Zulma

  • Fidèle à l'appel constant des autres rives et des antipodes, dans l'ardente continuité de ses quatre premiers numéros - Galaxies identitaires, De l'imaginaire et des pouvoirs, La guerre et la paix et Traduire le monde -, la revue Apulée poursuit sa double investigation : face aux bouleversements de l'actuel et dans l'espace inaliénable de la création toujours en devenir.
    Dans cette cinquième livraison, c'est le tissage et le métissage des langues - avec au coeur la traduction à l'origine des grands humanismes tant méditerranéens qu'occidentaux - qui sont à l'honneur.
    Essayistes, romanciers, nouvellistes, traducteurs, plasticiens et poètes nous rappellent au choix impérieux de l'éveil, du qui-vive et de la parole libre face aux pires dérives, en cette période de régression identitaire, de puérilisme généralisé et de démission compulsionnelle. Avec à l'esprit l'injonction de Lautréamont : « Toute l'eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuel. »

  • Fidèle à l'appel constant des autres rives et des antipodes, dans l'ardente continuité de ses deux premiers numéros - « Galaxies identitaires » et « De l'imaginaire et des pouvoirs » -, la revue Apulée continue d'investir tous les territoires de la littérature, de la pensée vive, de la poésie et de l'image.
    C'est sur le thème de « La guerre, le monde et la paix » que s'articule cette nouvelle livraison.

    Dossiers : Albert Camus, Frantz Fanon, Nabile Farès, Madeleine Riffaud, Jean Sénac, le camp de Rivesaltes.

    Avec les contributions de : Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Roblès, Belinda Cannone, René de Ceccatty, Patrick Chamoiseau, Catherine Clément, Emmanuelle Collas, Julien Delmaire, Ananda Devi, Éric Faye, Nâzim Hikmet, Vénus Khoury-Ghata, Michel Le Bris, Yvon Le Men, Jean-Luc Nancy, Bernard Noël, Cécile Oumhani, Serge Pey, Néhémy Pierre-Dahomey, Catherine Pont-Humbert, Jean-Luc Raharimanana, Jean Rouaud, Éric Sarner, Leïla Sebbar, Salah Stétié, Sami Tchak, Ilarie Voronca, Abdourahman A. Waberi, Carole Zalberg...

  • Cette sélection de six longues nouvelles saluées par le Caine Prize pour la littérature anglophone d'Afrique - émanation du fameux Booker Prize - nous démontre superbement l'originalité et la puissance d'invention de cette toute jeune génération d'écrivains. À commencer par NoViolet Bulawayo, qui nous bouscule sans retenue avec son saisissant Snapshots, où tout du long, l'auteur interpelle son héroïne. Une petite fille au départ d'une vie déshéritée, entre un père bronchiteux qui fume sa mort, une mère esclave colérique, ses frères et soeurs qui iront l'un après l'autre tenter la malchance funeste de l'autre côté de la frontière, en Afrique du Sud. La fillette grandit comme un brin d'ivraie épargnée par la faux, vend des oeufs durs au chaland quand naissent ses petits seins « à la coque à l'amour ». « Tu as quatorze ans et demi quand tu rencontres Givemore sur Main Street. » Celle que Givemore appelle Sunrise au matin de leur rencontre et Sunset le soir venu ne connaîtra pas l'âge adulte. Mais irrésistiblement contée dans une langue parlée des plus accomplies, son histoire lamentable devient pour nous emblématique du désastre humanitaire au Zimbabwe comme dans tout le « Tiers-Monde », alors que l'immense énergie opprimée de la jeunesse ne demande qu'à inventer l'avenir.

    Tous ces auteurs ont en partage des thématiques les plus actuelles, dans des zones d'urbanisation éruptives où règnent violence, misère et corruption, mais aussi les plus folles espérances. Trempée dans les réalités mutantes des grandes cités, cette langue anglaise postcoloniale devient un extraordinaire espace de métamorphose des imaginaires et des sensibilités. On notera la remarquable performance de Sika Fakambi, la traductrice (Prix Baudelaire de traduction de la SGDL 2014 pour Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes) qui, une fois de plus, a su mettre tout son talent, et un véritable génie de la transposition du ton et du rythme, dans ces six traductions.

  • Le visage vert t.16

    Collectif

    • Zulma
    • 17 Juin 2009

    La sorcellerie dans la littérature allemande, du XVIIe siècle à nos jours, fait l'objet d'un volumineux dossier ouvrant la nouvelle livraison du Visage Vert. Plusieurs fictions allemandes, la plupart inédites (Grimmelshausen, K.H. Strobl, Hans Watzlik, Michael Siefener...), sont étayées par une étude érudite de Michel Meurger.L'Allemagne y est également à l'honneur avec un curieux texte de Johannes Auerbach : " Le concours de suicide " (1921).Des auteurs d'horizons variés complètent le sommaire : le Chinois Yuan Mei (1716-1798) avec une sélection de courtes fictions surnaturelles, l'Anglais A.M. Burrage pour une splendide ghost story (" Le vent dans le grenier "), le Français Jules Lermina, et enfin une évocation de Nick Carter par François Ducos, complétée par un entretien avec Frederick Van Rensselaer Dey (" Comment j'ai écrit un millier d'aventures de Nick Carter "), le créateur de ce célèbre personnage de la littérature populaire.

