Belfond

  • D'où vient cet attrait irrésistible que le jeune lord Donagh exerce sur son entourage ? A trente-cinq ans, Alexander Leander Donagh, unique héritier d'une immense fortune familiale, est un aristocrate accompli, et l'un des hommes les plus courus de Londres.
    Brillant avocat, indéniable charmeur à l'élégance rare, à la fois craint et admiré de tous, ce modèle de rigueur et de flegme dissimule une nature passionnée. Son idylle avec Dimitri, un danseur étoile, nourrit les pages people des magazines. Mais en secret Alexander s'éprend de Mark, son associé, qu'il voit pourtant parfaitement heureux avec sa femme, Joyce. S'engage alors un vertigineux ballet de sentiments : Dimitri, Mark et Joyce, envoûtés par Alexander, luttent contre les violents soubresauts de l'amour.
    Dimitri souffre de n'être pas aimé ; Mark réfrène un trouble de plus en plus angoissant ; Joyce se laisserait volontiers séduire... Jusqu'au jour où les acteurs du drame se retrouvent sur la même scène, et les masques tombent... Avec Objet de toutes les convoitises, Françoise Bourdin signe un émouvant roman-confession à trois voix, où se dessine le portrait plein de sensibilité d'un homme hors du commun, véritable incarnation de la séduction.

  • Un premier roman servi par une écriture extrêmement évocatrice.
    La rencontre improbable d'une femme guettée par la surdité et d'un professeur de piano. Louis et Fanny. Un homme et une femme qui se retrouvent chaque jeudi. Elle devient sourde. Il est professeur de piano. Elle veut prendre de court le handicap, faire le deuil de la musique avant de sombrer dans le silence. Les autres jours de la semaine, elle est sage-femme. Leçon après leçon, elle raconte. Leçon après leçon, il écoute.
    Une monnaie d'échange. Un baiser dans la nuque. Qui permettra peut-être de panser une blessure dont elle ignore encore la profondeur.

  • " Elle n'était pas venue me voir à l'hôpital, même quand j'avais été rapatrié.
    Et, depuis un an, elle ne se contentait pas de raccourcir ses réponses, elle ne m'écrivait tout simplement plus. Au début, j'avais accusé l'incurie de la Feldpost. Puis, peu à peu, j'avais accepté la situation. En un an, aucune nouvelle de Bruchsal n'était parvenue à aucune de mes adresses successives, du centre de tri sanitaire à la clinique de rééducation, près de Francfort. J'avais pourtant gardé mon alliance, par habitude plutôt que par fidélité.
    Car je ne rêvais plus d'elle de même que, selon toute vraisemblance, elle ne rêvait plus de moi. " Réalisme magique, critique sociale, réflexion sur le temps, sur la fidélité, ce recueil de nouvelles. et romans brefs, fruit de dix années d'écriture, traverse les thèmes chers à Xavier Hanotte. En prime, le romancier nous offre le retour de Barthélemy Dussert, héros mélancolique de ses premiers récits.
    Et nous convie à rencontrer d'autres personnages attachants et fragiles, face à des situations qui les dépassent.

  • De vrais ours ? Des ursidés sans cervelle, qui marchent à quatre pattes, se promènent à poil et ignorent jusqu'au sens du mot " civilisé " ? Anatole, l'ours raisonneur, Adalbert, l'ours précieux, et Onésime, l'ours romantique, sont scandalisés.
    Qu'adviendra-t-il de leur tranquillité - et de leur secret - si leur paisible réserve se transforme en parc à thème ? Car au domaine des Grands-Bruns les ours ont toujours eu de l'esprit, ce qui n'est pas le lot de tous ! Bref, la situation est des plus préoccupantes... Mais, pour l'heure, Anatole, Adalbert et Onésime ont d'autres animaux à fouetter. Non seulement doivent-ils répéter le Festin de miel sauvage, spectacle préféré des touristes crétins, mais aussi partir en mission pour l'ADIEU, l'Association pour la défense de l'image des espèces ursidées.
    Le plus compliqué sera certainement de convaincre le vieux Charles, gardien des lieux, de leur prêter une nouvelle fois sa Fiat... Dans cette fable littéraire cocasse et décalée, Xavier Hanotte pratique le bon mot et multiplie les clins d'oeil. Avec leur regard bienvenu sur la société des bipèdes pelés, ses ours pourraient presque prétendre à quelque chaire de philosophie...

