Cohen Et Cohen

  • Gunther von Daueendorff est capitaine dans l'armée allemande en 1940. Après de durs combats, il est affecté au Commandement du Gross Paris, situé à l'hôtel Meurice, rue de Rivoli. Il s'imagine que ce poste est une planque. Il se trompe.
    Une première mission lui est confiée : l'implantation des panneaux de signalisation noir et blanc qui vont envahir les principaux carrefours de la capitale et qui doivent permettre aux soldats de se repérer. C'est un gros travail où il y a plus de coups à prendre que de compliments à recevoir.
    Il va ensuite être chargé d'organiser la visite « artistique » , dédiée à l'urbanisme et à l'architecture qu'Hitler doit effectuer le 23 juin en compagnie de l'architecte Speer et du sculpteur Arno Brecker : il lui faut définir l'itinéraire de la visite à travers Paris, choisir les monuments où le Führer s'arrêtera, s'assurer de leur accessibilité, prévoir les mesures de sécurité : là aussi il s'agit d'une mission à risque.
    Von Dauendorff va effectuer la visite dans le même véhicule qu'Hitler, Speer et Brecker. Cette balade sera fertile en incidents : portes fermées, guides absents, retards de toutes sortes, tensions dans l'entourage du dictateur.
    Mais le pire est à venir : Hitler a fait, au cours de sa carrière, l'objet d'une vingtaine d'attentats manqués. La promenade à Paris n'échappera pas la règle, avec deux tentatives d'attentats dont von Dauendorff sera, directement ou indirectement, partie prenante.
    L'avenir de la Ville Lumière est en jeu.

  • Provocateur, scandaleux, mystérieux, Walter Sickert, qui a longtemps vécu en France, demeure en Angleterre l'indiscutable précurseur de la peinture figurative moderne, celui qui influencera autant Francis Bacon que Lucian Freud. Ses tableaux, qui ont pu faire scandale à l'époque, restent encore singuliers aujourd'hui. Refusant la séduction d'une esthétique convenue, ces oeuvres peuvent fasciner ou susciter l'incompréhension. Le spectateur reste captivé par la puissance évocatrice de ses toiles.
    Le retour de Sickert en Angleterre après un séjour prolongé en Normandie signe son oubli dans l'hexagone. La portée de son oeuvre et ses liens avec la France rendent cette lacune d'autant plus regrettable. « J'ai espéré pendant plus de cinquante ans que Sickert serait enfin reconnu en France » nous dit Wendy Baron dans sa préface. Notre monographie de référence, la première en langue française, comblera ce manque. Cet ouvrage sera richement illustré, oeuvres de Sickert majoritairement, mais également de ses contemporains et de ses suiveurs. Une grande qualité de reproduction est requise tant la profondeur des noirs de Sickert est remarquable, à la source du maniement de couleurs dérangeantes.

  • L'histoire de La Jeune Fille à la grenade s'articule autour d'un tableau du XVIIe siècle et de son auteur : le peintre et poète Lorenzo LIPPI. Ce tableau : L'Allégorie à la simulation qui représente une jeune femme tenant d'une main un masque de théâtre et de l'autre un fruit, une grenade, est une énigme artistique. Ces deux symboles n'ont en effet jamais été réunis ensemble dans une même oeuvre d'art. La page de garde d'un livre écrit par LIPPI en 1646 et retrouvée par hasard dans les affaires d'une lointaine aïeule, va conduire Andrea, jeune femme sculpteur de talent à enquêter sur ses racines familiales et sur une antique secte des Hypocrites.
    De la révolution Française, en passant par la renaissance jusqu'à l'antiquité, ils vont découvrir progressivement qu'un message secret et universel se cache au coeur du tableau.
    Au fil de l'enquête et d'un attentat au Louvre où le tableau va disparaitre, le lecteur découvre la personnalité complexe du peintre. Féministe avant l'heure, LIPPI aurait ressuscité et transformé l'ancienne secte des Hypocrites en une confrérie de créatrices. Une académie de femmes peintres, sculpteurs, poètes, libérées de la tutelle masculine imposée par les maîtres.
    De Lippi jusqu'aux premières sociétés secrètes féministes du XVIIIe siècle, les deux personnages principaux, dans un amour naissant, vont découvrir que La Jeune Fille à la grenade cache un message occulté depuis plus de deux mille ans.
    Le message que Dieu, bien avant les grandes religions patriarcales, fut à l'origine une femme.

