L'entretemps

  • de 1966 à 1981, de nombreuses expériences théâtrales et cinématographiques, inscrites au coeur des mouvements sociaux et politiques, ont revendiqué un clair dessein militant.
    qu'elles soient l'oeuvre d'artistes reconnus ou de collectifs, ces formes soumettant leur origine et leur finalité à une autre inspiration que celle de l'esthétique ont souvent été contestées, caricaturées, rejetées en raison du simplisme et de l'amateurisme supposés de leur expression. longtemps, cette caricature a masqué tout un pan de l'histoire théâtrale et cinématographique, et occulté la singulière expérience sensible, politique et artistique qu'induisent de telles manifestations.
    cet ouvrage, publié à la suite du colloque théâtre et cinéma militants (mai 2003), et coordonné par christian biet et olivier neveux, se propose de revenir sur cette histoire et ces esthétiques.

  • Acteur, metteur en scène, théoricien et pédagogue, Mikhaïl Tchekhov (Saint-Pétersbourg, 1891 - Hollywood, 1955) est l'une des figures clés du théâtre du XXe siècle. Sa virtuosité scénique a fait l'admiration non seulement de son maître Stanislavski ou de Meyerhold, mais aussi de Max Reinhardt en Allemagne, d'André Antoine en France, d'Antony Quinn et Marilyn Monr ? aux États-Unis. Les exercices qui accompagnent sa méthode de formation continuent d'être pratiqués par les acteurs de théâtre et de cinéma. Sa théorie est enseignée très largement dans le monde.
    Du fait des aléas de l'histoire (Tchekhov a dû quitter l'Union soviétique en 1928), la reconstitution de son parcours (Russie, Allemagne, France, Lituanie, Lettonie, Pologne, Angleterre, États-Unis) n'a pu être pleinement réalisée qu'à la toute fin des années quatre-vingt-dix. Ainsi la méthode Tchekhov, très pratiquée dans les pays anglo-saxons, apparaît-elle souvent comme un mode de formation et de travail déconnecté de l'histoire et privé de racines. Or, elle s'est nourrie d'expériences et d'influences que Tchekhov a accumulées, depuis le Système de Stanislavski auquel il a été initié à Moscou, jusqu'à l'eurythmie selon l'anthroposophe Rudolf Steiner. Pour la première fois, des chercheurs, universitaires, pédagogues et praticiens venus des pays où Tchekhov a joué et enseigné, se sont associés pour apporter leurs pièces au puzzle, et suivre de bout en bout la vie et l'oeuvre de Mikhaïl Tchekhov.
    C'est autour de trois axes : création artistique, formation de l'acteur et multiculturalisme que s'articule ce recueil.

  • Cette volumineuse encyclopédie est le premier ouvrage exhaustif sur les arts de la marionnette. Il fournit une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, dans ses multiples formes et ses multiples fonctions.
    L'idée d'une Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette est née en 1978 au sein de la Commission des publications de l'UNIMA, sous l'impulsion de son président d'alors, Dezsö Szilagyí, directeur du Théâtre national de marionnettes de Budapest. Celui-ci assuma les travaux préliminaires. Après de nombreuses étapes, c'est Henryk Jurkowski, professeur à l'École supérieure de théâtre de Varsovie et président sortant de l'UNIMA, qui fut désigné comme rédacteur en chef en 1994. Il jeta les bases de l'ouvrage et, avec des collaborateurs dans plusieurs continents, réunit d'abondants matériaux et environ un quart du manuscrit, jusqu'en 2000. En 2003, le projet fut confié à une équipe professionnelle dirigée par Thieri Foulc, qui put achever le manuscrit en février 2006, avec l'aide de très nombreux collaborateurs. La réalisation éditoriale a fait l'objet d'une convention de partenariat avec un éditeur français : l'Entretemps, qui a obtenu en 2008 le soutien de son Centre national du livre pour finaliser le financement de la production, en partie aidée par l'Unima.

