Anacaona

  • Dans ce Petit manuel, Djamila Ribeiro, philosophe et féministe brésilienne, aborde le racisme dans le milieu professionnel et culturel, parle de négritude, de blanchité, de désirs et affects. En dix chapitres courts et impactants, elle présente des pistes de réflexion pour reconnaître les discriminations, prendre conscience de certains privilèges, adopter des pratiques antiracistes et féministes et, ainsi, assumer la responsabilité de faire bouger les choses.
    C'est une pratique qui commence dans les attitudes quotidiennes, et nous concerne toutes et tous. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse et la TV, elle donne des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids.
    Préface de Françoise Vergès, militante féministe décoloniale et politologue. Pratique, direct et fort.

  • LA PLACE DE LA PAROLE NOIRE questionne qui a droit à la parole dans une société où la masculinité, la blanchité et l'hétérosexualité sont la norme.

    S'appuyant sur les réflexions de féministes historiques comme Simone de Beauvoir et de féministes noires modernes, Djamila Ribeiro révèle la position critique de la femme noire : elle est l'autre de l'autre, à la marge du débat sur le racisme centré sur l'homme noir, et à la marge du débat sur le genre centré sur la femme blanche.

    Le féminisme noir ne crée pas de scissions, bien au contraire : il rompt avec la scission créée par une société inégale et réfléchit à la façon dont les oppressions de race, de genre, et de classe s'entrecroisent.

    Djamila Ribeiro, maître en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids.

  • Racisme et machisme à la télévision, métisses et carnaval, Serena Williams, féminisme, quotas raciaux, mobilisation sur les réseaux sociaux, blackface... Rien n'échappe au regard aiguisé de la philosophe, féministe et activiste Djamila Ribeiro.

    Dans ces chroniques originellement publiées dans la presse, Djamila Ribeiro réagit à chaud sur des situations du quotidien, à partir desquelles elle aborde des concepts comme le patriarcat, les droits LGBT+, l'autonomisation des femmes, et évoque des auteures de référence pour le féminisme comme Angela Davis ou Simone de Beauvoir.

    Parce que l'exemple brésilien nous aide aussi à penser la situation française, son regard critique est plus que jamais nécessaire.

  • Peut-on porter un turban, des dreadlocks ou une coiffe de plumes autochtone ? Oui et non, car les accessoires culturels fonctionnent comme des piliers didentités pour les peuples historiquement subalternisés par lOccident. Ils portent en eux une ancestralité et des pratiques so-ciales de lutte et de résistance qui doivent être respectées. Séparant lappropriation culturelle des autres formes déchange culturel, Rodney William révèle com-ment lappropriation participe aux dispositifs dinvisibilité et de génocide culturels, en affaiblissant in-tentionnellement les savoirs et les connaissances des peuples noirs, autochtones et minoritaires.
    Sappuyant sur des bases anthropologiques, R. William dialogue dans cet essai engagé avec la cosmo-gonie africaine et des auteurs comme Frantz Fanon, Stuart Hall, Kabengele Munanga et Abdias Nasci-mento. RODNEY WILLIAM est anthropologue et docteur en sciences sociales.

  • L'Europe et l'Amérique vivaient de part et d'autre de l'océan, chacun ignorant l'existence de l'autre, jusqu'à leur rencontre en 1492, quand Cristobal Colón découvre les Antilles.

    Anacaona règne alors sur l'un des royaumes d'Haïti. Elle et son peuple taïno accueillent les Espagnols avec cordialité, amitié, respect. Mais les Espagnols mettent en place leur projet colonisateur : ils déstructurent la société taïno, détruisent ses lieux de culte, lui imposent un nouveau mode de vie... Délibérément, ils exterminent un peuple et sa culture.

    Moins d'un siècle après cette Rencontre, les Taïnos ont totalement disparu d'Haïti et des Caraïbes - entraînant la déportation massive d'Africains pour servir de main d'oeuvre.

    La mémoire enfouie de cette extermination n'a cependant pas disparu. Par la voix d'Anacaona, revivez l'histoire des Taïnos, premier peuple des Antilles - Guadeloupe, Martinique, Cuba, Porto Rico, et bien sûr Haïti...

    On a déjà beaucoup parlé de cette conquête - mais par la voix des colons. Écoutons cette fois les colonisés : leurs tentatives d'adaptation, leur désespoir, leurs résistances. En racontant l'histoire d'Anacaona, de Caonabo, d'Ixil, de Chilam, c'est tout un peuple qui revient à la vie et entre dans les mémoires.

