Le Bec En L'air

  • Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou régionaux, grandes institutions culturelles, Frac, centres d'art ou d'archives, bibliothèques... enrichissent leurs fonds sans pour autant donner à voir leurs acquisitions au public. Cette publication y remédie en opérant une sélection d'images, tant actuelles que patrimoniales. Du fonds Marc Riboud acquis par le musée Guimet aux photographies réalisées par Émile Zola, d'albums de photos de famille au portrait du dernier «cannibale» des îles Marquises ou à d'intenses clichés issus de la Première Guerre mondiale et des registres de déportation, +Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses champs contemporains.

  • Que signifie "être d'ici" ? Partant du constat d'une société toujours plus fragmentée socialement et territorialement, le collectif de photographes LesAssociés a mené à l'échelle de la région Nouvelle-Aquitaine, une enquête qui vise à élargir cette question identitaire. Et si, à l'heure des nouveaux ensembles - régions, Europe -, nos identités étaient multiples ? D'ici, ça ne paraît pas si loin invite à trois voyages - géographique, temporel et affectif -, autour de trois questions : quelle ruralité à l'ère des métropoles ? quel horizon pour chacun ? d'où se raconte l'histoire qu'un territoire inspire ? S'incarnant dans une géographie abstraite qui dépasse les frontières du Sud-Ouest, ce livre mêle textes et images en renouvelant les idées de faire culture et de faire société.

  • Pierre sèche

    Collectif

    La technique de la pierre sèche, commune à l'humanité, a été mise en oeuvre avec beaucoup d'inventivité dans la vie quotidienne : murs de clôture, terrasses agricoles, cabanes pour protéger les bêtes ou remiser les récoltes, aiguiers pour capter l'eau, escaliers et sentiers pour conquérir les versants... À la fois documentaire et pratique, ce livre invite à une découverte des paysages de pierre sèche modelés par l'homme dans le monde entier. Des restanques provençales aux terrasses escarpées du Cap-Vert, des clôtures des jardins cévenols aux temples japonais de Nara, ces architectures anonymes demeurent d'une complète actualité. Pour preuve, une nouvelle génération de maçons à pierre sèche a fait son apparition, montrant ainsi la nécessité patrimoniale et écologique de préserver et de transmettre ce savoir-faire. Cinq spécialistes de la pierre sèche apportent ici leurs connaissances passionnées et partagent leurs expériences. Un chapitre pratique détaille en images la construction d'un mur et offre à chacun, particulier ou professionnel, la possibilité de bâtir ou de restaurer des ouvrages en pierre sèche.

  • 30 ans après sa disparition à la fin du XIXe siècle, un baleinier retrouve les traces d'une expédition polaire suédoise. Ces traces, Hélène Gaudy en a fait son matériau de travail. Elle est à l'origine d'une exposition d'art contemporain explorant le décalage entre le voyage et ce que le voyageur désire en montrer. Dix-sept auteurs ont écrit à partir des oeuvres. Dans ce rapport texte/image décalé, ils réinventent l'expérience du déplacement au prisme d'un monde confronté à l'impossibilité d'une exploration réelle et à la disparition des terres vierges. Ils interrogent la façon dont les mythes engendrés par le voyage en suscitent de nouveaux, s'adaptant à l'évolution de la société et aux nouvelles façons d'arpenter le monde. Ce livre rassemble leurs textes accompagnés d'une photographie.

  • « Traces. Fragments d'une Tunisie contemporaine » est une exposition en deux volets proposée par le MuCEM (Marseille). À travers les arts visuels (photographie, vidéo, art numérique, installation.), elle se fait l'écho de regards qui fondent une relation nouvelle à la Tunisie, cinq ans après la révolution. « Traces. » s'appuie sur la quête de ce qui subsiste d'une histoire, de mémoires ou de paysages abolis, et se défend de toute tentation de faire table rase. Elle révèle une scène artistique contemporaine tunisienne riche, variée et intense, qui n'a pas peur d'a ronter l'Histoire et les réalités sociales ou politiques du pays. Les démarches plasticiennes y côtoient des approches documentaires.
    Ce livre constitue le catalogue de l'exposition qui se tiendra six mois durant en 2015.

