Les Indes Savantes

  • Les religions et les Églises ont souvent encadré les populations d'outre-mer, ce que l'administration française n'avait guère les moyens de faire. Une application limitée, voire nulle, de la loi de Séparation, les mesures d'adaptation prévues pour les DOM, les " intérêts propres " reconnus aux TOM par le biais de statuts d'autonomie, font que les rapports entre les autorités et les Églises, le poids de celles-ci dans la vie quotidienne, dessinent une France d'outre-mer aux multiples visages. De Mayotte avec l'islam, à la Polynésie française où les réunions politiques commencent par une prière (oecuménique), les situations sont originales et diverses. Comment l'État s'accommode-t-il de ces particularismes ? Comment les autorités décentralisées utilisent-elles ou contiennent-elles les volontés des Églises ? Comment ces dernières tentent-elles d'influencer les autorités et les électeurs ? Comment les citoyens d'outre-mer conçoivent-ils la République française qu'on leur présente laïque ? La France est plus diverse qu'on ne le dit généralement. Cet ouvrage tente de répondre au travers des relations Églises/autorités à cette question : l'outre-mer français, est-ce bien la France oe

  • Cet ouvrage rassemble les contributions de neuf spécialistes internationaux du bouddhisme et du Sutra du Lotus, invités à intervenir au colloque qui s'est tenu le 2 avril 2016, à la Maison de l'UNESCO (Paris). Cet événement s'est déroulé dans le cadre de l'inauguration de l'exposition "Sutras bouddhiques : un héritage spirituel universel - Manuscrits et iconographie du Sutra du Lotus ", et avec le soutien de la Délégation permanente de l'Inde auprès de l'UNESCO.
    Cette exposition était organisée par l'Association culturelle Soka de France (ACSF) et l'Institut de philosophie orientale (IOP) de Tokyo, en partenariat avec l'Institut d'Etudes Bouddhiques (Paris), l'Institut des manuscrits orientaux de l'Académie des sciences de Russie (Saint-Pétersbourg), l'Académie internationale de la culture indienne (New Delhi), l'Institut Dunhuang (Chine), ainsi que l'Association bouddhiste européenne (Allemagne).

  • Fruit d'une collaboration internationale, cet ouvrage en deux volumes offre pour la première fois une vaste synthèse sur les relations que les protestants français entretiennent avec le monde atlantique depuis le xvie siècle. De l'Europe au Brésil, de l'Amérique du Nord à l'Afrique du Sud, les huguenots ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires. Monuments historiques, sites touristiques, collections archivistiques ou muséographiques, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d'écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler, d'un rivage à l'autre, cette histoire commune - une histoire qui transcende les cadres nationaux. Les centaines de documents iconographiques réunis ici en témoignent et permettent d'appréhender cette présence huguenote dans toute son étendue spatiale et temporelle.

    Le premier volume s'attache plus particulièrement au rôle et à la place des huguenots dans l'expansion maritime et coloniale européenne. Qu'ils aient été pirates, corsaires ou pêcheurs, marchands, soldats ou pasteurs, planteurs, artisans ou modestes colons, ils ont certes fait frémir les puissances catholiques, mais ils ont également contribué au développement et à la prospérité des premières colonies françaises. Sait-on par exemple que Henri de Navarre, futur Henri IV, a encouragé la guerre maritime à l'encontre des « papistes » à la veille de son accession au trône ? Que ces huguenots ont exercé un rôle fondamental dans l'aventure canadienne ? Que la ville de São Luis, au Brésil, a été fondée au début du xviie siècle par l'un d'entre eux ? Que ces mêmes huguenots avaient la haute main sur le commerce sucrier ? Que la marine du roi ne pouvait se passer de leurs services, même après la révocation de l'édit de Nantes (1685) ?

    Que le monde des affaires faisait le plus souvent fi des conflits confessionnels ? Et si beaucoup ont finalement choisi l'exil pour pouvoir pratiquer leur culte en toute liberté, ils ont tissé par la même occasion de véritables passerelles économiques et culturelles entre leur pays d'origine et les sociétés qui les accueillirent.