  • L'amour peintre

    Guillaume Faroult

    Du Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau (1717) au Verrou de Fragonard (vers 1778), les peintres français ont produit une remarquable suite de chefs d'oeuvre ayant l'amour pour sujet principal et qui semblent incarner les valeurs brillantes et ambiguës d'une culture sophistiquée consciente de son apogée. La France du XVIIIe siècle a en effet établi le raffinement du comportement amoureux comme la manifestation suprême de la civilisation des Lumières.
    Les peintres les plus doués, Antoine Watteau (1684-1721) François Boucher (1703-1770) et Jean Honoré Fragonard (1732-1806), entre autres, consacrèrent leur immense talent à l'amour. L'exceptionnelle fécondité de leur inspiration amoureuse, chaste ou impudique, fait la matière de ce livre.
    Les peintres, dessinateurs et graveurs contribuèrent, par l'illustration, au succès sans précédent de la fiction romanesque, tout d'abord galante, bientôt libertine et enfin tendre et sentimentale.
    La sensualité exquise et civilisée de Watteau, le plaisir mondain et hédoniste de Boucher, l'équivoque grivoise des illustrateurs libertins, la tendre sensibilité de Fragonard font l'objet d'attentives analyses développées dans cette étude qui croise histoire de l'art, histoire culturelle et histoire sociale.

  • En dépit de son aphorisme provocateur « Il faut tuer Dieu », Gauguin n'a en fait jamais cessé d'être fasciné par ce qu'il nommait « l'Insondable Mystère ». Confrontant la religion de son enfance à diverses formes de pensée et de spiritualité au fil de ses lectures et de ses rencontres, il est resté convaincu de la valeur universelle de l'Évangile dont il a toutefois contesté l'interprétation littérale. Sous l'influence de la théosophie, il a peu à peu évolué vers un syncrétisme religieux mêlant Jésus, Bouddha, les divinités hindoues et polynésiennes à l'animisme le plus primitif dans une quête passionnée du divin.
    Le présent ouvrage se propose d'analyser les étapes d'un parcours spirituel qui a conduit Gauguin de la théologie de sa jeunesse à la réfutation des dogmes. Outre une analyse des oeuvres et des textes du peintre-écrivain nécessaires à la compréhension de sa spiritualité, on trouvera ici une présentation des livres majeurs qui ont directement ou indirectement nourri sa réflexion.

  • Au bord du monde

    Catherine Frot

    « Au bord du monde » est un ouvrage photographique émanant d'un documentaire éponyme primé de multiples fois (réalisateur : Claus Drexel - Directeur de la photographie : Sylvain Leser).
    Ce livre donne la parole aux sans-abris, parole qui révèle la dignité magistrale de ces laissés pour compte. Photographiés dans le Paris de nuit, la majesté des personnes renvoie à la magnificence du lieu.
    Catherine Frot,a collaboré avec Claus Drexel pour réaliser un long-métrage sur ce thème dans lequel elle interpètera le rôle d'une SDF. Le long-métrage sortira sur les écrans le 8 avril 2020 : Sous les Etoiles de Paris".
    Catherine Frot écrit une préface pour le livre.
    Le Blu-Ray du documentaire "Au bord du monde" sera inclus et offert.

