Snoeck

  • Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition « La Côte d'Azur s'affiche » ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nosintérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.

  • Chefs d'oeuvre de la collection Bemberg Nouv.

  • Une exposition consacrée à des oeuvres artistiques de Franscisco de Goya y Lucientes est organisée du 7 novembre 2019 au 10 février 2020 par le musée des Beaux Arts de la Ville d'Agen, au sein de l'ancienne église des Jacobins.
    Le projet d'exposition s'appuie sur une recherche approfondie concernant l'achat à Madrid au XIXe siècle par le Comte de Chaudordy, ambassadeur de France à Madrid de 1874 à 1881, de huit oeuvres réalisées ou attribuées à Goya. Cette manifestation s'inscrit à la suite des journées d'étude organisées par le musée du Louvre et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France en janvier 2013, suivies en avril par celles consacrées aux oeuvres de plusieurs musées de France, dont Agen :
    Deux manifestations internationales qui avaient réuni conservateurs et spécialistes.

  • Arts et cinéma

    Collectif

    La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné´ le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières « vues » des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.

  • C'est cette histoire d'une Pologne sans nation mais en quête de liberté qu'entend raconter le Louvre-Lens à travers une exposition de peintures des artistes les plus illustres de l'époque. Est mis à l'honneur l'oeuvre de ceux qui ont cherché à maintenir éveillée la conscience nationale, à faire vivre le souvenir d'un passé glorieux et à affirmer l'identité culturelle polonaise en s'inspirant notamment d'une historiographie nationale nouvelle et des écrits romantiques défenseurs sans concession du patriotisme polonais, alors exilés à Paris. Un art au caractère « patriotique »... Par le biais de ce récit, l'exposition est l'occasion de révéler la spécificité de cette peinture « nationale » à un moment où la nation est elle-même en question. La variété des sujets abordés par les artistes de l'époque va donner naissance à une grande peinture polonaise d'histoire, de paysage et de scènes de genre. ... sur un vaste territoire multiculturel aux traditions séculaires Comment donner sens à cette idée de « nation polonaise » alors même que les populations locales sont de traditions culturelles, sociales et religieuses si variées ? Alors même que le territoire par son immensité tente de maintenir une unité géographique. C'est le parti pris des artistes de l'époque : unir par la diversité, créer une synergie par la peinture. Un lien particulier avec la France Revenir sur la peinture polonaise du XIXe siècle, c'est également rappeler au public du Louvre-Lens les liens historiques entre la Pologne et la France qui remontent d'ailleurs à une époque bien antérieure. Aussi la période romantique polonaise est comme hantée par la figure napoléonienne largement représentée dans l'oeuvre de Piotr Michalowski. De même, il convient de rappeler l'importance de la peinture d'histoire du peintre français Paul Delaroche pour ses homologues polonais les plus illustres, à commencer par Jan Matejko et Józef Simmler.

  • Les musées de Roubaix et de Villefranche-sur-Saône s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la Fondation Coubertin et le musée des années trente de Boulogne-Billancourt, une ambitieuse exposition consacrée au sculpteur français « Joseph BERNARD (1866-1931). De pierre et de volupté ». Joseph Bernard est un sculpteur et dessinateur français, né à Vienne (Isère) le 17 janvier 1866 et mort à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 7 janvier 1931. Joseph Bernard commence à travailler à la fin du xixe siècle, alors que l'académisme triomphe dans les arts. À cette période, Auguste Rodin est la référence dans le domaine de la sculpture pour la jeune génération d'artistes : ses successeurs sont à la fois influencés par son oeuvre, mais redoutent également son emprise, cherchant à s'en émanciper. Au même moment, on constate l'avènement du symbolisme vers lequel Joseph Bernard s'oriente rapidement}.

