Skira

  • Composé d'au moins 133 dessins du maître, le Cuaderno C (1808- c.1814) est le seul album qui nous soit parvenu pratiquement intact, sans démembrement ni vente ultérieure. Au delà de sa valeur artistique exceptionnelle, le Cuardeno C est aussi un témoignage historique saisissant et un trésor patrimonial unique en son genre. Fruit de l'acuité du regard de Goya, élaboré au cours de la guerre d'indépendance et des années de répression qui suivirent (1808-1820), il offre une vision parfois bouleversante de la société espagnole d'alors : scènes de vie quotidienne souvent marquée par la pauvreté, prisonniers de l'Inquisition, scènes de cruauté dans les prisons, visions rêveuses du monde nocturne. Un autre groupe de dessins concerne la vie monastique, sécularisée par décrets des autorités françaises, et la critique de celle-ci.
    Un essai de José Manuel Matilla Rodríguez, historien de l'art et directeur du département des dessins et estampes du Museo Nacional del Prado, vient accompagner cet exceptionnel ouvrage.

  • World press photo

    Collectif

    Depuis 1955, le concours annuel World Press Photo est le rendez-vous mondial du journalisme visuel. Ce livre présente les gagnants du World Press Photo 2020, à travers les images les plus marquantes et les reportages les plus convaincants qui ont été retenus parmi les 73 966 photos prises par 4282 photographes de 125 pays. Sélectionnés par un jury indépendant de professionnels, les gagnants des prix sont mis à l'honneur dans ce document empreint d'émotions et représentatif du meilleur journalisme visuel de l'année 2019.

  • Nombre de grands auteurs du XIXe siècle firent de Paris le cadre privilégié de leurs écrits : tandis que les personnages de Zola se passionnaient pour ce Paris « haché à coups de sabre, les veines ouvertes, nourrissant cent mille terrassiers et maçons », les frères Goncourt voyaient en elle la « Babylone américaine de l'avenir ». Mais les peintres, plus encore peut-être, trouvèrent là une source d'inspiration toujours renouvelée.
    Le paysage urbain n'est certes pas né avec la ville haussmannienne, les illustrateurs ayant toujours exploré ce thème. Mais la ville, telle qu'elle se développe alors, fournit aux artistes de nouveaux motifs, traduits à l'aide de moyens picturaux inédits.
    Paris est saisie comme une entité mouvante et les artistes négligent l'étude des monuments ou de l'anecdote pour lui préférer la recherche de ce « merveilleux moderne », de cette poésie urbaine dont Baudelaire se fait le héraut. La ville s'impose, lisible, ample, monumentale, dans les compositions de Manet, Caillebotte ou Monet. Les impressionnistes s'identifient à la vie urbaine dynamique, toujours changeante selon les variations de la lumière, et la montrent sous un jour neuf. Les transformations de Paris engendrent de grands bouleversements dans le mode de vie de ses habitants : cafés et cafésconcerts, brasseries, bals, cirques, opéras et théâtres, parcs et jardins publics, courses, se multiplient, fournissant autant de thèmes aux artistes à la recherche de cette « beauté mystérieuse ».

  • Planches anatomiques et boîtes entomologiques du Muséum viennent y dialoguer avec tout un peuple d'insectes et de créatures, fruits de l'imagination des plus grands artistes modernes et contemporains : l'araignée emblématique de Louise Bourgeois ou celles de Niki de Saint Phalle et de Mâkhi Xenakis, les toiles d'araignées des oeuvres de Tomás Saraceno, les lucioles magiques et lumineuses du street artiste Ludo, les papillons de Claire Morgan, la magnifique femme-papillon de Salvador Dalí, les vanités de Philippe Pasqua.
    Quand l'art vise à mieux faire connaître la nature dans toute sa diversité, son étrangeté et sa fragilité.

  • Van Gogh, Artaud

    Collectif

    Issu d'une famille chrétienne et aimante, mais bourré de complexes, Pierre va peu à peu dériver vers l'alcool et la drogue. A la mort d'une amie, tuée par une voiture, la vie devient insupportable. Il se marginalise de plus en plus et dort dans sa voiture. Piero (Sapu) intègre plusieurs groupes punks dont le plus célèbre, les Garçons Bouchers, lui apporte une certaine notoriété dans les années 1990.
    Puis il rencontre Géraldine, l'amour de sa vie, atteinte comme lui du sida. Il la soutient de toutes ses forces, mais quelques années plus tard, elle en meurt. Le soir des funérailles, il ouvre machinalement un petit livre de prières chrétiennes qui se trouvait au fond d'une table de chevet. En lisant Adoro te devote (saint Thomas d'Aquin), il perçoit combien ces mots lui sont destinés. Depuis lors, Piero s'est engagé comme bénévole au Secours Catholique : il écoute et aide ceux qui souffrent, les exclus de la vie dont il se sent si proche.

