Jean Cuisenier

  • Le periple d'ulysse

    Jean Cuisenier

    • Fayard
    • 24 Septembre 2003

    Dans le sillage d'Ulysse, partir ! Avec l'auteur et ses collègues hellénistes, linguistes, historiens et navigateurs, embarquer pour une expédition de recherche sur un grand voilier moderne ! Depuis Ithaque et la mer Ionienne, traverser la mer Egée, comparer les routes possibles pour parvenir jusqu'à Troie, débarquer sur les sites archéologiques, repérer les ports des Achéens au pied des tombes-tumulus. Puis rembarquer pour la mer de Thrace, descendre toutes voiles dehors jusqu'au cap Malée et, comme Nestor, retrouver la Pylos des Sables. Ulysse, lui, a été poussé par la tempête jusqu'au pays des Mangeurs de Lotus, sur les côtes libyques. Lors d'une autre expédition, chercher en Méditerranée occidentale les sites hantés par les Cyclopes, par les Lestrygons, par Eole, par les monstres Charybde et Skylla. Retrouver les lieux habités par les déesses et les princesses, par Circé, par Calypso, par Nausicaa, et revenir enfin à Ithaque, dans les tempêtes du détroit d'Otrante !

    L'Odyssée n'est pas seulement une belle fiction : c'est la mémoire des routes maritimes à l'époque où les princes grecs du XIIIe siècle avant Jésus-Christ lançaient leurs premières expéditions de découverte et de commerce, une mémoire dont Homère fixe la forme écrite au VIIe siècle en vers inoubliables. Cartes des courants et des vents sous les yeux, texte grec en mains, on s'en convainc : l'Odyssée est plus qu'une épopée pleine de bruit et de fureur, c'est aussi et surtout un périple, un flot torrentiel d'informations ethnographiques et nautiques à déchiffrer.

    Après avoir enseigné la philosophie et mené des recherches de terrain variées en Tunisie et en Turquie, Jean Cuisenier a dirigé pendant vingt ans le Musée national des arts et traditions populaires et le Centre d'ethnologie française du CNRS. De ses travaux personnels sur le domaine français et sur l'Europe centrale, il a tiré de nombreux ouvrages, dont Mémoire des Carpathes (Plon, «Terre humaine» , 2000). Il dirige la revue trimestrielle Ethnologie française et la collection «Ethnologies» aux Presses universitaires de France.


    Des cinquante années de recherches et de navigations conduites en Méditerranée, des deux expéditions en voilier qu'il a dirigées en 1999 et en 2000 pour une nouvelle interprétation de l'Odyssée d'Homère, il rassemble les résultats dans ce Périple d'Ulysse.

  • Dès que le hasard impose sa loi, des rites régissent les pratiques les plus techniques. Ces rites et ces pratiques sont-ils à conserver et à considérer comme du patrimoine vivant à conserver ? ou comme des ressources d'énergie à mobiliser ? mais alors pour quels projets et pour quels mondes ? De ces rites il y a encore beaucoup de matière à penser.


    Table des matières

    Prologue : D'une vie posthume agitée et d'un rite donnant matière à penser

    I -- Du rite et de la cérémonie

    II -- En mer, aventure et capture : le sort, la cérémonie et le rite

    III -- En Eolie, pour régir les vents : rituel archaïque et rites d'aujourd'hui

    IV -- Protocole des repas selon les règles générales

    V -- L'activité rituelle et le travail de mémoire : Arméniens en France

    VI -- Le soleil d'Alexandre : emblème national et liturgies politiques en Macédoine

    VII -- La malédiction, l'imprécation et le blasphème

    VIII -- Saints bulgares avant et après le communisme : pour les rites, quelles icônes ?

    IX -- Les activités rituelles et l'ethnicité : patrimoine à conserver ou ressources à mobiliser ?

    Epilogue -- Bibliographie

  • Sous le régime communiste de Todor Jivkov, en Bulgarie, la collectivisation est l'une des plus contraignantes des pays du sud-est européen. Et pourtant, la mémoire des combats contre les Turcs Ottomans y est entretenue vivante. La religion orthodoxe y est pratiquée, fût-ce en cachette. Des rites funéraires et des coutumes nuptiales remontant à l'antiquité la plus haute y sont toujours en usage. Les derniers rhapsodes y chantent en vers épiques, accompagnés de la gadulka, les prouesses homériques du Royal Marko, le héros macédonien des combats médiévaux contre les envahisseurs Ottomans.
    En 1989, les pays bulgares retrouvent la liberté de leurs usages et de leurs pratiques. Mais ils peinent à reconstruire leur société civile et leur économie. Qu'advient-il maintenant de leurs monastères et de leurs icônes, de leur architecture domestique et des liens sociaux que leurs habitants ont coutume de nouer entre eux, de leur longue tradition historique du chant épique ? Quel rapport y a-t-il, plus généralement, entre une telle manière héroïque et poétique d'être au monde, d'une part, et les guerres, d'autre part, qui ensanglantent les Balkans au nom de la religion, de la nationalité ou de l'ethnicité ?
    Après dix années de recherches en collaboration avec les spécialistes bulgares, l'auteur répond à ces interrogations. Il produit, au fil de l'analyse, quelques-unes des oeuvres les plus significatives qu'il a recueillies sur le terrain, de la bouche même des maîtres-détenteurs de la tradition orale, pour en dégager le sens dans les temps présents. De ces oeuvres, le joyau a un nom c'est l'épopée narrant Les Noces de Marko.

  • Illustrations collées à la main sur papier vergé bleuté, fabriqué à la cuve spécialement pour ce livre.Grand format.
    Reliure pleine toile avec dorure.
    Dix auteurs du Musée National des Arts et Traditions Populaires et du Musée de la Mode ont réuni leurs compétences.
    Des costumes populaires aux costumes princiers (950-1950)...
    Présenté par Patrick Poivre d'Arvor sur TF1 et par l'Institut Français de la Mode : "Un très beau livre".
    "Il manquait à la bibliothèque de la mode un livre de synthèse, clair, précis, qui retrouve les attitudes séculaires enfouies sous la façon de s'habiller". L'Express

empty