Eres

  • Face à l'accroissement des inégalités, les actions précoces et continues d'éveil culturel constituent, en particulier dans les quartiers où les injustices sociales sont les plus fortes, un des leviers majeurs pour un partage plus équitable du bien commun. Oui, les lectures avec les jeunes enfants amènent d'autres relations, un autre accompagnement, avec une capacité redoublée d'observation, d'écoute, de bien-être et davantage d'humanité. C'est ce que ce livre montre avec la mise en dialogue des multiples acteurs de ce champ, sur le terrain, dans les institutions d'accueil de la petite enfance, en pmi ou bibliothèque, avec les familles, les universitaires et les politiques engagés, à partir de vingt ans d'expérience de l'équipe de lire. Sans statistiques mais avec des analyses qualitatives fines de pratiques, de dispositifs, d'albums, d'études, les éclairages apportés par les uns et les autres convergent sur ce constat. Ils en éclairent les acquis pour les enfants et les familles, non seulement dans l'ici et maintenant mais 5, 10, 15, 20 ans plus tard.

  • Aujourd'hui nous savons que lire est un acte global et ne se confond pas avec le déchi?rement des lettres. Et c'est ainsi que, tous sens en éveil, le bébé absorbe la vie, la langue, la culture qui l'entoure. Les albums lui donnent matière à découvrir, « lire et créer du sens, lire avant que de parler ».

    Cette publication interroge la manière dont les livres que l'on lit aux enfants enrichissent leur accès au monde, l'intime et le social, comment ils concourent à élaborer chez le jeune lecteur le rapport à l'autre, participent à construire leur pensée, à ouvrir des perspectives. Scientifiques, psychanalystes, spécialistes de la petite enfance et de la littérature pour la jeunesse, auteurs, éditeurs, libraires et médiateurs livrent leur enthousiasme, leurs savoirs, leurs points de vue.

    Depuis plus de trente ans, des lecteurs itinérants vont à la rencontre de tout-petits enfants de moins de moins de trois ans et de leurs familles avec des albums de littérature jeunesse choisis pour leurs qualités littéraires et artistiques pour lire, jouer, parler, rire, mâchouiller, réfléchir, rêver, habiter le monde, se le représenter... Depuis plus de trente ans un mouvement est en marche !
    Nous savons désormais qu'un tout-petit s'intéresse aux livres et aux histoires dès sa venue au monde. Nous savons aussi que les adultes présents - parents, personnels de la petite enfance, professionnels du livre, des arts ou de la culture - s'émerveillent de cet intérêt et qu'ils s'interrogent sur les bébés, sur les albums, sur la lecture, sur le langage, sur la langue et les langues... Nous savons que dès sa venue au monde, un bébé, tous les sens en éveil, « lit » le monde qui l'entoure. Mais comment des albums de jeunesse peuvent-ils contribuer à nourrir et développer ces capacités de lectures des tout-petits ? Comment, pourquoi et dans quelles conditions enrichissent-ils les représentations de soi, des autres, du monde ?

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  • Cet ouvrage développe, à partir de regards pluridisciplinaires, les moyens dont dispose le bébé afin d'évoluer et de grandir dans un corps habité et nourri des liens aux autres, dans un environnement qui le construit.

    Les regards pluridisciplinaires et croisés des différents auteurs éclairent cette fabuleuse aventure du bébé qui, à partir de ses expériences sensorimotrices en relation avec son environnement, va conquérir le monde et devenir un être individualisé, habitant son propre corps. Se fondant sur la spécificité de l'approche sensori- motrice André Bullinger, les coauteurs se retrouvent dans cette véritable éthique du soin qui allie observation et intervention auprès du bébé et du jeune enfant souffrant de troubles psychiques, sensoriels et neuro-développementaux.

  • Faire connaître aux acteurs de la petite enfance (politiques et professionnels), un système d'accueil et d'éducation des jeunes enfants (0-6 ans) reconnu au niveau international dans la tradition de l'éducation nouvelle.
    Comment et pourquoi Pistoia, cette ville de Toscane, a-t-elle réussi à réaliser un système municipal « intégré » de la petite enfance, réunissant crèches, écoles maternelles et autres structures d'accueil ? Quelles sont les principales caractéristiques de la culture éducative des enfants de moins de 6 ans qui s'y est développée, à partir des années 1970 ? Ce livre précise les fondements - politiques, éthiques et esthétiques - de cette approche participative, ouverte, en construction permanente, qui donne de la valeur aux six premières années de la vie des enfants, à l'alliance avec les familles, aux actions territoriales, à l'inclusion de tous et à l'engagement des professionnels dans la recherche. À l'aide de nombreux exemples et illustrations, il ouvre des perspectives aux différents acteurs, politiques et professionnels, de la petite enfance qui cherchent - ou pourraient chercher - à s'en inspirer et offre aux formateurs et universitaires un outil complet de diffusion pour les nouvelles générations de professionnels, d'enseignants et de formateurs.