  • La Cité de l'architecture et du patrimoine prépare pour l'automne 2019 une « Saison viennoise » autour de deux expositions montées en partenariat avec des institutions renommées de la capitale autrichienne. * La première, produite avec le Wien Museum, sera consacrée à Otto Wagner, maître de l'Art nouveau viennois, l'un des principaux architectes européens du tournant des XIXe et XXe siècles. * La seconde invite à Paris la prestigieuse collection de dessins d'architecture de l'Albertina, dont une centaine de chefs-d'oeuvre seront présentés, dans une exposition intitulée Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture. La collection des dessins d'architecture L'Albertina doit son nom à son fondateur, le duc Albert de Saxe-Taschen. Passionné d'arts graphiques, il collectionne sans relâche les dessins des grands maîtres. A sa mort en 1822, la collection compte plus de 35 000 items qui permettent d'embrasser les plus grands courants de l'histoire de l'art depuis la fin du Moyen Âge jusqu'au début du XIXe siècle. Ce noyau initial est régulièrement enrichi grâce à l'action de ses successeurs qui opèrent des achats, favorisent les dons ou les legs. L'exposition Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture présente un florilège de cette incroyable collection.

  • Staged bodies

    Collectif

    L'exposition Staged bodies est consacrée aux nombreuses façons dont le corps est mis en scène dans la photographie artistique depuis 1970. L'ouverture de la culture postmoderne aux domaines de la fiction, de l'hybridation et du simulacre a provoqué de nombreux bouleversements dans le traitement du corps. Ce dernier n'est plus considéré comme une réalité close et stable, mais devient une surface de projection fluctuante permettant de renégocier des questions fondamentales liées à la représentation, à l'identité, et à la relation entre les sexes. Dorénavant, le corps n'est plus un fait biologique inchangeable, mais une construction sociale, compréhensible uniquement à travers le prisme de ses multiples mises-en-scène dans des contextes historiques et culturels particuliers. À ce passage d'un corps naturel et permanent vers un corps idéologiquement déterminé et remodelable, correspond, en termes de photographie, l'abandon d'une approche documentaire en faveur d'une « staged photography », une photographie mise-en-scène, qui, au lieu de prétendre à la reproduction du réel, le théâtralise et le fictionnalise. Pour cette exposition, de nombreux prêts nous ont été accordés (CNAP, plusieurs FRAC, IAC Villeurbanne, MAMC Saint-Etienne, Musée de la Photographie de Charleroi, MAC's Grand Hornu, Fondation Lhoist...) et les oeuvres d'artistes reconnus seront présentées dont : Orlan, Zoe Leonard, Les Krims, Valie Export, Michel Journiac, Urs Lüthi, Shirin Neshat, Cindy Sherman, Nan Goldin, Balthasar Burkhard, Martin Parr, Victor Burgin, Luigi Ontani, Jürgen Klauke, Jan Vercruysse, Lili Dujourie, Hiroshi Sugimoto, Patrick Faigembaum ou encore Duane Michals.

  • Le présent ouvrage se veut un guide destiné à présenter et expliquer les techniques de réalisation des oeuvres d'art à travers les collections du musée. Il s'agira également d'introduire le vocabulaire spécifique. Les termes majeurs liés au constat d'état et à la restauration seront aussi abordés.
    Toujours adressés à un large public, les guides suivants étudieront certains des fonds spécifiques du musée.

  • Picasso illlustrateur

    Collectif

    Dans le cadre d'un partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, le MUba Eugène Leroy produit l'exposition « Picasso Illustrateur » du 19 octobre 2019 au 13 janvier 2020.
    L'exposition Picasso Illustrateur ouvre très largement la question inédite du texte et de l'image dans l'oeuvre de Picasso : de l'oeuvre de commande à l'oeuvre d'engagement - dessins de presse ; en passant par l'oeuvre libre et poétique. Entre classicisme et extrême modernité, éternel inventeur et éternel joueur, Picasso a su aussi s'hasarder vers les supports parfois les plus singuliers ou modestes et les expérimenter : enveloppes, cartes postales, briques, céramiques, tôle, nappes, papier découpé ou arraché, magazine... L'exposition est une mise en regard de toutes ses explorations fourmillantes avec les oeuvres majeurs de l'artiste, en peinture, sculpture ou céramique.

