Mercure De France

  • Qu'est-ce que le théâtre? Pour Molière, c'est l'« étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens ». Victor Hugo y voit un art qui « doit faire de la pensée le pain de la foule », et Louis Jouvet « un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux ». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme, ce « goût du théâtre » se savoure en compagnie de Sarah Bernhardt, Bertolt Brecht, Albert Camus, Jacques Charon, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Dario Fo, Charles Dullin, Eugène Ionesco, Henry de Montherlant, Giorgio Strehler, Jean Vilar...

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  • Salle d'archéologie égyptienne transformée en scène de crime, épisodes romanesques dans un centre d'art contemporain, fantasmes de nuit passée au milieu de tableaux célèbres... nombre d'écrivains situent leurs intrigues au musée. Mais que nous en disent-ils vraiment ? Musée mausolée, élitiste, fruit de la colonisation, collections fétichisées ou expositions à la solde du marché de l'art ? A moins que le musée ne devienne lieu de vie et de sociabilité...
    Des pages hautes en couleurs croquent autant les gardiens que les visiteurs, les galeristes ou les artistes. Cette anthologie prend le parti de la diversité des musées - ethnographiques, littéraires, de beaux-arts, d'histoire, de sciences, d'art contemporain, ou encore imaginaires ! Visites en compagnie de Marcel Proust, Catherine Lépront, Philippe Forest, Jean-Michel Ribes, Emile Zola, Jean-Philippe Toussaint, Lydie Salvayre, JMG Le Clézio, Nathalie Sarraute, Georges Perec, Orhan Pamuk, Laurent Gaudé, Arno Bertina, Cécile Guilbert, Jean Echenoz et bien d'autres...

  • La photographie désigne à la fois un procédé technique, une pratique et l'objet qui en résulte. Petite-fille de la camera obscura de Léonard de Vinci et fille de la révolution industrielle, la photo a investi la plupart des champs de l'activité humaine. Comme l'anticipait déjà Baudelaire, notre monde est devenu « un vaste magasin d'images ». Il est à la merci de la panoplie toujours plus étendue de nos appareils photo : aujourd'hui les pixels ont remplacé le bitume de Judée et autres sels d'argent.
    La photographie a toujours séduit et fasciné, elle a suscité des débats et généré des oeuvres de fiction. Partons donc à la découverte de cet art, qui épouse et suspend simultanément le cours du temps, sur les traces d'écrivains, de philosophes, de poètes ou de photographes...

  • A l'instar de Venise, Rome et d'autres villes "romantiques" , Paris est un lieu privilégié pour les histoires d'amour : de légende, tarifées, d'artistes, d'autrefois ou 2. 0 ! Car à Paris se mêlent très étroitement les mots, l'amour des mots et les maux de l'amour. Au fil des siècles et de la littérature, Paris est souvent au premier plan, comme personnage ou comme décor, enchante et fascine et, surtout, suscite, permet, encourage - parfois empêche - les histoires d'amour.
    Cet opus est une balade amoureuse avec une carte du tendre dessinée par les plus grands auteurs, Parisiens de naissance, d'adoption ou de coeur... Sur les traces de François Villon, Emile Zola, Honoré de Balzac, Jean Genet, Jacques Prévert, Paul Verlaine, André Breton, Simone de Beauvoir, Colette, F. Scott Fitzgerald, Marcel Proust, Boris Vian, Pierre Bergé, Marguerite Duras, Hervé Guibert, Patrick Modiano, Annie Ernaux, Camille Laurens, et bien d'autres...

  • Nul autre endroit au monde que Paris pour ressentir cette étrange sensation de déjà vu. Car Paris est un décor, celui dont nous pensons connaître chaque recoin tant le nom de ses rues et de ses quartiers nous est familier. Paris est une mémoire, celle marquée par les grands événements qui ont si souvent bouleversé l'histoire de France. Paris est un passage obligatoire pour tous les artistes, les écrivains et les peintres.
    Croiser son nom au détour d'une page, l'entendre célébré dans une chanson, rêver à ses promesses, à ses rencontres. Évoquer Paris est un défi : il faut choisir. Ce Goût de Paris n'a pas voulu choisir, il a voulu mentionner les grands noms, les grands lieux, les grands rendez-vous, mais jouer aussi de l'anecdote, de l'éclectisme, pour donner envie de venir puis de revenir, d'habiter et de regarder d'un oeil neuf, de profiter de la vie diurne et nocturne, de partir en ne gardant qu'un seul regret :
    Celui de ne pas avoir vu plus.