  • Une trentaine de poètes et artistes contemporains, invités au fil des saisons dans l'Espace Andrée Chedid, rendent hommage à la femme de lettres, avec un texte en résonance avec des vers de la poète choisis par eux.
    « Il faut du courage pour se colleter aux grandes énigmes, pour se montrer tel qu'on est, pour crier son ignorance, sa soif de certitude... » écrivait Jacques Izoard au sujet d'Andrée Chedid, dans la première monographie consacrée à cette dernière et publiée en 1977 aux éditions Seghers. De la jeune Libanaise partie tôt en France découvrir l'inconnu, à la grande dame de lettres affrontant, avec une lucidité sans pareille, la maladie et cette « perte dans l'oubli de tous [ses] lendemains », la figure d'Andrée Chedid (1920-2011), témoigne d'une forme de bravoure qui la rend si singulière, si parlante, si actuelle. L'oeuvre est au diapason de l'existence. Une vie marquée par le passage d'une rive à l'autre : l'Orient natal et l'Occident ; le poème et le roman ; soi-même et l'étranger... Avec la célébration inlassable de ce qui nous est commun et doit nous unir par-delà les différences d'âges, de cultures, d'origines.

  • L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.
    Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.
    Pierre Delion est professeur à la faculté de médecine de Lille 2, pédopsychiatre au CHRU de Lille. Il est engagé depuis bientôt quarante ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine avec les différentes équipes qu'il a animées et qu'il anime encore aujourd'hui. Pour mieux soigner les enfants autistes et psychotiques, il tente d'allier les avancées de la psychiatrie de secteur avec celles de la psychothérapie institutionnelle.

  • Avec la participation de Bérangère BEAUQUIER-MACCOTTA, Brigitte BERNION, Carole BLANCHOT, Ayala BORGHINI, Laetitia BRUN-BARASSI, Sabrine CHETIOUI, Catherine CUISENIER BOURQUIN, Stéphanie CULOT, Christel DENOLLE, Christine DESVIGNES, Mélanie FRANCK, Marie FRIEH, Justine GAUGUE-FINOT, Bernard GOLSE, Pascale GUSTIN, Marie-Joelle HERVE, Agnes HILLMEYER, Anne HINDERER, Catherine IZARD, Romuald JEAN-DIT-PANNEL, Mickaël JEANNELLE, Alberto KONICHECKIS, Ingrid LACAZE DE CORDOVA, Sylvain MISSONNIER, Brigitte MÜNCH, Lisa OUSS, Dominique PLUCHE-GALMICHE, Amélie PORCHER, Régine PRAT, Rémy RIAS, Pascale ROSSIGNEUX-DELAGE, Sandra RUSCONI SERPA, Fernanda SCHMITT RIBEIRO, Agnès SEGURA, Claire SQUIRES, Lucia STELLA, Paola VELASQUEZ, Christelle VIODE, Miao ZHENG, Silvia ZORNIG

  • Les différentes contributions du livre parlent d'éveil culturel, de démocratisation de la culture et d'inclusion. Les expériences analysées témoignent de la créativité des terrains, de la fécondité de la collaboration entre professionnels de la petite enfance, des arts et de la culture et de l'importance de la participation des parents.

    Prévenir les discriminations par l'art et la culture dès la petite enfance tel est l'argument de ce livre qui réunit un ensemble d'expériences menées sur deux territoires, au nord (Paris et sa région) et au sud (Côte d'Azur), par des professionnelles de la petite enfance, de l'art et de la culture. Ces expériences (réalisées en crèche, centre social, bibliothèque, école maternelle, chez des assistantes maternelles, au pied d'immeubles) partagent un objectif : celui du bien-être de tous, du bien vivre-ensemble, de l'accès au beau, au patrimoine, à la création, au monde chez tout un chacun sans oublier les tout-petits, leurs familles d'ici et d'ailleurs, les personnes âgées ; bref les personnes les plus isolées, démunies, exclues. Pour davantage d'égalité partout et en particulier dans les territoires parfois oubliés.