    Huit thèmes explorent l'oeuvre de Picasso au travers du prisme de l'illustration :
    - Amitiés poétiques des années 10.
    - Antiques allers-retours.
    - Le peintre et son modèle.
    - Le carnaval des animaux.
    - La colombe de la paix.
    - Quand le texte fait image.
    - Abstraction et langages inventés.
    - Picasso, les affiches d'exposition.

  • Le chantier est une ambition, un processus et un théâtre où se jouent la transformation physique du monde et l'imaginaire de nos sociétés. C'est un lieu éminemment technique, mais c'est aussi un puissant instrument de pouvoir, un théâtre de la société où les grands aiment se faire représenter et où les artisans apparaissent tantôt comme des héros de la modernisation des villes, tantôt comme des exploités. À partir du XXe siècle, il inspire les architectes et les artistes par son processus et son caractère provisoire et contribue à transformer l'art et l'architecture.
    Ce sont ces différentes facettes que l'exposition a l'ambition de dévoiler à travers un très grand nombre d'oeuvres, de maquettes et d'objets. L'objectif est de faire découvrir des installations et des pratiques techniques par nature temporaires : gestes, machines, procédés disparus, mais aussi des pratiques sociales, politiques et artistiques moins connues.
    L'exposition, dont le commissariat est assuré par Valérie Nègre, professeur d'histoire des cultures des arts et des techniques à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en collaboration avec un conseil scientifique composé de spécialistes de l'architecture et de l'art de bâtir, propose un parcours en trois temps : « Les progrès de la technique », « Le chantier, théâtre de la société » et « performances et expérimentations ».
    Le catalogue suivra le parcours de l'exposition au travers d'articles de spécialistes et de focus sur des artistes ou des oeuvres.

  • Organisée en partenariat avec la Cinémathèque française, l'exposition - première exposition de ce type à être organisée en France - présentera les liens du cinéma avec les autres arts et leurs influences réciproques. Un parcours chronologique mêlant extraits de films, peinture, sculpture, photographie, affiches, costumes, dessins, maquettes, permettra d'apprécier les relations que les artistes du XXe siècle nouèrent avec l'art des images en mouvement.
    Cette exposition fait suite aux deux étapes déjà organisées en Espagne en 2017 (CaixaForum Madrid et CaixaForum Barcelone), qui ont chacune remporté un franc succès. L'étape rouennaise de l'exposition resserre le propos chronologiquement, et renforce la présence de son versant plastique, à partir d'oeuvres issues des grandes collections publiques françaises.
    L'exposition est organisée autour de grandes sections thématiques :
    1) Avant le Cinéma.
    2) Les frères Lumière et l'impressionnisme.
    3) Charlot et le cubisme.
    4) Abstraction, rythmes formels.
    5) Expressionnismes allemand et russe.
    6) Surréalisme.
    7) Filmer l'art.
    8) Vagues modernes.
    L'exposition réunit des peintures, des affiches, des objets et des extraits cinématographiques autour d'un important ensemble issu des collections de la Cinémathèque française.

  • LUGDUNUM- Musée & Théâtres romains présentera du 19/06/2019 au 01/12/2019 une exposition temporaire consacrée aux jeux et jouets de l'Antiquité gréco-romaine. Ce projet (Veni, vidi, ludique) avait été initialement conçu en 2014 par le musée de Nyon Dans l'Antiquité, comme aujourd'hui, le jeu est omniprésent dans la vie quotidienne. Tout le monde joue, des plus jeunes aux plus âgés, libres et esclaves, femmes et hommes, à la ville comme à la campagne. Même les dieux jouent. Mais jouait-on hier autrement d'aujourd'hui ? Les jeux variaient-ils selon l'âge, le sexe et le statut social ? Les hommes jouaient-ils avec les femmes ? Les enfants avec les parents ? Que sait-on encore de ce qui amusait, mais aussi éduquait les enfants il y a 2000 ans ?
    L'exposition mettra en scène la place des jeux et jouets au cours de la vie, de la petite enfance à l'âge adulte. Depuis les hochets du tout-petit, en passant par les jouets mobiles, les « poupées », les « dînettes » ou les osselets, l'exposition s'intéressera également aux jeux collectifs ou jeux de société.
    L'exposition se penchera sur le rôle du jeu dans la vie privée et publique, et mettra en évidence les fonctions profanes ou sacrées des jouets qui ont souvent constitué des offrandes lors des rites de passage à l'âge adulte.

