un pays d'accueil où vivre librement leur sexualité. La série photographique qui en résulte explore les notions fragiles d'identité et de genre, dans un contexte de précarité malgré tout teinté d'espoir et de légèreté.

    « Le 24 septembre 2007, à l'Université de Columbia, l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad dit «En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays».
    Alors qu'aujourd'hui certains pays occidentaux acceptent les mariages gays et lesbiens, en Iran, l'homosexualité reste toujours passible de peine de mort. Cette sanction interdit aux homosexuels de vivre pleinement leur sexualité. Leurs seules options sont de choisir la transsexualité, pratique tolérée par la loi mais considérée comme pathologique, ou la fuite.
    A Denizli, une petite ville de Turquie, des centaines de réfugiés homosexuels iraniens transitent. Ils mettent leur vie en pause dans l'attente de rejoindre, un jour, un pays d'accueil où ils pourront librement vivre leur sexualité. Dans ce contexte d'incertitude où l'anonymat est la meilleure protection, ce travail questionne les notions fragiles d'identité et de genre.
    Mes intentions étaient avant tout de ne pas victimiser mes sujets. Il est vrai que la situation politique est dramatique et que leur passé est chargé de souvenirs difficiles. Malgré cela, j'ai essayé de me focaliser sur leur situation actuelle et l'espoir qu'elle évoque. Elle est une promesse vers la libre expérience de leur orientation sexuelle et de leurs amours, au-delà du genre. Les images sont construites avec des éléments simples, légers, parfois même festifs, le tout pour créer un paradoxe avec la gravité du sujet et la précarité de leur situation. Entre images de visages cachés ou découverts, ma série témoigne de la difficulté qu'éprouvent ces personnes à réinvestir l'espace identitaire dont ils ont été privés. » Laurence Rasti

  • Anglais Children

    Olivier Suter

    Cet ouvrage regroupe une collection de photographies d'enfance de personnalités des arts, de la littérature, du sport, de la politique et du crime. Un « Qui est-ce ? » du XXe siècle en devenir.

  • Everybody's Atatürk

    Mine Dal

    Un voyage photographique à travers la Turquie contemporaine, témoignant de l'attachement mémoriel au fondateur de la République, Mustafa Kemal Atatürk, en plus de 600 pages.
    Everybody's Atatürk propose un voyage visuel à travers la vie quotidienne de la Turquie contemporaine. Pour ce projet au long cours, Mine Dal, photographe né à Istanbul à présent basé en Suisse, a beaucoup voyagé en Turquie, à la recherche de traces de la présence protéiforme de Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938), le fondateur de la République de Turquie. Le résultat est un portrait à multiples facettes de la société turque, car la figure symbolique d'Atatürk imprègne pratiquement tous les domaines de la vie sociale et publique actuelle du pays : chez le tailleur, le boucher ou l'épicier, dans les restaurants et les écoles, chez le coiffeur et dans le magasin de chaussures, Atatürk est omniprésent, où que l'on regarde, et toujours largement vénéré, plus de quatre-vingts ans après sa mort. Les photographies de Mine Dal montrent non seulement l'« Atatürk de tout le monde », mais aussi la vie quotidienne dans les grandes villes ainsi que dans les villages anatoliens et les régions côtières et montagneuses. Cette vaste compilation minutieuse de matériaux documentaires reflète également l'allégeance du peuple turc à une Turquie censée rester ouverte d'esprit et cosmopolite.

  • Sur une période de trois ans, Taiyo Onorato et Nico Krebs ont voyagé plusieurs mois à travers les Etats-Unis, travaillant « sur la route » à la série The Great Unreal, un travail photographique prenant l'Amérique pour cadre d'examen de la réalité et sa fabrication.
    Le mysticisme et la démystification sont deux aspects fondamentaux de cette série photographique, qui s'appréhende comme un riche inventaire d'icônes visuelles modulables et manipulables à l'infini. Le hasard et la chance sont au coeur d'une méthode artistique qui conjuge répétition et association visuelle pour produire, au fil d'interventions tantôt abruptes, tantôt subtiles, une séduisante transformation de la réalité qui ne se révèle pas directement au regard. Des images qui, associées en séquences narratives qui multiplient les changements d'échelle, magnifiées par le travail graphique de Megi Zumstein et Claudio Barandun, proposent une représentation / reconstitution saisissante du paysage américain.
    Taiyo Onorato et Nico Krebs (nés en 1979, respectivement à Zurich et Winterthur, vivent et travaillent à Berlin) collaborent depuis 2003.

