Léo Malet

  • Brouillard au pont de Tolbiac

    Léo Malet

    Années 1950.
    Dans les brumes parisiennes du XIIIe arrondissement, Nestor Burma est rattrapé par son passé : une jeune gitane des rues le guide vers l'hôpital de la Salpêtrière où il découvre le cadavre de son ancien camarade de lutte. Il est loin le temps où "Dynamite Burma" fréquentait la cellule anarchiste du quartier... Reconverti dans la fausse monnaie et la ferraille, le mort continuait, lui, à vivre dangereusement, menacé par la bande de l'attentat du pont de Tolbiac, une affaire sanglante jamais élucidée.
    Le privé a beau se vanter de "mettre le mystère K.-O. ", comme l'indique sa plaque de détective, il ne peut rien contre le jeu de massacre qui s'annonce. D'autant qu'il est prompt à s'émouvoir face à Bélita, la femme-enfant égarée sur son chemin...

  • De Léo Malet à François Guérif, ce recueil épistolaire original (1972-1989) raconte la rencontre entre un écrivain et un lecteur qui, après quelques années, deviendra son éditeur. Tout au long de ces lettres et de ces dédicaces, Léo Malet ressemble étrangement à Nestor Burma : ironique, caractériel, tendre et filou, avec un goût prononcé pour l'érotisme. Il se dévoile un auteur attristé par un succès qui n'est plus, mais soutenu et aidé par un admirateur enthousiaste et zélé. Deux êtres qui s'apprivoisent et nous accédons à la naissance d'une amitié.
    Les dédicaces manuscrites amicales se mêlent à des dédicaces pour "collectionneurs avertis" : découpages néo-surréalistes érotiques et jeux de mots filous.

  • 120, rue de la Gare

    Léo Malet

    Burma avait pris ces huit mois de captivité en Allemagne comme de longues vacances.
    Libéré en 1941, il regagne Paris et son agence " Fiat lux", en sommeil depuis le début de la guerre. Pas pour longtemps. A la halte de Lyon, une fusillade éclate et son ex-collaborateur Colomer est abattu sous ses yeux. Il lance dans un dernier cri : "Patron !... 120, rue de la Gare... ". Adieu la morne tranquillité du stalag ! D'où Colomer, éternel fauché, tenait-il le fric retrouvé sur lui ? Comment connaissait-il Montbrison, une star du barreau réfugié en zone libre ? Que faisait sur les lieux cette jeune femme en trench-coat, sosie de l'actrice Michèle Morgan ? Dès sa toute première enquête, Nestor Burma apparaît tel qu'il deviendra légendaire : trop humain, désavoué par la police, drôle et flegmatique, rêveur et toujours génial dans ses déductions.

  • Dans le Paris des années 1920, "époque de la joie de vivre" disait-on, le jeune Dédé Arnal crève de solitude, de misère et de vagabondage.
    Son horizon : la taule, l'esclavage en usine, le milieu des malfrats et des ;mars en rupture de ban. Comment échapper à l'asphyxie? Comment survivre dans ces zones de violence et de haine où des gosses assassinent dans le seul but de se venger de leurs humiliations? Condamné à la fureur et à la résignation, Dédé se tourne alors vers un fugitif rayon de soleil, c'est-à-dire vers Gina, une tille des rues, comme lui.
    Riches et pauvres sont égaux, en principe, devant les sentiments amoureux. Mais Gina est elle-même captive de son propre fière, un pâle voyou qui la viole et la vend. Tous les éléments d'une tragédie sont en place. Dédé Arnal sera ce "jeune monstre" que la société et l'injustice feront de lui.

  • L'affaire paraît simple mais elle déplaît à Nestor Burma : pourquoi Paul Leverrier, brillant étudiant en médecine, amoureux d'une jolie comédienne, se serait-il tué au revolver le long des grilles du quai Saint Bernard ? La fiancée soutient la thèse du meurtre. Le détective, lui, croit au suicide. Mais il est vrai que la faune du Quartier latin qui gravitait autour du jeune mort - maquereaux, alcoolos, gourous d'une étrange secte - complique l'affaire.Alors qui ou quelle ignoble machination criminelle aurait poussé Paul Leverrier au pire ? Et pourquoi un exemplaire des Fleurs du mal circule-t-il dans le secteur ? Si Burma ne perd jamais son flegme et son humour, il sait que c'est un monstre qu'il traque sur le Boul'Mich...

