Manuella

  • Ce second cahier de la Fondation Louis Vuitton est consacré à Gerhard Richter.
    Il présente le corpus des trente deux oeuvres de l'artiste dans la collection de la Fondation Louis Vuitton en les accompagnant d'un entretien inédit avec l'artiste et de textes critiques richement illustrés.
    L'entretien de Gerhard Richter réalisé par Dieter Schwarz met en perspective la carrière de cet artiste majeur de la scène contemporaine. Le peintre y évoque librement ses relations avec les artistes de sa génération, Blinky Palermo, Robert Ryman, Sol LeWitt, ou Joseph Beuys, son oeuvre picturale - des Tableaux gris aux 4900 Couleurs ou aux Strips (Bandes) -, mais aussi son travail sur les livres comme Atlas, Wald, ou Birkenau.
    L'ouvrage comporte également une préface de Suzanne Pagé et des textes du critique d'art Philippe Dagen, de Sébastien Gokalp et d'Olivier Michelon, notamment sur 4900 Farben.
    Richement illustré par plus de soixante représentations des oeuvres du peintre, ce volume offre un regard rétrospectif sur plus de cinquante ans de peinture. Il est publié à l'occasion de l'exposition de la collection Louis Vuitton à la Fondation du 20 février au 29 août 2019.

    1 autre édition :

  • Photogénie de l'exposition

    Collectif

    • Manuella
    • 11 Juillet 2018

    Caractérisée par son aspect éphémère, l'exposition d'oeuvres d'art finit toujours par disparaître pour ne rester dans la mémoire qu'à travers les traces que sont les catalogues et les archives.

    Parmi ces archives les vues d'exposition jouent un rôle à la fois singulier et déterminant.

  • Etat des lieux de la scène contemporaine de l'art urbain à travers près de 800 photographies d'oeuvres, de témoignages d'entretiens, et d'archives. De la jeune génération aux légendes du milieu, parmi lesquels André, Azyle, Jacques Villeglé jusqu'aux pionniers historiques du graffiti américain et européen tels Mode 2 et Futura 2000, les auteurs tissent des liens entre ces différentes familles.

  • Conversations

    Collectif

    Ce livre réunit 79 conversations avec des artistes, des écrivains, des architectes, des musiciens, des philosophes, des photographes, des designers, des scientifiques et des cinéastes, menées depuis le début des années 90 par hans ulrich obrist.
    En suivant le modèle encyclopédique de l'entretien conçu comme un fructueux échange d'idées, ces conversations dessinent un paysage de trajectoires, de pensées, de projets, de faits et de récits qui produisent une histoire inédite de l'art et de la culture au tournant du xxe et du xxie siècle.

  • Hello books ; coffret

    Collectif

    • Manuella
    • 16 Octobre 2012

    Après LOGORAMA - court-métrage récompensé d'un Oscar® en 2010 et d'un César en 2011, qui déjà questionnait l'image des marques par le biais d'une fiction acide et acidulée -, H5 conçoit HELLO par H5, une exposition qui propose un parcours ludique et parfois terrifiant à travers la stratégie marketing d'une marque forcément sympathique : HELLO.
    Du 11 octobre au 30 décembre 2012, l'entreprise simulacre créée par H5 et incarnée par un aigle, hybride de l'emblème américain et d'Hello Kitty, occupe les espaces de la Gaîté Lyrique et déploie sa communication tentaculaire.
    Créateur d'un langage qui dépasse son seul domaine, le marketing, et avec lui la communication, manient les mots et les images. Par un jeu de vases communicants, un glissement progressif, ils se substituent au discours politique pour fabriquer des mythologies médiatiques dont personne ne semble s'étonner. Ainsi, la société toute entière s'organise en regard d'images et de logos emblématiques et formatés, de concepts étonnement vides de sens.
    À l'image de ce système ambigu, HELLO s'incarne dans une esthétique du jeu et du bonheur, dont l'enfance - fantasme de pureté, lieu de l'utopie et du désir - est la cible idéale. Une machine de guerre au parfum de Disneyland qui enchantera les petits et questionnera les adultes.
    Si depuis Warhol, la société de consommation est le sujet récurrent de travaux artistiques, H5 l'envisage en tant qu'acteur du système. En imaginant un territoire qui intègre tous les outils de la communication à l'ère 2.0, le collectif propose de comprendre les mécanismes de cette discipline pour mieux s'en libérer.
    Le coffret HELLO BOOKS fait partie intégrante du projet HELLO. C'est une déclinaison éditoriale des thématiques développées dans l'exposition, un instantané de la société de communication et un terrain de jeu où H5 déploie ses savoir-faire. Son but est de compléter l'exposition mais également d'avoir un discours autonome et recevable par tous, même en dehors du contexte de la Gaîté Lyrique.