    Cinq siècles plus tard, l'esprit de résistance et la détermination d'Anacaona restent une source d'inspiration pour les peuples du monde entier.

    « Bienvenue à Ayiti, la terre des hautes montagnes ! Je suis Anacaona, princesse et reine taïno ; femme, fille et soeur heureuse, comblée par la vie... ».

  • Dandara, esclave libre

    Jarid Arraes

    Esclave rebelle, féministe avant l'heure, fine stratège et redoutable en capoeira, Dandara est surtout une femme maîtresse de son destin.

    Dandara est la compagne de Zumbi, chef mythique de la première République d'esclaves libérés au Brésil. Mais elle est restée pendant longtemps dans l'ombre de Zumbi. Aujourd'hui, plongez dans l'aventure fascinante de sa vie!

    La légende de Dandara nous révèle un pan d'histoire méconnu, et célèbre ces femmes guerrières et héroïques qui ont lutté pour notre liberté. Une inspiration, pour que nous soyons tous, à notre façon, des héroïnes et des héros.

  • Le petit Eduardo veut être couturier, comme son oncle. Il habite dans une petite ville du Brésil, au bord du fleuve San Francisco. Son tonton lui apprend tous les secrets du métier - et lui raconte aussi plein d'histoires sur la vie d'autrefois... Autrefois, avant que la grande usine s'installe au bord du fleuve, et pollue la région... Tonton Couture coud les uniformes des ouvriers. Mais un jour, l'usine décide de produire les uniformes dans un pays lointain. Ça coûte moins cher !... Tonton Couture et Eduardo trouveront une jolie solution pour continuer à travailler !

  • L'intellectuelle brésilienne Joice Berth présente sa version de l'empowerment - terme anglo-saxon désignant l'autonomisation, ou pouvoir d'agir. Ces dernières années, ce concept a malheureusement été vidé de son sens original et a perdu son pouvoir transformateur pour devenir une pratique individualiste, carriériste, récupérée par le néo-libéralisme.

    L'empowerment est pourtant un véritable outil d'émancipation politique et sociale. Les féministes noires du Brésil, dont Joice Berth est l'une des figures de proue, s'en sont donc réemparées pour questionner les inégalités dans la société, et penser à un ensemble d'actions antiracistes, antisexistes, anticapitalistes. Elles l'appliquent au domaine politique, économique, culturel, et également de façon novatrice au domaine affectif et esthétique, dans un processus de libération par rapport à la norme imposée comme belle et digne de respect.

  • Années 1780, Guadeloupe. La jeune métisse Solitude est demoiselle de compagnie. Relativement favorisée, elle ne remet pas en question l'ordre colonial et esclavagiste jusqu'à ce que des rencontres décisives lui fassent rejoindre la lutte pour l'abolition de l'esclavage.

    Car un vent de révolte souffle dans les Caraïbes... Entre les Neg' Marrons qui s'enfuient et s'organisent collectivement, les insurgés de Saint-Domingue, et la Révolution en France, l'Histoire est en marche. En 1789, tous les hommes sont proclamés libres et égaux en droits. Mais la France des Lumières oublie une partie de l'humanité : dans les colonies, l'esclavage est maintenu... Solitude se bat pour la liberté générale avec ses soeurs et frères révolutionnaires, avec succès : l'esclavage est enfin aboli en 1794. Mais l'euphorie est de courte durée car rien n'est pensé pour intégrer les anciens Esclaves, sans terres, analphabètes, traumatisés par des années d'asservissement. Lassée de la violence de cette société prédatrice et exploitatrice, Solitude crée alors une communauté utopiste clandestine, basée sur la sororité et l'entraide - qui ne survivra cependant pas au rétablissement de l'esclavage par Bonaparte en 1802.
    Solitude, la flamboyante décrit la complexité des relations dans les colonies : entre maîtres et Esclaves, Esclaves et Affranchis, Métis clairs et Noirs foncés de peau. Il raconte également la résistance spirituelle et culturelle de ces femmes et hommes soumis à une brutalité perverse. C'est cette résilience, puisée dans une force ancestrale, qui les a maintenu·e·s en vie.
    Librement inspiré de la vie de cette grande héroïne guadeloupéenne, ce roman révèle une Solitude bienveillante et généreuse. Menant avant l'heure un combat antiraciste, écologiste, féministe et décolonial, elle apparaît dans toute sa modernité. En racontant son histoire à la première personne, l'autrice mêle volontairement histoire et mémoire pour renverser la perspective du récit dominant.