  • Gustave Courbet : l'un des peintres les plus importants, les plus novateurs les plus originaux du XIXe siècle. Un vrai créateur, inclassable, ni impressionniste, ni naturaliste mais romantique, buveur, dévoreur de femmes, de nourriture, de vie, bourgeois faux pauvre mais vrai révolté, accusé d'avoir ordonné la demolition de la colonne Vendôme, exilé politique en Suisse où il décédera en 1877 dans la commune de La Tour-de Peilz... Après des décennies de silence sur Courbet, l'entrée au musée d'Orsay d'un tableau de petites dimensions a déclenché une avalanche de biographies et d'études.
    Cette monographie de référence, abondament illustrée, fait le tour complet du personnage en incluant les dernières découvertes (correspondance) ainsi que les oeuvres récemment restaurées (L'Atelier par exemple). Elle paraîtra à l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'artiste.

  • Résigne-toi, mon coeur ; dors ton sommeil de brute, avait enjoint Baudelaire à son âme qu'il avait abandonnée à Paris avant de s'exiler en Belgique.

    Réveillée en sursaut 160 ans plus tard, l'âme s'efforce de remonter au ciel, mais trop de temps a passé.Elle va alors découvrir un Paris festif et saccagé, devenu capitale du genre humain comme l'avait prédit Victor Hugo. La Lettre y a remplacé l'Esprit, des fleurs aux couleurs acides griffent les murs des immeubles, et des oiseaux noirs filent dans l'atmosphère saturée d'hydrocarbone en croassant Nevermore, Nevermore !

    Ce n'est qu'à l'issue d'une traversée hallucinée du Louvre dévasté par ses occupants que la clef du mystère va lui apparaître et qu'elle va enfin pouvoir rejoindre la Cité de Dieu où elle raconte son histoire.

  • Haïm Kern

    Haim Kern

    Haïm Kern est un artiste complet, sculpteur, il peint, grave et écrit. On lui doit Ils n'ont pas choisi leur sépulture, oeuvre installée en 1998 sur Le Chemin des Dames dans l'Aisne, volée en 2014 puis réinstallée en 2017, inaugurée par le Président de la République François Hollande dont ce fut l'ultime acte public dans sa fonction. On lui doit également d'autres monuments remarquables ornant nos places publiques, François Mauriac à Paris, près de l'hôtel Lutetia. Les chemins de Pichipoï, installé en 2000 dans la gare d'Angers en mémoire du Convoi n° 8 vers Auschwitz. Ses minuscules "deusèles", petits personnages ailés ayant hanté le jardin du Luxembourg en 2003. Il ne faudrait pas oublier Liberté Égalité Fraternité, auquel Jean Tardieu consacre un texte, qui sera un des cadeaux de la République française à tous les chefs d'État invités au bicentenaire de la Révolution française en 1989. Cet ouvrage richement illustré de sculptures, gravures, peintures, collages est enrichi des écrits de l'artiste, Haïm Kern a rendu à la langue française cette part de lui-même, profonde, émouvante, humoristique, surréaliste, irréaliste. Il s'agit ici de le première monographie rétrospective de Haïm Kern.

  • Eugène Delacroix (1798-1863) fut un des plus grands artistes français du XIXe siècle. Sa création artistique, riche, variée, multiple, le distingue. Héros de la génération romantique des années 1820, incarnant par ses succès teintés de scandale le renouveau de la peinture, il fut aussi un des plus grands peintres de décor religieux ou civils, jusqu'à la fin de sa vie. Travaillant seul, n'ayant fondé ni école, ni atelier, il fut pourtant reconnu comme maître et modèle par bien des artistes après lui. Coloriste talentueux, sa pratique du dessin, ignorée de son vivant, fut une des grandes révélations de la vente après son décès. Habité par le génie de la peinture, sûr dès ses plus jeunes années de son talent, il fut tenté par l'écriture, qu'il pratiqua toute sa vie, journal, correspondances, essais théoriques, courtes nouvelles.
    Cet ouvrage de référence abondamment illustré (plus de 400 reproductions) présentera, de manière transversale, l'ensemble des facettes de ce génie romantique.

  • Cohen&Cohen publiera à l'occasion de la grande rétrospective Velàzquez du Grand Palais, au printemps 2015, une monographie de référence, dans la même collection que Greco.Biographie d'un peintre extravagant. Écrite par Guillaume Kientz, conservateur du département de la Peinture espagnole au musée du Louvre, elle comprendra l'intégralité de l'oeuvre peinte du maître ainsi que de nombreuses reproductions de toiles d'autres artistes, contemporains, ou l'ayant inspiré.