  • L'éducation à la vie affective et sexuelle est un thème récurrent depuis le début du XXe siècle. C'est après la Première Guerre mondiale que des séances d'éducation sexuelle ont été proposées aux couples afin de repeupler la France - il s'agissait alors de prévenir les maladies dites vénériennes. Puis des associations ont mis au point des cours afin d'enseigner aux jeunes le bon usage de la contraception dès la fin des années 1960.
    Dans les années 1980, à nouveau il fut question de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles : le VIH a conduit à ce que les sujets porteurs de ce virus se saisissent eux-mêmes de l'information et en informent les autres. Il arrivait que l'information soit dispensée par les pairs puis reprise par des équipes pluridisciplinaires.
    Dans ce numéro de l'été 2020, l'éducation à la vie affective et sexuelle sera au centre des thématiques des auteurs. Que ce soit avec des enfants en maternelle, dans un but de travailler sur les violences intrafamiliales, avec des collégiens en pleine puberté ou avec des adolescents, des conseillères conjugales et familiales, professionnelles amplement formées et supervisées dans ce champ de leurs compétences, témoigneront de leur activité sur ce thème. Un médecin et une infirmière exerçant en centre de planification et d'éducation familiale développeront leur réflexion menée à partir de leur coexpérience d'intervention dans des classes. Un pédopsychiatre nous fera découvrir ce vaste sujet dans le milieu de la protection judiciaire de la jeunesse : estce si facile de faire de l'information à la vie affective et sexuelle auprès de jeunes issus de familles peut-être dysfonctionnantes dans ce domaine ? Des chercheurs sociologues nous feront part de leurs recherches en la matière. Enfin, la question centrale demeure : peut-on faire de l'éducation à la vie affective et sexuelle au regard des définitions de la sexualité infantile ? Un psychanalyste ouvrira cette discussion qui pourrait demeurer inépuisable.

  • Entre transmission de l'histoire et de la culture familiale et écoute attentive, sans exigence éducative, les grands-parents ont un rôle essentiel à jouer auprès de leurs petits-enfants. Mais ils sont aujourd'hui moins disponibles et, parfois, vivent loin. Ils ont du mal, également, à conserver leur place quand les parents se quittent. Comment continuer à jouer ce rôle unique malgré la distance, les recompositions familiales, les différences culturelles ? Et trouver sa juste place pour ne pas interférer dans l'éducation des parents ?Psychologues et sociologues se penchent dans ce numéro de L'école des parents sur les nouvelles modalités d'une relation précieuse mais complexe, qui participe à la construction identitaire de l'enfant et le rend plus fort,

  • Sous la forme d'un abécédaire, une équipe de soutien en soins palliatifs  témoigne de sa pratique.
    Elaboré à partir d'une supervision assurée pendant plusieurs années par Jean-Pierre Lebrun, cet abécédaire rend compte du travail d'ajustement incessant de détails auquel se soumettent les membres de l'équipe Delta, pour couvrir - palliatif venant de palliare, qui veut dire recouvrir - d'un manteau d'humanité jusqu'à leur dernier souffle, ceux et celles que la vie est en en train de quitter. Dire cette clinique du détail, de la broutille, voire même de la bricole, fait émerger l'importance cruciale de ces choses apparemment anodines, mais aussi des frottements, parfois des frictions, même des heurts, dans la rencontre entre le patient en fin de vie et celui qui l'accompagne.
    L'équipe Delta est une organisation de soutien en soins palliatifs de la province de Liège.
    Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès, et Denoël.
         

  • Un livre critique, humoristique, parfois caustique mais aussi poétique, explorant les mots qu'on utilise sans réfléchir dans le vaste champ de la vieillesse.
    Un dictionnaire impertinent et peu conventionnel de la vieillesse ! La vieillesse porterait-elle à rire ? Peut-on rire ou, du moins, sourire de ce qui se traite, s'opère, s'élabore, s'ignore, se perd, se vend, se donne, se dit, se tait, se meurt, se vit... en gérontologie, sans manquer de respect à l'égard des vieillards ni de ceux qui travaillent auprès d'eux ? Néanmoins, pourquoi sanctuariser la vieillesse si les vieilles et les vieux sont des femmes et des hommes comme les autres ? Ce dictionnaire décrypte nos manières contemporaines de vieillir et ce qu'elles disent de nous, mais avec humour et avec le souci de bousculer le consensus ordinaire qui tente de ne pas dire ou se complait à taire... Résistons ! C'est une manière de contribuer à l'accompagnement digne et honorable auquel ont droit nos concitoyens, surtout s'ils sont vieux !