  • Les missionnaires de la Société des Missions Etrangères n'ont eu de cesse, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, d'observer les cultures, les religions, l'histoire des peuples auprès desquels ils vécurent. Ils furent souvent des anthropologues avant la lettre. Pour évangéliser, il leur a été nécessaire d'apprendre les langues de la plupart des peuples d'Asie, et de rédiger les grammaires et les dictionnaires correspondant. Ils ont, souvent, été les premiers Européens à le faire. De nombreuses langues aujourd'hui disparues ont été préservées par leur action. Cet ouvrage recense la totalité des écrits - publiés ou non - des missionnaires, sur 350 ans, et conservés aux Missions Etrangères de Paris. Cette bibliographie est classée par pays, et à l'intérieur par thèmes. Les biographies de tous les auteurs cités complètent l'ouvrage, qui est un outil de travail remarquable pour les spécialistes, mais témoigne également pour les curieux de la découverte de l'Asie par les Européens.

  • Les rythmes de développement des économies chinoise et indienne, en voie de rejoindre le Japon au rang de grandes puissances économiques, ont déplacé le centre de gravité du monde.
    Ce bouleversement qui modifie profondément nos représentations constitue un enjeu de connaissance majeur pour notre société. Cet enjeu ne réside pas seulement dans notre capacité à traiter habilement avec nos partenaires de l'Asie et du Pacifique sur le plan commercial, mais aussi dans la capacité de nos Etats et des organisations internationales à mettre en oeuvre des outils de régulation capables d'assurer, au niveau mondial, un développement économique, social et environnemental durable et de maintenir la paix.
    La soif de connaissances mais aussi les inquiétudes, ou même les vieux réflexes d'origine coloniale, que les sociétés occidentales nourrissent parfois à l'égard de leurs nouveaux partenaires, servent à réactualiser un discours " orientaliste " ancien qu'a dénoncé Edward Saïd ou à nourrir une thèse sur le " choc des civilisations " dont il ne faut pas sous-estimer l'audience. La compréhension de l'Asie et du Pacifique couvre le passé, le présent et l'avenir.
    C'est sur ce front-là que la recherche en sciences humaines et sociales se trouve en première ligne et que le Réseau Asie a l'ambition d'être un instrument majeur au service de la société. Le Réseau Asie (CNRS/FMSH), au sein de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, relie les chercheurs et experts francophones. Cet ouvrage offre la synthèse des interventions, des ateliers et des thématiques du congrès 2007.
    Il témoigne de la richesse, de l'intérêt, des savoirs et des échanges d'une communauté très ancienne de chercheurs parmi les plus importantes d'Europe. Le prochain Congrès se déroulera à l'automne 2011. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site du Réseau Asie.

  • En Asie, le christianisme, religion importée, n'entame guère les grandes traditions (bouddhisme, hindouisme ou islam), mais connaît un certain succès chez les peuples de traditions animistes, chez les minorités ethniques : est-ce parce que, plus ou moins consciemment, ces peuples trouvent dans le christianisme les outils nécessaires à la défense de leur identité en même temps qu'à leur entrée dans la modernité ? On constate en même temps la forte visibilité du christianisme dans des classes moyennes urbaines en particulier dans les sociétés confucéennes (Chine, Singapour, Vietnam, Corée, Chinois d'Indonésie). L'explication est-elle la même que pour les minorités ethniques ? La présence chrétienne importante dans les sociétés civiles des pays industrialisés indique une certaine proximité avec la modernité démocratique. Ce sont, parmi d'autres, des questions de société très actuelles auxquelles les auteurs apportent des réponses, en faisant notamment appel à l'histoire.

  • Cet ouvrage, accompagné d'un cédérom, rassemble pour la première fois, l'intégralité des photographies des premières missions archéologiques françaises en Chine de 1907 à 1923.
    Celles-ci sont de tout premier ordre pour l'étude de la civilisation chinoise car les archéologues qui les ont conduites ont très largement contribué au développement de la sinologie au début du XXe siècle. Les fonds photographiques rassemblés ici concernent : la mission Édouard Chavannes (1907), le voyage de Victor Segalen et Augusto Gilbert de Voisins (1909), les missions Henri Maspero (1914), Victor Segalen - Augusto Gilbert de Voisins - Jean Lartigue (1914), les excursions de Victor Segalen (1917) et la mission Jean Lartigue (1923).
    Composé de 2 564 photographies, le cédérom ci-joint, est non seulement un outil de recherche documentaire mais également une invitation à un fabuleux voyage au coeur de la Chine.