  • À la fois livre d'artistes et archive, cette publication introduit un sujet important et émouvant de l'histoire allemande. On y voit les types les plus divers de bunkers en hauteur, construits notamment entre 1940 et 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, et vus entre 1984 et 1989 par l'artiste et photographe Boris Becker. Lorsqu'il débute son projet documentaire, la Guerre froide est presque terminée et les constructions en béton sont peu à peu libérées de l'exigence de protection civile. Plus encore qu'avant, elles font l'effet de corps étrangers et de monstres inquiétants dans le paysage urbain. Leur fonction semble alors controversée et aucun esprit rationnel et sensé ne veut plus rien avoir à faire avec l'idéologie meurtrière dont ils évoquent le souvenir et qui les a fait sortir de terre. « Nie wieder Krieg! » (Plus jamais de guerre) dit un graffiti sur l'un des bunkers photographiés par Boris Becker.
    Ses documents photographiés avec objectivité nous font rencontrer des constructions en béton particulièrement monstrueuses, mais ce thème spécifique nous en apprend aussi sur l'envergure des activités de construction pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Boris Becker a photographié près de 700 bunkers dans plus de 40 villes d'Allemagne de l'Ouest. L'ensemble révèle des archives rassemblées avec un regard plein de sensibilité et avec le plus grand soin. Pour sa série d'oeuvres consacrées aux bunkers en hauteur, Boris Becker s'est appuyé sur une méthode apparentée à l'approche conceptuelle du couple d'artistes Bernd et Hilla Becher. Le caractère comparable des photos est tout aussi délibéré que l'angle neutre et la représentation en détail et authentiquement adéquate du bâtiment photographié. Ce recueil donne un aperçu exemplaire du sujet élaboré dans le cercle de l'école de Becher, un sujet culturellement spécifique qui représente pour Boris Becker un point de départ essentiel pour la poursuite de son travail avec le média photographie. L'architecture, le paysage, les objets et les natures mortes ont fait l'objet de son attention depuis, de même que la question fondamentale et complexe de la réalité derrière ce qui est visuellement perceptible.

  • Renaître à la culture, c'est renaître à la vie. Cette vie, ces vies, que le Covid-19 a attaquées, emportées et brisées parfois, suspendues toujours. Aujourd'hui, dans notre Centre d'Art La Malmaison, où nous respectons toutes les consignes sanitaires pour une sécurité maximale des visiteurs, nous rétablissons le lien indispensable entre l'art et l'humain. Et quel hasard - mais le hasard existe-t-il ? - que l'exposition de reprise organisée par le PAMoCC de la Mairie de Cannes, dont je salue la qualité et la constance du travail en cette période difficile, soit consacrée à Kehinde Wiley, ce prestigieux artiste contemporain dont toute l'oeuvre de peintre est consacrée aux anonymes et aux oubliés de l'histoire ? Certes Wiley, interrogé et choqué par le peu de présence sur les tableaux classiques américains des personnes afro-américaines comme lui, s'intéresse plus à l'origine qu'à la position sociale, mais comment ne pas mettre en parallèle le surgissement en pleine lumière de nos héros du quotidien durant cette pandémie : soignants, caissières, manutentionnaires, agents communaux et tant d'autres. À 43 ans seulement, Kehinde Wiley travaille et vit entre New-York, Pékin et Dakar, trois univers pour un même regard. Il a déjà derrière lui une carrière considérable et met en scène les invisibles, ceux que la société américaine tolère au mieux sans jamais vraiment les regarder. Il les magnifie dans une réflexion permanente sur les identités raciales et sexuelles. Les anonymes, les marginaux, mais pas seulement : il est aussi l'auteur d'un célèbre portrait de Barack Obama, l'un des hommes justement les plus visibles au monde. Cannes, qui a l'habitude de regarder la société à travers la culture, est heureuse et fière de présenter trente toiles et vitraux d'un artiste hors normes, témoin sans concession mais avec imagination de son époque qui est aussi la nôtre. Ensemble devant cette oeuvre unique, regardons, admirons, débattons et refaisons le monde. Le temps est venu pour chacun de se retrouver visible.