  • La Ville de Nancy confie une carte blanche au designer Robert Stadler. Avec Alexis Vaillant, curator en chef du CAPC de Bordeaux, ils conçoivent l'exposition et le livre QUIZ qui, à travers plus de cent cinquante oeuvres d'artistes et de designers internationaux, interrogent la frontière entre art et design.
    Autant d'objets hybrides et récalcitrants qui résistent aux typologies pré-établies - sculpture, produit, meuble, etc. -, des choses méconnaissables, qui intriguent, laissent perplexes, et surtout suscitent une grande liberté pour les appréhender et les apprécier.
    En art contemporain, les pièces dites inclassables sont légion et peuvent prendre n'importe quelle forme. En design, ce type de pièces est rare car le design se doit de répondre à une fonction pratique. Particulièrement en design industriel, où les investissements sont importants et où une apparence énigmatique opacifiant la fonction d'un objet risquerait de déstabiliser le consommateur. Pourtant, nombre de designers mettent en question le statut de l'objet.
    A une époque qui prône la perméabilité des frontières, la distincition entre art et design a-t-elle encore un sens ? La question du statut des objets est-elle devenue obsolète ? C'est ce qu'interrogent toutes les pièces sélectionnées pour ce projet et dont les formes ambitionnent d'explorer l'état de chose aujourd'hui. Qu'elle ressemble à un échantillon, à une chute, à une construction improbable, ou encore qu'elle paraisse inachevée, elle demeure disponible, c'est-à-dire capable de se renouveler sans cesse au regard. Mélangées toutes catégories confondues, leur pouvoir de méconnaissabilité se cristallise.

  • Remarqué dès ses premières expositions, Adel Abdessemed a rapidement bénéficié d'une reconnaissance internationale au fil des rétrospectives que lui ont consacrées des institutions aussi prestigieuses que le P.S.1 Contemporary Art Center à New York, le Mamco à Genève, le MIT List Visual Arts Center à Cambridge et le Centre Pompidou à Paris.

    Se définissant comme un « artiste des actes », Abdessemed s'inspire de l'actualité politique, religieuse et sociale pour exprimer l'énergie extatique, la violence, les convulsions du monde. Souvent célébré pour la force immédiate de ses images, parfois sujet à la polémique, son travail est tissé de références complexes qui renvoient simultanément aux événements contemporains et au temps long de l'histoire des formes et des représentations.

    /> Les neuf essais de ce volume sont autant de points de vue qui ouvrent des perspectives à la fois historiques, philosophiques et esthétiques sur une oeuvre qui interroge puissamment notre humanité.

  • « Certes, il glane, images et objets.
    Certes, il collectionne. Pour lui, et par procuration, faisant siennes les merveilles et curiosités trouvées dans les réserves des improbables musées où il aime passer ses vacances d'été.
    Certes, il compose, expose. Il parle de « displays », et c'est souvent cette étonnante capacité à organiser (dans) l'espace que l'on souligne. Et l'on ne s'étonne guère qu'il soit de ces artistes également commissaires, la redistribution étant au coeur de ses préoccupations.
    En dépit de tout cela (dont je suis évidemment convaincue), je pense que l'on oublie peut-être trop vite que Guillaume Constantin est, avant tout, sculpteur. » (Marie Cantos)

  • Berdaguer & Péjus

    Collectif

    • Manuella
    • 23 Janvier 2018

    L?enjeu est à la fois de proposer une lecture transversale de leur pratique et de révéler certaines connections qui irriguent et innervent leurs productions.