  • Consacrée à un aspect moins connu de Walter Pfeiffer, cette grande monographie explore les travaux graphiques du renommé photographe suisse : dessins au crayon, à l'encre de Chine et aquarelles, caractérisés par une sensualité joyeuse qui émane de ses portraits d'intimes et de ses natures mortes fleuries.

  • Anglais Wheels

    Olivier Mosset

    Wheels revient sur la carrière d'Olivier Mosset à travers le prisme de sa fascination pour les motos et les engins motorisés et de leur influence sur sa pratique artistique. Ce catalogue singulier comprend un entretien mené par Elisabeth Wetterwal avec Olivier Mosset et l'artiste américain Vincent Szarek, un essai de l'historien de l'art Philip Ursprung, ainsi qu'une chronologie descriptive de tous les véhicules possédés par Mosset au cours de sa vie !

    Olivier Mosset achète sa première moto à Paris à la fin des années 1960, une Harley Davidson trouvée dans un surplus de l'armée américaine. Le jeune peintre contribuera aux débuts d'une sous-culture encore totalement inconnue en Europe à l'époque : celle du club de motards. Son atelier rue de Lappe occupe alors une double fonction : espace d'ouverture aux expériences picturales radicales, il fait également office de garage pour le premier club de motards marxisants, dont les membres avaient sympathisé avec les étudiants révoltés de mai 68.
    Les voitures et les motos ont été une force motrice dans la vie et l'oeuvre d'Olivier Mosset : une attitude et un style de vie, un moyen de transport et, plus tard, à partir du milieu des années 1990, un instrument de ready-made.

  • Les photographes zurichois Peter Gaechter et Bettina Clahsen documentent des coiffures réalisées dans les salons haut de gamme suisses, retraçant les tendances en matière capillaire des années 1970 aux années 1990. Le livre rassemble 160 photographies ainsi que des textes de Bettina Clahsen et de l'historien de l'art et journaliste suisse Joerg Scheller.

  • Au coeur de New York, un loup-garou prophète du jugement dernier et un messager de l'apocalypse se retrouvent mêlés à un affrontement entre le peuple, le gouvernement et Dieu. Le dessinateur Mark Thomas Gibson interroge, dans ce livre imposant de plus de 300 pages grand format, dessiné à la main jusqu'au colophon, la disparition des utopies aux États-Unis au travers d'un récit à l'esthétique minimaliste qui réunit les langages visuels de la peinture et de la bande dessinée, qui mêle aussi l'exaltation et le désespoir, à la manière d'un Raymond Petitbon.

    Mark Thomas Gibson (né en 1980 à Miami, vit et travaille à New Haven) est un dessinateur et un peintre. Il est également professeur à la Yale School of Art.

  • Anglais Re-visions

    Marcia Resnick

    La réédition du livre iconique publié en 1978, encensé par Allen Ginsberg, Andy Warhol, William S. Burroughs et Lydia Lunch : une série de 48 photographies noir et blanc constituant un récit autobiographique qui met en scène l'adolescence féminine.

  • Livre d'artiste documentant la pratique du duo Veli & Amos, qui peint et installe des panneaux publicitaires à Zurich contre rémunération (le livre est lui-même conçu comme un espace publicitaire à louer).

