Francois-xavier De Guibert

  • Gouvernement mondial ? Ces questions sont capitales. La réflexion est d'autant plus nécessaire que la notion même d'éthique universelle est souvent contestée à cause de la déstructuration des intelligences et des consciences et par le relativisme ambiant.
    Qui a simplement entendu parler du travail de la Commission théologique internationale sur la recherche d'une éthique universelle ? C'est notamment pour le faire connaître que l'Académie d'éducation et d'études sociales (AES) a consacré son année 2010-2011 à en étudier diverses prolongations.

  • Une réflexion sur les relations entre la famille et la société montrant en quoi la première est un moteur de développement des civilisations et un atout pour l'espèce humaine.

  • Cette réflexion sur l'épanouissement de l'homme dans la société interroge le rôle de l'école, de l'éducation et de la culture. Face à la montée de l'individualisme et de la solitude, il paraît nécessaire de privilégier les liens sociaux, facteurs d'intégration, et de restaurer les notions de partage et d'équité.

  • La source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort. Epictète La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort et la sagesse n'est point la méditation de la mort, mais de la vie. Spinoza Pourquoi en effet réfléchir sur la mort, si ce n'est pour mieux vivre ? Partant du constat de l'occultation de la mort par notre société, des peurs qu'elle nourrit, des difficultés pour entourer ceux qui arrivent au bout de leur vie, la réflexion de l'Académie d'éducation et d'études sociales se porte sur les points essentiels qui semblent nécessaires aux hommes pour que - au-delà d'un regard sur les étapes de la vie - ils puissent, en ne reléguant plus ceux qui arrivent à cette ultime étape et en les entourant, à défaut de sagesse, acquérir une certaine paix qui semble parfois fuir notre temps.

  • Mars 1909 est une date capitale dans l'histoire de la pensée russe : sept intellectuels de renom (Nicolas Berdiaev, Serge Boulgakov, Mihail Guershenzon, Alexandre Izgoiev, Bohdan Kistiakovsky, Piotr Struve, Simon Frank) se rassemblent pour signifier leur malaise à l'égard de l'évolution radicale et nihiliste de leurs confrères, et leur crainte qu'une telle évolution ne débouche sur une crise sans précédent...
    Bien que d'horizons très différents, tous avaient en commun de vouloir un renouveau de la pensée fondé sur la " primauté de la vie spirituelle ", la défense du droit, le respect primordial de la personne humaine. Le recueil de leurs interventions, jalons, connut tout de suite un immense succès et reste aujourd'hui une référence pour l'intelligentsia russe. Cent ans après la publication des jalons, huit intellectuels de différentes confessions chrétiennes, catholiques, protestants et orthodoxes, et de différentes nationalités, allemande, américaine, anglaise, française, italienne, russe, ukrainienne ont tenu à faire mémoire de ce texte prophétique.
    En ces temps de mondialisation, les trésors spirituels nationaux doivent être assimilés par les autres traditions intellectuelles. Qu'il s'agisse des promesses de la phénoménologie de la donation ou des implications de la théologie oecuménique et sociale, des consensus nouveaux apparaissent. Devant l'effondrement quasi simultané des " modèles " socialistes et capitalistes, il est d'un grand intérêt de découvrir aujourd'hui que la désillusion contemporaine à l'égard des idéologies et la " passion du réel " a déjà plus d'un siècle.
    Face à la perte totale de repères aujourd'hui une nouvelle génération d'intellectuels pourra-t-elle, cette fois, être entendue ?

  • Ce livre veut t'apprendre à aimer la parole de dieu.
    Chaque semaine, tu verras comment l'ancien testament nous aide à mieux comprendre l'evangile. dieu est notre père, il nous fait exister par amour, il nous tient dans sa main, il est tout proche. il te donne son esprit de foi et d'amour pour que tu fasses, chaque jour, la rencontre de jésus et que tu sois uni à lui et que tu deviennes fils de dieu avec lui. ce livre est aussi un cahier, il est fait pour que tu puisses écrire, surligner des paroles de dieu...
    Le décorer. en le relisant chez toi, tu pourras le compléter, tu comprendras mieux certains passagers de la bible, et tu découvriras peut-être des choses nouvelles, il est fait également pour t'aider à prier.