  • Anri Sala représente la France à la biennale de Venise 2013.
    Il projettera simultanément deux films du Concerto pour main gauche de Maurice Ravel, lequel a été composé à la demande du pianiste allemand Paul Wittgenstein, qui perdit son bras droit lors de la Première Guerre mondiale.
    Les deux films commenceront de manière synchrone avant de se décaler peu à peu l'un par rapport à l'autre. Le spectateur/ auditeur aura donc d'abord l'impression d'entendre un seul concerto, puis il sentira comme un écho, un décalage qui produira un effet d'espace.
    Comme toujours dans le travail d'Anri Sala, la musique, celle que l'on joue, est l'occasion d'interroger la place de l'homme dans l'espace et le temps. La répétition du même (Ravel Ravel), pas tout à fait identique, crée par décalage l'antithèse (Unravel). Et c'est ce frottement, ce jeu des contraires qui crée le mouvement, la pensée, l'espace et le temps humains.
    Le livre édité à cette occasion est conçu comme une transposition de ce principe de décalage et de création d'espaces.
    Trois registres de textes proposent autant de points de vue qui se complètent, se répondent ou se contredisent pour restituer la complexité du réel : d'une part les témoignages historiques de Ravel, Wittgenstein et Marguerite Long (pianiste amie de Ravel), d'autre part les textes fictionnels d'Alexandre Waugh (spécialiste de Wittgenstein) et de Jean Echenoz (extrait de son roman Ravel), enfin les essais de Laurent Pfister (sur le droit d'auteur du compositeur du Boléro), de Peter Szendy (musicologue) et de Christine Macel (commissaire de l'exposition).
    De la même façon, trois registres d'images offrent des téléscopages visuels féconds : les images d'archives, les images d'illustration, les dessins préparatoires de l'artiste et des images de ses films.
    Le graphisme du livre lui-même donne à sentir ce mouvement perpétuel, la superposition des tempos musicaux : les pages sont scandées par des zones de vibrations noires, qui se déplacent comme si le milieu du livre devenait mouvant.
    Jusque sur la couverture dont le visuel est comme une répétition du dos.
    OEuvre de documentation autant que livre d'artiste, cet ouvrage est l'histoire de cette interprétation plastique et sonore présentée à la prochaine biennale de Venise.

  • Michel Blazy

    Collectif

    • Manuella
    • 1 Février 2015

    Depuis plus de vingt ans, Michel Blazy, né à Monaco en 1966, développe une oeuvre atypique dans le paysage artistique français, une oeuvre qui met en scène les transformations de la matière, qui joue avec le temps et les cycles du vivant.
    Il produit des pièces qui intègrent ce qui arrive. Attentif à ce qui se passe sans lui, il pense la forme comme quelque chose de mouvant sur quoi il ne serait pas seul à intervenir. L'oeuvre est un organisme vivant fragile et instable, un organisme qu'il faut préserver et qui contient en elle-même les possibilités de sa propre disparition.
    Le geste de l'artiste consiste à encourager la matière, de manière à ce qu'elle trouve sa propre forme. Ainsi, ce qui advient résulte souvent d'un jeu d'équilibre entre son intervention et des énergies extérieures.
    Ses installations, ses peintures, ses dessins, ses vidéos et ses sculptures interrogent toutes notre rapport au temps. Elles mettent en scène avec humour et dérision la vanité des hommes à défier la mort et désirer l'éternité.
    Un important corpus iconographique (plus de 500 images) rendra compte de l'ampleur de ce travail depuis les premières réalisations en 1990 jusqu'à aujourd'hui.
    Cette monographie bilingue français - anglais, conçue comme un ouvrage de référence, est publiée à la suite de l'exposition Le Grand Restaurant, qui s'est déroulée du 20 septembre au 18 novembre 2012 au FRAC Île de France / le Plateau.

  • Le train fantôme

    Collectif

    Dans le cadre du Nouveau Festival au Centre Pompidou, Bernard Blistène a invité Charles de Meaux à investir le coeur du Forum.
    L'artiste a imaginé une installation qui serait comme un prolongement des imposantes conduites d'aération blanches émergeant sur la Plaza. Inversant l'intention des architectes Renzo Piano et Richard Rogers, Charles de Meaux fait entrer les conduits à l'intérieur du centre.
    Deux tuyaux en tissu blanc s'entrelacent comme des fantômes aériens. Le visiteur peut pénétrer à l'intérieur de l'un d'eux, sur les paroies duquel ont été installés des écrans. Et il parcourt ce tunnel d'images comme un paysage qui défile. Au sortir de ce « train fantôme à pied », aucun visiteur n'a fait la même expérience visuelle, aucun n'a vu les mêmes images, aucun n'a franchi le même espace-temps.
    L'envie est grande alors de refaire un tour, de céder à l'envoûtement d'images dont on ne sait plus si elles sont des souvenirs d'expériences passées ou des traces d'un présent toujours renouvelé.
    Avec plus de 60 vues extérieures et intérieures de l'installation, notre livre en est une trace qui propose un arrêt sur image, celui-là même qui est impossible au visiteur. Il est conçu comme une interrogation sur les rapports entre la fiction et la réalité (J.M.G. Le Clézio), une réflexion sur la puissance d'évocation et la réception des images (Bernard Blistène et Eduardo Jorge), et une étude sur les mécanismes de la perception, du souvenir et de la réminiscence (Israel Rosenfield).

