Pour La Science

  • «Nous vivons un choc de mondes qui n'était pas prévu.»Bruno LatourFace aux problèmes environnementaux et sanitaires qui nous submergent, face à la cadence inédite des innovations technologiques, les expert·e·s s'affrontent, se contredisent ou s'avouent sans réponse. Les controverses surgissent à un rythme bien plus rapide que la production des savoirs. Dans cet âge d'incertitude, où la décision doit souvent précéder la connaissance, il nous faut imaginer de nouvelles manières de penser et d'agir collectivement.La cartographie des controverses fournit ce cadre. Pratique pédagogique pionnière en sciences sociales, elle apprend à regarder le monde sans jamais séparer sciences, techniques et société. À tenir compte de tous les points de vue et du contexte dans lequel ils sont émis. À analyser finement l'écosystème qui fait naître un objet, une invention, un phénomène.Pour se repérer dans l'incertitude, nous dit-elle, il faut d'abord se perdre dans la complexité.Ce livre en offre le mode d'emploi, en s'appuyant sur des exemples de controverses contemporaines soigneusement sélectionnées pour leur diversité et la richesse de leurs enseignements.

    1 autre édition :

  • Les pouvoirs de la méditation Nouv.

    Une mode la méditation ? Oui mais pas seulement. Les recherches en neurosciences comme en psychologie montrent l'intérêt de cette pratique millénaire sur notre santé et sur notre bien-être. La pandémie de Covid-19 a mis en évidence des failles profondes de nos sociétés : culte de la vitesse et du rendement, dévastation des écosystèmes... Sans même parler du réchauffement climatique qui se profile déjà.
    Comment, Humains pris dans cette époque menaçante, conserver la force de vivre, d'agir et de faire des projets ? La méditation est un des moyens possibles. Elle propose tout le contraire de ce qui mine nos sociétés : au lieu de la vitesse, le ralentissement ; au lieu du stress, la paix ; au lieu de l'accumulation, la sobriété. De nombreuses personnes ne s'y sont pas trompées : durant le premier confinement, un Français sur cinq a pratiqué régulièrement le yoga ou la méditation.
    Et de fait, quand on voit les effets de cette pratique sur notre cerveau, sur notre système immunitaire ou notre relation aux autres, on se prend à penser qu'elle détient des clés de notre avenir.

  • Sciences humaines n 334 - la france en revolutions - fevrier 2021 Nouv.

  • L'heure d'une lutte de classe moderne a sonné il y a longtemps dans les métropoles d'Asie : Marx n'est pas dépassé à Pékin, à Shanghai, à Wuhan, à Canton, comme dans les grandes agglomérations urbaines des nouvelles puissances asiatiques. Aux États-Unis, l'ascension sociale qui dure depuis cinquante ans a entraîné le développement d'une bourgeoisie et d'une classe moyenne noires, à côté du prolétariat noir. Malgré cela, les discriminations à cause de la couleur de la peau ont continué à masquer l'oppression de classe. Dans les quartiers des métropoles américaines, ce que les nouveaux flux d'immigrés, le prolétariat afro-américain et les stratifications de salariés blancs ont en commun, c'est la discrimination sociale.
    Enfin, en France, en Italie, en Espagne ou en Allemagne, au fil des décennies, les métropoles ont aussi changé de visage : les tâches les plus pénibles et les salaires les plus bas sont réservés au prolétariat immigré. Ainsi, la vieille Europe, qui avait pourtant connu l'horreur du génocide, a replongé dans la honte du racisme et de la xénophobie.
    « Black Lives Matter », bien sûr : les vies noires comptent, mais gare aux hypocrites qui ne dénoncent le racisme que chez les autres. Les vies des désespérés qui continuent à se noyer dans le canal de Sicile, les vies des ouvriers agricoles exploités dans des conditions inhumaines, celles des millions de travailleurs sans aucune protection dans les chantiers, les usines, les entrepôts et les hôtels : toutes ces vies comptent. La crise de la pandémie séculaire a révélé ce qui était sous les yeux de tout le monde, mais que personne ne voulait voir. Pour se battre contre toute oppression et toute exploitation, il faut alors retourner à Marx. Il faut retrouver le principe de l'unité de classe, dans la conscience scientifique du communisme.