  • Le musée des beaux-arts de Cambrai organise du 21 novembre 2020 au 14 mars 2021 l'exposition « LIGNES ET COULEURS. ABSTRACTION GEOMETRIQUE DES ANNEES 80 ». Cette exposition réunira 8 artistes (Geneviève CLAISSE, Jean DEWASNE, Colette DUPRIEZ, Jean LEGROS, Guy DE LUSSIGNY, François MORELLET, Aurelie NEMOURS, Marie-Thérèse VACOSSIN) et une cinquante d'oeuvres d'art géométrique issues des dernières acquisitions du musée sur une période de 10 ans, 2010-2020. Le catalogue qui sera édité aura une double fonction. La première est celle d'accompagner l'exposition ; la seconde est celle d'être un catalogue de collections témoignant des oeuvres appartenant aux collections du musée des beaux-arts de Cambrai. En effet, si l'évolution sanitaire peut remettre en cause l'organisation physique de l'exposition, le catalogue devra s'adapter à cette perspective.

  • Anglais Umbo, photographer

    Collectif

    • Snoeck
    • 14 Janvier 2020

    UMBO - ce nom incarne en quelque sorte un « big-bang » de la photographie moderne survenu au milieu des années 1920 : né Otto Maximilian Umbehr en 1902 à Düsseldorf, il est considéré comme l'inventeur de l'image de la femme nouvelle, de la nouvelle image de la rue, du reportage photographique par excellence. Son nom symbolise l'envol du mouvement de jeunesse des Wandervögel de la période wilhelminienne aux débuts du Bauhaus. Il est synonyme de la métropole médiatique en plein essor qu'était Berlin dans les années 1920, d'une scène artistique qui grandit à la vitesse de l'éclair entre cinéma, musique, théâtre et cabaret, de regards sur les arrière-cours et les cuisines des « cités-casernes » surpeuplées. La publication présente une sélection de 200 oeuvres et de nombreux autres documents, puisés pour l'essentiel dans la succession d'UMBO. Préservés et déplacés pendant des décennies par Phyllis Umbehr, la fille de l'artiste, et le galeriste Rudolf Kicken, plus de 600 photographies et un abondant matériel source ont été conservés après la destruction totale des archives d'UMBO sous les bombardements de 1943. C'est ainsi que cette présentation, la plus importante jusqu'à présent, si elle n'apporte qu'une réponse vague à la question de l'implication du photographe à l'histoire compliquée de son époque, produit cependant, complétée par des extraits de presse choisis, une image extrêmement complexe, aux multiples facettes chatoyantes, et montre une biographie d'artiste dans un 20ème siècle marqué par les discontinuités et les ruptures, telle, pas des moindres, l'échec de l'avant-garde et la difficulté de renouer après la Deuxième Guerre mondiale avec les succès qui ont été les siens. La publication UMBO. PHOTOGRAPHE. donne donc la possibilité d'explorer une nouvelle fois les multiples projections associées à son nom, plus de vingt ans après sa première rétrospective.

