Yves Garric

  • Ce long métrage (durée : 1h15') retrace la carrière du fameux cavalier rouergat ; bien au-delà de « La Route du Sel » qui l'a fait connaître du grand public.
    Jean-Yves Bonnet, c'est avant tout cet étonnant homme de tradition qui a apporté un souffle nouveau au monde du cheval. Il aura été à la fois l'un des tout premiers civils formés au Cadre Noir de Saumur et un précurseur du tourisme ainsi que du spectacle équestres. Des milliers d'élèves du monde entier se sont succédés dans son centre de Salmiech pour se mettre à son école : « servir le cheval avant de s'en servir » ; pratiquer l'équitation en douceur, la haute école sans éperons. Tout un esprit qui, au fil de quatre ou cinq décennies, a hissé Jean-Yves Bonnet au rang de véritable mythe pour les cavaliers de tous horizons.
    Ce film lui rend hommage. C'est en même temps une véritable ode au cheval. Yves Garric compose là, sur les traces de Jean-Yves Bonnet pour qui il ne cache pas son admiration, un vrai poème équestre qui ravira tous les spectateurs, qu'ils soient ou non familiers du monde du cheval.

  • Le Roi du Moulin d'Alric a réellement existé... C'est ce qu'Yves Garric nous assure. Il précise même qu'il a fait partie de sa cour. Ce n'est pas sans quelque arrière-pensée qu'il redonne aujourd'hui à ce monarque en sabots le royaume qui lui fut dérobé. Ballotées entre deux temps sur une terre du Rouergue où, encore plus fort qu'ailleurs peut-être s'est fait sentir le vent du changement, les savoureuses histoires de ce livre avaient, elles aussi, besoin de se trouver un asile. Quoi de mieux que ce moulin restauré qu'il leur offre en guise de palais ? Il y trouve prétexte pour sa part à moudre bien belle farine.

  • Tout un véritable carnaval à la ferme ! Avec, autour du couple d'agriculteurs, Maryse et Michel, la 2025 et la 3152, vaches holstein de leur état, Cent-Chevaux-Quatre-Roues-Motrices, le tracteur, le cochon Craonès-Shunderberland-Quille-Oreilles 6153, la poule, le coq, et tous les autres... auxquels viendra, pour le second acte, se joindre un inquiétant personnage aux dents longues de broyeur-compacteur.
    «?Rendement ! Rendement !?» : c'est leur cri de guerre commun. En trois décennies, ils l'ont poussé sur des centaines de scènes, à travers l'ensemble de l'Hexagone et jusqu'à l'étranger. Faire rire - rire aux larmes ! - des salles combles tant de ruraux que de citadins aux dépens du productivisme, des dérives de l'agriculture, de la malbouffe : telle est la prouesse qui s'accomplit avec «?Une ferme en T.R.O.P?»?! Incroyablement prophétique au moment de sa création, en 1987, cette pièce se révèle trente ans après d'une criante actualité. À l'hilarité franche qu'elle suscite succède immanquablement le temps de la réflexion grave, du débat. Avec, au bout du compte, l'espoir du changement.
    Parce qu'?«?Une ferme en T.R.O.P?» est aujourd'hui devenue un classique, la présente édition (que trois autres ont précédée) se double d'un volet florilège. On pourra y partager l'enthousiasme communicatif de quelques unes des nombreuses compagnies qui ont vécu l'aventure de cette oeuvre si savoureusement atypique.

  • Douze contes de Noël

    Yves Garric

    Le fameux boeuf qui, aux côtés de l'âne, fut chargé de tenir au chaud le Nouveau-Né dans la crèche de Bethléem était en réalité... une vache d'Aubrac !
    Yves Garric en fait l'imparable démonstration dans l'un des contes de ce livre. Il en a, ainsi, concocté une douzaine sur le thème de Noël, avec le Rouergue pour toile de fond. Tous plus drôles, fantaisistes, poétiques les uns que les autres. Avec en prime, parfois, le bâton de Guignol, histoire de taquiner un brin, en passant, les santons très couleur locale qu'il met en oeuvre...

    Même poésie tendre et bienveillante rosserie dans les illustrations que propose Georges Dellus. Il a superbement, et tout à manière, brodé sur ces textes...

  • Jean Delmas est cet ancien directeur des Archives départementales de l'Aveyron qui, au sortir de son bureau, n'hésitait pas à se retrousser les manches pour aller recueillir une roue de moulin au fin fond d'une vallée du Ségala, ou un abreuvoir en châtaignier au milieu d'un pâturage de l'Aubrac. Il a ainsi sauvé de la ruine des milliers d'objets qui font aujourd'hui les délices des visiteurs au Musée du Rouergue de Salles-la-Source. Un héroïque autant que fabuleux collectage dont ce film retrace la belle histoire, dans le sillage même de Jean Delmas et de quelques-uns de ces témoins du passé qu'il a l'art de faire parler - de faire chanter ! - en toute érudition aussi bien qu'à coup de savoureuses anecdotes.