  • Cet ouvrage salue Pascal Perrineau, un éminent professeur, un chercheur et un expert électoral particulièrement reconnu. Les textes réunis ici sont représentatifs de ses grandes préoccupations scientifiques, autour des transformations de la démocratie et de la montée en puissance du phénomène populiste. Lire la suite Cet ouvrage salue un éminent professeur, un chercheur et un expert électoral particulièrement reconnu. Les textes réunis ici sont représentatifs des grandes préoccupations scientifiques de Pascal Perrineau, autour des transformations de la démocratie et de la montée en puissance du phénomène populiste. Tout au long de sa carrière, il a défendu une science politique ouverte aux différents savoirs, disciplines et méthodes, et tenant à distance les dogmatismes ; il a enseigné la vie politique à des cohortes de jeunes citoyens et les a sensibilisés à l'importance d'en comprendre les principes et les rouages.

    Par leurs contributions, les auteurs expriment leur gratitude et leur amitié à Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof, jusqu'en 2013, professeur à Sciences Po jusqu'en 2018 et désormais président de Sciences Po Alumni.

  • Friedrich Engels joua un rôle très important dans l'élaboration du patrimoine théorique à la base du matérialisme historique et dialectique. Si l'on considère effectivement tout ce qu'il a produit sur le plan théorique et politique, il apparaît clairement que le préjugé - répandu même dans la gauche européenne - qui voudrait opposer un Engels mécaniciste à un Marx dialecticien est complètement infondé. La collaboration entre Marx et Engels fut très étroite. C'est à ce dernier que nous devons la publication des Livres II et III du Capital de Marx. Des éléments essentiels du marxisme « classique » sont la contribution d'Engels : il suffit de penser à l'Antidühring et à L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État. Son action en tant que dirigeant du mouvement ouvrier international fut tout aussi importante, de la Ligue des communistes à la Première Internationale et au Parti social-démocrate allemand.
    C'est ce que démontre cette anthologie à travers un recueil d'écrits d'Engels lui-même, de Marx, de Marx et Engels, de Lénine et d'autres auteurs, organisés selon un schéma chronologique et thématique: la formation initiale du jeune Friedrich, l'expérience du prolétariat anglais, la maturation « de l'utopie à la science », la révolution de 1848, les guerres régionales bourgeoises, la Première Internationale, la lutte pour le parti et la stratégie. Chaque chapitre est introduit par une biographie politique d'Engels dans la période considérée.
    Il en ressort la vie exemplaire d'un militant et dirigeant ouvrier. « En 1888 - pouvons nous lire dans l'introduction -, il écrivait que la volonté s'appuie sur la réflexion et la passion, bien que celles-ci soient déterminées par le cours profond de l'histoire. Il faut aujourd'hui s'en souvenir, d'autant plus que, dans la tradition politique de nombreuses couches du mouvement ouvrier européen, l'assimilation des leçons stratégiques, de la capacité tactique, de la ténacité organisationnelle de la tradition marxiste est absente. Réflexion et passion, pour le nécessaire travail de reconstruction d'un parti révolutionnaire - qui a plus de retard dans les consciences que dans les faits. »