  • « Mettre en littérature » la réalité d'un territoire - Marseille et ses environs - qui est souvent figé dans les clichés ou enfermé dans une image fantasmée, tel est le propos de ce livre. Forme d'origine populaire, le roman-feuilleton permet de déployer une intrigue en plusieurs épisodes en s'ancrant dans un lieu.
    En cette année 2013 où Marseille est capitale européenne de la culture, les Mystères de la capitale suivent les traces de ceux, illustres, de Paris. Le Roman-feuilleton accueille douze auteurs, un collectif littéraire et un photographe qui effectuent chacun un séjour d'un mois sur place. Chacun est plongé dans une des réalités du territoire pour y poser un regard, littéraire, photographique ou dessiné, écrire une nouvelle, une BD ou un roman-photo, en quatre ou cinq épisodes.

  • Après une vaste réhabilitation, le Site-Mémorial du camp des Milles ouvre au public en 2012 les bâtiments du seul camp d'internement, de transit et de déportation encore en bon état en France : plus de 10 000 personnes d'une quarantaine de nationalités y furent internées de 1939 à fin 1942, parmi lesquelles de nombreux intellectuels (Lion Feuchtwanger, Franz Hessel.) et artistes (Hans Bellmer, Max Ernst, Robert Liebknecht.).?Rédigés par des membres du comité scientifique de la Fondation du Camp des Milles, les textes sont illustrés par des documents d'archives exceptionnels, notamment les dessins originaux réalisés par les artistes. Le photographe Yves Jeanmougin complète cette approche historique par des photos du bâtiment avant sa restauration, qui en restituent la force mémorielle.

  • Femmes et hommes qui écrivent dans leur langue et qui sont des militants du bilinguisme et de la diversité culturelle. On y lira aussi des récits, articles et nouvelles d'auteurs, écrits en espagnol ou en brésilien, témoignant de cette diversité et de la manière dont les imaginaires indigènes marquent un continent.
    Enfin, on y découvrira le charme d'un conte traditionnel maxakali, peuple modeste mais à la culture vivace. Ce livre est publié dans le cadre de la cinquième édition du festival littéraire Colibris à Marseille, consacré à la découverte des littératures latino-américaines, confrontées à celles du monde entier.

  • Dans l'inconfortable rapidité des mutations, la littérature et la création artistique explorent les zones frontières entre les mondes d'hier et d'aujourd'hui, entre soi et les autres, entre les zones géographiques et les pays imaginaires, entre petite et grande Histoire. Ces réflexions sont celles du festival littéraire Les Littorales qui, depuis trois ans, invite à Marseille des auteurs français et étrangers dont l'oeuvre s'inscrit dans ces thématiques.
    Pour ce livre, il leur a été demandé une contribution sous la forme d'un texte, d'une photographie ou d'un dessin. Courtes mais surprenantes, leurs créations investissent avec imagination les espaces qui séparent l'intime du collectif.

  • Marseille accueille et voit partir des bateaux depuis toujours. Les activités liées à l'assistance aux navires, à la réparation navale, à la réception des marchandises ont fait naître une multitude de métiers. Les textes de l'ethnologue Dominique Samanni et des historiens Jean Domenichino et Alèssi Dell'Umbria et les photographies de Patrick Box décrivent les pratiques professionnelles des corporations que forment les pilotes, les lamaneurs, les dockers, les équipages des remorqueurs, les entreprises de réparation navale. Ils montrent les savoir-faire et les gestes. Ils mettent en lumière les moments particuliers d'une manoeuvre. Les gestes de l'effort, de l'attention, de la patience des hommes du port rejoignent dans une même puissance d'expression la beauté des navires et des quais.

  • À partir du XVIIe siècle, l'Italie devient une destination à la mode dans les milieux artistiques, littéraires et aristocratiques.
    Dominique- Vivant Denon se rend à Naples en 1777, chargé d'écrire le texte et de coordonner l'illustration d'un récit de voyage en Italie du Sud. Trois dessinateurs l'accompagnent : Claude- Louis Châtelet, Louis- Jean Desprez et Jean- Augustin Renard. À partir des documents recueillis et élaborés par Denon, l'abbé de Saint- Non fera paraître l'un des ouvrages de bibliophilie les plus célèbres du XVIIIe siècle, Voyage pittoresque ou Description des royaumes de Naples et de Sicile.
    Mais c'est le manuscrit original de Denon dont il est question ici : ce journal de voyage très personnel, parfois cocasse, au ton beaucoup plus libre que le récit de l'abbé, rassemble les aventures des quatre " reporters " à Naples, aussi férus d'archéologie, avec la découverte des fouilles de Pompéi et d'Herculanum, que de volcanologie naissante. Dessins, tableaux, gravures, planches scientifiques et livres originaux sont aujourd'hui présentés pour restituer l'importance du travail de Denon et de ses compères.

  • ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète.
    Chaque année un photographe de renom est invité à porter son regard sur la ville pour construire peu à peu son portrait.
    Après Anders Petersen, Bertrand Meunier, Juliana Beasley, Juan Manuel Castro Prieto, Christopher Anderson, Cédric Gerbehaye, Richard Dumas et Bieke Depoorter, le principe de la résidence évolue.
    Elle accueille en 2016 quatre photographes chiliens - Cristóbal Olivares, Tomás Quiroga, Nicolas Wormull et Paula Droguett López - qui, chacun leur écriture, posent sur Sète un regard d'une étonnante modernité, guidés par l'identité forte de cette ville portuaire. Christian Caujolle, critique et commissaire d'exposition, accompagne d'un texte ce corpus d'images.

  • Nous sommes au XXe siècle, avant les voeux numériques. Dans son atelier, Robert Doisneau met en scène ses petits-enfants pour adresser ses voeux à ses amis photographes. Denis Brihat, Edouard Boubat, Jean Dieuzaide, Izis, Jean-Pierre Sudre... ils sont nombreux à faire de même, à partir de tirages originaux réalisés pour l'occasion ou extraits de leurs archives.
    Ces cartes de voeux, mêlant l'humour à l'imagination et révélant une belle fraternité, racontent un pan intime de l'histoire de la photographie française.
    À l'initiative de Solange Brihat, qui a reconstitué l'historique des correspondances amicales et professionnelles et a su convaincre les ayants-droit des autres photographes de prêter leurs propres trésors, cette collection inédite est ici restituée pour la première fois.

  • Un monde en soi explore le théâtre des corps, la manière dont chacun se met en scène pour dire qu'il n'existe que pour et par les autres. Car c'est cela être humain. Mais c'est aussi être enfermé dans son monde et le préférer à tous les autres. On peut parfois les comprendre sans pour autant les partager totalement. Les corps s'inscrivent dans une clôture, une culture. Babel serait insurmontable, et même souhaitable. Une seule langue, un outillage symbolique uniforme seraient insuffisants à cartographier l'infinie diversité du réel.

  • Local.contemporain est une revue d'urbanisme qui parle de la ville autrement en croisant le regard d'urbanistes, de chercheurs ou d'artistes, dans une approche sensible du quotidien. Après avoir abordé la ville le dimanche et avoir exploré la ville invisible, le cinquième numéro de la revue s'intitule « Foules ». Quelle est aujourd'hui la place de la foule ? Pourquoi assiste-t-on à un effondrement de la pensée de la foule après un siècle dédié aux masses ? La foule est-elle une survivance désuète, active seulement dans les mégapoles du sud ? Qu'est-ce, au fond, qu'une foule ? Qu'est-ce qui différencie les foules choisies des foules involontaires ? Pourquoi les aménageurs urbains rêvent-ils d'attirer des foules plus nombreuses grâce à de nouveaux événements ? La foule fait-elle la ville ? Ou est-ce la ville qui invente la foule ? C'est à ce type de questions que répondent les auteurs, à travers quatre parties : L'épreuve du nombre (une physique des foules) ; Le grand corps du multiple (une biologie des foules) ; Humeurs et intelligences (une grammaire émotionnelle des foules) ; Messes et masses (une économie politique des foules).

  • Un boxoferrophile ? Les boîtes en fer. Un glacophile ? Les pots de yaourt. Un cucurbitaciste ? Les étiquettes de melon. De mille façons nous tenons aux objets, nous les collectionnons parfois avec déraison. Mais ces objets, aussi ordinaires soient-il, soulèvent quelques questions : pourquoi nous obsèdent-ils ? Quel lien entretenons-nous avec eux ? Quels manques viennent-ils combler ? Ce numéro de la revue Local.contemporain s'inspire d'une intervention artistique, « La Collection de collections » : des cabinets de curiosités installés dans la rue pour accueillir les trésors de collectionneurs. À travers elle, des philosophes, des écrivains et des chercheurs tentent de comprendre ce que cette manie à la fois profonde et drôle, comme un pied de nez à la société de consommation, révèle de nous-même.