    Il n'est pas facile d'écrire sur Diego Velázquez et on serait en droit de se demander si cela en vaut la peine, s'il reste quelque chose à apporter, quelque chose qui légitime la publication d'un ouvrage nouveau, quelque chose qui justifie qu'on dérange au tombeau un artiste et son oeuvre.
    Non pas que la peinture de Velázquez serait morte ou n'aurait plus rien à dire, mais a-t-elle besoin de nous pour parler ? Velázquez n'a pas laissé de codicille ou de vadémécum pour profiter de ses tableaux. Ce qu'il avait à dire, il l'a dit avec son pinceau, ce qu'il voulait écrire, il l'a imprimé de son style. Les mots, si bien choisis soient-il, ne viennent que parasiter la vibration propre de la peinture et il faut se méfier de leur séduction qui cachent bien souvent un danger, comme un coup d'état littéraire, où l'écriture, soudain artiste, détourne son objet, se hisse sur ses épaules. On dira « que c'est bien écrit » là où il n'aurait jamais fallu dire autre chose que « Dieu que c'est peint ».

  • Greco et les modernes

    Javier Baron

    ?Greco incarne comme aucun autre artiste la portée de la redécouverte des oeuvres du passé dans la genèse même de la peinture moderne. Greco, qui avait été sous-estimé en Espagne et ignoré à l'étranger, s'est imposé comme l'exemple type le plus remarquable du maître qui, après avoir été méprisé et méconnu, est devenu apprécié au point d'être une véritable référence, voire même un guide, pour de nombreux artistes du XIXe siècle et, à une échelle plus importante encore, du XXe siècle. Les multiples aspects sous lesquels Greco a exercé son influence pendant un siècle et demi mettent également en évidence les facettes variées qu'ont présenté ses peintures pour les artistes modernes et permettent de porter un regard nouveau sur les différents courants qui se sont intéressés, pour des raisons parfois contradictoires, à ce grand peintre du passé.

  • Considéré comme le successeur de Mounet-Sully dans la tragédie classique, Edouard de Max (1869-1924) d'origine roumaine, occupe une place à part dans le panthéon des acteurs des années 1900. Par son jeu emphatique et grandiloquent, il rejoint Sarah Bernhardt dont il est longtemps le partenaire avant de devenir tardivement et non sans mal, sociétaire de la Comédie-Française. Adoré ou décrié, il subjugua les foules par sa personnalité fantasque et excessive sur la scène comme dans la vie. Indifférent aux critiques, entouré d'amis, il ne chercha pas la gloire, uniquement préoccupé de bien faire son métier de comédien et de servir les poètes. Pourtant, il ne semble pas que la personnalité de cet acteur aussi exceptionnelle soit-elle ait suffi à assurer sa renommée posthume. Notre ouvrage contribuera à le faire revivre.

  • Ce livre, qui paraît à l'occasion du 400e anniversaire de la mort de Greco est la référence incontestable sur l'oeuvre du peintre.
    Il est riche d'une iconographie de plus de 200 illustrations.
    L'auteur, Fernando Marías, est l'un des plus grands spécialistes vivants de la peinture du XVIe siècle. Il sera d'ailleurs le commissaire de la grande exposition qui prendra place à Tolède au printemps 2014.
    En France, à l'occasion de la parution de l'ouvrage, un grand colloque sera organisé les 6 et 7 mars 2014 à l'Instituto Cervantes, associant Fernando Marías et Guillaume Kientz, conservateur en chef du département de la peinture espagnole au Musée du Louvre, un écrivain et un artiste contemporain ; une conférence à l'auditorium du Louvre, sous l'égide de Guillaume Kientz, avec M. Marías aura lieu le 5 mars ; une signature de l'auteur est programmée à la librairie du Louvre.