  • Les textes réunis dans cet ouvrage sont parus dans la revue trimestrielle Korea Journal, publication de référence sur la Corée dans le domaine des sciences sociales et humaines.
    Les 12 articles présentés ici relèvent principalement du domaine de l'anthropologie. Ils ont été écrits par des spécialistes coréens de la question, à l'exception de deux d'entre eux signés par Laurel Kendall, l'une des meilleures spécialistes américaines en anthropologie coréenne. L'ensemble offre un panorama de la recherche sur les principales questions généralement abordées par l'anthropologie. D'abord centrée sur le chamanisme et le folklore, cette recherche s'est progressivement étendue à des domaines plus variés la perception de la Corée à l'étranger ou les changements profonds de la société coréenne contemporaine.
    Cet ouvrage aborde donc en quatre parties des problématiques fondamentales de l'anthropologie coréenne : Tradition et culture ; Habitat, espace de vie ; Rites de passage ; Croyances et magie.

  • Les six textes réunis dans cet ouvrage sont parus dans la revue trimestrielle Korea Journal, publication de référence sur la Corée dans le domaine des sciences sociales et humaines.
    Ces études traitent de la place et des caractéristiques des réseaux en Corée, et montrent tout particulièrement comment les communautés et les réseaux, ainsi que les notions de confiance et de valeurs qui sont leur fondement, ont évolué et se sont adaptés dans un pays qui a connu un véritable bouleversement socio-économique en l'espace de quelques décennies. L'intérêt des textes proposés dans cet ouvrage est d'apporter un éclairage inédit à ce qui est actuellement l'un des thèmes de recherche majeurs dans les sciences sociales, tout spécialement en sociologie, en économie et en sciences politiques.

  • Entre 1902 et 1904 la toute jeune Ecole française d'Extrême-Orient confie à Charles Carpeaux (1870-1904), le fils du célèbre sculpteur, et à Henri Parmentier (1871-1949), architecte de formation, deux missions archéologiques dans l'ancien royaume du Champa.
    Le premier est chargé des photographies et des moulages, expérience acquise dans l'atelier de son père, le second, du relevé architectural des monuments. Pour la première fois, les sites de Dong Durong et de My San ont fait l'objet de fouilles exceptionnelles révélant l'originalité de l'art cham, l'une des expressions majeures des arts anciens de l'Asie du Sud-Est. Cet ouvrage présente plus de deux cent soixante photographies, conservées aux archives photographiques du musée Guimet, l'une des seules institutions avec l'Ecole française d'Extrême-Orient à posséder un aussi précieux trésor sur l'art du Champa (Ve - XVe siècles) à l'époque de sa découverte, au début du siècle dernier.

  • Cet ouvrage continue le travail sur les enjeux identitaires, commencé avec Représentations et crises identitaires. Sociétés en mutation. Les problèmes identitaires de groupes sociaux ou ethniques, à travers leurs comportements et notamment leurs littératures. Les exemples identitaires développés ici concernent des nations colonisées (Indiens d'Amérique du Nord), des Etats post coloniaux (Nigéria, Indonésie) ; mais aussi des communautés expatriées temporairement (missionnaires en Chine, ingénieurs anglais à Toulouse, écrivain au Sénégal) : ils permettent de mesurer l'ampleur des problèmes et des perceptions, ainsi que leurs évolutions.
    L'exemple des fictions identitaires autour de l'alimentation contribue également à souligner cette diversité des situations.

  • Vita peregrinatio : « La vie est un voyage ». Cette formule ponctue souvent les livres d'amis des étudiants allemands du xvie siècle, alba amicorum, qui recueillaient, d'étape en étape, les souvenirs de leur tour d'Europe universitaire, emblématique de la culture humaniste européenne. La « légende dorée » touchant au cosmopolitisme des sociétés étudiantes, était-elle un mythe ou une réalité ? Pour le savoir, Jean Hiernard a entrepris la transcription des registres de gradués en droit de l'Université de Poitiers, à partir de 1575, rédigés entièrement en latin, et en a fait le point de départ d'une base de données élaborée par Yannis Delmas. Le peu d'enthousiasme des étudiants français pour les voyages (à l'exception des réformés), contraste avec les extraordinaires circuits effectués par quelques centaines de rejetons des patriciats d'Europe centrale. L'itinéraire intellectuel de Jean Hiernard témoigne de la fécondité d'une ouverture pluridisciplinaire à l'intérieur des sciences humaines. L'histoire est un continuum et les coupures (chronologiques et thématiques) ont fait oublier peu à peu des pans entiers de notre culture ; il montre ici tout l'intérêt de faire dialoguer les divers spécialistes - historiens antiquistes, médiévistes ou modernistes avec les néo-latinistes, linguistes et littéraires.

