Editions Du Patrimoine

  • Victor Hugo s'éteignit le 22 mai 1885. Celui qui « était entré vivant dans l'immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l'enterrement du siècle (environ deux millions de personnes!). Le grand homme repose aujourd'hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau.
    Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres...
    De monarchiste il devient républicain, ce qui l'oblige à s'exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu'en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu'un écrivain, il est l'incarnation de la République.

    Cet ouvrage accompagne l'exposition Victor Hugo. La liberté au Panthéon (21 avril - 31 août 2019). Il retrace le parcours d'une vie, entre réussite et souffrance - il verra mourir presque toute sa famille. Le livre raconte aussi la journée du 1er juin 1885, durant laquelle la France institutionnelle et citoyenne va défiler derrière le corbillard du poète, de l'Arc de Triomphe au Panthéon, hommage sans précédent et dédié au poète immortel.

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • En 2004, le ministère de la Culture a créé le label « Jardin remarquable ». Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France.

    Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins d'Île-de-France labellisés et invite à de belles promenades à travers les 40 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le domaine national de Versailles dans les Yvelines ou le jardin du Palais-Royal à Paris ou de plus méconnus comme la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haye-les-Roses ou encore le domaine de Segrez dans l'Essonne.

  • De la princesse idéale à la « reine scélérate », de la traîtresse étrangère à la figure martyre, de l'héroïne adolescente à la mère bigote, de la femme de culture à l'icône de mode, l'image de la reine Marie-Antoinette, tour à tour adorée ou honnie, n'a cessé d'évoluer au cours des siècles.

    En suivant le fil de l'exposition qui se tiendra à la Conciergerie du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020, cet ouvrage, à travers 14 essais et 16 notices, commentera les multiples représentations de la reine et montrera comment le rapport à Marie-Antoinette a souvent été passionnel, déterminant des cultes, des hommages, ou au contraire de violentes attaques.

    Si la France de son temps l'a peu comprise - aux portraits de cour et images pieuses répondent les caricatures -, les imaginaires s'en sont emparés par la suite, jusqu'à en faire une héroïne de cinéma interprétée par les plus grandes actrices (de Sarah Bernhardt à Diane Kruger), le personnage culte d'un manga japonais (La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda) ou encore un produit de grande consommation.

    La reine Marie-Antoinette connaît aujourd'hui un revival étonnant. Devenue une icône, un objet de pop culture, elle est la figure historique la plus internationalement commentée dans les livres ou les films, la plus dépeinte par les artistes contemporains ; elle incarne, tout simplement, une jeune femme de son/notre temps.

  • MONUMENTAL N.2020/2 ; la tapisserie Nouv.

    La tapisserie constitue un ornement privilégié des monuments historiques civils ou religieux, du fait de son caractère monumental, de son impact décoratif et de sa force narrative.
    Ce numéro est particulièrement dense, en raison de l'importance des deux dossiers thématique et scientifique, ainsi que par la nature exceptionnelle des chantiers présentés.
    Étayé par de nombreuses études de cas, ce dossier a pour objectif de mettre en valeur les actions menées par les services de l'État en faveur de la conservation de ce patrimoine fragile, très présent dans les collections publiques, comme privées. Outre les questions de conservation et de restauration, seront exposés les moyens mis en oeuvre pour la présentation des tapisseries, leurs rotations, les réserves, avec un focus sur la politique de conservation dans les musées, et au Centre des monuments nationaux.
    Les études de cas conduiront le lecteur à La Chaise-Dieu, Montpezat-du-Quercy, Angers (la tenture de l'Apocalypse), Aix-en-Provence, Toulouse, Beauvais, Le Mans, Saumur, Aubusson, Strasbourg, Vannes, Chateaudun...
    L'actualité des chantiers est dominée par la réhabilitation de l'hôtel de la Marine à Paris ; mais elle rend compte aussi de la restauration des vitraux du XVIe siècle de la cathédrale d'Auch ; la maison de Victor Hugo à Hauteville House (Guernesey) ; le Castel Gesta, demeure et atelier du peintre-verrier (Toulouse) ; la réhabilitation du lycée du Raincy ; la reconstitution du mobilier de la villa E-1027 (Roquebrune-Cap-Martin) ou la villa de l'architecte André Bruyère (1968 ; Maussane-les-Alpilles).
    Le dossier scientifique et technique est consacré à la microbiologie, soit l'étude des altérations biologiques des oeuvres patrimoniales.