  • Le théâtre pour la jeunesse est bien loin d'avoir dit son dernier mot, usé tous ses thèmes, exploré toutes ses voies : c'est à coup sûr la conviction qui vous viendra après avoir lu, mis en scène ou interprété les neuf pièces d'Yves Garric qui vous sont proposées dans cet ouvrage. Elles s'adressent aux enfants ou adolescents de sept à quinze ans. Mais il n'est pas rare que des compagnies d'adultes, séduites par leur humour, leur fantaisie, leur poésie, ne résistent pas au plaisir de les mettre aussi à leur répertoire.

    Anastasie et les chocolatines, une pièce écrite pour les collégiens ou lycéens, met en scène. la censure, ce piège que tout le monde dénonce mais dans lequel chacun peut très facilement tomber ! - L'ordinateur arrive. Crayons et stylos craignent pour leur emploi. C'est le thème d'Écrira bien qui écrira le dernier. - Dans L'Aquarium nagent des poissons obsédés par la compétition sportive, cependant qu'une algue, à leurs côtés, rêve d'océan. - Avec La Télépatite, c'est une étrange épidémie qui frappe les élèves d'une école : des boutons en forme de petits écrans de télévision leur poussent sur le ventre ! - Le Nouveau montre les efforts désespérés, mais finalement récompensés, d'un livre de poésie pour s'intégrer dans une bibliothèque. - Le Trapoulaminet : c'est le nom d'un curieux objet que, publicité oblige, tout le monde s'arrache mais dont personne ne semble connaître exactement l'utilité. - Le Vol de l'épouvantail raconte les mésaventures d'un épouvantail qui aime les cerises et les oiseaux. - Ce n'est vraiment pas une sinécure que d'être pompier au Poste Merlin. - Enfin, dans Tête de loup le loup se heurte à la réprobation générale en refusant obstinément de jouer à "Loup, y es-tu ?".

  • L'une a revêtu cape de bure et tient bourdon. Elle marche pour le salut d'une âme chère : celle de son père qui, selon la tradition, est lui-même en train d'accomplir par la Voie lactée le pèlerinage qu'il omit de faire de son vivant.
    L'autre, chaussures de randonneuse aux pieds et bâton synthétique en main, s'est lancée vers Compostelle comme on aborde un trekking. Mais nul, dit-on, ne résiste au chemin de Saint-Jacques.
    Deux femmes qui, par-delà leurs motivations et les siècles, finiront par se rencontrer sur le fameux Camino. Cette pièce est le fruit indirect de la thèse de doctorat que la comédienne Yseult Garric a soutenue sur Compostelle. Son père, l'écrivain Yves Garric, en a tiré cette émouvante adaptation où la poésie et l'humour servent de voile de pudeur à une réflexion richement documentée.

  • Chacun de ces paysans, déjà, a une histoire personnelle étonnamment riche; savoureuse souvent...
    Ce livre les réunit parce qu'ils ont un bilan commun: avec quarante ou cinquante ans d'avance, ils ont eu le courage de dire non au modèle agricole dominant, celui du cumul des terres ou des engrais à outrance. Ils ont tracé leur sillon contre vents et marées, en faisant le choix de la solidarité des hommes et de la qualité des produits. Aujourd'hui, alors même qu'ils arrivent à la retraite, les événements leur donnent pleinement raison.
    C'est à tous les semeurs d'avenir anonymes de nos campagnes que l'auteur entend rendre hommage à travers eux.

  • Michel Lefebvre a vécu trois vies en une : avec une égale passion, il a été capitaine au long cours sur toutes les mers du monde, astronome à l'Observatoire de Paris, pionnier de l'exploration du cosmos au Centre National d'Études Spatiales. De Toulouse à la NASA, sa créativité et son sens de l'humain sont venus à bout de toutes les frontières. Il a joué un rôle décisif dans le lancement de plusieurs missions internationales d'observation de la Terre qui ont bouleversé notre connaissance des océans et de leur action sur le climat. Il a travaillé avec un grand nombre de scientifiques et d'ingénieurs. Ils témoignent ici et éclairent son parcours.
    Aujourd'hui à la retraite, Michel Lefebvre continue d'oeuvrer avec le même enthousiasme pour convaincre ses contemporains de devenir des « géonautes avertis », c'est-à-dire capables de mener à bon port le navire Terre où embarqueront les générations futures.

  • Qu'est-ce qu'elle a ma voix ?

