Hugues Lethierry

  • On lira dans les pages suivantes une présentation détaillée des riches analyses qu'Henri Lefebvre a consacrées à la ville, à l'urbain et à la révolution urbaine, à la production de l'espace, etc. assortie de quelques éléments de discussion de ces analyses. Le lecteur trouvera ici un abécédaire des mots de la ville, le plongeant dans les principales notions de la pensée urbaine lefebvrienne, puis vient le thème d'une autre ville pour une autre vie, pour s'achever sur la ségrégation dans l'espace éducatif.

  • La vie et l'oeuvre d'Henri Lefebvre, philosophe contemporain, venu de la mouvance surréaliste, qui a traversé le situationnisme et le marxisme qu'il renouvelle. Ses concepts philosophiques sont explicités et resitués dans leur contexte de naissance.

  • "Elargir le cercle des connaisseurs et « rendre la Philosophie populaire » (comme le voulait Diderot) est possible, y compris en ce qui concerne les penseurs grecs et romains : c'est ce que cet ouvrage essaie de faire, en partant parfois d'anecdotes humoristiques concernant la vie des auteurs. Les spécialistes, comme « l'honnête homme » (ou femme) désireux de parfaire sa culture et de réfléchir au sens de sa vie, y trouveront leur compte. Le livre se dévore jusqu'à plus soif en compagnie des philosophes : Antisthène, Platon, Epicure, Pyrrhon, Epictète, Hypatie ou bien Augustin."

  • Venu de la mouvance surréaliste, singulier communiste, Henri Lefebvre traverse le situationnisme, après avoir combattu le stalinisme. Il renouvelle le marxisme. Il côtoie Politzer, Lukacs, et sur le plan théorique Gramsci, Rosa Luxemburg, ferraille avec Garaudy, Sartre, Althusser .
    On le considère parfois comme le « père putatif » de 68. Il est plus connu aux États Unis et dans le monde qu'en France.
    L'essai utilise des archives inédites, les mettant à portée du lecteur. Il fournit des repères dans la lutte pour sauver la vie et la ville, contre les barbares.
    Il est destiné à un vaste public de « spectateurs engagés » (étudiants, enseignants, travailleurs sociaux).

  • Ecrire. Oui mais comment ? Ce livre apprend la maniere et le style ... en les pratiquant.On le conservera comme une bonne bouteille, après l'avoir lu d'un trait ! Car il nous délivre de l'angoisse de la page blanche et du silence du lecteur et vous redonne foi en vous-même et dans les autres : bibliothécaires, libraires, éducateurs en feront leur miel.

  • Jankelevich (1903-1985) a notamment travaillé sur les vertus, la mort, l'humour.... Cet ouvrage présente les concepts clés de ce penseur contemporain et en montre la pertinence pour penser les questions politiques, sociales actuelles. Un travail de synthèse ponctué de réflexions de l'auteur ayant lui-même été formé par ce penseur.

  • Rejoignez la ronde des amoureux du verbe pour trouver les cent manières qui sont les vôtres, vous autoriser à devenir vous-même auteur, dans le tâtonnement parfois, al dérision à l'égard de soi. L'ouvrage comporte des propositions de travail et références littéraires. Tel un scaphandrier, solide sur ses pieds, vous pourrez rire, du réel, du langage, de la société, de la culture, des idées et . de vous donc ! Dans littérature il a y rature : alors essayez !