  • Georges de la Tour

    Robert Fohr

    En l'espace d'un siècle, Georges de La Tour (1593-1652) est passé d'un quasi anonymat à une notoriété comparable à celle des artistes français les plus admirés. En un peu plus d'une quarantaine de tableaux de sa main, La Tour prend place au Panthéon de la peinture du XVIIe siècle.
    Ses portraits de saints, de paysans et de musiciens sont parmi les plus beaux mais aussi parmi les plus énigmatiques de l'Histoire de l'art. Par ailleurs, ses merveilleuse scènes nocturnes, éclairées à la chandelle en font incontestablement le « Maitre des nuits ».

  • Patrick Weiller, dans ces récits autobiographiques manie très habillement humour et cynisme. Le narrateur prétend avoir tué sa mère, son père, sa meilleure amie, une tante de sa femme, son beau-père, son chien, sa psychanalyste et quelques autres. Au lecteur d'y croire ou d'en douter, de s'en émouvoir ou de s'en amuser.

  • Le roman se déroule pendant les dernières années de la vie de Jackson Pollock, qui trouvera la mort dans un accident de voiture en 1956.
    1951. Pollock se saôule, joue, perd et règle sa dette en donnant deux toiles de grand format.
    Juin 1956. Un jeune couple de bras cassés, accompagné d'un compère, braque une banque et dérobe les deux toiles de Pollock. Manque de chance, la banque appartient à la mafia. Recherchés également par la police, les deux jeunes gens revendent une première toile à un fourgue et rendent la seconde à un Pollock qui ne dessaôule plus. Il mourra quelques jours plus tard et l'histoire se terminera très mal pour les deux amants.

  • Il a vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, et son fils Tobias est pris en otage pour garantir son silence.
    Sous le règne d'Élisabeth Ière, reine d'Angleterre, John Pickett, homme de la Renaissance, dessinateur, peintre portraitiste, géomètre et ancien soldat du corps expéditionnaire anglais aux Provinces-Unies, se trouve ballotté dans la lutte féroce qui oppose des conspirateurs catholiques au service de renseignement de Sir Walsingham, le maître-espion de la souveraine.
    Plusieurs notables sont assassinés, dans des circonstances aussi mystérieuses que spectaculaires, qui le désignent comme coupable. Il doit, pour se tirer d'affaire, exécuter une mission qui lui fait côtoyer les pires horreurs de la Tour de Londres et celles du sinistre gibet de Tyburn.
    Dans la capitale en plein essor économique et démographique, entre religion et superstition, entre science et alchimie, un nouveau monde est en train de naître. Mais il importe de se conformer à l'ordre dominant si l'on veut échapper aux persécutions religieuses ou à la misère sociale qui guette ceux qui n'ont pas de protecteur.
    Comment John, sa compagne hollandaise Lies et le jeune Tobias survivront-ils dans ce tourbillon ?

  • Cet ouvrage réunit 4 photographes, qui donnent à voir une ville, Saint-Étienne, riche d'un passé industriel et artisanal aujourd'hui entièrement tournée vers la modernité. Les plus de 60 écrivains qui signent ce livre ont placé des mots sur ces photographies, des gestes, chuchoté des phrases sans trahir les silences et raconté des histoires à partir de visages, d'architectures ou de paysages de la ville.
    Saint-Étienne, à nulle autre pareille relève les défis du XXIe siècle.

  • Le corps d'une femme accroché à la grille de la Cité du Design.
    Quatre cartouches envoyées à un fabricant d'armes.
    Le vol, au Musée d'Art et d'Industrie, d'une crosse de fusil sculptée.
    Trois faits divers qui vont secouer Saint-Etienne d'autant que le jeune juge d'instruction chargé de l'affaire décide d'auditionner des notables stéphanois.
    Aucune piste ou en réalité pléthore car l'évidence du lien qui relie l'assassinat aux deux autres infractions multiplierait plutôt tant les suspects que leurs mobiles : Coup d'éclat de quelque anti-chasse ? Ou d'un opposant à l'armement ? Colère d'un concurrent évincé ? Seule certitude : les armes sont omniprésentes.
    Un étrange laveur de vitres s'amuse de voir les enquêteurs s'égarer dans un dédale de fausses pistes parce que personne d'autre que lui ne connaît la vérité.