    L'Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette tente pour la première fois de fournir une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, en ses multiples formes et en ses multiples fonctions. L'introduction de Paul Fournel donne une vue synthétique de ce « monde de la marionnette ». Le corps principal de l'ouvrage propose dans un fort volume de 864 pages reliées, environ 1 200 articles de divers types rédigés par près de 250 auteurs, illustrés par plus de 400 photos et dessins. Ils sont classés par ordre alphabétique pour la commodité du lecteur, mais ils répondent à un plan d'ensemble. Pour l'essentiel, la description a été conduite selon des critères géo-culturels. On trouvera des articles consacrés à la marionnette dans chacune des grandes aires Afrique, Amérique latine, Amérique du Nord, Asie, Europe, Océanie. Ensuite, des entrées par pays. Celles-ci forment la véritable colonne vertébrale de l'ouvrage. Le texte retrace l'histoire des traditions dans chaque pays et s'attache à décrire la situation contemporaine, en s'intéressant aux enjeux artistiques, mais aussi au public, aux festivals, aux musées, aux institutions, et aux marionnettistes eux-mêmes, à leurs organisations professionnelles et à leur formation. Ces articles constituent aussi des carrefours permettant au lecteur de s'orienter et de se reporter, s'il le souhaite, aux principaux noms concernés. À un niveau plus particulier, en effet, des notices plus brèves, mais les plus nombreuses, sont consacrées à des compagnies ou à des artistes de tous pays, soit qu'ils aient laissé un nom dans l'histoire, soit, pour les contemporains, qu'ils aient apporté quelque chose de neuf à leur art et bénéficient d'une large reconnaissance internationale. D'autres notices sont consacrées à des écrivains (Maeterlinck, Garcia Lorca), à des artistes (Klee, Calder, Baj), à des savants (Hans Richard Purschke, Henryk Jurkowski), ou encore à des musées, à des institutions, à des organisations ayant joué ou jouant un rôle clé dans le monde de la marionnette. Le répertoire typique des marionnettes est également décrit, soit par le biais d'articles consacrés à des personnages récurrents, de Pulcinella, Kasperl ou Guignol au Karagöz turc, au Roi des singes chinois ou au moderne Père Ubu, soit sous des entrées qui sont des titres d'oeuvres comme La Tentation de saint Antoine, Faust ou le Mahâbhârata.
    Cette approche en extension est équilibrée par une approche en compréhension : des articles « transversaux » proposent des synthèses, parfois de véritables essais : Espace et lieu scénique, Manipulation, Voix, Esthétique de la marionnette (en Orient et en Occident) ; on en trouvera une liste ci-après, ainsi qu'une liste des articles consacrés à des genres, à des techniques, à des termes spéciaux.
    Les marionnettistes s'identifient souvent à leur compagnie ; on s'est efforcé de les traiter sous le nom que le lecteur chercherait le plus spontanément, mais, le cas échéant, on a ménagé des renvois de l'un à l'autre : Schumann (Peter), voir *Bread and Puppet Theater.
    De nombreux théâtres fixes, des compagnies, des institutions, des musées, des écoles portent des noms officiels peu mémorisables et en tout cas peu discriminants : Théâtre national de., École d'art dramatique de. On les a classés sous le nom de la ville où ils sont situés : Munich (Puppentheatermuseum im Münchner Stadtmuseum) ; Huamantla (Museo nacional del títere), Bialystok (Théâtre de marionnettes de) ; Atlanta (Center for Puppetry Arts [CPA]).
    De nombreux renvois facilitent la recherche. Ils sont signalés dans le texte par un astérisque (*), parfois de manière plus incitative, par la formule « voir tel article », l'entrée en question étant précédée de l'astérisque.
    L'ouvrage est enrichi par une bibliographie, un index et des répertoires de collections et musées, de festivals et d'écoles supérieurs.

