Xavier Barral

  • Fragiles, éphémères, ornementales, précieuses, les fleurs émerveillent. Depuis les premières observations des philosophes grecs, artistes, savants, explorateurs et collectionneurs les regardent, les célèbrent et tentent d'en percer les mystères. Quelle est leur vie secrète ? Objets d'étude, les fleurs suscitent dès l'Antiquité de nombreuses questions sur les origines du vivant et témoignent de notre relation à la nature.

    Indigènes ou venues de lointains horizons, espèces rares ou domestiques, les fleurs ont conquis le monde, se jouant des acclimatations, des métamorphoses et des hybridations. Apprivoisées dans des jardins de monastères ou princiers, les variétés voyagent depuis des siècles d'un continent à l'autre : la pivoine arrive de Chine, le chrysanthème du Japon, la capucine du Pérou, la tulipe de l'empire Ottoman.... À la Renaissance, la découverte de nouvelles terres et civilisations fait affluer, par l'intermédiaire des marins et des explorateurs mandatés par les académies des sciences de toute l'Europe, des plants inédits. La production d'herbiers, d'ouvrages de botaniques et la peinture de fleurs comme genre pictural suscitent l'émulation tant du monde scientifique et qu'artistique.

    Par-delà le va et vient entre culture et nature, les fleurs font le lien entre ce que l'homme crée et ce que produit la nature. Comment les regardons-nous ? Des premiers botanistes grecs aux peintres de l'âge d'or hollandais, des encyclopédistes du siècle des Lumières aux chasseurs de plantes du XIXe siècle, naturalistes, enlumineurs, jardiniers, horticulteurs, amateurs, tous les étudient, les classent dans des herbiers, les cultivent ou encore les dessinent pour tenter d'en saisir les énigmes et d'en fixer la singularité. Au croisement de l'histoire des sciences et de l'art, cet ouvrage invite à une exploration : des pages des plus anciens herbiers conservés au monde, aux enluminures de l'Europe médiévale, des jardins des empereurs de Chine à ceux des sultans de la Porte du Levant, de la fantaisiste horloge florale imaginée par Carl Linné aux célèbres vélins du Museum national d'histoire naturelle...

    1 autre édition :

  • Alors en pleine déliquescence économique, en proie à la perte d'adhésion idéologique de la part de ses citoyens, la RDA vit ses dernières années. L'ennui et le désir d'ailleurs, l'impatience - tantôt mélancolique, tantôt rageuse - engendrée par la répression, l'uniformisation et la pénurie caractérisent la jeunesse de cette époque. Les stratégies existentielles et artistiques sont aussi diverses que les créateurs qui ont traversé cette période: confrontation des tabous sociaux, repli intérieur et introspection, fuite dans le rêve, réinvention de soi par le travestissement et la mise en scène...
    Sans désavouer la tradition humaniste longtemps dominante en Allemagne de l'Est, certains photographes renouvellent le genre en délaissant l'empathie poétique de leurs prédécesseurs pour une approche plus mélancolique, voire désabusée, ou au contraire en documentant les marginaux, les rebelles, les punks. D'autres mettent le corps au centre de leurs expérimentations, puisant dans l'hybridation et l'art performatif pour traduire leur soif de subversion et de vitesse, ou observant leurs visages et leurs corps comme pour conjurer leur délitement. D'autres encore chroniquent leur vie quotidienne et leur cercle de proches, réunis dans le quartier de Prenzlauer Berg, encore jonché des ruines de la guerre.

    Par l'expression tenace et inventive de leur individualité et de leur subjectivité, ces photographes ont constitué une forme de résistance artistique et fait trembler le Mur.

    Dans cet ouvrage, les femmes occupent une place conséquente qui reflète la spécificité de leur statut social en Allemagne de l'Est. Leurs puissantes expressions contribuent au caractère exceptionnel de ce chapitre essentiel de la photographie.

    Photographies :
    Tina Bara, Sibylle Bergemann, Kurt Buchwald, Lutz Dammbeck, Christiane Eisler, Thomas Florschuetz, York der Knoefel, Ute Mahler, Sven Marquardt, Barbara Metselaar Berthold, Helga Paris, Manfred Paul, Rudolf Schäfer, Gundula Schulze Eldowy, Gabriele Stötzer, Ulrich Wüst.