  • Gaïa, 10 ans, est une génie des maths, qui cherche toujours à comprendre le monde autour d'elle et comment les objets fonctionnent.

    Mais surtout, protéger la planète est une seconde nature chez elle. Tout est sûrement venu de son prénom : Gaïa veut dire « Terre » en grec. Alors elle trie ses déchets, baisse le chauffage, et déteste le gaspillage.

    Rien ne bouge si personne ne bouge ! La planète, c'est l'affaire de tous ! Tout le monde peut faire quelque chose, à son échelle.

    En grandissant, Gaïa refusera ce mode de vie qui ne respecte pas la nature, les gens, les animaux. Elle décidera de mettre son talent au service de la planète et d'un nouveau projet de vivre-ensemble.

    Une histoire écologiste qui met en avant un exemple de diversité positif, pour faire émerger de nouveaux modèles et susciter des vocations ! Et à la fin un petit manuel écologiste avec des exemples concrets sur ce qu'il est possible de faire.

  • Insoumises

    Conceição Evaristo

    Treize histoires, treize femmes dans un portrait magistral de la fraternité féminine. Fil directeur de ces portraits pleins d'empathie: une narratrice en visite, qui toque aux portes pour écouter des histoires. Elle rencontre ces femmes qui acceptent de se conter et de se confier, librement, parfois pour la première fois. Elles nous livrent leurs rêves et angoisses, leurs sexualités et leurs amours, leurs conquêtes...

    La résignation ne trouve aucune place dans les vies de ces femmes : elles résistent, insoumises aux pressions et aux agressions du racisme, du sexisme et des conventions sociales d'une société encore patriarcale.

    Conceição Evaristo est la plus importante voix de la littérature afro-brésilienne, et plus particulièrement féminine. Ses deux précédents romans L'histoire de Poncia et Banzo, mémoires de la favela, se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires au Brésil.

  • Grada Kilomba analyse de courts témoignages de femmes noires, qui parlent de la famille, du couple, ou des images qui leur sont attachées. Elles racontent le racisme dit "ordinaire" - ces remarques, gestes, actions, aux conséquences psychologiques réelles. Car pour lautrice, le racisme ordinaire nest pas un événement isolé ou ponctuel : cest une exposition constante qui fait revivre des scènes dun passé colonial, et mêle passé et présent.
    Quel est le poids de lhistoire, le poids dêtre classé·e comme "Autre" dans une société où la blanchité est la norme ? Comment devenir sujet après avoir été marginalisé·e ? Comment dire ce qui a été mis sous silence ? Dans cet essai influencé par la pensée de Frantz Fanon et devenu référence internationale dans les études postcoloniales, lautrice nest pas celle qui est décrite : cest elle qui parle.
    Dobjet détude, elle en devient le sujet et sinterroge : Qui peut parler ? Qui peut produire du savoir ? Il est urgent de penser à des stratégies pour décoloniser le savoir, la parole et nos imaginaires. "? Une intervention importante et innovante ? " (Paul Gilroy) GRADA KILOMBA est psychologue, professeure duniversité et artiste. Elle enseigne et travaille sur les questions postcoloniales et les études de genre.
    Ses installations artistiques ont été exposées à Berlin, São Paulo, New-York, et dans le monde entier.

  • Quelle est la relation entre humour et racisme ? Pour y réfléchir, le docteur en droit Adilson Moreira propose le concept de racisme récréatif - une pratique qui exprime un mépris dissimulé envers les minorités sous la forme de l'humour, tout en protégeant l'image sociale du « blagueur » qui ne peut ainsi être qualifié de raciste. Mais comment classer cet humour qui reproduit des stéréotypes négatifs sur les minorités raciales ? Ne fait-il que divertir ? Peut-on rire de tout au nom de la liberté d'expression ?
    « C'était pour rire ! » : il paraît que l'humour raciste aurait un caractère bénin. Pourtant, il a des conséquences sociales concrètes sur les minorités visées : il les empêche d'avoir une réputation sociale positive et d'être perçues comme des acteurs sociaux de valeur. Pour l'auteur, le racisme récréatif est donc une pratique stratégique visant à préserver la position sociale du groupe dominant et à légitimer les hiérarchies raciales de la société.

  • "La favela souffrait à l'unisson. Une seule crainte, un seul désespoir : sa démolition." Dans cette favela d'une autre époque, Tite-Maria, négrillonne pleine de rêves et d'espoirs, raconte. Entre misères et grandeurs, pauvreté et solidarité, elle crée une histoire plus grande, celle de la favela. "Un jour, elle raconterait, libérerait, ferait résonner les voix, les murmures, les silences, les cris étouffés de chacun et de tous. Tite-Maria écrirait un jour la parole de son peuple." Le deuxième roman de Conceição Evaristo, écrit-racine, est aussi un roman témoignage et une chronique sociale.
    Conceição Evaristo, afro-brésilienne, est la grande voix féministe et mémorialiste au Brésil. 