  • Histoires de frontières

    Collectif

    • Manuella
    • 13 Octobre 2017

    Deux historiens, trois géographes, un photographe et un dessinateur font un voyage d'étude de quinze jours en Afrique du Sud pour enquêter sur un sujet d'actualité : les frontières.

    Ici, celles des anciens homelands, ces territoires-archipels créés par le régime d'apartheid, qu'il s'agit de longer pour en appréhender la matérialité dans le paysage, la permanence historique, culturelle, sociale et géo-politique.

    Au-delà de la spécificité du modèle sud-africain, considéré comme un laboratoire expérimental en matière de ségrégation sociale et spatiale, cette «enquête sud-africaine» interroge la polysémie de la notion de frontière.

  • Un notaire avide, une femme adultère, un divorce, une mystérieuse lettre anonyme, un procès, des expertises graphologiques...
    La vie de daniel bertrand est plus trouble qu'il n'y paraît. directeur paternaliste d'une agence bancaire lilloise, il aspirait pourtant, dans cette france de l'entre-deux-guerres, à l'existence tranquille et honnête d'un notable de province. comment s'est-il retrouvé pris dans ce jeu de trahisons familiales, entre vaudeville social et tragédie personnelle ? qui se cache derrière cet homme apparemment sans histoire qui met tout en oeuvre pour sauver son honneur ? un dossier d'archives exhumé d'une brocante, une réunion à la sorbonne, une règle du jeu, une paire de ciseaux, un dé à jouer, une sonnette manuelle...
    Cinq historiens en quête de personnage ouvrent le " dossier bertrand " et s'attachent, chacun à sa manière, à en élucider l'énigme. leurs récits se nouent, se croisent et se répondent pour composer un cadavre exquis ; une histoire faite de multiples histoires, rendant sensible la pluralité des approches et des genres de l'écriture de l'histoire. car les démêlés judiciaires de notre bourgeois bien-pensant ne sont qu'un prétexte à une autre affaire : si bertrand a échoué de son vivant à imposer ses vues aux experts en graphologie, il parvient aujourd'hui à questionner les pratiques des historiens qui se penchent sur lui.

  • Loges

    Collectif

    La Grande Borne fut imaginée à la toute fin des années 60 par l'architecte Emile Aillaud, pour accueillir d'urgence quelque 13 000 habitants. Édifiée alors que s'aiguisait la critique contre les premières opérations de construction de grands ensembles d'après-guerre, dont l'ampleur le disputait souvent à la monotonie, la Grande Borne se voulait une réponse humanisée et poétique à la problématique du logement social de masse en même temps que la cité de l'enfant. Emile Aillaud voulut mettre l'art et la couleur au coeur de cette cité-jardin de 90 hectares inaccessible aux voitures.
    Aujourd'hui, malgré deux rénovations, les bâtiments en préfabriqué, qui n'avaient pas été construits pour durer, sont très fortement dégradés. Avec une centaine de nationalités qui y cohabitent, avec le taux de chômage le plus élevé de France, la Grande Borne évoque moins l'utopie sociale que la drogue, la violence, les émeutes et la peur.
    Loin de cette stigmatisation et de ces stéréotypes, Marie Schuch, qui s'est installée à la Grande Borne à la fin des années 80, a créé en 2007 un parcours d'art contemporain dans les loges des concierges de la cité.
    Depuis, chaque année, des artistes s'installent dans les loges, y travaillent et y exposent, créant avec les gardiens un échange de questionnements autour de la vie en banlieue et du rôle de l'art dans son contexte.
    LOGES renoue avec l'idée d'origine d'Emile Aillaud de mettre l'art et les enfants au coeur de la vie. Au carrefour de l'art, de l'architecture et de l'urbanisme, en interrogeant la notion d'habiter, LOGES invente de nouvelles démarches participatives, invite à renouer le dialogue et recrée du lien social.
    Pour la quatrième édition de LOGES, Jean-François Guillon, l'un des sept artistes invités, a proposé une promenade photographique dans la Grande Borne. En une centaine de photographies, il fait dialoguer les oeuvres des six autres artistes invités et celles toujours visibles des artistes ayant participé au projet d'origine. Le regard qu'il porte sur les signes, sur l'espace et l'architecture révèle la force, l'élan poétique qui anime encore ce lieu.