  • Ces signes succincts ne sont rien moins que l'origine de l'écriture, ces animaux, ces monstres, ces démons, ces héros, ces dieux phalliques, rien moins que les éléments de la mythologie. (Brassaï).

    C'est par ces mots que Brassaï commentait, en 1933, la première publication de quelques-unes de ses photographies des fragments de murs parisiens parues dans la revue Minotaure. La série des Graffiti, à laquelle le photographe travaillera pendant plus de 25 ans, compte plus de 500 images dont une partie reste méconnue.

    Cet ouvrage, en présentant pour la première fois ce travail sur les Graffiti remis dans le contexte de son époque avec plus de 40 photographies et documents inédits accompagnés d'oeuvres de Picasso, Dubuffet, et Prévert, propose un regard original et approfondi sur ce célèbre ensemble. Les recherches de la commissaire d'exposition Karolina Ziebinska-Lewandowska nous éclairent sur la façon dont cette série « culte » a été reçue et comprise en son temps.

  • Éditions Xavier Barral Qu'est-ce que la photographie ?

    Textes Essais des commissaires d'exposition :
    Clément Chéroux & Karolina Ziebinska-Lewandowska Fiche technique 190 x 240 mm 180 pages environ Exposition « Qu'est-ce que la photographie ? » à la Galerie de photographies du Centre Pompidou Du 4 mars au 1er juin 2015 Que reste-t-il lorsque tout a déjà été photographié ? Que reste-t-il lorsque des décennies d'enregistrements photographiques semblent avoir épuisés tous les sujets, l'ensemble des mises en scènes imaginables et la totalité des angles de vues possibles ? Que reste-t-il lorsque le réel semble lui-même exténué à force d'avoir été redupliqué ? Il reste la photographie elle-même.
    Depuis les avant-gardes des années 1920 et 1930, les artistes se sont évertués à interroger le médium photographique lui-même pour tenter de comprendre sa qualité ou sa spécificité. De Man Ray à Jeff Wall, en passant par Ugo Mulas, le présent ouvrage réunit près 70 oeuvres issues des collections du musée national d'art moderne - Centre Pompidou qui ont toutes en commun de poser la même question : « Qu'est-ce que la photographie ? ». Parfois ce sont les photographes eux-mêmes qui éprouvent la nécessité de s'interroger sur ce qu'ils font et de proposer une forme de synthèse de leur art. Parfois ce sont les historiens, les théoriciens, ou simplement les regardeurs qui perçoivent dans une photographie produite incidemment une valeur de définition manifeste.
    Ainsi, derrière un titre qui fait mine de s'inscrire dans la tradition des tentatives de définitions définitives de la photographie, l'ouvrage Qu'estce que la photographie ? propose exactement le contraire : il est en somme résolument anti-ontologique.

    Clément Chéroux Conservateur au Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, Clément Chéroux dirige le Cabinet de la photographie. Historien de la photographie, docteur en histoire de l'art, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Vernaculaires, essais d'histoire de la photographie (Le Point du jour, 2013) et Henri Cartier-Bresson (Centre Pompidou, 2013). Il a été commissaire de plusieurs expositions dont récemment La Subversion des images : surréalisme, photographie, film (2009), Paparazzi (2013) et Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste (2014).

    Karolina Ziebinska-Lewandoska Karolina Ziebinska-Lewandowska est docteur en histoire de l'art, spécialisée dans l'histoire de la photographie. Après avoir été conservatrice à la Zacheta National Gallery of Art de Varsonie pendant onze ans, elle occupe, depuis 2014, le même poste au Cabinet de photographies du Musée National d'Art Moderne. Elle est également co-fondatrice de la fondation Archaeology of Photography, qui a pour but la sauvegarde des archives photographiques de Pologne.

  • Ce concours annuel est ouvert de septembre à novembre à tout photographe n'ayant jamais été édité, sans critère d'âge ni de nationalité. Chaque année, un nouveau conseiller artistique présélectionne une dizaine de candidats, qu'il présente alors au comité exécutif qui choisit les deux lauréats. Les Éditions Xavier Barral publieront simultanément les deux ouvrages des lauréats de l'année 2018, et marquent ainsi le début d'une collection en partenariat avec ce concours. Chaque ouvrage gardera les codes graphiques de la collection (même format, même couverture mais de couleur différente) afin de constituer un ensemble, et de valoriser la jeune création photographique.