  • Plongée vertigineuse dans le monde du crime de São Paulo. Très noir. « Il est temps que je me venge, ma faim s'est transformée en haine. » Au Brésil, dans la favela, 5 voyous planifient le braquage parfait. Sans perspective de futur, tombés dans l'engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées. «Ici, pas de distance intello, on est là in vivo dans une favela de Sao Paulo, dans le ghetto in utero. Lecture du KO et littérature du chaos. » Ferréz est le chef de file de la littérature périphérique au Brésil. Le Manuel s'est vendu à 200 000 exemplaires au Brésil.

  • La trajectoire, les errances, les rêves et les désenchantements de Poncia, petite-fille d'esclaves, de la campagne à la favela. Dépossédée de ses racines en même temps que de sa famille, cherchant la reconstitution de sa mémoire et de son identité, Poncia tombe peu à peu dans une torpeur d'aliénée.
    Témoignage de la souffrance et de la résistance du peuple Noir, L'histoire de Poncia libère la mémoire des Afro-brésiliens.
    « Ponciá Vicêncio était esclave. Esclave d'une vie qui se répétait. Esclave du désespoir, du découragement et d'un horizon bouché ; esclave, oui ! Et incapable d'inventer une autre vie, une nouvelle vie. »

  • Dans une favela fictive de Rio de Janeiro gouvernée par le trafic de drogues, l'organisation Connexion révolutionnaire s'implante peu à peu. Les militants ont décidé d'exploiter la situation sociale explosive des favelas, d'utiliser les armes lourdes des trafiquants et de soulever le peuple pour déclencher au Brésil la révolution socialiste.

    Cette curieuse union entre trafiquants, jeunes idéalistes de classe moyenne et leaders communautaires ne s'embarrasse pas de pudeur bourgeoise : l'argent des narcotrafiquants n'est pas plus sale que celui des oppresseurs. La révolution des années 1970 a échoué, celle des années 2000 réussira et partira non plus des quartiers huppés mais des quartiers populaires. L'auteur Fernando Molica signe ici une farce politique et policière assortie d'une critique sociale féroce.
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    Traduction de Sandra Assunção & Isabelle Delatouche.

  • Sayuri, fille de Japonais récemment installés au Brésil, rêve d'apprendre à lire et à écrire. Mais la Seconde Guerre mondiale vient briser son rêve : le Japon est du côté de l'Allemagne nazie, alors que les Brésiliens soutiennent les Américains...La communauté japonaise est donc surveillée de près par la police, qui interdit d'écrire ou de lire le japonais.

    Mais Sayuri réussit à cacher un livre, sous son matelas... Et rien ne l'empêchera d'apprendre à lire et à écrire, même si elle doit traverser la forêt la nuit, pour aller dans une école secrète !

    Un roman écrit et illustré tout en délicatesse sur le goût de la lecture et la résistance culturelle, avec un petit dossier pour mieux connaître le Brésil. 144 pages.

    Un roman pour les 9/12 ans de la collection Anacaona Junior, avec un site dédié : www.anacaona-junior.fr, pour aller plus loin sur la lecture.

  • Je suis Rio

    Collectif

    25 nouvelles, dont deux bandes dessinées, et un mini-guide. Des nouvelles sur Rio de Janeiro par ceux qui y vivent, ceux qui la vivent. Un collectif d'auteurs éclectique, des femmes, des hommes, issus des favelas ou des beaux quartiers, novices ou confirmés, et réunis autour d'une ville, paradis pour certains, cauchemar pour d'autres - mais mythique, sans aucun doute. À l'image du Christ Rédempteur qui surplombe la ville, ils vous tendent les bras.