  • Contre les "agélastes" (ceux qui détestent rire), un spectre hante la philosophie : le cynisme. Du bout du nez à la pointe de sa queue de chien, c'est cet énergumène qui cherchait un "homme" en plein jour dans les rues d'Athènes avec sa lanterne. Nom d'un chien, mais c'est bien sûr : au Ve siècle avant notre ère, le cynique (de cynos, le chien) pouvait passer pour un noble idéal : celui d'une recherche de la vérité, de rejet de tous les faire semblant sociaux, de retour à la Nature, d'écoute des besoins réels. Mais par une inversion de la vérité, le cynique est aujourd'hui faux-monnayeur, fils de Corruption et d'Artifice. A l'inverse Hipparchia est amoureuse et savoureuse. Elle a du "chien". Une des rares femmes philosophes connues ! Elle n'a rien perdu aujourd'hui de son mordant : elle est "mutante" plus que "militante"... Sa pensée sent le fagot. Elle a fait de sa vie un théâtre d'idées. "Non grata" mais toujours là... où on ne l'attend pas ! Nom d'une chienne ! Le livre n'est pas à conseiller aux grincheux, ou à ceux qui pensent uniquement en terme de système. Par contre, ils' adresse aux femmesd'abord, aux penseurs libres et à tous ceux qui, piétinés par la vie, cherchent non une revanche mais à réfléchir dans l'humour aux ripostes en actes, aux situations à créer pour insuffler un esprit nouveau, sur la planète Terre, en philosophie comme ailleurs... A pas de loup ! Infréquentable ? Au sens où, avec elle, la "marge" s'installe au centre, car elle fait de son corps le théâtre de la vérité en acte. La grise-rie de penser contre la grisaille du quotidien.

  • « Le grand mérite de l'ouvrage réalisé par Hugues Lethierry réside dans la prise en compte de la diversité des expériences, le va-et-vient entre écoute du vécu et conceptualisation. [...] Étranger au rôle de juge, il ne proclame pas que le niveau d'engagement s'élève ou qu'il recule, il s'applique à creuser comment il change. Hugues Lethierry se veut éveilleur, passeur. Avec ce livre, il est arrivé à ses fins. » Extrait de la préface de René Mouriaux La crise économique, les mouvements sociaux, posent plus que jamais la question du militantisme. S'agit-il :
    - de se sacrifier pour la cause (supposée toujours « juste ») ou/et de construire dans le même temps des savoirs concernant le social, son histoire, les idéologies qui l'accompagnent. ?
    - de construire aussi des capacités d'organisation personnelles et collectives (prise de parole, gestion des budgets.) et des attitudes dans la vie ?
    Et ce, qu'il s'agisse d'un mouvement humanitaire, syndical, social ou politique (féministe, anarchiste, écologiste, communiste, trotskiste, etc.). Ou encore des « sans », des « alter », de l'éducation populaire.
    L'investissement militant est source d'enrichissement malgré les désagréments qu'il procure parfois.
    L'ouvrage contient de nombreuses histoires de vie qui aident et qui orientent le lecteur dans sa propre définition de l'activité militante, souvent moquée (ou glorifiée) sans qu'on s'interroge suffisamment sur ses ressorts.

  • Communiquer, écrire, jouer, dessiner, apprendre dans l'humour, c'est possible.
    Cet ouvrage propose des démarches, les illustre par de nombreux tableaux, fiches d'activités, dessins. Accessible à tous quelque soit le niveau scolaire, cet outil de travail donnera " de l'oxygène " à la relation éducative. En effet, l'humour conjure le désespoir, fait la nique aux mauvaises " humeurs " : où l'on boude et pontifie, il traverse et transperce les ténèbres de l'ennui avec astuce, doigté, intuition parfois.
    L'humour conduit à la joie de se dépasser et permet de surmonter les obstacles rencontrés tant par l'élève que l'enseignant dans différentes disciplines. Un livre à lire en riant.

  • Les auteurs proposent le terme de " géloformation " pour désigner la formation dans le rire. Ce livre propose une construction de la personne dans l'humour. Ecrire, parler, enseigner, dessiner, exister, travailler, penser dans l'humour c'est possible, en classe et dans l'école, comme ailleurs aussi. Pour un humour " démocritique ". Ce livre comporte de nombreux exemples personnels et professionnels.

  • Ce livre s'adresse aux acteurs sociaux, éducateurs et aux "penseurs en herbe" que nous sommes tous. Il travaille l'acte d'éduquer. Partant d'approches anthropologiques, il passe par les disciplines éducatives ainsi que par les grandes pensées philosophiques toujours vivantes. Il contient aussi beaucoup d'intermèdes poétiques et d'illustrations.