  • De nos jours, il est devenu banal de traiter certains êtres humains comme s'ils n'en étaient pas : ainsi des enfants dans le sein de leur mère, des embryons devenus objets d'expérimentation, des humains parvenus à la fin de leur existence et considérés comme indignes de vivre, voire des personnes handicapées que la justice hésite à protéger de leur élimination pure et simple. Dans le même temps, la protection des animaux dépasse celle de certains hommes... À travers ces constats, on devine l'émergence d'une pratique, sinon d'une idéologie qui effectue un tri entre les humains, et prétend désigner ceux qui doivent être considérés comme tels. Ainsi, malgré la référence omniprésente aux droits de l'homme, peut se poser la question : " Qui a droit aux droits de l'homme ? " , Comment peut-on traiter de la profondeur de la différence entre l'homme et l'animal, des frontières de la vie humaine, des enjeux actuels de la filiation ? Peut-on parler de sciences humaines ? Enfin la nature de certains êtres, actuels ou futurs, comme les hybrides dont la fabrication est autorisée en Grande-Bretagne, oblige à poser la redoutable question : " Qu'est-ce que l'homme ? " Ce livre, qui présente une synthèse des grands débats actuels, permet de voir comment un comité d'éthique tente de répondre avec l'humanisme chrétien à ces questions essentielles.

  • Pour le pape François "Vivre la charité, c'est porter les fardeaux des plus faibles et des plus pauvres." Son insistance à évoquer ce thème nous invite nous-mêmes à renouveler notre regard sur les pauvres. Il nous faut faire l'effort de ne pas nous enfermer dans un discours théorique sur la pauvreté, mais bien envisager de regarder les pauvres, de les écouter, de les comprendre, de les aider ou de les secourir.
    Mais il faut d'abord se demander qui sont les plus faibles et les plus pauvres et quels sont leurs fardeaux. Il faut distinguer entre la pauvreté et la misère : la misère ou la grande pauvreté qui sont à éradiquer de notre monde parce ce qu'elles tendent à ôter à ceux qui en sont victimes même leur dignité. A l'inverse il faut savoir prendre en compte les pauvres, tous les pauvres, les victimes de toutes les pauvretés, économiques, sociales, culturelles, affectives ou spirituelles.
    Pour cela il faut tout d'abord chercher à reconnaître le visage des pauvres dans le monde, en ayant à l'esprit d'une part le regard de Dieu lui-même sur les pauvres dans la Bible, en n'oubliant pas non plus la grande distinction entre les pauvretés subies et la pauvreté choisie, la pauvreté religieuse ou évangélique.

  • Vie et mort de la Ve RépubliqueQue reste-t-il de la VeRépublique? La question peut surprendre alors que la France célèbre en 2008 les cinquante ans de la constitution voulue par le général de Gaulle. Pourtant, cette question est plus que jamais d'actualité alors que l'on vient de réviser une nouvelle fois notre texte fondamental pour ratifier le traité européen de Lisbonne, alors qu'une nouvelle réforme qui prétend entreprendre «la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la VeRépublique» vient d'être votée, et que le président de la République sollicite désormais un autre Comité, présidé par Simone Veil, pour réviser le préambule...Une constitution, la formule est connue, c'est une lettre, une pratique, un esprit. Or, la lettre fait figure de chiffon de papier, biffée à l'envi depuis vingt ans, raturée au gré des circonstances politiques du moment. Quant à la pratique, cohabitation et quinquennat obligent, elle a été peu à peu dévoyée, au point d'abaisser la fonction présidentielle à celle -honnie par Charles de Gaulle- de chef de parti.Il est douteux dès lors que l'esprit des institutions ait survécu à ces dérives, même si sur ce point les avis divergent. Les uns estiment que la pratique «hyperactive» de l'actuel chef de l'État constitue un retour de la responsabilité au plus haut niveau, conforme au voeu du fondateur de la Ve. Les autres, au contraire, voient dans le «style Sarkozy» l'expression maladroite et triviale d'une politique brouillonne, quand elle n'est pas fondamentalement contraire aux intérêts du pays.Que reste-t-il de la VeRépublique? En apparence, n'importe quoi... Au fond, rien!