  • Les collections d'art britannique du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, l'un des rares musées de région riche de ce patrimoine, forment un corpus cohérent d'une trentaine de tableaux, dessins, estampes et sculptures. L'occasion de les découvrir au sein d'une exposition inédite (12 novembre 2020-19 septembre 2021), aux côtés de huit chefs-d'oeuvre prêtés exceptionnellement par le musée du Louvre, partenaire de cette Année britannique au musée ! Ce partenariat s'inscrit dans le cadre de la convention triennale signée entre la Ville et le musée du Louvre en 2018.
    Une part importante de cette exposition est consacrée à l'art du portrait, domaine dans lequel excellaient les peintres britanniques depuis le XVIe siècle. Les maîtres du genre sont représentés, à commencer par Anton van Dyck qui contribua au renouvellement des codes de l'art du portrait comme en atteste le modello de son Double portrait de Charles-Louis de Simmeren et du prince Rupert de Palatinat, neveux du roi (musée des Beaux-Arts de Bordeaux).
    Suivent ensuite Joshua Reynolds, représenté par son célèbre Master Hare (musée du Louvre) et par plusieurs portraits saisissants (dont Richard Robinson, évêque d'Armargh, musée des Beaux-Arts de Bordeaux), mais aussi Allan Ramsay et Gilbert Stuart, auteurs de merveilleux portraits féminins. Ce tour d'horizon du portrait britannique culmine avec celui de John Hunter, par Thomas Lawrence (musée des Beaux-Arts de Bordeaux).

  • Avec 70 tapisseries, allant du XVe au XXe siècle, Saumur présente l'un des plus importants patrimoines lissier de France. Certaines oeuvres relèvent des chefs d'oeuvre du Moyen Âge et de la Renaissance qui ne dépareraient pas les plus grands musées, et la plupart sont des pièces uniques réalisées pour des commandes spéciales. Nombre d'entre elles sont protégées au titre des Monuments historiques et sont aujourd'hui encore, comme par le passé, suspendues durant l'été dans les églises, chapelle et château de la cité. Cette originalité d'être des oeuvres d'art toujours utilisées ajoute encore à l'intérêt des visiteurs pour cette ville ligérienne déjà célèbre pour son charme.
    Du 18 septembre au 10 novembre 2019, l'abbaye royale de Fontevraud, la Ville de Saumur et le Département de Maineet- Loire, organisent une exposition de 39 de ces tapisseries, dans le Grand Dortoir, seule salle permettant d'accueillir autant d'oeuvres. Par la suite, d'autres expositions soient organisées en d'autres lieux.

  • Cette exposition temporaire sera élaborée sous la direction de Cécilie Champy-Vinas, commissaire invitée, conservatrice au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, et de Cécile Bertran, directrice du musée Camille Claudel. Elle abordera la thématique du travail dans la sculpture au tournant du siècle, et notamment les trois projets de monuments au travail conçus à cette période en France et en Belgique.
    Longtemps cantonnée aux marges de la création artistique, la représentation du travail envahit à partir des années 1870-1880 le champ artistique. L'engouement pour le sujet culmine vers 1900 où plusieurs grands sculpteurs - Rodin, mais aussi Dalou et Meunier - imaginent de colossaux monuments qui rendent hommage aux travailleurs, mais dont aucun ne verra cependant le jour. Cette exposition se propose de mettre à l'honneur les "sculpteurs du Travail" qui, entre 1880 et 1920, cherchèrent à accorder la sculpture - genre par essence noble et sérieux - à l'un des sujets les plus prosaïques de la tradition artistique, celui du Travail.
    Des sculpteurs tels Dalou et Rodin rompent alors complètement avec les usages académiques qui réservaient l'art statuaire monumental à la représentation des rois, des princes et éventuellement des "grands hommes" à partir du XVIIIe siècle. D'humbles travailleurs - paysans, mineurs ou maçons - deviennent des héros de marbre ou de bronze et acquièrent ainsi une dignité nouvelle. Cette exposition au sujet largement inédit invite à redécouvrir l'extraordinaire fortune d'un thème dont l'omniprésence dans la sculpture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle mérite d'être questionnée.
    Riche d'environ cent oeuvres, l'exposition sera l'occasion de présenter au public des sculptures inédites ou rarement montrées, provenant de musées français (Petit Palais, musée d'Orsay, musée Rodin) et étrangers (Belgique et Italie), mais également de collections privées. Bien que principalement dédiée à la sculpture, l'exposition visera également à explorer les liens qui unissent l'art statuaire et d'autres techniques artistiques, notamment le dessin et la photographie, tout en faisant écho aux thématiques présentées dans le parcours du musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.

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