  • Parreno, né en 1964, développe dès les années 1990 une oeuvre qui interroge la nature des images et de leur représentation. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées.
    Plasticien, photographe, dessinateur, réalisateur de films, il s'empare des codes visuels pour les détourner et jouer sur ce décalage. En 2000, par exemple, il achète avec Pierre Huyghe un personnage de manga japonais, Ann Lee : à partir de son image de synthèse, ils réalisent des projets individuels ou collectifs, et animent une vie virtuelle.
    En 2006 sort le film Zidane, un portrait du xxie siècle, réalisé avec l'artiste écossais Douglas Gordon. Le joueur de football y est suivi en gros plan, par dix-sept caméras, en temps réel, pendant les quatre-vingt dix minutes d'un match. En 2009, le Centre Pompidou lui consacre une importante exposition.
    Après de nombreuses expositions en France et à l'étranger (au Guggenheim de New York,, à Munich, San Francisco, Bâle.), il est à nouveau célébré en France dans un lieu majeur de l'art contemporain.
    Le critique d'art Eric Troncy résume ainsi sa démarche : « Il s'attache à traquer les failles du système des images, auquel il insuffle poésie et conscience critique en établissant de nouvelles hiérarchies : prédominance du langage, réévaluation de la temporalité, affirmation de la narration. » Autant de thèmes qu'il aborde dans cette nouvelle conversation où il parle également de son parcours, de ses influences, de ses nombreuses collaborations avec d'autres artistes, dont Dominique Gonzalez-Foerster et Pierre Huyghe.
    Ami proche de Hans Ulrich Obrist, avec qui il entretient une complicité depuis de nombreuses années, Philippe Parreno parle avec acuité et liberté de toutes les facettes de son travail. C'est à la fois une excellente introduction mais aussi l'occasion de découvrir des facettes inconnues de l'artiste et d'approfondir la connaissance de son oeuvre.

  • Colette Brunschwig Nouv.

    Colette Brunschwig

    Collectif

    En mai 2017, la galerie Jocelyn Wolff (Paris) et Manuella Editions ont initié le projet d'éditer la première monographie consacrée à l'oeuvre peint et dessiné de Colette Brunschwig, que Jocelyn Wolff représente depuis 2016.
    Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.
    En dialogue direct ou indirecte avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà.
    Sa proximité avec la pensée du philosophe Emmanuel Levinas, dont elle suit les séminaires à l'École normale israélite orientale, lui permet d'interroger son propre travail qui s'origine dans les traumatismes, les destructions de la Seconde Guerre mondiale, et pose la question du vide, de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement. Tout comme sa rencontre avec l'art des peintres lettrés chinois des xie-xiie et xviie siècles lui apporte de nouvelles possibilités formelles, et lui permet d'approfondir sa réflexion sur les rapports entre écriture et peinture.
    Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses oeuvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, MNAM, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette oeuvre singulière, reconnue par la critique.
    Le projet de Manuella Éditions et de la galerie Jocelyn Wolff est de réparer ce manque, en publiant sa première monographie accompagnée de lectures critiques et philosophiques, richement illustrées et documentées, afin de montrer l'importance de cette oeuvre encore trop méconnue.
    Cet ouvrage monographique comprendra une importante iconographie 5 des oeuvres rendant compte de la multiplicité des pratiques (encres, gouaches, aquarelles, acryliques, lavis...) et des matériaux utilisés, quatre essais critiques (ceux de Romain Mathieu, Jeffrey S. Librett, Marjorie Micucci, Maël Bellec), ainsi que des documents d'archives des expositions et de l'atelier de Colette Brunschwig, des extraits de ses correspondances (avec Emmanuel Levinas, Pierre Soulages, René Char, Vladimir Jankélévitch, le critique et éditeur d'art Imre Pan, l'helléniste et philologue spécialiste de Paul Celan, Jean Bollack) et des textes de l'artiste (notamment sur Claude Monet et Malevitch).

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