Ker Editions

  • Tous les jours, nous semons des détails de notre vie aux vents d'Internet. Une photo par-ci, une géolocalisation par-là.
    Nos préférences, nos habitudes, nos envies, nos déplacements sont désormais aux mains de multinationales et d'agences gouvernementales. Sous une apparence anodine, cette ombre digitale qui nous connaît mieux que nous-mêmes recèle des menaces profondes pour notre modèle de société. Pour notre mode de vie.
    Jusqu'où tout cela pourrait-il aller ? C'est la question qui a été posée à treize écrivains. Chacun, à sa manière, nous pousse à réfléchir au monde que nous construisons, clic après clic, et à celui qu'en miroir, nous souhaiterions voir émerger...
    À noter : la première nouvelle de ce recueil n'est pas fictive : Birgitta Jónsdóttir, fondatrice du Mouvement des citoyens islandais, à l'origine du refus de sauver les banques après la crise de 2008, y raconte notamment comment elle a participé à la création de Wikileaks et comment elle s'est liée d'amitié avec Edward Snowden...

  • Les bâtisseurs

    Collectif

    Ça ne peut plus continuer comme ça. Sur ce point au moins, tout le monde s'accorde.
    Les dérives de notre société ont fini par mettre en péril notre espèce, notre planète et la vie qui l'habite.
    Neuf thématiques fondamentales émergent et avec elles, autant de questions à se poser. Réflexions sur la position de l'humain, sur la désobéissance, la transmission, mais aussi sur la manière dont nous avons, peu à peu, délégué les aspects fondamentaux de nos existences - naissance, mort, alimentation, instruction... - afin d'améliorer notre productivité.
    Neuf thématiques et autant d'écrivains qui, par la fiction, abordent ces questions transversales et profondes afin de nous faire réfléchir au monde que nous souhaitons bâtir pour nous et ceux qui nous suivront.
    Comme de tradition, la première nouvelle est un témoignage, cette fois de la plume de Rob Hopkins, fondateur du mouvement mondial des villes en transition.

  • Terrorisme, fondamentalisme, droits des femmes, asile, extrémisme, sécurité. Autant de dossiers qui font inlassablement la Une, jour après jour. Autant de questions dont vous avez tous débattu ou, du moins, entendu parler.
    Mais qu'en pensez-vous vraiment ? Avez-vous eu l'occasion de forger votre opinion, hors des slogans et des discours médiatiques ?
    Quatorze voix vous aident à y voir plus clair. À travers ses histoires, ce sage peuple des lumières explore les facettes les plus profondes et complexes de l'humanité et vous invite à la rencontre de l'autre dans ses richesses et sa diversité.

  • "Les femmes et les enfants d'abord : expression plus ancienne encore que le «?save our souls?» banalisé dans le SOS devenu polyglotte (comme pas mal d'acronymes auxquels les non-usagers de l'anglais n'entendent goutte), elle sous-entend un pari sur l'avenir de l'espèce. Laissons-lui la chance de se prolonger, en permettant aux petits d'accéder à l'âge adulte, et aux femmes d'en engendrer d'autres encore. Ce syntagme figé en dit plus long sur une civilisation qu'une déclaration solennelle?: il mise sur un principe que l'on qualifiera d'humaniste. L'espèce humaine est en effet la seule à pouvoir légiférer sur sa survie. Si ce n'était pas le cas, si les quadrupèdes susceptibles de nous alimenter avaient les moyens de réguler de la sorte leur sauve-qui-peut, ils l'auraient déjà fait.
    Considérons donc cette priorité concernant les enfants comme un axiome de base, relevant d'une mentalité voyant l'enfant comme l'avenir de l'homme, et donc plus précieux que lui, bénéficiant d'une manière de statut lié à son innocence première, et en particulier dans les situations de guerre. Il ne peut en aucune façon être tenu pour responsable ni consentant face à la violence déchaînée. Sans cela, on assisterait à un méfait que l'Écriture réprouve, condamnant le massacre des innocents comme un crime imprescriptible."

  • "L'évidence est là, aveuglante. Le constat d'échec d'une civilisation, ou qui se prétend telle, qui avait cru mettre dans le mille, ou plutôt les milliards, en misant tout sur l'économie, très mal nommée au demeurant, puisqu'il s'agit plutôt de la prodigalité. Prodigalité des ressources, des valorisations, des exploitations, des aliénations. Tout ramené au niveau du produit, du niveau zéro du matérialisme. La lutte contre le matérialisme dialectique, l'illusion d'y avoir mis fin, a produit un enfoncement plus abyssal encore dans le matériel, même humain, une immersion absolue dans l'illusion de la rentabilité.
    Et quelle illusion! Il faut revoir les condamnations des régimes qui, avant l'année 89 du XXe siècle, apparaissaient comme le comble de l'asservissement : le péril venait de l'Est, il menaçait nos sacrosaintes démocraties, considérées comme les meilleurs régimes pensables, autoproclamées sans concurrence sérieuse, susceptibles de nous mener triomphalement vers la fin de l'histoire, cet idéal appelé de tous les voeux, du moins de ceux qui en étaient les bénéficiaires. Et il est vrai que le cauchemar d'une époque inaugurée à Sarajevo et conclue dans un Berlin laissé à l'état de ruine trois décennies plus tard a ouvert des perspectives aussi féériques que les contes occidentaux hollywoodisés par Walt Disney qui allaient forger les imaginaires des enfants du baby-boom."

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...
    Le thème de ce numéro : Greta Thunberg. Que signifie l'émergence de ce phénomène, l'importance planétaire prise par cette jeune Suédoise de 16 ans ? Que dit-elle de notre époque et de ses défis ?

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...

    Le thème de ce numéro : Le peuple, cet inconnu. Qui se soucie encore du peuple, dans nos démocraties en crise ? Comment réagit-il à cette cécité du pouvoir ?

  • Depuis 1945, Marginales s'est imposée comme l'une des principales revues littéraires en Belgique. En tant que telle, elle encourage des écrivains à réagir à l'actualité par le biais de la fiction. Tous les trois mois, Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, envoie un thème général sur lequel sont invités à répondre des écrivains, poètes, hommes de théâtre...
    Le thème de ce numéro : Emmanuel Macron. Que signifie l'arrivée du nouveau président ? Et cette nouvelle mouvance, a priori en sortie des sentiers battus, qu'incarnerait En Marche ?

  • Jean-marie piemme Nouv.

  • Des écrivains ont prêté leur voix à ceux et celles que notre société laisse dans le silence. Ancien détenu, journaliste ou musicien exilés, SDF, réfugié politique, prostituée... chacun raconte des bribes de son histoire.
    Une émotion brute, bouleversante, souvent violente.
    Reflet de vies fracassées, bancales, qui disent toutes l'espoir et la dignité retrouvée, par la reconnaissance des mots.

empty