  • Le bébé dans tous ses états

    Collectif

    • Eres
    • 23 Août 2018

    En quoi les progrès de la science et de la psychanalyse nous permettent de mieux comprendre les états psychopathologiques du bébé, dans son parcours entre ses parents, les thérapeutes, les chercheurs et les institutions qui soutiennent son début de vie.

    Ce livre est un concentré des recherches les plus récentes autour de la psychopathologie périnatale. Des chercheurs et des thérapeutes s'y exposent dans la minutie et la complexité des di?icultés d'un champ en pleine exploration mais à l'aube de progrès décisifs dans le domaine des soins précoces et de la prévention des troubles du développement, comme le prouve la validation récente (décembre 2017) de la « grille PréAut » qui permet de déterminer un risque réel de troubles autistiques dès avant six mois.

  • À côté des maternités de plus en plus centrées sur leurs missions techniques, la PMI constitue un lieu tiers où reste possible un accompagnement " sur mesure " des familles attendant un enfant.
    Des professionnels témoignent de l'histoire singulière de toute grossesse aujourd'hui encadrée par un ensemble de normes : médicalisation importante et discours sur la parentalité. À partir d'une clinique du terrain, notamment en service de PMI, éclairée par la psychanalyse, ils insistent sur la nécessité de rester à l'écoute de la subjectivité du vécu de chaque grossesse.

  • Lire un livre à haute voix à un bébé, s'entendre parler, raconter. Se lire le livre. Partager sa lecture avec son bébé. Donner de la voix, mettre en voix ; une voix lit. Mais que se passe-t-il donc quand cette voix lit ? Qu'entend bébé ? L'histoire lue et le lecteur qui lit. Et si le livre est un album, un livre d'images, que voit bébé, pendant que la voix parle ? Les images du livre, de celui ou celle qui lit et ces images là qui s'éveillent en lui, à l'écoute de l'histoire lue. Que ressent bébé ? Et le lecteur ? Une expérience à deux ou singulière, un partage, une émotion, une mise en sens, une découverte, une énigme ? Lire un livre à un bébé, ce n'est pas une mince histoire, c'est bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Lire un livre à un bébé, c'est participer d'une rencontre avec l'autre, au plus près de soi, une rencontre de corps, des sens, des émotions et des psychés.
    L'Agence nationale des pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse a pour objectif de mettre en cohérence, de développer et de soutenir les actions en faveur de l'expérience littéraire dès le plus jeune âge.

  • Les impacts des facteurs environnementaux, physiques, chimiques, biologiques, psychologiques et sociaux sur la santé des enfants sont de plus en plus connus. Cet ouvrage développe ces déterminants et leurs conséquences et cherche à identifier les pistes concrètes pour l'intervention préventive des professionnels de PMI et de l'enfance.

    L'avancée continue des connaissances atteste des influences de l'environnement dans toutes ses composantes, sur le développement du bébé et du jeune enfant, sur sa santé et son épanouissement et sur le bien-être des futures mères. L'Organisation mondiale de la santé indique en 2017 que plus d'un quart des décès d'enfants de moins de 5 ans est attribuable à la pollution de l'environnement. Cet ouvrage cherche à analyser les causes et les conséquences qui entremêlent l'environnement écologique, social, psychologique et culturel. Il pointe les actions de prévention qui concernent l'ensemble des professionnels de l'enfance.

  • Les 70 ans de la revue.
    La place et l'engagement des pères visà- vis de leurs tout-petits ont considérablement évolué ces dernières décennies, comme en témoignent les enquêtes sur les « nouveaux pères ».
    Cette évolution est-elle sensible dans tous les milieux et prise en compte par les structures collectives ? Est-elle mise à mal par les séparations conjugales ?
    Comment les politiques publiques et les entreprises accompagnent-elles les jeunes pères ? Psychologues, sociologues, anthropologues et juristes analysent le phénomène.