  • Une artiste contemporaine investit la villa Savoye, chef d'oeuvre de Le Corbusier, en ravivant la mémoire de ses commanditaires : Eugénie et Pierre Savoye. Habiter la villa La " machine à habiter " qu'est la Villa Savoye selon les termes de son architecte, aussi considérée comme l'un des fleurons du Mouvement moderne, est un exemple remarquable de la Polychromie architecturale conçue par Le Corbusier, soit la stratégie de mise en relation des couleurs avec les espaces.
    L'artiste Françoise Pétrovitch crée ici de nouvelles oeuvres nourries par l'évocation de la personnalité d'Eugénie Savoye, commanditaire de la villa en 1928, et en dialogue avec les recherches chromatiques de Le Corbusier. Ajustant les dimensions des toiles au format de l'architecture et employant la gamme des couleurs de Le Corbusier, Françoise Pétrovitch prolonge le geste de l'architecte et ravive la présence des habitants de la maison : toile au bouquet dans l'entrée, céramique au chat allongé dans la cuisine, bronze du garçon à la poupée dans la salle de bain, lavis Etendu dans le grand salon, bronze de Jeanne dans le solarium..., les créations de l'artiste repeupleront en délicatesse et par touches, la villa " Les Heures claires " d'Eugénie Savoye.

  • Fièrement posés en haut des toitures, les épis de faîtage en céramique font parfois encore partie du paysage des petites villes et des campagnes. À l'image des coqs campés au sommet des clochers, ils se remarquent de loin grâce à leurs formes et à leurs couleurs vives. Ils dépassent du faîtage pour protéger le poinçon placé à la jonction des arbalétriers. Symboles de la maison et de son propriétaire, ils ont souvent fait l'objet d'une attention décorative particulière.

    Depuis plus de 40 ans, le Centre de recherches sur les monuments historiques s'intéresse à ces épis de faîtage, en étudiant des pièces conservées dans des musées ou chez des collectionneurs privés. Un premier album, paru en 1984 (aujourd'hui épuisé) publiait des relevés effectués en Normandie, en Bretagne, en Bourgogne, ou dans le Berry, accompagnés d'une analyse historique et régionale.

    Présentés de nouveau ici, ils sont complétés par de nouveaux relevés, souvent réalisés dans la région Occitanie. Composés de formes géométriques, de fleurs, de personnages ou d'animaux, leur histoire et leur symbolisme sont évoqués ici, tout comme leur méthode de réalisation, ancienne ou actuelle.

    Comme dans chaque album de la collection, relevés graphiques et photographies pour la plupart inédites permettent de pénétrer au coeur de ces magnifiques objets vernaculaires.

  • Metz

    Collectif

    Ville de lumière et d'ombre, de gloires et de défaites, Metz a vécu trois mille ans d'histoire. Si elle a conservé des traces discrètes de la Préhistoire et de l'Antiquité romaine, elle s'est en revanche imposée dès le haut Moyen Âge comme une cité de toute première importance, capitale de l'Austrasie avant d'être rattachée à la Lotharingie. Fortifiée et traversée par deux rivières, elle devient une cité libre du Saint Empire romain germanique, gouvernée par son évêque. Protégée par ses murailles, elle tire alors sa richesse du change et du commerce, comme en témoignent ses fastueuses maisons et ses églises gothiques.
    C'est pourtant comme ville de frontière que Metz, avant-poste des défenses françaises à l'est, figure dans l'imaginaire collectif. Fortifiée par Vauban et ses successeurs, mais rattachée à l'Allemagne en 1870, la ville se pare alors d'une esthétique germanique. Aux couleurs chaudes de la pierre de Jaumont vient s'ajouter le grès de sa célèbre gare et des édifices la Nouvelle Ville, édifiée pendant « l'annexion » au IIe Reich de l'empereur Guillaume II. Un temps enjeu de deux puissances voisines et rivales, Metz est aujourd'hui un trait d'union entre la France et l'Allemagne grâce à ses activités de pointe, représentées dans le Technopôle qui se développe à ses portes, et à son souci d'imbriquer la nature dans son projet d'urbanisme.
    C'est donc à des promenades aux visages changeants que ce guide convie le lecteur et le curieux. À travers cinq itinéraires thématiques (Metz médiévale, Metz imprenable, Metz royale, Metz impériale, En suivant le Mettis), on parcourt l'histoire et l'architecture de la ville, pour saisir son atmosphère faite de puissance comme de douceur accueillante et chaleureuse.