  • Sutra du lotus

    Collectif

    "Le Sûtra du Lotus est, de tous les sûtras et textes sacrés du bouddhisme Mahayana, le plus important et celui qui a exercé le plus d'influence.
    Révéré par presque toutes les branches des enseignements du Mahayana, il a été au cours des siècles l'objet d'une vénération intense des bouddhistes croyants, à travers la Chine, la Corée, le Japon et d'autres régions d'Asie orientale", nous dit Burton Watson dans la préface de sa traduction anglaise du texte chinois de Kumarajiva (344-413) et dont nous présentons ici une version française inédite.

  • Il y a quatre siècles, l'Angleterre et la France posaient à Jamestown, en Virginie (1607), et à Québec, au Canada (1608), les jalons de leur présence sur le continent américain. L'Amérique du Nord a été dominée dès le xviie siècle par la rivalité chronique entre l'Angleterre et la France qui ont transporté leurs conflits outre-Atlantique. Au siècle suivant, le traité de Paris entérinait en 1763 l'abandon par la France du Canada, mais était suivi d'une revanche éclatante lors de la guerre d'indépendance américaine. Cet ouvrage explore la diversité constitutive de la jeune nation américaine, à la veille même de son indépendance. Pour chacun des « actes fondateurs » évoqués, les auteurs ont pris en compte l'aspect réaliste et le versant mythique, voire commémoratif. Les réussites comme les échecs. Les rêves et les réalités.

  • Les auteurs de cet ouvrage, spécialistes du fait religieux ou islamique en Afrique de l'Ouest, d'origines et de générations différentes, proposent une série de relectures en islam subsaharien.
    Les évolutions en cours modifient progressivement les repères mis en place par la littérature scientifique des cinquante dernières années et obligent à une remise en chantier des analyses. Trois pays ont été choisis comme témoins privilégiés de l'évolution de la question musulmane en Afrique de l'Ouest : le Sénégal, le Niger et le Nigeria, qui, par leur histoire, représentent de véritables laboratoires en matière d'islam.
    Dans l'Afrique d'aujourd'hui, nulle part la séparation entre le politique et le religieux n'est jugée acceptable. Nul État de droit n'est jugé possible s'il n'est consacré par la sharî'a du côté musulman, et par la référence à la Bible du côté évangélique et pentecôtiste. L'islam prend donc toute sa place dans ces réveils religieux en chaîne, qui constituent sans doute, de façon paradoxale pour le spécialistes de sciences sociales, un mode d'accès imprévu à la modernité.

  • Le monde chinois et l'extérieur dans l'histoire Nouv.

    La Chine a été le plus souvent, dans sa longue histoire, une entité politique, économique et culturelle active sur la scène mondiale.
    Pourtant, malgré l'importance de sa superficie, et alors que l'on évoque souvent le « sous-continent indien », un terme semblable n'a jamais été appliqué à la Chine puisque l'on ne parle jamais de sous-continent chinois. La Chine elle-même se considère comme étant très importante puisqu'elle se fait appeler Le pays du Milieu, sous-entendant du Monde.
    D'une façon similaire à Rome et à Athènes, la Chine a souvent désigné les populations au-delà de ses frontières par des termes à connotations péjoratives : les barbares, les diables étrangers ou les pirates. Ces termes impliquaient que la civilisation était à l'intérieur de ses frontières.
    La taille, la puissance et la culture de la Chine ont joué un rôle majeur à l'extérieur de son territoire dans le mouvement des populations, des marchandises, des idées. Ce sont ces mouvements, tant internes qu'externes, que les auteurs ont étudiés dans cet ouvrage ; les travaux traitant des relations, des contacts et de l'influence de la Chine avec l'extérieur déjà publiés occuperaient une bibliothèque. Cet ouvrage a le grand mérite de souligner d'une part, par la variété des domaines étudiés, l'ampleur et la qualité des relations de la Chine avec l'extérieur ;
    D'autre part l'interaction de ces relations, la Chine absorbant de son côté des influences extérieures dans tous les domaines : religieux, économiques et techniques, culturels...

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