  • Les avancées technologiques spectaculaires, mises au point ces dernières années par la communauté scientifique, permettent aujourd'hui de découvrir une quantité toujours croissante de nouveaux corps célestes, de plus en plus éloignés de notre galaxie.
    À leur nombre, les exoplanètes sont une cible privilégiée pour détecter les indices de circonstances favorables à l'émergence d'une activité biologique. Notre planète étant à ce jour le seul astre connu qui a rempli ces conditions exigeantes, les astronomes espèrent ainsi identifier des planètes jumelles de la nôtre, des « exo-Terres » et, parmi elles, dénicher la perle rare au sein de laquelle la vie serait apparue.
    Outre les données habituelles utiles aux observations, retrouvez dans cet agenda astronomique toutes les méthodes qui permettent d'explorer ces systèmes planétaires lointains, les missions spatiales et programmes scientifiques qui y sont dédiés, les personnages emblématiques et événements majeurs qui ont contribué à faire progresser les connaissances dans ce vaste domaine, source de rêves et porteur d'espoirs.
    (Un planisphère est inclus.)

    1 autre édition :

  • Ce livre regroupe 25 expériences de physique. Pour chacune, les aspects théoriques nécessaires à la compréhension du phénomène physique et l'élaboration du protocole sont détaillés. Des mesures, obtenues en laboratoire d'enseignement, sont présentées et systématiquement comparées aux prédictions théoriques. Un traitement rigoureux des incertitudes permet des discussions riches, allant au-delà des modèles proposés. Des schémas détaillés des dispositifs expérimentaux et des traitements numériques dans le langage libre Python facilitent la reproduction des expériences.
    Pensé pour les candidats aux concours du CAPES et de l'agrégation, cet ouvrage s'adresse également aux étudiants de CPGE, de licence et de master, ainsi qu'aux enseignants du secondaire et du supérieur.
    Le collectif Jolidon est composé de Éric Brillaux, Benjamin Crinquand, Louisiane Devaud, David Dumont, Camille Eloy, Antoine Essig, Benjamin Guiselin, Christopher Madec, Alexandre Michel, Jérémy Sautel, Théo Sépulcre et Louis Villa.

  • Acteurs ou bénéficiaires, nous sommes tous spectateurs sidérés de l'ampleur des progrès de la médecine. Ils sont la conséquence des découvertes du XXe siècle, en particulier sur la biologie moléculaire et le génome. La recherche du XXIe siècle a ensuite pu bouleverser nos connaissances sur le fonctionnement du vivant au niveau moléculaire et sur l'extraordinaire ingéniosité des mécanismes moléculaires en jeu.

    Des spécialistes présentent et expliquent ces connaissances qui ont permis tant de réalisations thérapeutiques et ouvert tant de perspectives. On verra par exemple comment elles permettent d'identifier et de bloquer les effets nocifs des dysfonctionnements moléculaires, comme ceux qui conduisent à l'apparition de métastases dans les cancers.

    Tout ce qui est « molécule » est « chimie », et les collaborations entre biologie, médecine et chimie sont si essentielles que sans elles, rien ne serait arrivé. Cela est vrai pour les nouvelles thérapies, ainsi que pour la recherche pharmaceutique. Les méthodes d'analyse chimique ouvertes par le numérique (le criblage des molécules) lui donnent une efficacité presque inimaginable.

    La recherche fondamentale se traduit souvent par des innovations industrielles. L'apparition de l'inquiétant coronavirus (Covid-19) jette une lumière spectaculaire sur les besoins en nouvelles thérapies, avec l'objectif de vaccins et de traitements.

  • Depuis l'Antiquité, les grands penseurs de l'éducation sont loin d'avoir parlé d'une seule voix. Si, pour tous - philosophes, moralistes, théoriciens ou praticiens - l'éducation était la pierre de touche pour construire un monde répondant à leurs attentes, certains jugeaient nécessaire de façonner les jeunes générations, prônant parfois le formatage ou l'endoctrinement. D'autres, plus humanistes, défendaient la liberté de l'enfant et un enseignement plus démocratique.

    Des psychologues, des sociologues, des économistes et aujourd'hui des neuroscientifiques abordent les questions d'éducation à travers les théories de la connaissance, du développement de l'intelligence, du fonctionnement du cerveau, ou de l'économie politique, sommée de faire face aux grands enjeux d'une éducation qui concerne maintenant l'ensemble des enfants de la planète.

