Ker Editions

  • "Les femmes et les enfants d'abord : expression plus ancienne encore que le «?save our souls?» banalisé dans le SOS devenu polyglotte (comme pas mal d'acronymes auxquels les non-usagers de l'anglais n'entendent goutte), elle sous-entend un pari sur l'avenir de l'espèce. Laissons-lui la chance de se prolonger, en permettant aux petits d'accéder à l'âge adulte, et aux femmes d'en engendrer d'autres encore. Ce syntagme figé en dit plus long sur une civilisation qu'une déclaration solennelle?: il mise sur un principe que l'on qualifiera d'humaniste. L'espèce humaine est en effet la seule à pouvoir légiférer sur sa survie. Si ce n'était pas le cas, si les quadrupèdes susceptibles de nous alimenter avaient les moyens de réguler de la sorte leur sauve-qui-peut, ils l'auraient déjà fait.
    Considérons donc cette priorité concernant les enfants comme un axiome de base, relevant d'une mentalité voyant l'enfant comme l'avenir de l'homme, et donc plus précieux que lui, bénéficiant d'une manière de statut lié à son innocence première, et en particulier dans les situations de guerre. Il ne peut en aucune façon être tenu pour responsable ni consentant face à la violence déchaînée. Sans cela, on assisterait à un méfait que l'Écriture réprouve, condamnant le massacre des innocents comme un crime imprescriptible."

  • "L'évidence est là, aveuglante. Le constat d'échec d'une civilisation, ou qui se prétend telle, qui avait cru mettre dans le mille, ou plutôt les milliards, en misant tout sur l'économie, très mal nommée au demeurant, puisqu'il s'agit plutôt de la prodigalité. Prodigalité des ressources, des valorisations, des exploitations, des aliénations. Tout ramené au niveau du produit, du niveau zéro du matérialisme. La lutte contre le matérialisme dialectique, l'illusion d'y avoir mis fin, a produit un enfoncement plus abyssal encore dans le matériel, même humain, une immersion absolue dans l'illusion de la rentabilité.
    Et quelle illusion! Il faut revoir les condamnations des régimes qui, avant l'année 89 du XXe siècle, apparaissaient comme le comble de l'asservissement : le péril venait de l'Est, il menaçait nos sacrosaintes démocraties, considérées comme les meilleurs régimes pensables, autoproclamées sans concurrence sérieuse, susceptibles de nous mener triomphalement vers la fin de l'histoire, cet idéal appelé de tous les voeux, du moins de ceux qui en étaient les bénéficiaires. Et il est vrai que le cauchemar d'une époque inaugurée à Sarajevo et conclue dans un Berlin laissé à l'état de ruine trois décennies plus tard a ouvert des perspectives aussi féériques que les contes occidentaux hollywoodisés par Walt Disney qui allaient forger les imaginaires des enfants du baby-boom."

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...
    Le thème de ce numéro : Greta Thunberg. Que signifie l'émergence de ce phénomène, l'importance planétaire prise par cette jeune Suédoise de 16 ans ? Que dit-elle de notre époque et de ses défis ?

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre.
    Le thème de ce numéro : ValEurope refuge : drôle de paradoxe que cette Europe qui apparaît comme un refuge idyllique pour les victimes de la guerre, en Syrie et au Moyen-Orient pendant que les Européens ressentent les limites du projet d'Union à travers les Brexit et autres Eurosceptiques.

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...

    Le thème de ce numéro : Le peuple, cet inconnu. Qui se soucie encore du peuple, dans nos démocraties en crise ? Comment réagit-il à cette cécité du pouvoir ?

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...
    Le thème de ce numéro : Emmanuel Macron. Que signifie l'arrivée du nouveau président ? Et cette nouvelle mouvance, a priori en sortie des sentiers battus, qu'incarnerait En Marche ?

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