  • La sculpture est la seule forme d'art plastique que l'on puisse apprécier les yeux fermés. Elle suppose le toucher, éveille le désir irrépressible de caresser, d'effleurer ce qui se présentent sous nos yeux, d'en éprouver la texture, de dessiner les courbes à notre tour, cherchant ainsi le chemin emprunté à l'origine par l'artiste.
    Dans la sculpture, tout est affaire de corps, de chair, de désir. La quête même d'un désir primal, instinctif, l'envie enfantine de plonger ses mains dans la terre jusqu'au coude, de la malaxer, puis de l'animer. Le travail technique est aussi important que l'acte de conception et de création. Il élude tout hasard, le ciseau du sculpteur ne pouvant se permettre de rater sa cible.
    Le sculpteur doit se soumettre à la loi de la matière pour ensuite tenter de lui supplanter la sienne. Quel est donc cet acte de sorcellerie qui donne vie à l'inanimé ? Quel est donc ce regard intérieur si singulier qui exige de se représenter une forme avant même qu'elle n'existe ?
    Les écrivains ont tenté d'approcher cette énigme, de s'en saisir en suivant les mouvements qu'impose l'observation d'une statue. Les textes choisis ici abordent les facettes multiples de ce mystère: tant la plongée dans la sensualité de la technique que la force des émotions suscitées par les oeuvres, ou encore les témoignages des artistes eux-mêmes

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  • Aussi fondamentaux dans une vie que les relations parents-enfants, les liens entre frères et soeurs suscitent des sentiments variés, de la haine à la passion en passant par la complicité, telle celle qui unit Vincent et Théo van Gogh. Présents dans la mythologie ou la Bible avec des figures comme Antigone, Jacob et Esaü ou Romulus et Rémus, les frères et soeurs ont également inspiré bon nombre d'écrivains.
    Zola, ce fils unique, décrit plusieurs relations fraternelles dans les Rougon-Macquart tout comme les inséparables Goncourt dans certains de leurs romans. Si Molière et Shakespeare parlent des relations conflictuelles, Pierre Michon et Tolstoï soulignent la complexité de ce lien où l'affection flirte souvent avec la jalousie. Enfin, des soeurs d'écrivains comme Isabelle Rimbaud ou Georgette Leblanc célèbrent la figure du frère et leur complicité quand Jérôme Garcin analyse la relation propre aux jumea

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  • Pablo Picasso le martela avec force : "Le dessin n'est pas une blague" ! Du culte de l'Antique à celui de la nature, des partisans de la ligne aux défenseurs du coloris, du tracé pris comme acte intellectuel à celui appréhendé comme expression spontanée du génie de l'artiste, à la fois intime et public, confidentiel et tapageur, le dessin exacerba fréquemment les passions. Entre imagination débridée et étrangeté, cette anthologie l'appréhende comme une culture protéiforme, complexe, singulière en compagnie de Ray Bradbury, Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, Jean Clair, Colette, Dominique-Vivant Denon, Edmond et Jules de Goncourt, Joris-Karl Huysmans, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Alfred Kubin, Edgar Allan Poe, Auguste Rodin, Marguerite Yourcenar...

  • " Marcher est peut-être - mythologiquement - le geste le plus trivial, donc le plus humain ", écrivait Roland Barthes. Flânerie, déambulation, errance, vagabondage, promenade, randonnée, traversée, excursion, pèlerinage, voyage... autant de mots pour désigner le mouvement progressif de la marche, depuis la manière la plus lente et rêveuse jusqu'à la plus sportive. Il existe tout autant de catégories de marcheurs : le marcheur de ville, le marcheur de plaine ou de forêt, de sentiers ou de chemins, le marcheur de montagne et de désert, le marcheur régionaliste, de pays ou de continents, le marcheur profane ou sacré, l'amateur de marche individuelle, accompagnée ou encore en groupe... Peut-être la marche est-elle la meilleure façon d'appréhender te monde, à vitesse humaine. Clopin-clopant et chemin faisant, balade dans les pas de Virginia Woolf, Henri Calet, Julien Gracq, Georges Perec, Bruce Chatwin, Patrick Modiano, Jean-Jacques Rousseau, Jean Giono, Marguerite Duras, Philippe Delerm et bien d'autres.