  • Depuis plus d'un demi-siècle, la France a été le fer de lance de la construction européenne. À toutes les époques et venant de tous les horizons, des hommes politiques ont rêvé et rêvent encore d'une Europe unie, d'une Europe puissance, pesant d'un bloc sur la marche du monde. Le rêve est devenu un mythe, un credo passionnel qui ôte à ses adeptes toute capacité d'analyse critique sur la réalité et le sens de ce processus. Et comme pour mieux s'en convaincre, les adeptes du mythe se sont lancés dans une véritable fuite en avant, animés par la volonté de doter l'Europe d'une Constitution, concept magique à même de convertir de manière subliminale les esprits les plus rétifs à l'idée d'une Europe supranationale englobant la Turquie et au-delà !... Avec le projet fédéral d'une Constitution européenne, la messe serait-elle dite ? Rien n'est plus faux, si l'on veut bien considérer le décalage croissant entre cette construction artificielle et les réalités internationales. Les changements structurels du monde, qu'ignorent les Eurobéats, relèguent pour une large part la construction européenne, dans sa forme actuelle, au musée de l'obsolète. Tout esprit raisonnable est, en effet, conduit à s'interroger sur le sens que revêt encore l'intégration européenne prônée par ses thuriféraires. L'Europe communautaire a épuisé ses effets comme tout système qui ne correspond plus à l'état du monde. Il faut se rendre à l'évidence, l'Europe de papa est morte... Sa complexité, sa logique intégriste et exclusive, font peser sur les États membres un véritable carcan qui étouffe les souverainetés nationales. À cet égard, le projet de Constitution européenne est une véritable fuite en avant vers une Europe fédérale décalée par rapport aux réalités actuelles et incapable de concilier des intérêts nationaux divergents. Elle est condamnée à l'échec, comme toutes les organisations nées de l'esprit de système qui rêvent un monde qui n'existe pas. (Jacques MYARD) Tout ce qui est inutile et chimérique en politique est, en définitive, dangereux. Concédé à regret, le référendum sur la Constitution européenne ouvre un débat décisif.
    Puissent les contributions rassemblées dans cet ouvrage convaincre les Français de l'urgence d'un retour au réel, c'est-à-dire à une Europe des Nations et des États qui, seule, permettrait encore d'éviter les tragiques conséquences pour les peuples de l'échec d'une illusion.

  • Les mouvements migratoires ont toujours rythmé l'histoire de l'humanité, mais aujourd'hui, dans nos pays, l'immigration soulève des questions nouvelles d'une particulière acuité. Plutôt que d'essayer d'aborder tous les aspects de ce vaste thème, l'académie d'éducation et d'études sociales a préféré se focaliser sur quelques questions fondamentales, confiées à des experts reconnus, en leur demandant d'ailleurs de n'en pas rester au " politiquement correct ", mais de ne pas hésiter à faire preuve d'originalité et, au risque de paraître parfois iconoclaste, de proposer des réponses peut-être inattendues. Pour cette réflexion, il peut aussi être éclairant de se référer au Catéchisme de l'Église catholique : " Les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir autant que faire se peut l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine. [...] Les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. " Ce recueil contribue ainsi à la réflexion sur la difficile question du bien commun en matière d'immigration, qui se trouve, plus que jamais, au coeur de l'actualité.

  • " Le destin de Soljénitsyne ne se résume pas : c'est plusieurs vies en une, et toutes intenses, dramatiques, comme ce xxe siècle qui restera comme l'un des plus terribles dans les annales de l'histoire.
    De souche paysanne, Soljénitsyne est né aux confins de la Russie l'année qui a suivi la révolution. Après une enfance religieuse, il a adhéré au cours de ses études à l'idéologie soviétique. Valeureux officier pendant la guerre, il est arrêté sur le front pour ses opinions trop libres. Dans son enfance, Soljénitsyne avait entrevu sa triple vocation : "J'ai rêvé tour à tour de devenir chef d'armées, prêtre et écrivain." Ce rêve, ces trois vocations, il les a toutes réalisées à travers de multiples épreuves en devenant à la fois stratège, poète et prophète.
    Tout génie est un génie dans la mesure où il est habité par de puissantes tendances opposées qui en lui se heurtent sans se détruire, réalisant ce que les philosophes appellent l'union des contraires. Chez Soljénitsyne, une opposition paraît fondamentale, génératrice de plusieurs autres : volonté de puissance d'un côté, renoncement et sacrifice de l'autre... Nikita Struve. Nikita Struve présente les actes du colloque Soljénitsyne, notre contemporain.