  • SCRIPT, le groupe de recherche en émergences de l'Université d'Evry dirigé par Brigitte Gauthier propose dans Théâtre Contemporain, Orient une réflexion sur le théâtre ultra-contemporain d'Orient, et une présentation des directions amorcées par les dramaturges et les metteurs en scène de demain dans ces pays. Notre objectif est le lancement de la réflexion sur la création des Archives du Futur en danse, théâtre et cinéma. Cet ouvrage S.C.R.I.P.T., consacré au Théâtre contemporain, Orient, est le volume 1 de Théâtre Contemporain Orient Occident.

  • Viva Pinter, événement organisé par la ville de Lyon et l'ENS en hommage à Pinter, a permis de faire dialoguer entre eux metteurs en scène et réalisateurs. David Jones (Langrishe, Go Down), Volker Schlöndorff (La Servante écarlate), Jerry Schatzberg (L'Ami retrouvé), Barbara Bray, la productrice de ses pièces radiophoniques, des universitaires et des juristes ont aussi participé aux échanges. Les entretiens et débats réunis dans ce livre rendent compte de moments uniques au cours desquels les artistes qui ont directement travaillé avec Pinter nous livrent leurs souvenirs et leurs réflexions sur l'oeuvre d'un dramaturge et cinéaste exceptionnel qui s'est efforcé tout au long de sa vie d'élever sa voix contre l'hypocrisie et le mensonge. Harold Pinter associe un style concis, fragmenté et syllogistique à une perception aiguë des métaphores de notre époque. C'est l'idée de mensonge qui ressort au coeur de l'oeuvre.
    L'instrument le plus spécifique de ce grand humaniste réside dans sa représentation des jeux de pouvoir. Dans son discours du Nobel intitulé Art, Vérité et Politique, Pinter explique comment il lutte contre la « tapisserie des mensonges ». C'est bien effectivement les mensonges du quotidien, ceux de l'amour et de l'État qui sont dénoncés dans ce livre d'entretiens.

  • En quoi le metteur en scène est-il un auteur ? Une mise en scène peut-elle dénaturer une oeuvre dramatique ? Le metteur en scène a-t-il le droit de monter librement un texte ? Inauguré par les interventions des responsables des services juridiques du C.N.T.
    (Centre national du théâtre) et de la S.A.C.D.
    (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) afin de définir les notions fondamentales relatives aux droits d'auteur en France dans le spectacle vivant, cet ouvrage interroge, entre autres, la liberté de création scénique des metteurs en scène, la notion de respect de l'oeuvre dramatique, le statut d'auteur et la rémunération du metteur en scène.
    En s'appuyant sur des textes juridiques et des exemples concrets appartenant au théâtre contemporain, des universitaires, juristes, administratifs, directeurs de théâtre, metteurs en scène, auteurs dramatiques, traducteurs et ayants droit, présentent et analysent ici les problématiques parfois contradictoires et polémiques liées à la mise en scène et aux droits d'auteur aujourd'hui. "De manière à la fois savante et accessible, en laissant la parole à des points de vue parfois opposés, Sophie Proust a réussi à dresser un tableau clair de la situation en France explicitant les relations épisodiquement complexes entre administrateurs, metteurs en scène, auteurs dramatiques ou ayants droit." Extrait de la préface de Jacques Baillon, directeur du Centre national du théâtre.

  • Sur l'initiative de six organisateurs de spectacles européens en faveur des arts de la rue, dix-huit artistes intervenant dans l'espace public racontent leur travail à l'étranger. Des récits de paysages, d'infrastructures, de rencontres d'habitants et de publics marqués par la sensibilité et la culture de chacun.