  • L'expérience poétique consiste à mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. «Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir» écrit précisément René Char.
    Balade en compagnie de Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

  • La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Église catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations...
    Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.

  • Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. À lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ?
    Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...

  • Un milliard d'habitants, 3 287 263 km², vingt-cinq États, au moins autant de langues officielles, plusieurs centaines de dialectes répertoriés et pratiqués... les chiffres disent la démesure et la difficulté d'appréhender l'Inde. Pour saisir l'essence du «sous-continent», il faut le sillonner sans relâche, de Delhi à Jaipur, d'ouest en est, du nord au sud, se rendre là où tout le monde va mais aussi explorer des régions moins connues et aux charmes «touristiques» moins immédiats. Tour des villes de l'Inde, de passages obligés (Agra et son Taj Mahal, Goa et ses plages, Calcutta et ses «slums») en contrées moins pittoresques ou plus difficiles d'accès (villes du Cachemire et de l'Assam, Mahé, Yanaon, Chandernagor, etc.). Une Inde une et multiple à découvrir sur les traces de Pierre Loti, Nicolas Bouvier, Salman Rushdie, Amitav Ghosh, Pier Paolo Pasolini, Kushwant Singh et bien d'autres.

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  • Fantasme de la Ville par excellence, et ville de tous les fantasmes, New York est devenue une source abondante de mythes, de l'eldorado contemporain à la cité de tous les dangers : grandeur et décadence de la Babylone moderne, matière première inépuisable pour d'innombrables romans, films, poèmes, spectacles, qui hésitent souvent entre les deux extrêmes d'une vision tantôt infernale tantôt idéale...
    Vivre à New York, c'est habiter cette fiction, la chanson de geste de l'ère contemporaine. Mais vivre New York, c'est aussi confronter le rêve à la réalité. Et découvrir une autre expérience, la magie de la foule n'empêchant pas une étrange solitude, les prémices de promesse tournant parfois aux illusions perdues. Balade en compagnie de Woody Allen, Louis-Ferdinand Céline, Tonino Benacquista, Jonathan Safran Foer, Jerome Charyn, Tom Wolfe, Andy Warhol, Edith Wharton, Francis Scott Fitzgerald, Truman Capote, Bob Dylan, Maryse Condé, Bret Easton Ellis, Georges Perec, Paul Auster et bien d'autres...

  • Bien avant les années 1980 et sans le savoir, les Barcelonais avaient inventé la movida, cette agitation créatrice. Ville joyeuse, tourbillonnante, profondément vivante, Barcelone ne pouvait qu'en- traîner dans son mouvement perpétuel les écrivains les plus débri- dés, les plus échevelés même. Théophile Gautier, Eduardo Mendo- za, Manuel Vásquez Montalbán, Francisco Gonzáles Ledesma, An- dreu Martin, Paul Morand, Pedro Zarraluki et bien d'autres vous invitent ici à découvrir quelques-unes des multiples facettes d'une ville toujours changeante, à travers sa gastronomie, ses habitants et ses lieux les plus symboliques. Pour ceux qui souhaitent déguster sur place le goût de Barcelone, un petit guide pratique en fin de vo- lume renferme les principales informations utiles à la réussite de leur voyage.

  • Le goût de la lecture est une histoire intime que les lecteurs aiment partager, un plaisir solitaire qui très vite devient un festin de papier.
    C'est une vieille histoire entre soi et tes livres. Le goût de la lecture est souvent un bonheur d'enfance qui vous éclaire toute une vie. Il est parfois le fruit d'une éducation ou du voisinage familier d'une bibliothèque. Mais il en est de la passion des livres comme de toutes les passions : les coups de foudre et les coups du hasard très souvent s'en mêlent... Parmi tous ces lecteurs fous de livres, il y a bien sûr les écrivains.
    Consommateurs boulimiques de papier imprimé, ils évoquent volontiers la naissance de cette passion de lire qui est la source de leur écriture. Promenade en compagnie de Jean-Jacques Rousseau, Elias Canetti, Montaigne, J.M.G. Le Clézio, Henry Miller, John Ruskin, Alberto Mangue!, Jorge Semprun, Daniel Pennac, Marcel Proust, Michèle Lesbre, Nathalie Sarraute, Pascal Quignard, Georges Perec et bien d'autres...