  • Haut lieu du pouvoir républicain en France depuis deux siècles, le Palais-Bourbon fut édifié à partir de 1722 pour la duchesse de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV ; Il fut ensuite transformé de nombreuses fois jusqu'en 1870 lors de la proclamation de la Troisième République.
    Cet ouvrage retranscrit pour la première fois les notes manuscrites inédites de l'administrateur Georges Gatulle : il montre comment les archives parlent des aménagements du Palais, construit au coeur de l'aristocratique faubourg Saint-Germain, jusqu'aux salles de séance successives depuis la Révolution française. Voisin du Palais Bourbon, l'hôtel de Lassay est également abordé dans cet ouvrage.
    L'exceptionnelle documentation iconographique est complétée par un reportage contemporain.
    Ainsi, à travers les transformations architecturales des bâtiments, désormais au service de la représentation nationale, c'est toute l'histoire de France qui se raconte.

  • Situé au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, Le Mans est la ville résidence des princes Plantagenêts.
    L'importance de son patrimoine religieux roman et gothique témoigne de sa situation : la cathédrale Saint-Julien, l'abbatiale Notre-Dame de la Couture, l'abbaye de l'Épau... Et si l'empreinte médiévale se remarque aussi dans l'architecture civile, avec les maisons du Pilier-Rouge ou de la Reine-Bérangère, d'autres demeures, celle d'Adam et Ève ornée de thèmes illustrant la fécondité, ou l'hôtel de Vignolles, relèvent de l'élan de la Renaissance mancelle. Au XVIIe siècle, les oratoriens, bénédictins ou visitandines construisent collèges et bâtiments conventuels. Au siècle suivant, les élites se font édifier de nombreux hôtels classiques. Glissement progressif des styles, tous semblent ici se fondre pour offrir son unité à la ville, aujourd'hui carrefour de l'Ouest européen.
    L'équipe constituée autour de l'animateur du patrimoine est composée d'une vingtaine d'auteurs très impliqués localement : universitaires, historiens et historiens de l'art, architectes, archivistes, conservateurs de musées.

  • À l'heure où le caractère insulaire du Mont-Saint-Michel a été rétabli et le paysage de la baie profondément renouvelé, cette monographie exceptionnelle, retrace l'histoire de ce chef-d'oeuvre monastique à partir de sa fondation. Depuis lors, plusieurs éléments sont venus en préciser l'histoire : édition des textes fondateurs de l'abbaye, fouilles archéologiques des remparts, étude des logis abbatiaux.

    Le texte s'ouvre sur une étude de la baie, de son écosystème, sa faune et sa flore, et se clôt sur les travaux qui ont rétabli l'insularité, en 2015, rappelant ainsi la force du lien entre le monument et son environnement.

    Les spécialistes ici rassemblés abordent tous les aspects du site, du village, de l'abbaye, de son histoire, de son imagerie, de sa rénovation. Depuis le songe du moine Aubert dont les textes témoignent dès le IXe siècle, jusqu'à la transformation du Mont en prison dès le règne de Louis XIV, et sa résurrection au XIXe siècle, aucun aspect n'est omis. Cet ouvrage évoque la vie religieuse et la vie intellectuelle du Mont, l'une des plus brillantes de la France médiévale mais aussi l'histoire de ses pèlerinages, avec l'apparition au XIXe siècle de ces nouveaux pèlerins que sont les touristes.

    1 autre édition :

  • Dans ce numéro, Monumental s'intéresse à ce que l'on appelle le second oeuvre, et particulièrement aux menuiseries de fenêtre, éléments fondamentaux du bâti, participant à l'esthétique d'une façade en la rythmant par un jeu de plein et de vide, et s'inscrivant plus globalement dans la perception de la ville.
    Cette thématique attire l'attention sur les questions de conservation - et parfois de disparition - de ce patrimoine fragile : ceci en faisant un état des enjeux patrimoniaux engagés dans le cadre de leur restauration, laquelle nécessite des adaptations, eu égard aux performances énergétiques et aux normes actuelles.
    À travers différentes études de cas - anciens et contemporains - sont abordées les solutions mises en oeuvre pour l'entretien, la conservation et la restauration des menuiseries, serrureries et vitrages.
    Ces exemples illustrent entre autres les chantiers menés à Paris (places Vendôme et des Vosges), aux châteaux de Fontainebleau ou de Fonscolombe (Bouches-du-Rhône), à la chancellerie d'Orléans (réinstallée aux Archives nationales à Paris), à la chapelle royale de Versailles, à l'hôtel Richer de Belleval (Montpellier), au familistère de Guise, à la résidence des Cèdres (Lyon) dans un bâtiment d'André Rémondet et Claude Parent, ou à l'usine Van Nelle de Rotterdam...

    L'histoire de la fenêtre dans l'architecture y est développée, accompagnée de focus sur des périodes marquantes (Moyen Âge, époque moderne, XIXe et XXe siècles).