  • LIBRE L'ACTEUR ? L'acteur est-il libre de ses choix ? Le choix de sa formation engage-t-il l'acteur sur l'ensemble de sa carrière ? L'époque du " Tout metteur en scène " est-elle révolue ? L'acteur est-il instrument ou moteur ? Qu'est-ce qui définit le statut de l'acteur ? Son intermittence ? Sa compétence ? Le choix d'un modèle de vie ? L'urgence de son expression ? ENGAGÉ L'ACTEUR ? Dans quel combat aujourd'hui ? Celui pour sa survie ? Celui pour la culture ? Celui pour la transgression, pour la subversion, pour la différence ? Au nom de qui parle-t-il ? À qui ? Choisit-il son champ d'activité ? Au théâtre, au cinéma, hors théâtre, dans la rue, dans les écoles, dans les quartiers ? SEUL L'ACTEUR ? Une troupe d'acteurs peut-elle exister aujourd'hui ? Sans metteur en scène permanent ? Se vendre à qui ? À quoi ? Se vendre ?

  • Le théâtre public est-il mort ou vif ? Théâtre et réalité sociétale : qu'est-ce que met en jeu la création artistique aujourd'hui ? Le théâtre a-t-il raté les rendez-vous avec son temps ? Décentralisation : marché de dupes ou nouvelle perspective ? Qui parle à qui ? Y a-t-il d'autres manières de concevoir l'oeuvre artistique en y intégrant des destinataires et son environnement ? Comment repenser théâtre public et pratique culturelle ?....
    Cet ouvrage a été coordonné par Claudine Dussollier avec l'aide d'un comité éditorial composé d'Alain Leonard, Françoise Agnelot, Catherine Boskowitz, Philippe Foulquié, Ghislaine Garin, André Videau et Benoît Voituriez. Les controverses 1998 ont été organisées par Avignon-Public-Off au Palais des Papes durant le Festival d'Avignon.

  • Ce livre est bâti sur le texte que Michel Butor a destiné à la scène, pour le spectacle Solo s. de la compagnie 14:20 (Raphaël Navarro et Clément Debailleul), où se mêlent plusieurs processus d'écriture : poème, jonglage, peinture et « Magie Nouvelle ». Une étude de Valentine Losseau fouille ensuite différents thèmes : le rapport au cirque (la méthode du jonglage invisible, yeux fermés et sans balle) ; la structure narrative du poème et son rythme en lien avec le spectacle (Forme ABBA : Jonglage / Magi(qu)e / Magie / Jonglage normal) ; le rapport entre l'espace et le temps (temps ralenti / temps normal mais espace distordu / temps et espace figés) ; le travail de Butor sur la litanie ; l'écriture scénique du spectacle avec la matière plastique (entre graphie, peinture, calligraphie, vidéoprojection.) ; la matière sur le corps et l'identité de l'acteur (solo joué par deux personnes, dédoublement.) et la matière sonore (les chants d'oiseaux, l'influence de la musique indienne, la musique de Messiaen) ; et enfin la structure littéraire du spectacle, elle-même inspirée des haïkus, du palindrome (en miroir comme la forme jouée), en lien avec la propre appréhension du texte par Michel Butor.

  • Dix-neuf contributions (metteurs en scène, universitaires et écrivains) nous éclairent à ce sujet.
    Cet ouvrage nous offre un large panorama de points de vue pour comprendre les mutations à l'oeuvre dans le texte dramatique aujourd'hui. Certains articles explorent ou déconstruisent l'oeuvre et la pensée de personnalités comme Antoine Vitez, Koltès, Beckett ou Artaud, et d'autres parviennent dans le contexte actuel à une analyse formelle qui nous permet de tisser des liens entre les différentes instances textuelles. Qu'est-ce, aujourd'hui, qu'un texte de théâtre ? Ne pourrait-on pas convenir, très concrètement, qu'il s'agit d'un texte écrit pour le théâtre ? Que seraient les qualités d'un texte au théâtre, en définitive ?