  • Ariane Nogaro, issue d'une grande famille d'exploitants résiniers des Landes, veuve et sans enfants, décide de mettre de l'ordre dans ses affaires et se rend chez son notaire afin de rédiger son testament. Elle ne fréquente guère son frère aîné, un professeur à la retraite, pas plus que sa belle-soeur, le couple n'appréciant guère son originalité et sa manière de vivre. Seule Anne, l'une de ses nièces, lui rend régulièrement visite, partageant avec sa tante une véritable affection et complicité. Mariée à un vétérinaire et maman d'un garçon d'une douzaine d'années, elle exerce son métier de comptable à domicile, mène une vie harmonieuse mais sans fantaisie. Jusqu'au jour où Ariane décède subitement. Contre toute attente, Anne hérite de tous ses biens, dont une grande propriété nichée entre forêt et océan, le berceau des Nogaro. Un événement qui va faire resurgir les démons du passé, les jalousies et les rancoeurs, et bouleversera l'unité du clan jusqu'ici préservée. Que faire en effet de cette maison qui renferme tant de souvenirs ? La revendre ? Ou au contraire s'y installer, comme Anne le souhaiterait malgré le refus sans appel de son mari de déménager ? A-t-elle le droit de mettre son couple en péril ? Et résistera-t-elle aux pressions continuelles de sa famille qui supporte difficilement d'avoir été écartée de l'héritage ?


  • suffit-il de manger des têtes de poisson pour devenir intelligent ? comment faire fortune quand on est idiot ? dieu est-il mauvais physionomiste ? peut-on donner sa fille à marier à quelqu'un qui n'a pas de montre ? deux juifs voyagent dans un train.
    beaucoup de vieilles histoires juives d'europe de l'est commencent ainsi. si chacune est singulière, toutes ont pourtant des points communs : celui de refléter une époque révolue dans laquelle tout le monde peut se reconnaître, encore et toujours, et celui de mettre l'homme à nu face à ses défauts, à ses vices, à ses qualités, à son destin. à sa condition de mortel. deux juifs voyagent dans un train.
    voilà bien une situation banale qu'on évoquait autrefois sur le mode mineur. jusqu'à ce que la seconde guerre mondiale établisse un rapport sinistre entre " train " et " juif ". nouvelles aux chutes hilarantes et détonantes, deux juifs voyagent dans un train mêle habilement le grotesque et la légèreté au désespoir et à la moquerie féroce, tout en se frottant non seulement aux grandes questions du judaïsme, mais aussi à celles de l'humanité.
    jubilatoire.

  • L´histoire touchante de Lisbeth, une enfant qui souffre de passer inaperçue aux yeux de ses parents, dont l'attention à son égard est pour le moins flottante. Pleine d´imagination, éprise de liberté et d´absolu, la fillette cherche, sur la pointe des pieds, sa juste place dans le monde. Un premier roman initiatique, où l´écriture est au plus près de l'indicible et de la sensation.Comme chaque année, Lisbeth, onze ans, passe ses vacances au bord de l´Océan, en Charente-Maritime, dans la modeste villa aux volets verts de Tante Irène. Enfant pensive, elle ennuie profondément Alice, sa mère, et ne suscite qu´indifférence chez son père. Afin de ne pas importuner les adultes, elle traîne sa solitude et sa discrétion en rêvant devant la maison, où elle aime écouter la musique douce et rassurante des marées, jusqu´à se faire oublier. Cet été-là, sa mère la confie à unejeune fille, désignée comme telle par la famille. A quoi servirait-il en effet de retenir son prénom, puisqu´elle ne servira qu´une fois ? Mais la baby-sitter abandonne elle aussi l´enfant, préférant aller flirter sur la plage. Livrée à elle-même, Lisbeth vit alors en retrait du monde, là où son existence ne dérange personne. Et, un jour, elle rencontre Micha, un immigré albanais. Seul dans un pays dont il ignore la langue, le jeune homme puise du réconfort dans l´affection que lui porte la petite fille. Et Lisbeth, heureuse qu´on s´intéresse enfin à elle, lui livre son coeur tout entier. Jusqu´au drame... Tous deux vont en effet déclencher par accident un incendie. Sans papiers, Micha abandonne Lisbeth et disparaît dans la nature. Pour une fois, les parents s´affolent...Des années plus tard, Lisbeth, interprète de profession, s´apprête à embarquer dans un avion quand la sécurité de l'aéroport sollicite son aide : il faut qu'elle parle à un prisonnier albanais qui a pris en otage une hôtesse de l'air...