  • Pierre de Fenoÿl

    Collectif

    Éditions Xavier Barral - Pierre de Fenoÿl Photographies Pierre de Fenoÿl Textes Peter Galassi Virginie Chardin Jacques Damez Pierre de Fenoÿl Pierre de Fenoÿl (1945-1987) a consacré sa vie à la photographie. Il fut successivement reporter, archiviste, commissaire d'exposition, galeriste, acheteur d'art et fondateur de l'agence Vu (devenue Viva), avant de devenir en 1975 le premier directeur de la Fondation Nationale de la Photographie puis, en 1978, le premier conseiller pour la photographie au Centre Pompidou. Guidé par une irrésistible passion, il a très activement oeuvré pour la reconnaissance de la photographie par les institutions dans les années 1970-1980 et a exposé des photographes majeurs comme Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Jacques-Henri Lartigue, Duane Michals, Édouard Boubat, Tony Ray-Jones ou André Kertész, avant de s'intéresser à la photographie du XIXe siècle. Mais Pierre de Fenoÿl est aussi l'auteur d'une oeuvre photographique importante. Ses recherches personnelles l'amènent tout d'abord en Inde sur les pas d'Henri Cartier-Bresson. Puis, après une bourse de la Villa Medicis hors les murs qui lui permet d'entreprendre un voyage en Égypte sur les traces de Maxime du Camp et de Félix Teynard, il décide de se vouer entièrement à la prise de vue et, en 1984, s'installe dans le Sud-Ouest pour se consacrer à l'observation du paysage. Le photographe se révèle hanté par la question du temps et de la mémoire en photographie et se définit lui-même comme « chronophotographe ». Parfois rapprochée de la « photographie créative » de son époque, son oeuvre s'apparente plutôt à une recherche du sacré, inspirée par le théâtre de la nature et l'art de la marche. Ses paysages empreints d'un silencieux mystère évoquent parfois les paysages peints flamands ou italiens, autant que les maîtres de la photographie primitive. En 1984, il participe à la grande mission organisée par la DATAR sur l'état des lieux du paysage français. Il décède brutalement en 1987, sans avoir eu le temps de tirer, ni de montrer une grande part de ses images.

    Peter Galassi Peter Galassi (né en 1951) est professeur spécialisé dans la photographie et l'art français du XIXe siècle. De 1991 à 2011, il est conservateur général de la photographie au MoMA à New York, où il a organisé plus de 40 expositions dédiées à la photographie. Il a reçu le prix du centre international de la photographie en 1988 et le prix Eric Mitchell en 1992.

    Virginie Chardin Commissaire de l'exposition au Château de Tours, Virginie Chardin est spécialiste de la photographie et de l'image. Elle a été commissaire de nombreuses expositions dont « Photographies. Histoires parallèles » au Musée Niépce (2000) et « Paris en couleurs, des frères Lumière à Martin Parr » à l'Hôtel de Ville de Paris. Elle est l'auteur de Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours (Parigramme, 2003 et 2013), de Séeberger Frères (Actes Sud, Photo-Poche, 2006) et de Ernst Haas (Actes Sud, Photo Poche, 2010).

  • Images à charge, la construction de la preuve par l'image Textes Introduction de Eyal Weizman Essais de Christian Delage, Tom Keenan et Luce Lebart Photographies Archives de la Préfecture de police de Paris Musée de l'Armée, Paris Institut de police scientifique de Lausanne Ministère des Affaires publiques, Autorité palestinienne Archives NKVD, Moscou.