  • SCRIPT, le groupe de recherche en émergences de l'Université d'Evry dirigé par Brigitte Gauthier propose dans Théâtre Contemporain, Occident une réflexion sur le théâtre ultra-contemporain d'Occident, et une présentation des directions amorcées par les dramaturges et les metteurs en scène de demain dans ces pays. Notre objectif est le lancement de la réflexion sur la création des Archives du Futur en danse, théâtre et cinéma. Cet ouvrage S.C.R.I.P.T., consacré au Théâtre contemporain, Occident, est le volume 2 de Théâtre Contemporain Orient Occident.

  • Le spectateur de théâtre

    Collectif

    Destinataire principal autant qu'élément indispensable de la représentation, le spectateur de théâtre semble devenir une figure importante, sinon décisive, aux xviie et xviiie siècles.
    Elle est au coeur des réflexions de l'abbé d'aubignac sur l'élaboration de l'illusion théâtrale, comme des propositions de diderot sur le jeu de l'acteur ou le quatrième mur. elle traverse également les pièces elles-mêmes, à commencer par celles qui, à l'instar de l'illusion comique ou des acteurs de bonne foi reposent sur le procédé du théâtre dans le théâtre. la prise en compte du spectateur, de son plaisir et des conditions dans lesquelles il peut être touché, détermine certaines des mutations touchant à l'architecture des théâtres et à la scénographie, mais aussi au jeu des acteurs et à la constitution des genres dramatiques.
    Les études réunies dans ce volume envisagent la situation concrète du spectateur dans les salles de théâtre et autres dispositifs (la foire ou les théâtres de société), la prise en considération ou l'exclusion du spectateur dans les réflexions théoriques et les dramaturgies de la période (comédie classique, drame bourgeois, tragédie de l'horrible, genre larmoyant, parodie. ), la réflexion philosophique qui s'élabore autour de cette instance, et les figurations auxquelles elle donne lieu, dans le théâtre et hors théâtre.

  • La problématique de « l'envers du décor » invite à explorer le domaine théâtral sous un angle original, insolite, voire subversif. Traquer l'envers du décor, c'est prendre le théâtre à rebours, démonter de l'intérieur les mécanismes spécifiques au texte et à sa représentation, dans un processus de déconstruction qui, poussé à l'extrême, aboutit parfois à une crise de la représentation. C'est aussi confronter le texte aux réécritures dramatiques et scéniques qu'il inspire, dans une mise en perspective qui en renouvelle le sens. C'est encore prendre en compte le contexte socio-culturel et politique qui conditionne la production théâtrale, analyser la manière dont les problématiques sociales informent la création artistique ou, à l'inverse, s'interroger sur la place du théâtre dans la société. Les études réunies dans ce volume croisent les approches dramaturgiques et scéniques, littéraires et civilisationnistes, balayant le champ du théâtre anglophone selon une double logique, historique et thématique. De la Renaissance shakespearienne et des Lumières au nouveau théâtre anglais et au théâtre américain du XXe siècle, les auteurs passent en revue une vaste chronologie et des domaines culturels diversifiés, entre lesquels se tissent toute une série de correspondances. Ce cheminement collectif ne conduit pas seulement à contribuer à un état des lieux du théâtre anglophone à un instant t. Il participe à renouveler le questionnement sur le théâtre, à la fois genre littéraire et art du spectacle, le rapport qu'il entretient avec l'individu et/ou la société, la place du spectateur.

  • Taïteul t.33

    Collectif

    Jongleur, acrobate et musicienne perdent inexorablement la mémoire. En s'acharnant en vain à garder trace de tout ce qu'ils peuvent, ils aggravent leur cas. Leur univers est étrange, qui évoque les pages d'un livre, les plis d'un cerveau dérangé, les oubliettes de l'histoire. Cette fable drôle et cauchemardesque sur les excès de la mémoire et de l'oubli est aussi une critique féroce de l'écervelage général que tente d'orchestrer, par overdose de pathos, l'empire mondial de la marchandise et de l'image. [TAÏTEUL] est un spectacle constamment changeant, dont chaque représentation, numérotée, diffère de toutes les autres. Ce n° 33 est unique et autonome : ni trace ni matrice de l'oeuvre, il en constitue une facette spéciale. La pièce fond d'une manière inédite le théâtre, le cirque, la danse et la musique, et ne saurait être assignée à l'un ou à l'autre de ces genres « consacrés ». Fruit d'un travail collectif, elle témoigne de la recherche artistique que mène La Scabreuse, sur l'identité et le « fil du rasoir ».