  • +photographie #2 - les acquisitions des collections publique Nouv.

  • Depuis sa création en 2011, le festival Circulation(s) est dédié à la jeune photographie européenne, avec pour ambition d'en faire émerger les talents, de fédérer un réseau d'acteurs européens et de faire découvrir au public une génération d'artistes à la conquête de nouveaux territoires photographiques. Du 26 mars au 26 juin 2016, le festival présente à Paris, au Centquatre, une exposition d'envergure qui réunit 23 photographes. Circulation(s) organise également une résidence, des workshops, des projections.
    Catalogue du festival (bilingue français/anglais), ce livre est un véritable outil qui s'adresse à la fois aux amateurs de photographie comme aux professionnels. Le travail de chaque artiste est présenté sur deux pages avec une sélection d'images, une biographie et une brève analyse.

  • Local.contemporain est un foyer de recherches originales et d'initiatives artistiques autour des territoires urbains contemporains.

    Notre terrain d'analyse et d'expérimentation, la région grenobloise, est précisément circonscrit car ce territoire nous apparaît emblématique du décalage profond entre ses réalités économiques, sociologiques et urbaines, et les représentations qui en émanent ou s'y attachent.

    Parce qu'au-delà de la simple soumission à un ordre inéluctable, des brèches existent, des pratiques s'inventent, qui échappent.

    Intégrant le local dans le mondial, Local.contemporain tente à la fois de repérer ces échappées nouvelles et de les amplifier en associant artistes, chercheurs et pédagogues provenant d'autres territoires, dans une entreprise de renouvellement du regard.

  • Local.contemporain est une revue d'urbanisme qui parle de la ville autrement en croisant le regard d'urbanistes, de chercheurs ou d'artistes, dans une approche sensible du quotidien.
    Dans son deuxième numéro, intitulé C'est dimanche !, elle aborde la ville sous l'angle des temporalités nouvelles en cherchant à comprendre, comment s'organisent, se synchronisent ou se désynchronisent les temps publics, le dimanche, lorsque l'emprise du commerce se relâche.
    En effet, désormais, le dimanche des institutions a cédé la place aux dimanches des individus : la ville devient la ville aux mille temps, selon les mots du sociologue Jean-Yves Boulin.

    Au sommaire de ce numéro deux, on trouvera donc un entretien avec le grand philosophe contemporain Bernard Stiegler, la description d'un dimanche ordinaire à Alger, à Bruxelles et à Johannesburg, les photos d'une table avant et après un repas dominical, le schéma tactique d'un match de football, un reportage photographique sur une laverie automatique, une compilation statistique sur les usages du dimanche, un abécédaire saisonnier de la ville et des dizaines de photographies amateures où chacun a tenté d'immortaliser ses activités dominicales en ce début du XXIe siècle.

  • Local.contemporain est un foyer de recherches originales et d'initiatives artistiques autour des territoires urbains, une entreprise de renouvellement du regard attentive aux pratiques locales et ordinaires.
    Cette réflexion territorialisée confronte des approches sensibles, statistiques, intuitives, rationnelles, en pleine conscience de l'échelle mondiale de certaines mutations et de la pluralité des temporalités à l'oeuvre. C'est pourquoi les artistes et les chercheurs associés à cette initiative sont originaires du monde entier et font appel à une multiplicité d'outils pour aborder ce territoire dans ses spécificités innovantes ou résistantes à la mutation globale.
    Ce numéro est consacré aux formes invisibles de la ville, aux négligés, aux délaissés, aux impensés de l'ingénierie urbaine, aux illisibles, aux dérangeants. Une multiplicité foisonnante et indisciplinée dont le peu de prise en considération nous semble un indice fécond pour éclairer la fragilité de l'époque, comprendre ce qu'elle accepte de voir, sa capacité à élargir le visible ou, au contraire, à maintenir dans l'ombre. Architectes, philosophes, photographes, écrivains, penseurs de l'urbain, plasticiens, linguistes. croisent ici leur regard pour mettre au jour les géographies souterraines, l'indicible des réseaux et la vitalité de la parole d'acteurs d'ordinaire invisibles.

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