    Expositions :
    Le Bal, Paris 14 mai - 30 août 2015 Septembre - décembre 2015 The Photographers' Gallery, Londres Nederlands Fotomuseum, Rotterdam Mai - août 2016 Images à charge, la construction de la preuve par l'image, livre de l'exposition éponyme, présente, à travers dix cas, comment par l'élaboration d'un protocole l'image se construit pour devenir preuve. Des méthodes de prises de vue scientifiques mises au point par Alphonse Bertillon, criminologue travaillant pour la Préfecture de police de Paris à la fin du xixe siècle, aux premières images aériennes du front réalisées par l'armée durant la Première Guerre mondiale jusqu'aux clichés permettant d'identifier les victimes de la Grande Purge de Staline, la photographie depuis plus de 150 ans sert de preuve, témoigne du crime : elle atteste d'une certaine réalité et tend ainsi à rendre une vérité. Inspirée des clichés de la médecine légale, utilisés lors de l'enquête policière et du procès, l'image forensic, de l'anglais computer forensics, authentifie, permet la collecte de preuves et sert l'investigation.
    Témoignage à charge, la photographie scientifique impose une véracité crue. À travers dix cas, chacun replacé dans son contexte historique et politique, la question du statut de l'image est alors posée. Célèbres clichés du Saint Suaire, images du procès de Nuremberg, photos réalisées avec des téléphones portables attestant des dommages de bombardements de drones sur les théâtres de guerre en Afghanistan ou en Israël : l'image forensic s'impose désormais dans toute enquête policière ou politique.

    Eyal Weizman est architecte de formation. Ses recherches artistiques s'intéressent aux liens existant entre architecture et colonisation. Travaillant en étroite collaboration avec d'importantes ONG internationales, il collecte, à l'aide de clichés photographiques, les preuves de l'occupation israélienne sur le territoire palestinien. Il a écrit de nombreux articles dans la presse et signé plusieurs ouvrages, tel À travers les murs : l'architecture de la nouvelle guerre urbaine (2008).

    Christian Delage est historien et enseigne l'Institut d'études politiques de Paris. Son travail s'attache à souligner l'apport de l'image dans l'écriture de l'histoire. Son ouvrage La Vérité par l'image. De Nuremberg au procès Milosevic (2006), ainsi que son film Nuremberg, les nazis face à leurs crimes ont fait de lui un spécialiste du statut de médiation de l'image. En 2010, il a été commissaire de l'exposition Filmer les camps, présentée au Mémorial de la Shoah à Paris, puis à New York au Museum of Jewish Heritage.
    Tom Keenan est professeur associé de littérature comparée et directeur du programme Human Rights Project, à l'université de Bard, à New York. Son ouvrage Mengele's Skull, the advent of a Forensic aesthetics (2012) retrace l'investigation de Richard Helmer qui avec ses méthodes scientifiques permit l'authentification du squelette du criminel de guerre nazi Josef Mengele.

    Luce Lebart est historienne de la photographie scientifique. Elle a travaillé sur de nombreux fonds photographiques avant d'intégrer, en 2011, la Société française de photographie, où elle gère plusieurs collections. Elle a publié en 2008 Le Théâtre du crime.

  • Depuis 24 ans, le Prix HSBC pour la Photographie, sous l'égide de la Fondation de France, a pour mission d'aider et de promouvoir de façon durable la génération émergente de la photographie. Un concours annuel est ouvert de septembre à novembre à tout photographe n'ayant jamais édité de monographie, sans critère d'âge ni de nationalité. Chaque année, un conseiller artistique désigné pour apporter un nouveau regard présélectionne une dizaine de candidats. Il présente alors ses choix au Comité exécutif, qui élit les deux lauréats.

    Lauréat 2019.
    Nuno Andrade : Ginjal.
    "Les fragments sont mis en évidence pour faire comprendre qu'il y a du désir ; qu'il y a derrière ces moments qui filent au son de mélodies désuètes autant de peur d'une fin qui approche que de soif d'une sensualité à savourer encore, sans complexes. Les corps ont une chair flasque, ridée, mais fière et coquette ; les regards et les accoutrements disent le bonheur de jouir de la vie. »

  • Archisable

    Collectif

    Appeler des architectes à s'exprimer sur le sable c'est relever l'impossible défi. Photographier leurs créations, c'est rendre l'éphémère éternel.
    Archisable est un projet éminemment poétique autant qu'une mise en danger, une confrontation majeure de l'homme avec les éléments. Bien loin du pâté de sable, les architectes lâchent leur confort et leurs ordinateurs pour renouer avec les gestes immémoriaux du bâtisseur. À genoux dans le vent, le sable leur file entre les doigts. Armés de pelles et de truelles, ils délimitent leur territoire, évaluent la solidité, tracent, creusent, moulent.
    Mettent en forme et donnent vie à l'idée. À la fin de chaque histoire, la dilution dans l'eau, l'engorgement, l'effritement sont des moments magiques. Archisable n'est pas seulement un rêve d'architecte, c'est un rêve d'humanité.
    Depuis 2016, Tina Dassault invite des architectes à s'exprimer librement et photographie leurs créations éphémères.