  • Illustrées de 30 eaux-fortes originales de Pablo Picasso.
    En 1931, grâce à l'aide de Jacqueline Apollinaire et sur les conseils de Pierre Matisse, le jeune Albert Skira, alors âgé de vingt-cinq ans, convainc Pablo Picasso d'illustrer les Métamorphoses d'Ovide de 30 eaux-fortes. Cette édition exceptionnelle, tirée à 145 exemplaires, est le premier titre des éditions Skira qui viennent d'être créées. Il sera bientôt suivi par les Poésies de Mallarmé avec 29 eaux-fortes originales d'Henri Matisse et par Les Chants de Maldoror, illustrés de 42 gravures de Salvador Dalí.
    À l'occasion du 90e anniversaire de la maison d'édition, Skira publie une édition anastatique de ce livre, présentant une légère variation par rapport au format original, en accord avec l'Administration Picasso. Ce volume compte 412 pages, y compris les gravures dans le texte (15) et hors-texte (15). Le fac-similé est parfait.
    Les Métamorphoses d'Ovide en 11.995 vers et 15 livres réunissent et revisitent plus de 250 mythes grecs. Elles on été décrites comme une « encyclopédie de la mythologie classique ».
    Les eaux-fortes de Picasso hors-texte, centrées sur 15 mythes, sont d'une rare homogénéité, dans un style aux contours purs, et d'un érotisme discret. En revanche, les eaux-fortes qui se trouvent en tête des chapitres se libèrent des contraintes du texte et représentent des visages, des études de nu et une délicieuse litote du corps féminin (27e gravure). Ce livre a été imprimé le jour du 50e anniversaire de Picasso ; Christian Zervos a dit à son propos qu'il est d' « une beauté presque dorique ».

    Le fac-similé.
    Ce volume, en format 30,5 × 24 centimètres, est relié avec revêtement en papier et marquages à chaud, comme la première édition de 1931. Cet ouvrage sera contenu dans un coffret qui présentera, avec les Métamorphoses, une brochure illustrée racontant la naissance et l'histoire de ce livre mythique.

  • Evelyne Axell

    Collectif

    Ce livre s'adresse aux enseignants chargés de cours consacrés à l'écriture de recherche. Articulant théorie(s) et pratique(s), combinant aussi les pôles compréhension et production, il propose des pistes de réflexion et d'applications très concrètes organisées autour de questions épistémologiques et linguistiques liées à ce genre de discours. Le propos s'inscrit dans le champ des littéracies universitaires qui prônent la contextualisation et la continuité des apprentissages. L'objectif est de permettre aux utilisateurs de cet ouvrage d'y puiser des concepts mais aussi des idées et des exemples d'exercices à adapter en fonction des spécificités de leurs publics (de la première année de l'enseignement supérieur à la formation doctorale). Deux approches sont privilégiées ici. La première développe une dimension réflexive liée au genre et à de grands thèmes concernant l'écriture de recherche. La seconde approche se centre quant à elle sur des caractéristiques discursives, linguistiques et textuelles. Si chacune des parties peut se suffire à elle-même, l'une peut être articulée à l'autre, de manière à construire des cadres didactiques appropriés à des contextes précis d'apprentissage.

  • Les artistes, que l'appel de l'Orient conduit dans les contrées du pourtour méditerranéen au début du XIXe siècle, croisent des communautés juives, une rencontre inattendue qui offre un autre visage pittoresque à cet Orient souvent fantasmé avant dêtre visité.
    Eugène Delacroix au Maroc, Théodore Chassériau en Algérie emplissent leurs carnets de dessins de figures juives qui nourriront leurs grandes toiles. Au-delà de l'Afrique du Nord, le périple en Terre sainte est porteur d'enjeux plus symboliques. Mû par des aspirations religieuses et une nouvelle curiosité archéologique, qui s'applique de l'Egypte à la Mésopotamie, l'Occident poursuit au Proche-Orient une quête de ses origines.
    Les artistes empruntant la route de Constantinople au Caire découvrent avec admiration la terre de la Bible. Ces voyages marquent un renouveau de la peinture biblique, où se fondent les empreintes des mondes juif, musulman et chrétien, tandis que les premières manifestations d'un art juif, qui s'esquissent en Europe et en Palestine, cherchent à établir une continuité entre Antiquité biblique et Orient contemporain.
    Les Juifs dans l'orientalisme invite le lecteur à explorer un thème riche mais rarement étudié, la représentation des Juifs d'Orient dans la peinture et les arts graphiques depuis le début du XIXe siècle jusqu'au XXe, un passionnant voyage dans un Orient réel et rêvé.