  • L'irruption de la maladie, du handicap, de son pronostic s'inscrit dans l'histoire, la culture du couple, de la fratrie, de la famille restreinte et de la famille élargie.
    Chacun, selon son âge, sa position dans la famille, réagit, comprend et éprouve de manière différente cette situation, et la personne atteinte n'est évidemment pas indifférente à ce qu'elle fait vivre à ses proches. Parfois, la famille doit faire face à l'aggravation de la pathologie et au décès de la personne. Les effets traumatiques et leur gestion par le groupe et ses membres dépendront de l'isolement de la famille venant avec la maladie ou lui préexistant et des modalités de soutien propres à chacun.
    Ce numéro mettra donc le focus sur la vie en famille dans ces situations-là. À partir de l'expérience d'acteurs de terrain du secteur médical, médico-social et de travaux de recherche, il évoquera les processus en jeu et les aides en matière d'accompagnement et d'interventions psychothérapeutiques individuelles et groupales.

  • Dans cet ouvrage, c'est le vif de sa pratique de l'accueil enfants-parents, depuis plus de 40 ans, que l'IRAEC nous fait découvrir et nous transmet, riche des 7500 passages par an d'enfants et de parents rue Joseph de Maistre à Paris,.

    Dans le lieu d'accueil enfants- parents de l'IRAEC, il est proposé une « écoute » sans forçage ni intrusion dans la vie a?ective. Le psychanalyste accueillant est présent à tout ce qui se passe entre l'enfant et le parent ou l'adulte qui l'accompagne, ainsi qu'entre les adultes et les enfants présents. Il facilite la parole. Il joue avec les enfants, il est disponible, favorisant la fluidité des échanges.
    L'objectif est de rendre possible un espace de liberté hors de tout commentaire ou de tout jugement, pour que puisse s'exprimer l'indicible. Aucune finalité éducative et adaptative de la psychanalyse n'est de mise dans cet espace qui permet que se joue et se rejoue l'histoire individuelle et familiale dans une absence d'emprise des accueillants, et sans modèles familiaux préétablis. Accueillir la parole n'est pas une « solution miracle », mais après 40 ans d'existence, les accueillants témoignent de son intérêt dans la prévention précoce des troubles qui peuvent a?ecter le développement des tout-petits.

    Dans les lieux d'accueil enfants-parents, on écoute et on parle.
    On écoute parler. Les personnes qui viennent à l'accueil enfants-parents attendent quelque chose, elles demandent quelque chose, des conseils peut-être ? Mais qu'est-ce que demander ? Demander, c'est toujours demander quelque chose à quelqu'un . Il semble que trop souvent on ne fasse pas cas de cette évidence. On reste sur le « quelque chose » dont une personne manquerait, que l'on pense avoir et qui viendrait combler sa demande. Et on en oublie le « quelqu'un » ! On en oublie que l'être humain - et de fait le petit d'Homme - n'est pas un être de besoin, mais qu'il est un être de désir.

    Dans cet ouvrage, il est question de places, celle de l'enfant et sa parole, celle des parents, celles des accueillants, celle de la psychanalyse dans ce dispositif. Il y est aussi question de nouvelles formes de parentalité, des enjeux psychiques et sociétaux des recompositions familiales, d'absences, de présences, de séparation... Finalement, on se demandera ce qu'ils fabriquent à l'accueil enfants-parents ? Et ce qui s'y crée de si subtil et essentiel ?

  • De plus en plus d'établissements proposent des pédagogies alternatives, qui valorisent l'autonomie de l'enfant, son épanouissement, sa créativité, l'apprentissage par l'expérience, la coopération, l'harmonie avec la nature...
    Imprégnées des pédagogies Montessori, Steiner, Freinet, elles se nourrissent désormais des travaux des neurosciences et de la communication non violente. Que disent-elles des attentes des parents vis-à-vis de l'école, et de la place qu'ils veulent y tenir ?
    L'Éducation nationale a-t-elle les moyens de s'en emparer, et est-ce souhaitable ?
    Que penser de l'instruction en famille, elle aussi en pleine expansion.? Ce numéro explore toutes les questions que soulève ce?phénomène.