  • Anglais Pursuit of wonders

    Andreas Züst

    Des années 1970 jusqu'à sa mort en 2000, le scientifique, artiste et collectionneur Andreas Züst a séjourné de nombreuses fois au Groenland, photographiant la glace sous ses formes les plus diverses. Cette publication rassemble une sélection issue de cette vaste série.
    Toute sa vie, Andreas Züst a été fasciné par les phénomènes naturels. Dès son enfance, il prenait stoïquement note des conditions météorologiques trois fois par jour. Plus tard, alors qu'il était étudiant en glaciologie, il a passé des mois entiers à Thulé au Groenland à forer des carottes de glace et à y réaliser d'innombrables diapositives de ses travaux de recherche. Le corpus du matériau photographique qui en résulte donne à voir la glace sous une multitude d'aspects différentes et échappe à toute détermination, du blanc des paysages de glace infinis et des cristaux de glace sur une fenêtre au bleu éclatant, d'un ours polaire regardant dans l'appareil photo sur une plage couverte de glace à un camp de base de recherche sous la lumière de la pleine lune. La lueur bleue opaque de la glace (que l'on peut voir dans un diaporama) incarne l'aura de ces images évocatrices de l'autre monde. L'histoire de la glace et celle de la vie et du travail d'un glaciologue sont racontées séparément dans Pursuit of Wonders, mais sont liées par l'atmosphère qui émane de ce voyage surréaliste à travers un monde de glace, complété par les contributions des artistes Peter Mettler, ami de Züst, Jimena Croceri et Sarina Scheidegger, ainsi que de Kris Decker, chercheur en histoire et théorie des sciences.
    Publié à l'occasion de l'exposition « Eis » au Kunstmuseum Luzern, Suisse, du 25 septembre au 29 novembre 2020.

  • Anglais Index

    Christian Marclay

    Un ouvrage monumental compilant la documentation iconographique ayant servi au développement des projets visuels de Christian Marclay au cours des dernières années. Près de 600 photocopies noir et blanc de collages d'images trouvées, mises en page avec l'aide du graphiste Laurent Benner.
    « C'est peut-être parce que je ne suis pas un très bon dessinateur, le collage semble être une approche plus naturelle pour esquisser et développer des idées. Je fais du copier-coller et j'utilise ma photocopieuse comme un moyen rapide d'expérimenter et de développer des idées. Mon travail consiste à trouver, échantillonner, s'approprier des images et des sons, et à les transformer. L'image trouvée est généralement ce qui déclenche un processus de pensée - la formulation d'idées ou simplement la réaffirmation de pensées latentes. C'est un moyen de médiatiser instantanément une image et de prendre un peu de distance par rapport à elle. Les accidents sont aussi souvent révélateurs. Comme l'appareil photo ou tout logiciel de montage vidéo, la photocopieuse n'est qu'un outil parmi d'autres. ».
    Christian Marclay.

    Les centaines de photocopies en noir et blanc très contrastées compilées par Christian Marclay sont comme des griffonnages dans un carnet, les premières étapes d'expérimentation vers des oeuvres plus abouties, et offrent ainsi un aperçu du processus de création de l'artiste. Ce livre rassemble les sources qui ont alimenté la pratique de Marclay au cours des dernières années. Il a été conçu en étroite collaboration avec Laurent Benner, graphiste ayant travaillé avec Marclay sur plusieurs autres livres et pochettes de disques et partageant une sensibilité commune.

  • Anglais The iceberg

    Giorgio Di Noto

    Cette publication extraordinaire sous coffret rassemble une sélection d'images d'archives et de photographies provenant de publicités issues de sites spécialisés dans la vente de stupéfiants sur le darknet. Imprimées à l'encre invisible, les images ne peuvent être vues à l'oeil nu et nécessitent l'emploi d'une lampe de poche ultraviolette, incluse avec l'ouvrage.

    Internet peut être considéré comme un iceberg : la pointe émergée est ce que l'on appelle le Web surfacique, le terrain numérique que nous connaissons et sur lequel nous naviguons au moyen des moteurs de recherche, des réseaux sociaux, etc. La partie submergée, environ 90% de l'iceberg, est ce que l'on appelle le Web profond : un réseau crypté et en constante évolution, garantissant l'anonymat total, hors de portée des instruments de recherche traditionnels. Ce darknet est un no man's land sans loi, accessible uniquement à l'aide de logiciels spécifiques. Intraçable, il est le lieu de prolifération des activités illicites, et notamment de contrebande.
    Les photographies présentes dans ce volume, tirées des sites de ventes de produits illicites présents sur le Web profond, ne peuvent être vues que sous une lumière ultraviolette - la même utilisée par les brigades des stupéfiants pour déceler les traces de drogues.