  • Au sein de la prestigieuse Bibliothèque Nationale de France, un archéologue de renom disparaît en laissant ses documents et son ordinateur portable. Le commandant de police Rutebeuf est alors chargé d'enquêter sur cette disparition inexplicable. Il est ainsi entraîné à travers un parcours labyrinthique, semé d'embûches et de meurtres, à découvrir à la fois la vie personnelle de l'archéologue et ses recherches scientifiques sur le disque de Phaistos, un artefact découvert en Crète, dans le palais minoen de Phaistos, en 1908. Une organisation anonyme l'a chargé de déchiffrer l'écriture de ce disque en lui offrant un crédit indéfini. Mais très vite apparaît une autre organisation secrète qui s'oppose à cette tentative.
    L'intrigue, d'abord centrée sur une disparition insolite mais banale, s'élargit et s'ouvre sur d'autres énigmes plus vastes, comprenant entre autres une puissante et poignante histoire d'amour. La conclusion, inattendue, remet en cause ce qui semblait évident et acquis.

  • Alain Jaubert raconte les circonstances de la redécouverte des carnets érotiques de Turner ; l'histoire de Ruskin, la « légende » des dessins brûlés. Il rappele les nombreuses anecdotes sur la vie privée du peintre. Nous présentons ces dessins pour la première fois en France et dans leur quasi intégralité - entre simples graffitis obscènes (très obscènes parfois), académies (plutôt déformées par le point de vue très inhabituel de l'artiste), « reportages » sexuels lors de voyages, scènes nocturnes étranges qui annoncent Degas, etc.  Enfin, comme dans le cas de Courbet avec L'Origine du monde et ses fréquentes représentations de cavernes noires et béantes, nous nous demanderons s'il n'existe pas de correspondances étroites entre ces dessins et la fascination de Turner pour les gouffres, les failles, les plis des paysages. D'autant que certains des graffitis les plus érotiques naissent dans les pages de ces carnets parmi de beaux paysages de campagne, de villes et de montagnes.
    Nous présenterons donc de très nombreuses peintures de Turner, mises en rapport avec ces dessins ainsi que de multiples oeuvres à caractère érotique d'autres maîtres de la peinture (Rembrandt, Courbet, Boucher, Fragonard, Picasso, etc.).

  • Ces 193 photographies, inédites, permettent de découvrir la Birmanie du XIXe siècle, à l'époque des colonies britanniques. Elles invitent à un voyage exploratoire qui offre un récit aux multiples visages et aux paysages inattendus, parfois sauvages ou raffinés.
    Ces images, rares, témoignent de monuments pour certains aujourd'hui disparus, de scènes de la vie quotidienne, de souvenirs de danseurs ou encore de l'élégance des femmes de l'aristocratie birmane. Le texte d'Alexandre Mahé de la Bourdonnais, récit de ses voyages en Birmanie, paru dans les années 1880, complète à merveille ces photographies.
    Une centaine de ces tirages d'époque seront présentés au musée Guimet du 18 octobre 2017 au 22 janvier 2018.

  • Les italiens des années 50 aimaient les passions gémellaires : Fausto Copi versus Gino Bartali par exemple, ou Sophia Loren versus Gina Lollobrigida, jusqu'à les étendre au monde entier. Un des affrontements les plus fameux opposa Renata Tebaldi, la soprano à la voix d'ange, qui régnait depuis la fin des années quarante sur la Scala de Milan, à une nouvelle venue, Maria Callas, qui passa victorieuse à la postérité.
    C'est dans ce contexte que se déroule Mon chant aux étoiles, l'histoire de l'amitié de deux hommes que tout oppose mais que réunit l'amour de l'art lyrique. L'arrivée de Maria Callas déchire progressivement leur relation et ils s'éloignent à la fin dans la nostalgie des passions lointaines.

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