Hubert Voignier

  • Une rhétorique des nuages

    Hubert Voignier

    • Cheyne
    • 13 Février 2020

    Un nuage n'est jamais vraiment ici. On ne sait d'où il est venu, il est déjà en partance. Il a une forme, il se déforme, il suggère des images et des fantasmes. On l'a déjà vu, mais il est toujours nouveau. A-t-il seulement un début et une fin ? Il laisse comme une trace en soi, des histoires en devenir, des reflets de vie, qui n'attendent plus qu'un livre. Suivre cette Rhétorique des nuages, c'est suivre une phrase qui se déploie sur la page, en chercher les articulations et les périodes, s'installer dans son rythme. Rien de moins flou ou de moins vaporeux : Hubert Voignier sait parfaitement donner une forme à ce qui n'en a pas, une obstination à ce qui s'échappe. Peu à peu, au fil de la lecture et de ses effets, quelque chose parle et se dit, des principes d'existence apparaissent, et la rhétorique appelle la méditation, le signe révèle le silence qu'il contient. Une voie s'invente.

  • Le morateur

    Hubert Voignier

    • Cheyne
    • 15 Février 2008


    une simple inscription sur un panneau de signalisation routière, "le morateur," il n'en faut pas plus pour lancer le narrateur de ce récit dans une quête aussi rêveuse qu'opiniâtre : que signifie le nom de ce lieu-dit introuvable et pourquoi exerce-t-il une telle fascination sur lui ? de vaines recherches en errances mélancoliques, le voilà bientôt saisi jusqu'à l'ivresse par une poignante sensation de vacuité et de déréliction.
    rendant compte de cette dérive solitaire oú se mêlent gravité, ironie et mystère, hubert voignier en effet " fixe un vertige " : ce vertige métaphysique, cruel parce que sans remède, qui pour un rien, à un détour du quotidien, s'empare de tout un chacun et le laisse comme stupide face à son " devenir fantôme ".

  • Le debat solitaire

    Hubert Voignier

    • Cheyne
    • 25 Février 2006

    a l'origine de ce livre, l'épreuve d'une rupture qui met un terme à plusieurs années de vie conjugale, détruisant le rêve d'une existence qui se voulait en harmonie avec le monde.
    rien de banal dans les tours et détours de ce "débat solitaire" : c'est que le regard du narrateur est lucide, et parfois cruel, alors même qu'il évoque son échec sentimental et les aventures fugaces qui ont tenté de pallier l'irréparable ; c'est aussi que la prose d'hubert voignier, toujours ample et musicale, soutient ici la mélancolie du personnage, le sentiment douloureux qui l'obsède de la perte nécessaire des êtres et des choses.
    l'écriture s'impose alors comme seul lieu de résistance dans une vie dont les repères semblent peu à peu disparaître. j.-m. b.

  • Aller à la découverte des hautes herbes, au détour de paysages repeints aux couleurs de la reverdie annuelle, est un bonheur comparable à celui de se lever tôt pour constater que le soleil règne en maître absolu sur la campagne, avant que ses rayons, frappant de plein fouet les yeux du promeneur matinal, à peine éveillé, ne le jettent, l'esprit à moitié sonné, sur le carreau éblouissant des routes.

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