Biro

  • Cet ouvrage de Daniel Arasse récemment décédé, en décembre 2003) connaît depuis 1993, date de sa première parution, un succès continu. Il s'agit là de sa troisième édition.
    Le vit intérêt suscité par ce livre repose sur la thèse défendue avec conviction par l'auteur : le mystère qui émane des peintures de Vermeer ne relève pas, comme on l'a toujours soutenu, d'une énigmatique qualité poétique. Au contraire, c'est de façon délibérée que Vermeer a construit ce mystère ; il en a fait une visée consciente de son oeuvre, pour exercer un effet particulier sur le spectateur. Daniel Arasse décrypte l'originalité d'une peinture par ailleurs enracinée dans les pratiques picturales communes à son époque et à sa situation géographique. À travers l'analyse historique détaillée des oeuvres, de leurs structures et de leurs contenus, l'auteur montre, par exemple, comment la « scène d'intérieur » devient chez Vermeer une peinture de l'intimité, un « dedans du dedans », sphère réservée et inaccessible au sein même du monde privé.
    Dans cet ouvrage passionnant, Daniel Arasse renouvelle notre perception de Vermeer : il démontre que la poétique propre à sa peinture est inséparable de son ambition picturale. Une ambition qui comme l'envisage l'historien, n'est pas sans relation avec le catholicisme du peintre, avec la foi qu'il avait dans la puissance de l'image peinte qui incorpore une mystérieuse présence.

  • Mireille Glodek Miailhe est née à Paris en 1921, dans une famille juive réfugiée d'Europe de l'Est.
    Pleinement engagée dans son époque (elle fréquente la branche laïque des auberges de jeunesse, se lance dans l'action clandestine pendant l'Occupation puis s'engage dans le parti communiste qu'elle quittera en 1968), la grande affaire de sa vie reste l'art. Autodidacte joyeuse, elle ne cède pas au réalisme socialiste alors prisé par son parti. Artiste indépendante, femme hardie, impossible à emprisonner dans un genre, elle se laisse traverser par les courants artistiques de son époque.
    Créatrice, jusqu'à aujourd'hui, d'un univers où l'ennui n'a pas sa place.

  • C'est lors de son séjour au canada, en pleine guerre, en 1944, qu'andré breton écrit arcane 17.
    Dans le tarot des bohémiens, l'arcane 17 est l'etoile, symbole d'espérance, de liberté et d'amour. mais c'est aussi elisa, la compagne du poète, sa seule inspiratrice. c'est à elle qu'il dédie ce récit de rêve. le manuscrit d'arcane 17, l'un de trésors de la bibliothèque littéraire jacques-doucet, est publié ici pour la première fois. le texte, bien connu, est écrit à la main par breton dans un " cahier de grande école buissonnière " de 48 pages.
    La partie illustration, elle, est totalement inédite. les collages, les photos, les objets trouvés sont annotés par andré breton et constituent la clef pour comprendre arcane 17. notre édition contient également la transcription précise du manuscrit ainsi que le texte complet d'arcane 17. henri béhar, biographe d'andré breton, professeur de littérature française à la sorbonne nouvelle, directeur du centre de recherches sur le surréalisme et de la revue mélusine, présente dans un essai brillant ce texte majeur du surréalisme.

  • Questions d'étiquettes

    Collectif

    Le dictionnaire définit l'étiquette comme « un petit morceau de papier, fixé à un objet pour indiquer la nature, le contenu, le prix, la destination ou le possesseur ». L'essor considérable des étiquettes depuis la fin du XVIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle, coïncide avec l'évolution des techniques d'imprimerie et la création de grands ateliers spécialisés. Déclinées sous toutes les formes et pour toutes sortes de supports (bagages anciens, flacons de parfums, bouteilles de vins et de liqueurs ?) elles sont souvent, par la richesse de leurs détails et leur stylisation, de petits chefs d'oeuvre.

  • La nécropole du Shâh-e Zende de Samarcande représente l'un des sommets de l'art du revêtement en céramique du monde islamique.
    Malgré un engouement récent pour cette région du monde, aucun ouvrage ne s'est jusqu'à présent attardé à décrire ces monuments, tout en détaillant les techniques de décor employées, les différents types de céramique, leur composition, leurs motifs. Après avoir étudié chacun des monuments qui forment la nécropole, l'ouvrage tente de donner une vision plus élargie à la fois des techniques de céramiques mises en oeuvre en Asie centrale, et sur toute une série de monuments " précurseurs " qui représentent autant de jalons d'une technique des arts du feu dont l'aboutissement est cette merveilleuse nécropole.
    L'ouvrage est à la fois un parcours patrimonial et peut également servir de manuel pour l'amateur de l'architecture islamique et de ses revêtements en céramique.