  • Insaisissable ville-labyrinthe, lisbonne échappe à toute exploration rationnelle.
    Port ancré en pleine terre, à la fois enracinée dans l'antiquité et projetée vers l'avenir, lisbonne permet au voyageur curieux de vivre simultanément toutes les époques, toutes les ambiances. antonio tabucchi, fernando pessoa, josé saramago, miguel torga, antonio lobo antunes, josé cardoso pires, eça de queiros, vergilio ferreira et bien d'autres dévoilent ici quelques-uns des secrets les mieux gardés de la ville, à travers sa cuisine, ses odeurs, ses ambiances et ses souvenirs.
    Et, au fil des textes, se déroute aussi en arrière-plan un panorama de la littérature portugaise contemporaine. pour ceux qui souhaitent déguster sur place le goût de lisbonne, un petit guide pratique en fin de volume renferme les principales informations utiles à la réussite de leur voyage.

  • Le gout du féminisme Nouv.

    On ne devient pas féministe : on naît femme, et le combat commence. Contre les agressions, contre les interdits édictés par les religions, contre les inégalités du monde de l'entreprise et de l'espace politique... Des pionnières du féminisme jusqu'aux courageuses Femen actuelles, des femmes (et des hommes !) se sont toujours battus. Et le combat ne cessera que lorsque justice sera rendue... Que les femmes, que toutes les femmes rient, pleurent, jouissent et vivent : c'est seulement ainsi, libérés des chaînes qu'ils ont eux-mêmes forgées que les hommes aussi vivront. Car le féminisme est un humanisme, incarné par les voix de Christine de Pisan, Doris Lessing, Anne Sylvestre, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Annie Ernaux, Virginie Despentes, Gabrielle Suchon, Flora Tristan, Qasim Amin, Simone de Beauvoir, Olympe de Gouges, Louise Michel, Monique Wittig, Simone Veil, Grisélidis Réal, Angela Davis, et bien d'autres...

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  • Le goût de l'Iran

    Collectif

    Comment voyager en Iran, pays des Mollahs depuis quarante ans, qui a fait du noir la couleur des femmes et du voile un carcan? S'y aventurer, c'est voir tomber la plupart des clichés, dès lors que le pays révèle ses splendeurs passées, ses déserts de sel et ses paysages sublimes. Les visiteurs saisissent vite l'hospitalité et l'effervescence de la vie à Téhéran comme à Shiraz ou Ispahan, ville mythique et vitrine du pays qui invite à la rêverie. L'Iran d'aujourd'hui est une civilisation forte et lointaine. Celle de la Perse, dont l'histoire date de plus de 6000 ans. Les écrivains témoignent d'un Iran envoûtant et paradoxal, terre de toutes les promesses tiraillée entre Orient et Occident.
    À découvrir sur les traces de Marco Polo, Nicolas Bouvier, Jean Chardin, Pierre Loti, Annemarie Schwarzenberg, Robert Byron, Apollinaire, Jean-Baptiste Tavernier, Chahdortt Djavann, Delphine Minoui, Jane Dieulafoy, Plutarque, Ella Maillart et bien d'autres...

  • Suivre Robinson Crusoe ou Sinbad le Marin, s'envoler avec Nils Holgersson sur son oie... les enfants en rêvent très tôt. Réel ou imaginaire, le voyage est un besoin. Peut-être n'y a-t-il " rien de plus beau que l'instant qui le précède, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et dire ses promesses ", prévient Kundera. Une fois sur place, le voyageur sera confronté au concret, devra s'abandonner à l'imprévu, parfois à l'ennui. Le voyage est ce temps hors du temps pendant lequel on accorde au monde la présence attentive qu'il mérite. A chacun son voyage car l'on y trouve ce que l'on veut : soi-même, les autres ou même rien, juste un changement d'air. Au voyageur qui consent à abandonner ses certitudes, à celui qui s'enchante de la " polyphonie du monde ", à celui-ci se dévoile un pan de l'énigme de l'univers... A pied, en train, à dos de mule, en avion ou en wagons-lits, balade sur les traces de Marcel Proust, Victor Segalen, Albert Londres, Louise de Vilmorin, Nicolas Bouvier, Georges Perec, Xavier de Maistre, Blaise Cendrars, Patrick Modiano et bien d'autres.