  • Elle essuie son visage du revers de la main, se retourne et aperçoit le bassin métallique, les toilettes chimiques et l'installation de renouvellement de l'air, sa manivelle de secours fichée dans le mécanisme.
    Elle se dirige rapidement vers le fond de la pièce, ouvre et referme le robinet du lavabo, fait ronronner un court instant le petit moteur électrique de l'aération, jette un coup d'oeil distrait sous le couvercle des toilettes. Elle jauge à nouveau du regard toute la pièce, les murs et le plafond de béton armé. Un rictus de détermination barre maintenant le bas de son visage. Ce sera parfait, pense-t-elle, l'endroit idéal...
    S. a pris sa décision. A bientôt quarante ans, elle ne veut plus vivre sous l'emprise de sa mère tyrannique et décide de mettre en oeuvre un effroyable stratagème. Huis clos psychologique féroce et oppressant, Cave est porté par une écriture incisive, écorchée, à l'image du rapport cruel et exclusif qui va sceller le destin d'une fille et de sa mère.

  • Éloïse, une photographe française mariée à un architecte argentin de Buenos Aires, décide de partir au Pérou pour un séjour de trois mois en forêt, parmi les Indiens de la cordillère de Vilcabamba. Accueillie dans un village, elle va devoir partager le destin d'une communauté en lutte pour sa survie et apprendre elle-même à affronter ses propres démons.
    La région, infestée de trafiquants, vient d'entrer dans un cycle de violence infernale. Des guerilleros du Sentier lumineux, traqués par les forces gouvernementales, recrutent de force les Indiens de la Grande Forêt, incendient leur terre et saccagent les missions qui leur offraient jusqu'alors asile. Le clan chez lequel séjourne Éloïse doit gagner de nouveaux territoires à travers de périlleux sentiers de montagne. Pourchassés par les senderos, affamés, leur exode prend l'allure d'une odyssée mythique. Éloïse, la viraconcha, la blanche, y rencontre son propre destin, entourée de femmes qui l'initient et la protègent. Et c'est au fil de cette épreuve que la jeune femme, blessée par un amour perdu, deviendra la femme-oiseau, celle capable de lire le sens de la vie, et d'en prodiguer les clartés autour d'elle.
    Un grand roman d'apprentissage, porté par le souffle poétique et la sincérité d'un auteur pour qui la seule aventure qui vaille est celle de l'être humain, appelé à se réconcilier avec lui-même et son environnement.

  • Ce deuxième volume de la série du Commissaire Léon comprend les titres :
    Il neige en enfer et Le Silence des canaux.

    Il neige en enfer.
    Réunis à la campagne en hiver pour l'anniversaire du chef de famille, les Rastignac, riches et puissants, semblent vraiment bien sous tous rapports. Oui, mais voilà : Arnaud n'arrive jamais. Et tout se déglingue.

    Le Silence des canaux.
    Le commissaire Léon pensait passer quelques jours de vacances tranquille à naviguer sur le canal de l'Ourcq. C'était compter sans un premier cadavre, celui d'une jeune femme défigurée, retrouvée dans l'eau. Puis un second, toujours le long du parcours... Il va falloir reprendre du service !

  • Pour consolider le lien qui les unit, aprs le dpart de leur mre, deux adolescents de 12 et 14 ans s'engagent sur la voie de la violence brute que rien n'arrte, pas mme le meurtre. L'emprise quasi despotique du plus jeune sur l'an les conduira encore plus loin.

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