  • Une vaste rétrospective des performances baroques de Monster Chetwynd sur plus de dix ans.

    The Green Room & Science Lab, The Panther Ejaculates, Uptight Upright, Upside Down, JABBA, I'M BACK! ou Cocaine and Caviar : Monster Chetwynd donne à ses performances des titres facétieux et souvent décalés. Ses performances, pour lesquels les costumes et accessoires colorés sont réalisés à la main, et les castings composés de ses amis, de ses proches et d'elle-même, intègrent des éléments de théâtre folklorique et de spectacle de rue, ainsi que de nombreuses références scientifiques, littéraires et culturelles pop.
    Cette approche résiste à toute tentative d'archivage et d'essentialisation. « Mes performances sont des moments live passionnants difficiles à documenter », concède Chetwynd. Cet ouvrage tente précisément de capturer ces événements sous une forme adéquate et de rendre compte de l'énergie et des interconnexions du moment. Avec une profusion de photographies, de documents et de sources, ce livre retrace graphiquement les années créatives de Monster Chetwynd de 2007 à 2018. Chaque série est délimitée par des fanzines illustrés, conçus spécifiquement par l'artiste pour chaque production, listant les sources d'inspiration et les participants.

    Monster Chetwynd (ex Spartacus Chetwynd, ex Marvin Gaye Chetwynd, née Alalia Chetwynd en 1973) vit et travaille à Londres. Elle est connue pour ses performances surréalistes et baroques convoquant de multiples figures et images de l'histoire de l'art et de la Pop culture avec un grand sens de l'humour.
    Elle s'inscrit dans une tradition du grotesque en s'appropriant des éléments des fresques de Giotto, des personnages des tableaux de Hieronymus Bosch ou encore les Anthropometries d'Yves Klein, associés à un groupe de heavy metal, à un clip de Michael Jackson, à Hulk ou à Conan le barbare, au sein d'un même monde consistant.
    Spartacus Chetwynd, diplômée du Royal College of Art, est également peintre, et a produit une série de petits tableaux intitulée Bat Opera (2004 - 2005), empruntant des éléments à la Pop culture mais aussi à une tradition plus romantique.

  • Première monographie de l'étoile montante de la photographie de mode : un projet pléthorique (500 images) prenant pour sujet la mère de l'artiste, photographiée sur plus d'une décennie. Avec des textes de Rachel Cusk et Miranda July.

  • Les autoportraits sulfureux et ludiques de Castelli.
    Luciano Castelli s'exprime dans différents médias : la peinture, la photographie, la vidéo, la sculpture ainsi que la musique. Dans les années 1970, il commence à poser devant l'objectif, révélant dans ses autoportraits un personnage aux multiples facettes, prenant les rôles de la mort ou d'un animal comme d'une créature androgyne ou mythique...
    Ces autoportraits, jusqu'à présent peu publiés, sont d'un dynamisme intact dans leur érotisme ludique et révèlent un aspect jusque-là sous-estimé de l'oeuvre de Castelli. Ce que le psychanalyste français et critique d'art Jean-Michel Ribettes avait déjà noté en 2001 est devenu encore plus pertinent aujourd'hui : « Les masques du transformateur sont contrés par les mille et un masques de la censure. Les convulsions, les tensions, les humiliations, les condamnations. Ces jours-ci, la puissance et l'arrogance du puritanisme n'ont jamais été si puissants et si fragiles. La théâtralité expressive de Castelli est là pour protester contre la confusion d'une prude période mercantile vilement grégaire. » Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la Maison Européenne de la Photographie, Paris, de mars à mai 2014.
    Luciano Castelli (né en 1951 à Lucerne, vit et travaille entre Zurich, Paris et Séville) est un peintre, graphiste, photographe et sculpteur suisse.

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