  • Cet ouvrage restitue les " Missions Repérage(s) " menées dans treize villes en France entre 2002 et 2005. Recherche-action atypique, ce dispositif a permis de faire se rencontrer, lors d'un moment privilégié, un élu local et un artiste adepte du repérage. Il leur a été demandé de dire la ville, le temps d'une journée, le temps d'une traversée, ordinaire autant que féconde. De Romans-sur-Isère à Marseille en passant par le Puy-en-Velay, Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Rennes, Roubaix, Nanterre, Aubagne, Besançon, Douai, Gap ou Valenciennes, chaque duo ainsi constitué par la règle du jeu de Mission Repérage(s) a accepté de se livrer, de livrer ses manières de percevoir le fait urbain et d'en rendre compte sans détour. A travers carnets de bords, discussions et confrontations d'hypothèses ou de fantasmes, élus et artistes décryptent avec leur sensibilité les nouvelles donnes du vivre en ville, les complexités, les usages et les usures auxquels se heurtent le quotidien et l'avenir de la cité. Par touches et approximations successives, par fulgurantes parfois, ces repérages éclairent ce que pourrait être une urbanisation plus sensible, plus humaine, plus citoyenne. Elus et artistes confectionnent du lien et, si leur place dans la cité n'est pas la même, leurs échanges sans commande, sans projet ni résultat attendu, produisent de l'intelligence et de l'imaginaire. Il y a dans cet ouvrage matière à réflexion autant qu'à action, une matière à poursuivre.

  • octobre 2002, lisbonne.
    alors qu'il est en tournée avec sa troupe de théâtre, philippe rencontre la sulfureuse madeleine ramon. il abandonne le spectacle pour suivre cette authentique ogresse dans son errance familiale à travers l'espace schengen et le temps. quatre années durant, il observe et subit l'acide philosophie de la grande famille ramon : madame, ses filles, sa soeur, ses frères... et son époux ! tentaculaire conteuse de notre imaginaire collectif, la fascinante matrie ramon fait son miel de nos peurs.
    elle déchire et tranche nos tabous, les tisse et en pétrit de nouvelles mythologies. dans l'ombre de cette épopée chez les ogresses, on assiste à toutes les étapes de la conception, de la création et des représentations du spectacle de la compagnie le phun : le train phantôme (2003-2007). carnet de route d'un conte urbain et témoignage du combat dune compagnie de théâtre (encore) vivant, ce roman noir et fuchsia nous invite à un voyage poétique au sein d'un processus de création exceptionnel.

  • De la boîte noire aux sites naturels, Bill Mitchell a tracé un parcours artistique singulier avec la compagnie Kneehigh en mettant en scène de nombreuses productions originales et remarquées, en Grande-Bretagne comme à l

  • Entièrement consacré au théâtre tel qu'il est pratiqué en amateur, c'est-à-dire dans un cadre amateur, et organisé autour de la notion d'«..art..», l'ouvrage peut être présenté sous trois éclairages différents..:
    - il propose une approche originale d'un monde insuffisamment étudié, malgré les travaux pionniers réalisés depuis quelques années.
    - du fait de sa double dimension anthropologique et esthétique, il s'inscrit tout naturellement au coeur des réflexions actuelles sur la définition de l'«..art..».
    - Enfin, et peut-être surtout, l'ouvrage présente l'originalité d'être issu d'une longue collaboration (elle a duré plusieurs années), entre des animateurs de compagnies, d'associations et de fédérations d'amateurs d'une part, de chercheurs, d'universitaires et d'étudiants d'autre part.

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