    Yves Garric

    C'est un constat bien amer que dresse Yves Garric à propos de la télévision régionale :

    « Nous qui nous étions nourris du précepte «Vivre et travailler au pays», nous avions rêvé pour la télévision régionale un autre rôle, un autre destin. Quotidiennement nous avions sous les yeux le vivier des compétences et des talents qui, sur un seul signe, pouvaient la porter plus haut, plus loin. Nous ne mettions, dans l'espoir que nous avions en son essor, nulle connota¬tion chauvine, folklorique ou de terroir, au sens étriqué de ce terme. Nous étions simplement forts de notre conviction que chaque composante de l'Hexagone avait sa vie propre. Et qu'une télévision régionale digne de ce nom se devait de l'incarner dans ses multiples facettes. C'était moins une question d'argent que d'imagination, de bon vouloir. D'in¬telligence. Celle du coeur, qui aide à prendre les bonnes orientations, et qui manque tellement aux «élites» bureau¬crates.
    Au terme d'un demi-siècle de tâtonnement et de gâchis accumulés, la télévision régionale n'est toujours pas éclose. Du fantôme qui a pu malgré tout en exister, il ne reste au¬jourd'hui que le squelette. Elle n'a pratiquement plus de programmes. Juste des journaux.
    Le lancement des locales, voici une vingtaine d'années, aurait pu être une vraie révolution. En multipliant les sta¬tions, ici et là, dans de nombreux chefs-lieux de départe¬ment, on a seulement jeté sur le Pays un grand filet à attra¬per des news. Comme si la vie d'une région se réduisait à son actualité, telle que la conçoivent les médias ! Mais même ce gisement exceptionnel de reportages qui lui remonte des provinces, Paris n'a jamais su l'utiliser !
    Un vrai gâchis. Je suis très en colère.»

  • Un patrimoine économique et écologique encore vivant...
    Des deux mille moulins, et plus, qui ont fleuri en Rouergue à travers les âges plusieurs centaines subsistent de nos jours, à l'état de ruines ou préservés, toujours en marche pour quelques-uns. De quoi composer à la caméra un bouquet superbe. Mais, bien au-delà du simple album d'images, ce film montre la véritable révolution qu'ont représenté les moulins lorsqu'ils ont commencé à gagner nos régions au IXe siècle. Ils n'ont pas seulement nourri, vêtu les hommes, amélioré leur quotidien sous bien des aspects. Ils leur ont permis d'occuper harmonieusement leur espace naturel. Ils ont aussi contribué à ouvrir leur regard sur le monde. Sans les moulins, le Rouergue, devenu département de l'Aveyron, ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.

  • Le rire est comme les bons produits du marché ?: on y retrouve les arômes des terres où il puise sa sève. Sans tomber dans le piège d'un folklore outrancier, on peut alors avancer qu'il existe un « humour rouergat ». Même s'il s'en défend, Yves Garric en apporte la preuve avec les histoires qu'il a rassemblées dans ce livre. Elles sont rigoureusement authentiques, à quelques rares exceptions qu'il signale au passage. Il les a juste mitonnées à sa façon pour bien en faire ressortir la saveur.
    Avec une égale drôlerie et une même jubilation manifeste, le dessinateur Georges Dellus donne de ces récits une interprétation très personnelle.
    Du sourire subtil au franc éclat de rire, une autre façon de découvrir l'Aveyron en profondeur.

  • Drôle d'idée que Gilbert Espinasse s'est mise sous la casquette en ce mois de janvier 1968 ! Et qu'il s'entête aussitôt à vouloir faire fleurir sur ses terres de Sévignac, au balcon de la Vallée de l'Aveyron.
    Pire, aux yeux de beaucoup de ses collègues agriculteurs, que s'il avait planté du chiendent ! Et pleuvent les quolibets, les critiques, fusent les sarcasmes. Face aux attaques, il dégaine une arme redoutable : cet humour, à l'épreuve de toutes les atteintes, dont la nature l'a doté.
    Près d'un demi-siècle plus tard, il n'est toujours pas milliardaire. Mais il a été un paysan heureux, en accord profond avec sa conscience d'homme. Son fils lui a succédé sur la petite ferme familiale, avec même un associé venu de la ville.

    Portrait d'un personnage profondément attachant, avec sa bonne humeur communicative, en même temps que d'un pionnier qui a largement contribué à mettre l'agriculture biologique sur les rails tant dans sa région qu'au plan national.

  • "En moyenne" chaque jour, d'août 1914 à novembre 1918, dix familles aveyronnaises ont appris la mort d'un des leurs dans les tranchées ! C'est bien, finalement, à l'échelle d'un petit pays comme le Rouergue qu'on saisit le mieux la tragédie de la "Grande Guerre". Et la saignée démographique qui en a durablement découlé. Mais, cent ans après, qu'en reste-t-il dans les coeurs et les mémoires ? Ce film apporte des réponses souvent inédites, bouleversantes toujours. Après l'avoir vu, vous n'aurez plus jamais le même regard sur ces stèles qui ont fini par se fondre dans la banalité du décor quotidien : les monuments aux morts. Dans le moindre de nos villages, ils rappellent à quel point est fragile et précieuse la PAIX !

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