  • " Tu voudrais être aimé comme un pauvre, on ne peut tout de même pas tout leur prendre aux pauvres " ; " C'est tellement simple l'amour !"., " La modernité, c'est vieux comme le monde ", Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment d'un aussi grand amour." Film aux répliques étincelantes gravées dans la mémoire collective, servi par des acteurs inoubliables : Arletty - " On m'appelle Garance. ", Pierre Brasseur (Frédérick Lemaître), Marcel Herrand (Lacenaire), Jean-Louis Barrault (Baptiste), Maria Casarès., Les Enfants du Paradis est la plus belle réalisation du célèbre duo Carné - Prévert. Ce chef-d'oeuvre romantique est d'abord la création du poète Jacques Prévert, amoureux du vieux Paris, du théâtre et du boulevard du Crime, mais Les Enfants du paradis, c'est aussi et surtout une histoire d'amour fou entre une fine fleur du pavé parisien, Garance, et le mime Deburau.
    Le livre, édité à l'occasion de la première grande exposition consacrée aux Enfants du Paradis à la Cinémathèque française, s'attache à faire la part belle aux documents exceptionnels retrouvés à l'occasion.
    Affiches, dessins, photos de tournage, photographies en couleurs, matériels publicitaires, costumes, appareils, vues stéréoscopiques, objets, scénarios, correspondance, extraits de films, rushes, dessins et peintures d'Alexandre Trauner, le décorateur, gouache de Mayo, le créateur des costumes. ce sont plus de 300 documents riches et variés qui permettent une présentation émouvante et passionnante du film. Les photos de tournage, notamment, révèlent la façon dont Marcel Carné et son équipe travaillaient dans les conditions parfois difficiles, la comparaison entre les projets de costumes de Mayo - gouaches très colorées - et les costumes eux-mêmes, est très éclairante.
    Emaillé de textes de spécialistes le livre dévoile les sources d'inspiration du film, raconte l'histoire de la production sous l'Occupation, revient sur les relations complexes entre Carné et Prévert, en proposant notamment une étude comparative entre le scénario de Prévert et les découpages techniques de Carné ; sans oublier les portraits des acteurs, techniciens, producteurs ; la musique ; et la promotion et l'exploitation du film qui a connu un succès international constant et est aujourd'hui classé par l'Unesco au patrimoine mondial.

  • Ce concours annuel est ouvert de septembre à novembre à tout photographe n'ayant jamais été édité, sans critère d'âge ni de nationalité. Chaque année, un nouveau conseiller artistique présélectionne une dizaine de candidats, qu'il présente alors au comité exécutif qui choisit les deux lauréats.
    Les Éditions Xavier Barral publieront simultanément les deux ouvrages des lauréats de l'année 2018, et marquent ainsi le début d'une collection en partenariat avec ce concours. Chaque ouvrage gardera les codes graphiques de la collection (même format, même couverture mais de couleur différente) afin de constituer un ensemble, et de valoriser la jeune création photographique.

  • S'appuyant principalement sur les collections du musée du Louvre et du château de Versailles, l'exposition évoque la création du musée du Louvre à partir de la présentation des collections royales pendant le règne de Louis XIV dans les jardins et les grands appartements de Versailles, jusqu'à l'ouverture du Muséum dans le palais du Louvre en 1793. Elle s'intéresse à la question des origines et du rôle du musée, né de la volonté royale, fruit d'une évolution des pratiques artistiques, mûri par une réflexion sur la transmission et l'enseignement de l'art.
    Musée universel au coeur du monde arabe, le Louvre Abu Dhabi incarne un esprit d'ouverture et de dialogue entre les cultures. La collection permanente du musée, ainsi que d'importants prêts issus des collections nationales françaises, raconteront une histoire globale de l'humanité, des temps anciens jusqu'à nos jours. La mise en dialogue d'oeuvres de cultures différentes dans les galeries du musée permettra aux visiteurs de découvrir les influences communes et les intrigantes connexions entre les cultures à travers l'histoire. Le parcours débutera avec la préhistoire, la naissance des civilisations, puis les premiers Grands Empires. Seront ensuite explorés des thèmes comme les religions universelles, les échanges le long des routes de commerce, les voyages et les grandes découvertes, le rôle de l'individu dans l'histoire, ainsi que des thèmes contemporains liés à la période moderne et à la globalisation.
    Le Louvre Abu Dhabi présentera des expositions temporaires régulières afin d'offrir aux visiteurs une offre culturelle renouvelée tout au long de l'année. Ces expositions seront l'opportunité de créer des programmes originaux et innovants développés en collaboration avec les musées français.