  • L'Arabie dans ses représentations anciennes et modernes.

    Autrefois, l'Arabie était certainement le pays le plus mystérieux au monde, un royaume impénétrable et inconnu, capable de stimuler l'imagination et les fantasmes les plus fous de l'élite intellectuelle européenne. Si la région du Hedjaz, où se situent les villes saintes islamiques de la Mecque et Médine, est toujours interdite aux non-musulmans, le reste de ce vaste pays était auparavant tout aussi inaccessible et dangereux, avec ses terribles déserts peuplés de Bédouins, dont la seule réputation suffisait à décourager les voyageurs les plus valeureux.

    Cependant, une petite poignée a risqué sa vie pour traverser l'Arabie et est revenue avec les rares textes et images qui forment le sujet de cette publication. Ces oeuvres, ou plutôt les plus captivantes et réussies d'entre elles, d'un point de vue historique, anthropologique et esthétique, sont réunies au sein de Visions d'ailleurs. Représentations historiques et contemporaines de l'Arabie saoudite et présentées en une dizaine de chapitres thématiques.

    Toutes les techniques et tous les genres - peinture, sculpture, gravure, photographie, installations et même bande dessinée - sont représentés dans cette extraordinaire galerie d'images, où les oeuvres de grands artistes orientalistes tels que Léon Belly, Georg Emanuel Opiz et Émile Prisse d'Avesnes sont judicieusement juxtaposées avec celles de célèbres photographes contemporains tels que Raymond Depardon, Abbas et Humberto Da Silveira. En parallèle de ces images, le texte nous permet de découvrir l'Arabie, un territoire complexe à pénétrer et à déchiffrer, à travers les yeux des voyageurs qui ont entrepris de la décrire dans les oeuvres qu'ils ont laissées à la postérité. Ce texte traite également des personnalités souvent atypiques de ces voyageurs, comme l'Italien Ludovico di Varthema de Bologne, qui n'a pas hésité à devenir mamlouk en 1503 afin de pouvoir poser le pied sur le sol arabe, ou l'officier de marine britannique et écrivain Richard Burton, qui a réussi à se faire passer pour un physicien et magicien afghan dans le même but en 1853

  • Claude Debussy, sans doute le compositeur le plus fécond de sa génération, puisa pour bonne part son inspiration dans la poésie et les arts visuels de ses contemporains.
    A l'occasion du 15oe anniversaire de sa naissance, cet ouvrage a pour ambition 4e mettre en perspective les développements thématiques de sa musique avec l'imaginaire qui leur a donné naissance. A travers des oeuvres de Degas, Renoir, Monet, Vuillard, Maurice Denis, Bonnard, Munch..., s'esquissent des passerelles possibles entre formes mélodiques et images, permettant de dessiner ainsi une autre histoire des arts du tournant des XIXe et XXe siècles.
    Historiens de l'art, musicologues, compositeur, chacun évoque ici à sa manière la "chimie musicale" de Debussy.

  • Dans A la recherche du temps perdu, l'écrivain Bergotte redécouvre un de ses tableaux préférés, la Vue de Delft de Vermeer, grâce à la lecture d'un article : " Enfin il fut devant le Ver Meer [...] il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune.
    [...] "C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune." " Comme foudroyé par le tableau, Bergotte fait l'expérience d'une révélation esthétique : l'oeuvre lui inspire une conception de l'écriture que le passage lui-même expérimente. Le musée du Louvre, en invitant vingt-deux auteurs à écrire sur une oeuvre de leur choix appartenant aux collections, provoque cette rencontre entre art et littérature, et nous convie à être témoins de ce mariage d'inspiration et de fascination.
    A l'exemple de Proust, chaque auteur a tenté de ciseler une écriture propre à évoquer 1'oeuvre choisie. Geneviève Brisas a rêvé sur le sort des Mendiants de Bruegel, Linda Lê a imaginé une Madeleine à la veilleuse de La Tour plus méditative que religieuse, Vassili Alexakis s'est moqué allègrement du Serment des Horaces de David, et François Reynaert du Christ de Greco. Gila Lustiger a assumé la sensualité de L'Odalisque de Boucher, Camille Laurens celle d'un torse antique et Christophe Donner s'est souvenu avoir été gardien de musée, passant des heures face au Chancelier Seguier.
    Cet ouvrage est un cheminement : l'oeuvre comme point de départ de la fiction, la fiction comme découverte renouvelée de l'oeuvre.