  • Cet ouvrage est centré sur les travaux les plus récents d'André Bullinger - est ici publié son dernier texte - portant sur l'importance de la pesanteur dans le développement sensori-moteur du nouveau-né.
    Alors que le fotus vit dans le milieu amniotique de faible pesanteur, le bébé dès la naissance est soumis à la gravité universelle. Ses effets sur le corps du bébé entraînent un vécu d'écrasement contribuant à déclencher les réflexes toniques qui aboutiront un an plus tard à la position debout. C'est « l'espace de la pesanteur » : il constitue un soubassement essentiel de la présence au monde du bébé. André Bullinger a intégré cette notion dans son tableau de l'axe de développement où figurent les principales étapes du développement sensorimoteur. Il s'agit d'une description novatrice en termes de construction des espaces corporels que l'enfant doit apprendre à maîtriser au cours de son développement. Celle-ci donne des pistes de compréhension et de traitement de certains troubles du développement présentés par les différents coauteurs.
    André Bullinger (1941 - 2015), professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève a centré ses enseignements et ses recherches fondamentales sur le développement sensori-moteur du jeune enfant. Il a créé, dans le cadre de l'université de Genève, une consultation, l'Atelier de l'Enfance, qui recevait des enfants porteurs de déficits sensoriels et moteurs ou d'un trouble global du développement.

  • Cet ouvrage explore les dimensions cliniques et éthiques impliquées dans l'accompagnement institutionnel des personnes en situation de grande dépendance (physique, mentale et mixte), au plus près de expérience concrète des professionnels du secteur médico-social.

    Les auteurs développent une réflexion éthique sur de grands thèmes institutionnels, qu'ils soient concrets (la dépendance physique et mentale dans ses conséquences pratiques, la mise en place des projets de vie, ...) ou de portée plus générale (accompagner la personne dans son devenir personnel, dans l'expression de son affectivité, ...).
    Ancré dans le quotidien institutionnel, l'ouvrage a pour objectif le développement de la pensée professionnelle, du questionnement à la recherche de sens, en vue de la rendre favorable au bien-être et aux évolutions des personnes accompagnées.

  • Qu'elle ait été anticipée ou pas, qu'elle soit perçue ou vécue à l'insu de ses membres qu'elle concerne des groupes de travail, de thérapie, ou bien la famille ou dans l'institution, la fin d'un groupe inflige une épreuve de séparation redoutée ou espérée. Moment essentiel de toute aventure groupale, elle est paradoxalement peu abordée par les psychanalystes de groupe.
    Comment penser la fin d'un groupe qui a constitué un espace pluri-subjectif coélaboré par l'ensemble des participants ?
    Qu'y a-t-il à perdre et à gagner au terme d'une thérapie de groupe, d'un groupe de formation ou au sein d'une institution ?
    Quels sont les mécanismes spécifiquement mis en jeu ? Si la fin arrive après un long processus toujours unique : y a-t-il des points communs et des différences entre les thérapies de groupe, de couple et de famille ? Qu'estce qui traverse et affecte l'analyste dans une telle phase ?
    La reconnaissance et l'élaboration des mouvements internes ou contretransférentiels sont une voie d'accès et de dépassement pour accompagner au mieux des patients ou participants et le groupe à l'approche de sa fin.

  • Les métiers d'aide au couple et à la famille regroupent des praticiens d'origines diverses par leur histoire, leur champ de compétences, leur reconnaissance par le public et les instances de santé publique. Ces métiers proposent une méthodologie, un cadre et un contenu définis par l'orientation clinique à laquelle ils se réfèrent (psychanalytique, systémique, comportementale...) et par l'objectif qui les soustend :
    - amélioration de la communication par l'analyse et l'élaboration des crises, de leur sens, pour le conseil conjugal et familial ;
    - gestion de l'après-divorce et des conséquences de la rupture de la vie commune pour la médiation familiale, mais aussi gestion de conflits parents-adolescent ou de mésentente fraternelle lors de successions problématiques ;
    - analyse des liens psychiques et de leurs soubassements inconscients pour la psychothérapie psychanalytique de couple et de famille, conduisant généralement au remaniement du lien de couple ou des liens familiaux, actuels et intergénérationnels ;
    - abord de l'intimité et de la sexualité du couple pour la sexologie ;
    - accompagnement et soutien des familles d'accueil pour le placement familial.
    Ce qui est dans l'air du temps, ce sont des dispositifs à visée de soin psychique qui incluent des composantes « de groupe », mais dans lesquels les personnes se retrouvent plutôt seules face à elles-mêmes. Nous pensons par exemple aux séminaires orientés vers la pleine conscience ou aux groupes de parole qui font du bien sur le moment, mais dont les effets s'estompent plus ou moins rapidement. Si ces dispositifs peuvent avoir leur intérêt, ils ne peuvent se substituer aux dispositifs proprement groupaux qui ont fait leurs preuves dans la clinique.

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