  • Charlie Chaplin

    Collectif

    Alors que le personnage de Charlot fête ses 100 ans cette année, l'album Keystone, présenté dans cet ouvrage, est publié pour la première fois dans son intégralité. Le format, presque identique, et la reliure à vis à l'image de celle des albums de photographies typiques de l'époque, sont un clin d'oeil à l'objet original. Glenn Mitchell, plus de 60 ans après sa conception, a mené une véritable enquête pour identifier l'auteur du mystérieux l'album, resté longtemps sans auteur ni date. Selon toute vraisemblance, il s'agirait de H.D Waley, fervent admirateur de Chaplin et défenseur du cinéma muet.
    Cet album photographique à l'ancienne est un objet réellement fascinant : réalisé méticuleusement par ce fin connaisseur du travail de Charlie Chaplin, il témoigne en 1930 des premiers pas de Chaplin face aux caméras. Chaque planche est composée de photogrammes annotés manuellement, retraçant les histoires de 29 des 35 premiers courts métrages de Chaplin, réalisés en 1914 pour la Keystone Company. Véritable mise en image des début de Chaplin au cinéma, l'album révèle une prise de pouvoir progressive de Chaplin face à la caméra. Sous nos yeux, au fil des scénarios reconstitués, le jeu d'acteur de Chaplin évolue jusqu'à voir émerger - d'abord de manière un peu brouillonne puis de plus en plus ostensiblement - le personnage bien connu de Charlot. On reconnaît déjà sa dégaine, certains gestes caractéristiques du personnage, des mimiques et un humour bien à lui.

  • Sous forme d'un abécédaire, Cribier nous convie à une déambulation dans ses jardins où rien n'est laissé au hasard, passant d'une terrasse sur les toits de Paris à un lagon de Bora Bora, du jardin des Tuileries à un marais dans la forêt de Fontainebleau, d'un potager anglais à un ranch aux États-Unis... Il nous raconte la genèse des projets, leur mise en oeuvre, le choix des essences, partage sa jubilation pour les couleurs, les parfums, les rythmes saisonniers et nous alerte sur l'urgence à respecter l'environnement. Plusieurs contributions d'historiens, de scientifiques et de praticiens, ainsi qu'une biographie accompagnent ces itinéraires jardinistes. Il y est question de racines, de graines, de terre, de poussière, de pollution, d'échecs et de succès, d'endives et de champignons de ce que l'on ne regarde plus ou pas assez, du visible et de l'invisible, d'hybrides et de cultivars, de la nuit et du jour, de plaisir et de passion, de l'accessoire et peut-être de l'essentiel.

  • Transition

    Collectif

    1 autre édition :

  • Images of conviction, the construction of visual evidence - VERSION ANGLAISE Textes Introduction de Eyal Weizman Essais de Christian Delage, Tom Keenan et Luce Lebart Photographies Archives de la Préfecture de police de Paris Musée de l'Armée, Paris Institut de police scientifique de Lausanne Ministère des Affaires publiques, Autorité palestinienne Archives NKVD, Moscou.