  • Cette nouvelle revue annuelle de littérature et de réflexion initiée par Hubert Haddad s'engage à parler du monde d'une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d'un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d'enjeu l'Afrique et la Méditerranée.

    C'est autour du nom prestigieux d'Apulée - auteur berbère d'expression latine qui, avec l'Âne d'or ou les Métamorphoses, ouvrit au IIe siècle une extraordinaire brèche de liberté aux littératures de l'imaginaire - que se retrouvent ici écrivains et artistes venus d'horizons divers. Romanciers, nouvellistes, plasticiens, penseurs et poètes des cinq continents auront la part belle pour dire et illustrer cette idée de la liberté, dans l'interdépendance et l'intrication vitale des cultures.

    Avec ce numéro inaugural, c'est sur le thème des Galaxies identitaires que la revue Apulée entre en scène pour tenter d'en finir avec les enfermements idéologiques, les replis élitistes et les fanatismes aveugles. Et la création et la réflexion ont beaucoup à dire sur les identités.

    Avec des contributions de : Abed Azrié, Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Roblès, Julien Delmaire, Mathias Énard, Colette Fellous, Hubert Haddad, Abdellatif Laâbi, Alain Mabanckou, Albert Memmi, Alain Nadaud, Bernard Noël, Sylvain Prudhomme, Jean Rouaud, Boualem Sansal.

  • « Il y a du beau monde à l'affiche de cette nouvelle revue annuelle "de littérature et de réflexion" lancée par les éditions Zulma sous la houlette de l'écrivain Hubert Haddad : Adonis, Jean-Marie Blas de Roblès, Colette Fellous, J.M.G. Le Clézio, Alain Mabanckou, Sylvain Prudhomme, Jean Rouaud, Boualem Sansal, Leïla Sebbar...
    Des écrivains tournés vers la découverte, de l'autre ou du monde. Baptisée Apulée, du nom d'un auteur berbère du IIe siècle, cette épaisse et élégante revue se veut "un lieu de transmission à ciel ouvert, un carrefour des mondes à l'écart des enjeux de pouvoir", avec pour premier espace d'exploration l'Afrique et la Méditerranée. » [Alexandra Schwartzbrod, Libération, à propos du premier numéro d'Apulée.] Dans l'ardente continuité de son numéro inaugural, fidèle à l'appel constant des autres rives et des antipodes, la revue Apulée continue d'investir tous les territoires de la littérature, de la pensée vive, de la poésie et de l'image. Et c'est autour du thème De l'imaginaire et des pouvoirs - avec une mise à l'honneur de Driss Chraïbi et de Mohammed Dib - que s'articule cette nouvelle livraison : tant à travers les fécondes controverses qu'il suscite, que dans les heureuses fictions qu'il inspire, au gré de réflexions ouvertes, d'alertes parades ou d'harmonies secrètes...
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  • Cette brève et dense anthologie de nouvelles de Corée du Sud écrites par des femmes d'aujourd'hui bouleverse et secoue le lecteur, soudain projeté dans un univers qu'il connaît viscéralement et ignore en même temps : car s'il s'agit de la vie quotidienne, à Séoul ou dans les provinces. Ces histoires d'amour et de désillusion, de couples et de familles ont une force d'évocation intensément charnelle, soucieuse de l'instant et comme ancrée dans les mémoires. Ainsi avec ces Trois jours en automne où l'on suit l'installation dans un quartier chaud d'une obstétricienne célibataire devenue avorteuse par choix et qui en fin de parcours rêve de donner la vie. Ou avec le Couteau de ma mère, montrant l'amour de la narratrice pour une mère identifiée à son couteau inoxydable manié pendant toute une vie de cuisine. Ou encore la nouvelle-titre, Cocktail Sugar, qui illustre le goût décalé de la classe moyenne pour les modes de séduction à l'occidentale, à travers un mot d'esprit qui, à force d'être répété, trahit en cascade la vie adultère.
    Huit puissantes histoires de femmes écrites par des femmes, toutes romancières consacrées, qui témoignent d'un regard neuf et éclairent magnifiquement le nouveau visage de la littérature et de la société coréennes.