  • Pourquoi proposer aux enfants un nouveau parcours de catéchèse?.
    Après une période de grande indigence dont on mesure actuellement les conséquences chez les jeunes adultes, on peut trouver, depuis quelques années, des parcours qui sont plus bibliques et plus nourrissants pour la foi. beaucoup, cependant sont inutilement compliqués pour les animateurs, et ne donnent pas une place suffisante aux sacrements. ce parcours s'est efforcé d'être simple pour les parents ou les animateurs, il propose, pour chaque rencontre, la découverte d'un texte de l'évangile, et il comporte une initiation aux sacrements.
    Le livre des enfants est en même temps un cahier d'activités qu'ils peuvent souligner, surligner, colorier, et sur lequel ils peuvent répondre à un certain nombre de questions, de sorte qu'ils gardent une trace de ce qu'ils ont découvert tout au long de l'année. ce livre-cahier indique le déroulement de chaque rencontre, il introduit aux textes bibliques et permet de les commenter et de les illustrer.
    La catéchèse doit être, avant tout, une découverte de la personne du christ. c'est à travers lui que nous pouvons deviner les sentiments de dieu: son amour, sa patience, son désir de voir les hommes se convertir et répondre à sa tendresse. c'est dans le texte même de l'évangile que l'on fera cette découverte de dieu: au travers des paroles du christ et de son comportement avec chacun. la catéchèse, il y a quelques décennies, prétendait " partir de la vie " dans l'espoir d'aboutir à l'évangile.
    Elle doit, plutôt, partir de l'évangile et aboutir à la vie. la seule façon de ne pas contaminer la révélation avec nos idées ou tendances personnelles est de revenir à la parole de dieu et se laisser constamment remettre en question par elle. seule la parole de dieu (ou plutôt l'esprit saint en chacun de ceux qui entendent la parole) a le pouvoir de changer les coeurs et d'inspirer la foi. l'explication des textes doit prendre la forme d'un dialogue, l'animateur idéal étant celui qui intervient quelques minutes sur une heure pour relancer l'échange, le ramener sur le sujet, poser les bonnes questions si les enfants s'égarent et les inviter à s'écouter les uns les autres.
    Si les enfants s'expriment, ils s'évangélisent mutuellement et ils retiennent les points importants. la rencontre du christ étant la raison d'être de la foi et de la connaissance de l'évangile, le temps de prière est un temps fort de chaque rencontre. chacune des trois années de ce parcours suit le déroulement de l'année liturgique. c'est dans ce cadre que les sacrements sont abordés. le programme de l'année de ce 2 est centré sur l'évangile.
    Il commence par une découverte de la personne de jésus, et, à travers lui, de dieu et de sa loi d'amour. ensuite, trois rencontres préparent noël, trois abordent la prière et l'union au christ, trois le sacrement du pardon, et trois le mystère pascal. les dernières pages sont sur l'eucharistie

  • L'union européenne est malade, elle est épuisée, elle est ingouvernable.
    Insatiable boulimie de pouvoirs, mépris des peuples, bureaucratie omnivore, élargissements mal digérés, l'union européenne est devenue un modèle d'inefficacité et une entrave à la liberté des peuples. l'union européenne est-elle réformableoe la réponse est clairement : non. il faut renoncer à une tâche impossible. la sagesse commande de prendre acte de l'irréversibilité du mal. le temps des rafistolages est dépassé.
    Le rassemblement appelle à la dénonciation des traités européens, préalable à toute refondation. la reconquête des souverainetés abandonnées à l'union européenne, est la seule solution conforme à l'exigence d'une france libre et indépendante. ce socle restauré, il conviendra de travailler à bâtir une europe raisonnable. le dilemme n'est pas entre l'absorption et l'autarcie. a l'europe de l'intégration et de la fusion, il faut opposer une europe de coopérations libres, génératrices de solidarités d'autant plus fortes qu'elles résulteront de la volonté de nations souveraines.
    Il y a là un projet digne d'un grand peuple. le moment est venu de préparer le redressement et de rendre l'avenir de la france aux français.

  • " La démocratie d'apparence " ou comment faire participer utilement les individus à la vie politique : ce petit livre rassemble les Actes du colloque sur " La participation individuelle à la vie politique " du 19 avril 2007, au Palais du Luxembourg. Grande utopie moderne à l'usage des foules, la démocratie ne va généralement pas plus loin qu'une incantation politico-médiatique dont se prévalent des gouvernants et les ,, décideurs ". D'un point de vue concret, elle n'est le plus souvent qu'une démocratie d'apparence aux mains d'oligarchies partisanes et de groupes de pressions puissants et organisés. Pourtant, au-delà des représentations imaginaires, se pose la question bien réelle et tout à fait actuelle, essentielle pour l'avenir de nos sociétés, de la participation effective des individus à la vie politique. Cette participation est difficile à organiser, mais, dans certaines conditions, elle peut, et doit, être mise en oeuvre utilement. Les auteurs examinent, loin de tout esprit partisan, les mécanismes qui permettraient au citoyen de participer réellement à la gestion de la vie publique pour devenir un acteur véritable de la politique et non plus un simple sujet/enjeu du marketing politique. Une des conclusions de ce colloque était précisément de constater que le vote blanc et l'abstention sont, le plus souvent, les seules possibilités laissées à l'électeur pour échapper au piège de " l'apparence " et de l'instrumentalisation.

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