    De Rousseau à Maria Montessori, de John Dewey à Célestin Freinet... Un panorama des grandes figures de la pédagogie qui ont proposé leurs conceptions sur les façons d'apprendre, de former, de transmettre : en somme de forger les individus et les sociétés humaines.

    Sous la direction de Martine Fournier. Aves les contributions de : Britt-Mari Barth, Claudie Bert, Jean-Michel Blanquer, Michel Brossard, Philippe Carré, Martine Fournier, Catherine Halpern, Baptiste Jacomino, Catherine Kintzler, Thomas Lepeltier, Stéphane Lembré, Héloïse Lhérété, Jean-François Marmion, Pierre Manent, Anne Mascret, Philippe Meirieu, Jean-Marie Mignon, Georges Minois, Pierre Morère, Dominique Ottavi, Michel Soëtard, Maurice Tardif, Vincent Troger.

  • Dans la perception occidentale, les Rajas indiens évoquent souvent un luxe suranné, alors que la société indienne continue d'être appréhendée prin¬cipalement par le biais des inégalités de castes ou de la tradition hindoue textuelle. L'objectif du volume n'est pas de relancer le débat sur la nature de la royauté en Inde, mais plutôt d'aborder la société de cour (au-delà du roi) comme un ensemble de relations et de pratiques, autrement dit de considérer la royauté comme un modèle de civilisation.
    La royauté hindoue a été abondamment étudiée, notamment la relation entre rois et brahmanes (Jan Heesterman) ou, dans une perspective plus large, entre le pouvoir politique et les institutions et valeurs socioreligieuses (Louis Dumont). Cet ouvrage rappelle que le développement des études régionales a déplacé le débat vers la nature de l'État dans l'Inde ancienne. Plusieurs modèles ont été proposés : féodalisme, État bureaucratique, État segmentaire et souveraineté rituelle, État intégratif selon un modèle processuel, formation impériale. De plus, des recherches anthropologiques et ethno-historiques ont souligné le rôle central de la royauté dans la société indienne. Plus récemment, Daud Ali a ouvert une nouvelle voie de recherche, avec le concept de « société de cour » de Norbert Elias en Inde tout en reconnaissant les contributions de Michel Foucault à propos de l'appareil d'État. Celles-ci ont aidé à placer la recherche sur la royauté indienne dans la continuité de processus historiques plus vastes, sociaux, économiques et religieux.

  • Celui qui tenterait de séparer les célèbres descriptions faites par Darwin de la faune des îles Galápagos et sa théorie de l'évolution se couvrirait de ridicule. Sans la théorie qui les a soutenues et dirigées, ces descriptions ne seraient ni méticuleuses, ni pertinentes : surtout, elles n'auraient aucune valeur scientifique.
    À l'inverse, la tentative de séparer les analyses scientifiques de Marx de la théorie communiste globale qui les nourrit est récurrente. C'était déjà le cas il y a 30 ans, lorsque nous avons publié pour la première fois le présent ouvrage en Italie (par les Éditions Lotta Comunista), et c'est de nouveau une tendance à la mode depuis la crise des relations globales. De nombreux économistes - ou présumés comme tels - ont redécouvert que les études de Marx sur le phénomène des crises du capitalisme restent aujourd'hui inégalées. Toutefois, afin de pouvoir se les approprier, ils doivent amputer les analyses économiques de leurs racines et de leurs conclusions communistes.
    En réponse à l'énième réédition de cette vieille ruse, nous reprenons encore et toujours les propos d'Engels sur la tombe de son ami et camarade de lutte de toute une vie : Marx fut un «homme de science. Mais, ce n'était point là, chez lui, l'essentiel de son activité. [.] Car Marx était avant tout un révolutionnaire».

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