  • Autour d'un essai sur les « Présences cachées dans la nature », proposé par
    Michel Meurger, s'articulent trois textes inédits en français de Paul Busson
    (un des auteurs de prédilection du Visage Vert), E.F. Benson (un des maîtres
    anglais de la ghost story) et John Buchan (l'auteur des 39 Marches). Judith
    Gauthier (fille de Théophile) dans sa nouvelle horrifique la Fleur-Serpent et
    Romain Verger, jeune auteur français contemporain, poursuivent à leur manière
    ce thème inquiétant des présences non-humaines dans la nature - esprits des
    montagnes, des lacs, des forêts...- et de leur cohabitation impossible avec
    l'homme. En écho encore, une nouvelle macabre de l'écrivain suisse Jean des
    Roches (fin XIXe) et plusieurs courtes fictions de Jessica Amanda Salmonson
    (début XXIe) qui revisite les mythes indiens du nord-ouest américain. Le Visage
    Vert continue par ailleurs son exploration de la littérature fantastique
    allemande avec la Gueule et la mort de Dick Silverside de Paul Frank, auteur
    moins connu que son ami Leo Perutz, et ses belles exhumations françaises, comme
    Claude Tillier, passé à la postérité avec Mon oncle Benjamin. Last but not
    least, une troisième contribution contemporaine : un texte du fougueux et
    prolifique Rhys Hughes, un des espoirs de la littérature fantastique anglo-
    saxonne.

  • Le visage vert t.14

    Collectif

    • Zulma
    • 27 Juin 2007

    Après quatre années d'absence, le Visage Vert revient avec un numéro consacré en grande partie aux femmes fatales dans la littérature française et allemande décadente. Mais c'est une variante spécifique de ce motif littéraire qui est exploré ici, car c'est moins aux femmes qui font tourner les têtes qu'à celles qui aiment les voir tomber que ce numéro est dédié. Pour illustrer ce dossier, des textes de Jean Lorrain (« La Pompe funèbre », « La Dame aux lèvres rouges », « L'Inassouvie »), Félicien Champsaur (un extrait de Poupée japonaise), H. H. Ewers (« L'Exécution de Damiens », inédit en français), Robert de Machiels et E. F. Benson. Une étude de Michel Meurger sur « L'Amour cruel. Entomologie des femmes fatales » précède cette petite anthologie d'Amateurs in Suffering. Pour compléter cette livraison : des fictions inédites de Fitz-James O'Brien (« La Dent-de-Dragon qui appartenait au magicien Piou-Lu »), de Bret Harte (une parodie de Bulwer-Lytton) et un dossier consacré à Arsène Houssaye, avec deux nouvelles fin de siècle. « S'il fallait être plus explicite, on pourrait ajouter que Le Visage vert déterre des trésors véritables et étranges et qu'il les exhibe avec soin. Une telle exposition témoigne des qualités de la "littérature souterraine" comme de celles d'une revue qui sait procéder au délicat mélange de l'érudition et du plaisir. » Éric Dussert, Le Matricule des anges. Le Visage vert est une revue consacrée à la littérature fantastique. Le premier numéro a paru en 1995. Le Visage vert a été publié par les éditions Joëlle Losfeld jusqu'au numéro 13, en 2003.

  • Luxuriante revue littéraire el artistique, conçue comme une boîte noire pour capter les vibrations du monde, IlltmnQJI 'i//j:ù es t animée et dirigée par James Nod (poète/ écrivain) et Pa~cale llonnin (artiste plasticienne).
    11II!iIllQiI'il/itù propose au fil des numéros des 'oix de poètes, d'écrivains, de musiciens, de juurnalistes, de peintres, de photographes, de slameurs. pour favoristr l'enracinement dans l'imaginaire et le déploiement perméable des espaces humains. Ce beau rêve déguisé en oevue vient d'une J-bïti qui toutes vuiles de!wrs s'échappe vers des rives inédites.

  • Apulee n6 changer la vie Nouv.

  • Le yi-king ned

    Collectif

    • Zulma
    • 2 Février 2006

    Le Yi king est l'un des textes fondateurs de la pensée chinoise. Écrit au cours du premier millénaire avant notre ère, commenté par tous les philosophes chinois pendant les deux millénaires suivants, il offre à la fois le modèle d'une pensée en train de se construire, et celui d'une civilisation riche dans son originalité et sa différence. D'après la tradition, c'est Fou Hi, personnage mythique, qui, à partir de deux traits, l'un plein et l'autre brisé, mit en place le système sur lequel repose le Yi king. De ces traits il fit 8 trigrammes et
    en tira les 64 hexagrammes qui constituent le livre. Ces hexagrammes furent ensuite commentés par Wen Wang, fondateur de la dynastie des Zhou, et son fils,Tsheou Kong. Confucius, au tournant du Vè siècle avant notre ère, les commenta à son tour, et ainsi fut arrêté le texte canonique du célèbre Livre des changements.

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