  • Lisières

    ,

    • Biro
    • 8 Mars 2008

    Quatrième volume de la collection " hb ", lisières présente un texte inédit de nancy huston s'inspirant des photographies de l'artiste roumain mihai mangiulea.
    Le thème des mystérieuses photographies de mangiulea est le dévoilement furtif, la divulgation instantanée sitôt absorbée dans le mouvement de vie qui l'emporte. nancy huston nous donne à lire en écho le récit initiatique d'une fille-femme à l'orée de la vie, entre lisière et forêt.

  • Boris Taslitzky

    Collectif

    • Biro
    • 9 Avril 2009

    L'album comprend :
    - Une juxtaposition de la totalité des oeuvres clandestines de Boris Taslitzky, dont certaines présentées dans leur format original (reproduction à l'échelle 1:1) ;
    - Des textes de Jorge Semprun, Aragon, Julien Cain, Maurice Kriegel-Valrimont, etc. ;
    - Des analyses d'Annette Wieworka, de Lionel Richard et de Christophe Cognet.
    Ce projet voudrait offrir au public une trace de cet « humanisme en peinture », cas unique dans l'histoire de l'art du 20° siècle.

  • Un fait divers relaté par un auteur réputé (romancier, journaliste, juriste), fidèlement replacé dans son contexte historico-sociologique, et accompagné de nombreux documents d'époque (photos, articles de presse, courriers etc.).

  • Le 23 octobre 1956, le peuple de Budapest se révolte contre la domination soviétique qui s'était installée depuis la Seconde Guerre mondiale. Tout d'abord triomphante (l'armée russe se retire de la ville fin octobre) la Révolution est bientôt écrasée dans le sang par les chars soviétiques, revenus le 4 novembre. Ces tragiques épisodes auront de profondes et durables répercussions sur les Hongrois bien sûr mais c'est une grande fracture dans le système communiste dont les conséquences sur l'opinion et les intellectuels occidentaux sont immenses.
    Cet ouvrage, unique en son genre, paraît à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Révolution hongroise. Il présente presque 200 photographies prises notamment à Budapest entre juillet 1956 et janvier 1957 par Erich Lessing, « le photographe de la guerre froide », dont le nom est indissociable de cet épisode capital de l'histoire du vingtième siècle.
    Les événements politiques et historiques sont commentés à travers quatre textes :
    Erich Lessing lui-même relate le contexte dans lequel « le photographe de la guerre froide » a effectué son reportage pour Life, et été un témoin privilégié et actif de la Révolution hongroise ;
    Le grand romancier hongrois György Konrád revit dans une nouvelle autobiographique les journées de la Révolution auxquelles le jeune homme qu'il était a directement participé ;
    Le journaliste et politologue François Fejtö, spécialiste des ex-démocraties populaires, retrace les événements qui ont conduit à l'explosion populaire, en cette quinzaine de jours durant laquelle plus de 27 000 hongrois trouveront la mort et 200 000 quitteront leur pays ;
    L'historien Nicolas Bauquet analyse les retombées des événements hongrois sur le monde occidental et sur le système communiste.
    L'ouvrage est divisé en quatre parties :
    La Hongrie communiste / La Révolution / L'Echec / La Mémoire

  • Au cours de ses quelques cent quinze années d'existence, l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet, l'une des plus belles salles à l'italienne de Paris, aura été et demeure aujourd'hui encore l'un de ces précieux miroirs où le théâtre et la voix aiment à s'entendre et se regarder.
    En 1982, Pierre Bergé cède à l'Etat, pour un franc symbolique, le droit d'exploitation du théâtre, alors privé. Ses vingt-cinq dernières années sont d'une richesse qui nécessitait de revenir sur une histoire digne, par l'exigence et la conviction de sa programmation artistique, de l'âge d'or du théâtre de Louis Jouvet.
    Des témoins fidèles et privilégiés de son parcours dévoilent leurs souvenirs et mémoires au travers de textes qui dessinent les sentiers, historiques ou intimes, solaires ou nostalgiques, de l'émotion de théâtre. Se succèdent ainsi les textes de :
    Noëlle Guibert, conservateur du département spectacle de la BnF,
    Claude Samuel, ancien directeur de France Musique,
    Colette Godard, critique dramatique au journal Le Monde,
    Patrick Sourd, architecte et critique dramatique,
    ainsi qu'un entretien avec Patrice Martinet, directeur de l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet.
    Et parce que le timbre de l'acteur ou du chanteur est le fragment fragile auquel s'attache la vraie mémoire du théâtre, un CD disponible sur demande dévoile les archives sonores de l'Athénée faisant ressurgir les voix inoubliables de Philippe Clevenot à David Warrillow, de Philippe Caubère à Fabrice Lucchini, d'Elisabeth Macocco à Ingrid Caven... Il reprend en partie le « Je me souviens... l'Athénée Louis-Jouvet » réalisé par Colette Godard, feuilleton radiophonique qui sera diffusé sur les ondes de Radio France à l'automne 2007.
    Plus qu'un simple album anniversaire, il s'agit ici de traduire, en souvenirs et en images, l'éphémère d'un lieu qui occupe à Paris, dans le coeur des artistes, du public et de tous ceux qui y travaillent, une place singulière.