  • Dennis Hopper ou l'étendard d'une révolution baptisée nouvel Hollywood. Easy rider, 1969. Succès planétaire, vision d'une Amérique où s'expriment les amateurs de rock, de pop art et d'hallucinogènes, les artistes partis à la reconquête du réel et les cinéastes affranchis des producteurs hollywoodiens à l'ancienne. Acteur et cinéaste. Miroir déformé du rêve américain, icône borderline des grands cinéastes de la modernité (Coppola, Peckinpah, Altman, Wenders, Lynch, Ferrara), Dennis Hopper garde un pied dans la marge la plus contestataire, mais aussi dans le cinéma populaire et les séries télévisées. Véritable phénix, il traverse les frontières qui d'ordinaire séparent la réalité de la fiction et l'art du cinéma. Peintre, collectionneur et photographe. L'exposition, conçue et organisée par la cinémathèque française, révèle certains des trésors de la collection de Dennis Hopper qui constitue l'un des plus saisissants témoignages des contre-cultures américaines. D'Andy Warhol à Ed Ruscha, de Roy Lichtenstein à Jean-Michel Basquiat, cet ouvrage tente de montrer en quoi ces oeuvres entretiennent avec son univers de cinéma des connivences secrètes. Entretien inédit avec Dennis Hopper.

  • Josette Rispal

    Collectif

    Josette Rispal est sculpteur autodidacte. Par de curieux assemblages de matériaux, elle crée un monde extravagant auquel nous donne accès cet ouvrage.
    S'il arrive à la plasticienne de créer avec les matériaux les plus nobles - sculptures en bronze ou masques et fleurs lunaires en verre de Murano - c'est surtout avec des éléments de bric et de broc qu'elle compose : d'un rien faire naître l'enchantement. Ainsi peut-on admirer ses Chiffonnettes, poupées de tissus ornementées de petites trouvailles - plumes, perles, boutons, fleurs artificielles... -, ses Verres non déformés, assemblages de fragments d'objets sauvés d'une mort certaine - bouchon de carafe, grappe de raisin, tête de cheval... -, ou encore ses Vestiges, mannequins richement revêtus de guenilles et breloques les plus folles - masques de carnaval, perruques, corsages et jupons de tulles et de dentelles, bas filés, colliers de ressorts et de coquillages... -, qui se veulent quant à eux une caricature de notre société de consommation.
    Avec les années, les techniques et les matériaux se sont multipliés, complexifiés, suscitant une profusion d'oeuvres qui, en prenant place dans son atelier-résidence, forment en soi une gigantesque création : un lieu magique, Le Monde Enchanté de Josette Rispal, que cet ouvrage vous propose de découvrir.

  • Jean-Léon Gérôme, l'un des peintres les plus célèbres de son temps, fut, tout au long de sa carrière, l'objet de polémiques et de critiques souvent acerbes.
    Longtemps stigmatisé comme le tenant emblématique d'un académisme stérile, il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands peintres du XIXe siècle. Son goût pour l'Antiquité, sa théâtralisation de la peinture d'histoire, son rapport complexe à l'Orient et à la photographie en font un exceptionnel inventeur d'images. Collectionné très tôt en Amérique, l'ouvre de Gérôme s'infiltrera même dans l'imaginaire historique du Nouveau Monde et de son média de prédilection, le cinéma.
    Rassemblant les oeuvres majeures de Gérôme, de ses peintures d'histoires à ses sculptures polychromes, cet ouvrage retrace, au travers d'une carrière singulière, une autre idée du XIXe siècle.