  • L'esprit français fait rire, sourire ou taire. Il souligne l'absurde. Ou, au contraire, s'en nourrit. Il dénonce, flatte et parvient même à faire s'entendre des ennemis. De nombreux hommes s'en servirent pour sauver leur peau : Talleyrand face à Napoléon Bonaparte, Beaumarchais face à Louis XV. Car, s'il irrite, il fascine ceux qui le comprennent que l'on appelle alors des gens d'esprit. L'outrage devient alors admirable. Du pamphlet à la satire, l'esprit français a traversé les siècles, porté par de grands noms tels que Bussy-Rabutin, Ninon de Lenclos, Georges Feydeau, Molière, Jules Renard, Sacha Guitry, Pierre Dac, René de Obaldia, Raymond Devos, Alphonse Allais, Félix Fénéon, Edmond Rostand, Georges Courteline, et bien d'autres...

  • Venise, ville de tous les rêves et de tous les fantasmes, est aussi la ville de tous les clichés.
    Pourtant, derrière le décor se dissimule une autre venise, secrète et inattendue, parce que souvent drôle et chaleureuse. c'est à partager cette joie de vivre à venise que vous convient ici des auteurs d'origines et d'époques fort diverses, mais tous vénitiens de coeur. sur les pas de paul morand, d'ernest hemingway, de philippe sollers, de hugo pratt, de patricia highsmith, de james hadley chase, de gabrielle wittkop, de marcel proust, de carlo goldoni et de bien d'autres, le lecteur-voyageur découvrira ici quelques-unes des faces les plus cachées, et les plus séduisantes, de la sérénissime.
    Pour ceux qui souhaitent déguster sur place le goût de venise, un petit guide pratique en fin de volume renferme les principales informations utiles à la réussite de leur voyage.

  • N'en déplaise aux idées reçues, le sport et la littérature sont compa- tibles ! Déjà dans la Grèce antique, la littérature trouvait parfois son inspi- ration dans la pratique sportive, rappelant sa dimension spirituelle, cultu- relle, politique, éthique. En France, on attendra le XIX e pour voir s'épa- nouir une vraie « littérature sportive », grâce à la culture physique intégrée à l'enseignement. Guy de Maupassant a écrit des pages mémorables sur les sports nautiques, Gustave Flaubert sur les courses de chevaux, Émile Zola sur l'éducation physique, Théophile Gautier sur la savate, Courteline sur le vélo, Jules Verne sur la boxe, etc. Avec le temps d'autres écrivains en ont fait une véritable thématique, tels Montherlant, Jean Prévost ou Pierre Lo- ti... C'est aussi son lien avec la guerre qui soutient le développement du sport. Qui veut faire la guerre doit être en très bonne santé, donc avoir une pratique physique régulière. Les traités de natation, les études relatives à la « machine animale » abondent. Le sport est intimement lié à l'histoire, comme il l'est aux grands mouvements de société, telle l'émergence du sport féminin au début du XX e siècle. Aujourd'hui, la question du sport comme faisant partie intégrante de la société - et de la littérature, ne se pose plus...

  • Depuis Platon et Aristote, la politique est à la fois science et philosophie, au coeur de la cité, et confronte tous les savoirs. État, république, société, classes sociales, dictature, etc. sont des notions incompréhensibles si l'on ignore les textes de Saint-Just, de Voltaire, ou d'Hannah Arendt... Cette anthologie pose le rapport entre littérature et politique, d'un double point de vue : la présence de la politique dans la littérature, et la place de la littérature en politique. Fondamentalement, la littérature et l'art relèvent toujours du politique.
    Exploration en compagnie de Simone Veil, Marguerite Yourcenar, Balzac, Jules Renard, Jean Jaurès, Georges Clemenceau, Émile Zola, Voltaire, Garcia Lorca, Soljenitsyne, Montesquieu, Jean-Paul Sartre, Madame de Lafayette, Stendhal, Aragon, Ionesco, André Malraux, Albert Camus, François Mauriac, et bien d'autres...

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