    Expositions :
    Le Bal, Paris 14 mai - 30 août 2015 Septembre - décembre 2015 The Photographers' Gallery, Londres Nederlands Fotomuseum, Rotterdam Mai - août 2016 Images à charge, la construction de la preuve par l'image, livre de l'exposition éponyme, présente, à travers dix cas, comment par l'élaboration d'un protocole l'image se construit pour devenir preuve. Des méthodes de prises de vue scientifiques mises au point par Alphonse Bertillon, criminologue travaillant pour la Préfecture de police de Paris à la fin du xixe siècle, aux premières images aériennes du front réalisées par l'armée durant la Première Guerre mondiale jusqu'aux clichés permettant d'identifier les victimes de la Grande Purge de Staline, la photographie depuis plus de 150 ans sert de preuve, témoigne du crime : elle atteste d'une certaine réalité et tend ainsi à rendre une vérité. Inspirée des clichés de la médecine légale, utilisés lors de l'enquête policière et du procès, l'image forensic, de l'anglais computer forensics, authentifie, permet la collecte de preuves et sert l'investigation.
    Témoignage à charge, la photographie scientifique impose une véracité crue. À travers dix cas, chacun replacé dans son contexte historique et politique, la question du statut de l'image est alors posée. Célèbres clichés du Saint Suaire, images du procès de Nuremberg, photos réalisées avec des téléphones portables attestant des dommages de bombardements de drones sur les théâtres de guerre en Afghanistan ou en Israël : l'image forensic s'impose désormais dans toute enquête policière ou politique.

    Eyal Weizman est architecte de formation. Ses recherches artistiques s'intéressent aux liens existant entre architecture et colonisation. Travaillant en étroite collaboration avec d'importantes ONG internationales, il collecte, à l'aide de clichés photographiques, les preuves de l'occupation israélienne sur le territoire palestinien. Il a écrit de nombreux articles dans la presse et signé plusieurs ouvrages, tel À travers les murs : l'architecture de la nouvelle guerre urbaine (2008).

    Christian Delage est historien et enseigne l'Institut d'études politiques de Paris. Son travail s'attache à souligner l'apport de l'image dans l'écriture de l'histoire. Son ouvrage La Vérité par l'image. De Nuremberg au procès Milosevic (2006), ainsi que son film Nuremberg, les nazis face à leurs crimes ont fait de lui un spécialiste du statut de médiation de l'image. En 2010, il a été commissaire de l'exposition Filmer les camps, présentée au Mémorial de la Shoah à Paris, puis à New York au Museum of Jewish Heritage.
    Tom Keenan est professeur associé de littérature comparée et directeur du programme Human Rights Project, à l'université de Bard, à New York. Son ouvrage Mengele's Skull, the advent of a Forensic aesthetics (2012) retrace l'investigation de Richard Helmer qui avec ses méthodes scientifiques permit l'authentification du squelette du criminel de guerre nazi Josef Mengele.

    Luce Lebart est historienne de la photographie scientifique. Elle a travaillé sur de nombreux fonds photographiques avant d'intégrer, en 2011, la Société française de photographie, où elle gère plusieurs collections. Elle a publié en 2008 Le Théâtre du crime.

  • S'appuyant principalement sur les collections du musée du Louvre et du château de Versailles, l'exposition évoque la création du musée du Louvre à partir de la présentation des collections royales pendant le règne de Louis XIV dans les jardins et les grands appartements de Versailles, jusqu'à l'ouverture du Muséum dans le palais du Louvre en 1793. Elle s'intéresse à la question des origines et du rôle du musée, né de la volonté royale, fruit d'une évolution des pratiques artistiques, mûri par une réflexion sur la transmission et l'enseignement de l'art. Musée universel au coeur du monde arabe, le Louvre Abu Dhabi incarne un esprit d'ouverture et de dialogue entre les cultures. La collection permanente du musée, ainsi que d'importants prêts issus des collections nationales françaises, raconteront une histoire globale de l'humanité, des temps anciens jusqu'à nos jours. La mise en dialogue d'oeuvres de cultures différentes dans les galeries du musée permettra aux visiteurs de découvrir les influences communes et les intrigantes connexions entre les cultures à travers l'histoire. Le parcours débutera avec la préhistoire, la naissance des civilisations, puis les premiers Grands Empires. Seront ensuite explorés des thèmes comme les religions universelles, les échanges le long des routes de commerce, les voyages et les grandes découvertes, le rôle de l'individu dans l'histoire, ainsi que des thèmes contemporains liés à la période moderne et à la globalisation.

  • Samaritaine.s Nouv.

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