  • Polyphonique : voici un livre décapant, hors des sentiers bien balisés des commentaires moralisateurs habituels sur Jankélévitch. Ce penseur qui chante «les mille et un jours de 1'épopée humaine dont l'homme est le navigateur ardent » (comme dit A. Philonenko).
    L'ouvrage contient à la fois :
    - de solides repères sur la pensée de Kierkegaard et Bergson mis à la portée du public des « amateurs » (au sens d'amoureux), - des témoignages, informations et raisonnements rigoureux sur le mensonge raciste dénoncé dans la clandestinité par "Janké" (et d'autres) en 1943, - une approche musicale originale de son oeuvre ainsi que des aperçus pédagogiques.
    Pour sortir du« ronron» et du« prêt à penser», pour affermir ses convictions (ou les mettre en question) au risque de s'affronter au « mécontemporain » (c'est-à-dire au réel).

  • Humour et discipline(s), est-ce que ça va ensemble ? Les disciplines - en sciences, en lettres, en langues, dans les activités artistiques - exigent une rigueur dans la méthode et l'appropriation des concepts. Mais le rire, lui, est vagabond, volage... Alors ? Ouvrez ce livre : il en vaut le détour ! Vous trouverez les compromis à construire au quotidien, sur le terrain des pratiques : ce que les auteurs appellent « géloformation ». Voici le rire mis à nu par ses enseignants même ! Les jeux de l'humour et de la pédagogie leur sont offerts en pâture, contre les « agélastes ». Enseigner avec humour ? C'est possible ! Car la préoccupation « zygomatique » est essentielle à la construction de la personne, ce premier tome d'une immersion dans une pédagogie pas comme les autres convie plus d'une vingtaine d'auteurs aux champs d'activité très divers à une réflexion sur les qualités et le rôle du rire. Coordinateur de l'ouvrage, Hugues Lethierry a quant à lui animé pendant près de quinze ans des stages et modules sur le sujet. Ensemble, ils nous offrent un opus instructif, amusant, inspirant !

  • L'humour, où ça ? Dans l'éducation ? Sans blague ! Tel serait l'« incipit » de ce livre qui, mêlant esprit de géométrie dans la méthode et esprit de finesse dans l'observation, montre à tout éducateur qu'il peut réussir « à tous les étages » à faire scintiller l'étincelle qui redonnera feu, vie, souffle, esprit. Oui, soyons délibérément sérieux, sans cependant nous prendre au sérieux ! Afin d'« oxygéner » la relation pédagogique, l'éclat de rire faisant exploser les contradictions de l'Institution. Mais alertez les bébés : on ne rit pas de tout avec n'importe qui ! Défense et illustration de l'humour et du rire que ce deuxième volume de Mûrir de rire. Pouvoirs et vertus de cette disposition proprement humaine sont ainsi évoqués par des auteurs d'horizons divers et oeuvrant auprès de publics tout aussi variés, qui ont vu dans cette capacité un formidable levier éducatif, culturel, professionnel, jamais en totale opposition avec la raison et la réflexion. Joignant souvent et le fond et la forme - autrement dit ne refusant pas l'injection d'une bonne dose de dérision à leur propos -, les contributeurs ici regroupés livrent un opus pour le moins éclatant.

  • Penser l'humour

    Hugues Lethierry

    L'eusses-tu cru lecteur : il s'agit de penser l'humour ! C'est-à-dire d'essayer de fonder en raison des pratiques zygomatiques au nom de l'humour "démocritique" ! En partant de l'Antiquité (Diogène, Epicure), en passant par Rabelais, Spinoza, Kierkegaard... et quelques autres. On débouchera sur le "rire de résistance", tirant à boulets rouges contre les "agélastes" et autres tristes sires qui se jettent sur l'école lorsque "L'ennui naquit un jour de l'uniformité"... Et que les résiliences s'annoncent difficiles.

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