  • Indiens des plaines

    Collectif

    1 autre édition :

  • Ce livre voit le jour à l'occasion du nouveau cycle monumental de mosaïques que Jan Fabre a créé pour le Pinchuk ArtCentre de Kiev. Le catalogue présente deux grandes séries d'oeuvres - Hommage au Congo Belge et Hommage à Jérôme Bosch au Congo - dans lesquelles l'artiste affronte une nouvelle fois le passé colonial de son pays. Les pièces des deux séries sont toutes de dimensions impressionnantes et elles frappent tout particulièrement le visiteur en raison de l'emploi de millions d'ailes de scarabées.
    Ces oeuvres sont inspirées par l'asservissement de millions de Congolais et par les atrocités dont ils ont été victimes, mais aussi par l'avidité des colonisateurs qui ont pillé autant qu'ils l'ont pu les richesses naturelles que ce pays avait à offrir. Jan Fabre représente la marque de fabrique et les productions des compagnies qui ont co-organisé ces horreurs au nom du profit, la grande fierté des industriels belges à la fin du XIXe siècle.
    Avec cette collection de mosaïques, Jan Fabre a créé un grand récit épique sur la terreur inhérente à la beauté, conçu comme un reflet de notre être sombre. Les oeuvres sont saturées d'Histoire, et beaucoup d'histoires - de vie et de mort et de beauté sans fin - constituent un splendide pendant à la terreur des crimes commis. C'est la preuve convaincante que nous sommes confrontés ici à l'oeuvre d'un artiste qui a atteint au fil du temps une maturité qui lui permet de formuler avec lucidité l'idée d'une image artistique presque parfaite, capable de toucher profondément notre être intérieur.

  • Membre à l'origine des Fauves, Marinot a visité en 1911 la verrerie des frères Viard à Bar-sur-Seine, un moment catalyseur qui a suscité une passion pour le verre. Marinot a rapidement commencé à concevoir des bols, des vases et des bouteilles que ses amis produiraient pour lui, qu'il peindrait avec des émaux. En 1913, les critiques louaient son travail: «Cela faisait longtemps qu'une innovation d'une si grande importance enrichissait l'art du verre» écrivait Leon Rosenthal. À partir de cette année, Marinot cessa d'exposer ses peintures et apprit rapidement à souffler le verre. En 1923, il cessa d'utiliser des émaux et explora l'utilisation de bulles, de feuilles de métal et de verre coloré. Ce livre révèle son accomplissement pour un public plus large.

  • Felix Nussbaum

    Collectif

    Felix Nussbaum est peu ou mal connu en France.
    Peintre allemand formé au temps de la " Nouvelle Objectivité " et au contact des avant-gardes européennes, la peinture métaphysique italienne, le surréalisme international, il est jeté sur les routes de l'exil par l'accession d'Hitler au pouvoir. Interné en 1940 au camp de Saint-Cyprien, dans le sud de la France, il s'en évade et vit à Bruxelles dans la clandestinité. Arrêté le 20 juin 1944, il est déporté à Auschwitz le 31 juillet avec sa femme, Felka Platek.
    Cette première rétrospective, en France, restitue, à travers ses oeuvres les plus emblématiques, le parcours d'un artiste moderne qui a donné de l'oppression et de la persécution quelques-unes de leurs représentations les plus mémorables.

  • La chevelure féminine a suscité au fil des siècles d'innombrables créations plastiques et littéraires.
    Si elle a fourni d'inépuisables prétextes à peindre, photographier ou sculpter. Elle a aussi inspiré de grands cinéastes de la chevelure : Hitchcock, Mizoguchi, Bergman, Bunuel, Godard, Lynch en ont ainsi fait une pièce maîtresse de leur esthétique et de leur poétique. Réinventée à chaque époque, la chevelure des femmes est une interface troublante entre ce qui vient de la vie (moeurs, modes) et du monde de l'art (cinéma, peinture, sculpture).
    Cet ouvrage joue de la transversalité et donne à penser l'histoire du septième art dans ses interactions avec d'autres pratiques artistiques. Des essais rédigés par des spécialistes de domaines aussi divers que la sociologie, l'histoire, la psychanalyse, le cinéma ou encore les arts plastiques cotoient une série de grands entretiens : Catherine Deneuve, François Ozon, le chef-opérateur Eric Gautier et le coloriste Christophe Robin nous livrent autant d'approches personnelles et éclairantes sur la question.

  • Anglais Alfred Hitchcock

    Collectif

    • Skira
    • 18 Septembre 2019

    Publié à l'occasion du 120e anniversaire de la naissance d'Alfred Hitchcock, ce volume célèbre la vie et le travail du cinéaste. À travers une vaste sélection de photos et de contenus originaux tirés d'ensembles d'oeuvres telles que Dial M for Murder (1954), Rear Window (1954), Vertigo (1958), North by Northwest (1959), Psycho (1960) et The Birds ( 1963), les lecteurs sont pris dans les coulisses pour mieux comprendre la vie et le travail de ce génie du cinéma.

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