  • Léo Malet (1909-1996) est l'inventeur du roman noir français, du roman " dur à cuire ". On pourrait reprendre à son sujet la célèbre formule que Raymond Chandler a écrite à propos de Dashiell Hammett : " Il a sorti le crime du vase vénitien et l'a laissé tomber dans la rue. "
    Son héros, Nestor Burma, est un " privé " un peu rapé, gouailleur, faussement cynique, spécialiste des causes fauchées, tordues, se faisant dérouiller plus souvent qu'il ne met " le mystère K.-O. ". Malet lui-même le définit ainsi : " Un homme de la nuit tant soit peu onirique. Il fallait le doter d'un prénom. Sans hésiter, mon choix se porta sur Nestor, j'ignore pourquoi. Nestor Burma, cela claquait et faisait un tantinet baraque foraine. [..] J'en ai fait un détective privé pour la commodité. Je voulais un type libre (un peu dans mon genre, sans attache ni lien d'aucune sorte). Il fallait quelqu'un qui réagisse un peu comme moi devant certains événements. Non pour lancer des messages, mais simplement parce que cela me facilitait le boulot. Alors, va pour Nestor Burma, détective de choc ! "
    Dans Les Nouveaux Mystères de Paris, le plan de la ville est transformé en un vaste jeu de marelle où Nestor Burma doit résoudre un crime par arrondissement.
    Il s'agit de la série qui occupa le plus longuement Léo Malet. Son principe est simple : chaque arrondissement de l'escargot parisien fait l'objet d'une enquête de Nestor Burma. Et, à chaque arrondissement, correspond un univers : celui du cinéma dans le VIIIe, du vin dans le XIIe ou de la haute bourgeoisie dans le XVIe. Cette série nous entraîne dans un Paris méconnu, disparu et poétique. Pour guide, un détective qui nous dévoile, au fur et à mesure de ses enquêtes, son passé, ses déceptions et ses joies. Avec lui, les trois personnages phares de son univers : le commissaire Faroux, l'irremplaçable Hélène et le journaliste Marc Covet.

  • La vie est dégueulasse

    Léo Malet

    Comment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ? Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d'idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé.
    Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir. Quelle fureur, quelle haine de lui-même pousse alors Fraiger à tuer des prostituées ? Dès lors, la vie de Gloria, la fille d'une de ses victimes, qui lui inspire un amour paralysant, est menacée. Qui est cet homme, antihéros tragique, qui, selon Léo Malet, "par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l'inquiétude sexuelle" ?

  • Sueur aux tripes

    Léo Malet

    Dans quelques instants, les flics seront là, avec leurs flingues et leurs grenades.
    Sans doute tireront-ils sans sommation. Le piège s'est refermé. Traqué depuis des mois, trahi, haï, comment Paul Blondel, "Paulot", le minable voyou qui escroquait les gogos sur le pavé parisien est-il devenu l'Ennemi public numéro 1 accusé de vols et de meurtres? La rencontre fatale de Jeanne, une affranchie soumise à la loi du plus fort, celle d'un caïd de quartier ensuite, et de sa bande, l'entraîne dans une spirale de révolte et de désespoir.
    Parce que la violence le terrifie, parce qu'il connaît sa lâcheté et son abjecte impuissance devant les hommes et le sexe, Paul court à sa perte. Une jeune femme l'accepte cependant. Il est à sa merci. Elle seule pourrait le faire échapper à la meute et à la mort.