  • Alain Françon a décidé de réunir ici les témoignages de ceux qui contribuèrent, avec lui, à l'oeuvre érigé en douze ans sous sa direction au Théâtre national de la Colline à Paris, afin de rendre compte de ce que fut sa commune mesure.
    Manifestes, déclarations, correspondances, analyses ou poèmes, documents d'archives, photographies de représentations fixent, pour l'amateur comme pour l'historien, la mémoire de ce qui, par excellence, est un art de l'éphémère. De l'autre côté du miroir de la scène, les coulisses de la Colline s'offrent pour la première fois, sans réserve, en représentation.

  • Des villes, la nuit.
    Celles du photographe patrick zachmann sont peuplées d'un monde interlope, en marge, comme cerné d'encre noire. l'univers parfois onirique, parfois terriblement réel de ces voyages au coeur de l'obscur est fascinant. les nuits de l'écrivain martin winckler semblent se situer à l'extrême opposé : intimes, familiales, proches de l'autobiographie. pourtant, on est parcouru de longs frissons en lisant son texte.

  • Pascin libertin

    Stéphan Lévy-Kuentz

    • Biro
    • 29 Octobre 2009

    Sur le thème de l'érotisme, cet ouvrage présente une trentaine d'images inédites de Pascin.
    Le texte de Stéphan Lévy-Kuentz brosse le portrait du peintre et retrace simultanément l'une des aventures artistiques les plus fascinantes du début du XXe siècle. L'album inclut également une rareté : le fac-similé d'un livre de 1924, vendu à l'époque sous le manteau. Illustré par Pascin, le texte non signé de l'Abécédaire des filles et de l'enfant chéri est attribué à Pierre Mac Orlan.

  • Le monde entier est atteint d'angelicamania, disait-on à Londres en 1777, en désignant Angelica Kauffmann (1741-1807), cette jeune femme peintre venue de Suisse via l'Italie, qui avait conquis par son charme et son pinceau toute la société britannique et, au-delà, toute l'intelligentsia européenne.
    Que reste-t-il aujourd'hui des manifestations de cet extraordinaire enthousiasme ? L'oeuvre d'un grand peintre, qui mérite de retrouver la lumière des projecteurs. Cette première biographie française arrive donc à point pour redonner à Angelica Kauffmann la place qui lui revient dans l'histoire de l'art. Sa vie est un véritable roman. Née dans une famille modeste des Grisons, elle a connu une ascension sociale vertigineuse et a su s'imposer dans un monde dominé par les hommes pour faire, en Angleterre comme à Rome, une carrière éblouissante de portraitiste et de peintre d'histoire.
    Elle a peint pour les cours d'Angleterre, de Naples, de Vienne, et même de Saint-Pétersbourg. Elle a appartenu à toutes les académies d'Italie et compté parmi les membres fondateurs de la Royal Academy. Elle a connu la gloire, mais, comme Mme de Staël, " au détriment du bonheur ". Le parcours de cette vie, jalonné de rencontres avec l'élite de son époque : Winckelmann, Reynolds, et surtout Goethe, son plus fervent admirateur (" Elle a un talent incroyable ", écrivait-il), est rempli de mystères sentimentaux - mariage secret, amour déçu...
    - qui font de cette femme exceptionnelle une figure touchante d'artiste auréolée de mélancolie.

  • A travers neuf essais qui poussent, chacun à part soi, une réflexion originale sur quelques-uns des plus grands thèmes de l'art (la peinture d'histoire, d'histoire religieuse et de portrait, la caricature, l'artisanat d'art, la grande sculpture monumentale) en même temps que des plus persistants questionnements de la vie (la guerre, l'humour, l'enfance, l'amour, le temps, la mort), le grand critique Robert de La Sizeranne (1866-1932) retrace, à travers leur réunion sous un titre commun, le patient effort des oeuvres pour s'imposer à l'évidence de notre perception de l'histoire et du monde.
    De quelle nature est la représentation que les arts nous renvoient de nos sociétés ? Comment en lire le message ? A quelles fins ? Quels enseignements tirer pour notre perception du passé, comme du présent, de ces reflets qui sont non pas la négation, l'ombre ou le fantôme, mais toute la substance poétique et muette de la vie ? Le Miroir de la vie est à la fois cette réflexion de fond sur la critique des sources historiques, un long et ludique parcours à travers les oeuvres, les temps et les lieux, une mine concernant l'histoire du goût au tournant du XXe siècle, un texte superbe.

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