  • Voici les souvenirs d'enfance d'un enfant orphelin de père et de mère, élevé dans la plantation de canne à sucre de son grand-père, dans le Nordeste du Brésil.
    Entre quatre et douze ans, le jeune Carlinhos a entendu de nombreuses histoires, a joui d'une liberté presque totale et a acquis une précocité terrible autour de sujets « interdits », mais inévitables. Il arrive à l'internat en homme, imprégné de tout un monde de superstitions et de croyances, de littérature orale, de vestiges de l'esclavage; il a dans ses bagages les odeurs, les bruits et les images d'un monde inoubliable - celui de la plantation.
    L'Enfant de la plantation est un roman brésilien sensible et imprégné de tendresse, au style savoureux, naturel, débordant et imparfait.
    Une fresque, aux couleurs vives et sensibles, magistrale et vraie.
    L'Enfant de la plantation, miroir de la société rurale et des secrets de l'enfance, est d'une réalité profonde et d'une intense humanité. Son régionalisme touche à l'universel.
    «Lisez donc L'Enfant de la Plantation. Je ne sais pas comment cela se fait, mais quand je lis ces pages des oiseaux sautent d'une ligne à l'autre. Mon sang bat plus vite. Tout le Brésil est dans ce livre transparent. « Blaise Cendrars"

  • Charbon animal

    Ana Paula Maia

    Trois hommes dans une ville minière au Brésil. Un pompier, un employé dans un crématorium, un mineur.


    Entrer dans un immeuble en feu, défoncer des portes à la hache et sauver des vies. Brûler des corps à 800°C et les passer au broyeur. Travailler dans une mine à deux cents mètres de profondeur et ne connaître du soleil que l´aube et le crépuscule.


    Des hommes qui ont le courage de tout faire, compétents mais ignorés. Des anti-héros invisibles, aux échecs plus nombreux que les succès.  Excaver du charbon végétal ou transformer des corps en charbon animal. Ici, les professions sont violentes et emprisonnent. Confrontés quotidiennement à la mort physique et matérielle, ces travailleurs ne ressentent ni tristesse ni solitude. Ils vivent, du mieux qu´ils peuvent, et apprennent à orienter leur regard là où la misère est moindre.

      La jeune brésilienne Ana Paula Maia rappelle Zola ou Dostoïevski dans ce premier opus d´inspiration naturaliste, et crée une bulle claustrophobe hypnotisante. Sa prose dessublimée ne cherche pas à créer une beauté là où il n´y en a pas : elle montre ce que nous ne voulons pas voir - et révèle une dignité là où personne ne l´imagine.

      "Charbon animal parle de la mort  physiologique .  Le corps mort est mis à nu, sans état d´âme. Le talent d´Ana Paula Maia est de nous offrir un roman extrêmement dense et doux à la fois, un récit clinique mais pas cynique."  (Paula Anacaona)

  • Nos os

    Marcelino Freire

    « Allons à São Paulo, Carlos passait son temps à m'en persuader, on fera du théâtre ensemble là-bas, il connaissait des troupes, Recife, c'est mort pour les gens qui ont du talent comme toi, là-bas ils reconnaîtront tout de suite ta valeur, ton humour hors du commun, mon amour, il n'y a personne comme toi, tu sais, aussi drôle. » Marcelino Freire s'empare de l'histoire de ceux qui quittent leur supposé paradis rural à la recherche d'une utopie urbaine. Il explore la ville de São Paulo, ses homosexuels et ses personnages marginalisés, et mélange les références dans ce roman mi-urbain mi-rural. Il confirme ici son talent, avec cette écriture orale qui lui a valu les plus grandes récompenses littéraires au Brésil.

  • Deux histoires. Deux moments distincts de la vie d'un homme. Sept ans : l'empressement des découvertes et le frémissement face à la vie. Quarante ans : l'heure des bilans et la réflexion sur ce qui a été et ce qui reste à faire.
    CARRASCOZA, L'ETOILE CONFIRMEE DE LA LITTERATURE BRESILIENNE.
    Après avoir publié plus de dix recueils de nouvelles, le brésilien Carrascoza livre son premier roman, qui apparaît comme l'oeuvre de la maturité. Il y décrit avec subtilité et poésie les gestes et situations de tous les jours, soulevant une profonde réflexion sur le temps qui passe et les traces qu'il laisse.

  • "La prison, la solitude et l'angoisse dans le Nordeste rural des années 20. João Miguel est un homme quelconque et sans histoire qui assassine un homme, sous l'effet de l'alcool. Jeté en prison, il est ballotté dans les engrenages incompréhensibles de la justice.
    Privé de liberté, il découvre la solitude, l'angoisse, l'incertitude du destin, la jalousie. Fatalisme, hasard, injustice : ce huis clos est le roman de la solitude humaine mais c'est aussi un roman social. La vie d'une prison dans une petite ville du Nordeste, la psychologie des prisonniers sont analysés avec une finesse remarquable. Un chef d'oeuvre et roman fondateur du régionalisme.
    ""João Miguel est le meilleur livre de Rachel de Queiroz"" dit Jorge Amado.
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