  • Les rats de Montsouris

    Léo Malet

    L'affaire dépasse de loin la bande des " Rats de Montsouris ", cambrioleurs minables qui écument le XIVe arrondissement, du côté de la Tombe-Issoire. Par l'un de ses membres, ex-camarade de captivité accusé de chantage par un ancien ténor de la magistrature, Nestor Burma apprend qu'il s'agirait de millions en bijoux cachés depuis la fin de la guerre. L'enquête conduit le détective chez le détenteur d'une étrange sculpture, sirène incrustée de coquillages, et un interné de Sainte-Anne, énigmatique auteur de poèmes tout aussi surréalistes. Le plan de vengeance machiavélique que découvre Burma pourrait être considéré lui aussi comme un des beaux-arts...

  • Léo Malet (1909-1996) figure parmi les initiateurs du roman noir français et explore une veine singulière, alliant roman policier, enquête journalistique à l'américaine et peinture sensible de la ville. Les Nouveaux Mystères de Paris - titre en hommage au célèbre roman d'Eugène Sue - occupèrent l'auteur de 1954 à 1959 et constituent la clé de voûte de son oeuvre. Son objectif : parcourir un à un chaque arrondissement de Paris pour en restituer le caractère, l'esprit, l'essence. Ainsi le VIe est-il celui des écrivains, le IXe celui des diamantaires, le XVIIe celui de la haute bourgeoisie. Le lecteur découvre, au fil des enquêtes de Nestor Burma, un Paris mystérieux et inquiétant, ce Paris qui révèle les secrets de son présent et dévoile ceux de son histoire. Le détective, épaulé par ses acolytes le commissaire Faroux, l'irremplaçable Hélène et le journaliste Marc Covet, mène ses investigations en poète qui n'oublie jamais la leçon des surréalistes. Pour lui, le quotidien est brodé de replis dans lesquels se nichent mystère et poésie. Dans cette nouvelle édition des Nouveaux Mystères de Paris (II), le lecteur suit épisode après épisode la vie de Nestor Burma. A travers ses aventures, le détective nous entraîne de Javel, où il démantèle un trafic d'armes, jusqu'au Boul'Mich, le quartier des poètes. Chaque roman est précédé d'une introduction qui explique sa place dans l'ensemble de l'oeuvre et souligne ses caractéristiques.

  • Léo Malet (1909-1996) est l'inventeur du roman noir français, du roman " dur à cuire ". Son héros, Nestor Burma, est un " privé " un peu râpé, gouailleur, faussement cynique, spécialiste des causes fauchées, tordues, se faisant dérouiller plus souvent qu'il ne met " le mystère K.-O. ".
    Malet lui-même le définit ainsi : " Un homme de la nuit tant soit peu onirique. Il fallait le doter d'un prénom. Sans hésiter, mon choix se porta sur Nestor, j'ignore pourquoi. Nestor Burma, cela claquait et faisait un tantinet baraque foraine. [...] J'en ai fait un détective privé pour la commodité. Je voulais un type libre (un peu dans mon genre, sans attache ni lien d'aucune sorte). Il fallait quelqu'un qui réagisse un peu comme moi devant certains événements. Non pour lancer des messages, mais simplement parce que cela me facilitait le boulot. Alors, va pour Nestor Burma, détective de choc ! "
    Dans cet ultime volume de la série consacrée à Nestor Burma, Paris et province, histoire et nostalgie tissent le cadre des investigations du célèbre détective.
    Ces " dernières enquêtes " exhalent un goût nouveau dans la série, car l'actualité, celle de Léo Malet au moment où il écrit ses derniers romans (de 1962 à 1983), est très présente, qu'elle soit politique (la guerre d'Algérie, Mai 68) ou technologique (télévision et radio). Quatre enquêtes parisiennes suivent logiquement les Nouveaux Mystères de Paris et deux autres, provinciales, rappellent les premiers pas du détective lorsqu'il enquêtait à Lyon ou à Marseille (tome 1). Nestor Burma, toujours fidèle à son idéal chevaleresque de justice, apparaît comme un personnage abouti et complexe, cynique mais amoureux, poète coriace du quotidien. Les personnages phares de son univers se font plus discrets pour laisser place à d'autres figures, féminines, ou à des thèmes cruciaux, l'enfance de Nestor Burma en particulier.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

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