    48 auteurs : architectes des monuments historiques, architectes, conservateurs du patrimoine, universitaires, archéologues, historiens, chercheurs, ingénieurs, menuisiers, maîtres-verriers...

  • Si le Vivarais couvre la quasi intégralité du département de l'Ardèche, sa partie méridionale appartient sans conteste aux territoires injustement méconnus de la France. Les cents visages qu'elle propose lui ont d'ailleurs valu le label de Pays d'art et d'histoire.
    Ce guide nous entraîne dans une déambulation à la découverte des richesses léguées par les hommes préhistoriques qui, dans le paysage grandiose des gorges de l'Ardèche, ont laissé des traces d'habitat primitif - à commencer par la célèbre grotte Chauvet. Il nous fait découvrir le volcanique mont Coiron, les différentes formes urbaines qui, depuis l'Antiquité, ont marqué le plan et la physionomie des villes qui plongent leurs origines dans la tradition romaine et trouvent leur expression dans le raffinement de l'art classique et baroque.
    Ce sont encore les villages fortifiés médiévaux et les fabuleuses églises romanes qui ponctuent ce territoire de pépites préservées. Et enfin la découverte d'un patrimoine industriel passionnant, structuré par la présence majestueuse du Rhône, à la fois frontière et colonne vertébrale de cette région chargée d'histoire.
    Trop longtemps mal aimé, le Vivarais séduit par ses couleurs, sa nature restée sauvage malgré la main experte du vigneron, du laboureur, de l'architecte et du sculpteur.
    Les itinéraires que propose ce guide conduiront donc le lecteur à se plonger dans les paysages changeants de cette région au patrimoine naturel et bâti d'une incroyable richesse. Des gorges de l'Ardèche, habitées dès la Préhistoire, des formes variées qu'ont prises les villes au cours de l'histoire, aux villages fortifiés, du patrimoine roman au patrimoine industriel, c'est dans une itinérance qui propose des surprises constantes, entre nature et cités, que l'on entre en tournant les pages de ce livre.

  • Monumental aborde, pour la première fois dans ses colonnes, le sujet de l'hydraulique qui occupe une place prépondérante dans le paysage et la structuration des villes, dès l'Antiquité, au Moyen Âge, à l'ère industrielle et contemporaine. Il présente à la fois un intérêt technique, scientifique et patrimonial. Ce champ immense est doté d'un patrimoine aux typologies variées et complexes, témoins de la maîtrise de l'eau pour son captage, son usage, sa gestion et sa distribution. Le cheminement de l'eau voit se succéder des ouvrages d'art, ponts et aqueducs, usines élévatoires, réservoirs aux allures de cathédrale, châteaux d'eau à l'architecture parfois futuriste, fontaines monumentales... Leur étude a permis de découvrir des dispositifs anciens, la mise au point de systèmes très ingénieux, révélant des savoir-faire de haute technicité. Cependant, la conservation et la restauration de ces ouvrages patrimoniaux se heurtent parfois à l'application de directives en matière de défense de l'écologie.

    Dans ce numéro, Notre-Dame de Paris fait l'objet d'un état des lieux des travaux en cours, réalisés depuis l'incendie du 15 avril 2019.
    Ce numéro propose également une sélection de chantiers récemment achevés, comme à la cathédrale de Bordeaux, avec le retour des panneaux en albâtre des XIVe-XVe siècles, à la cathédrale de Cahors où se prépare le jubilé du 900e anniversaire de sa consécration, à l'ancienne école d'Henri Prouvé à Vantoux (Moselle). Sont également présentés un bilan des recherches menées à la grotte de Lascaux, ainsi que l'histoire et la postérité de la brique Falconnier, produit verrier de l'Art nouveau, aujourd'hui menacé.

    La rubrique des brèves met l'accent sur le vitrail - connaissance, recherches et conservation.
    La liste des objets classés au titre des monuments historiques en 2018, les acquisitions de biens mobiliers par le CMN et une recension des publications viennent clore ce semestriel.

  • De sa très longue et riche histoire, Amiens garde un patrimoine architectural et artistique remarquable, tant par sa diversité que dans la qualité et l'originalité des ouvrages. Les circuits proposés par l'ouvrage mènent ainsi le visiteur dans quatre quartiers si différents que l'on a l'impression de passer d'une ville à une autre.
    Dans le quartier Saint-Leu des artisans et teinturiers, les petites maisons à pans de bois peintes de couleurs gaies s'alignent le long des bras de la Somme jusqu'aux quais animés. Un second circuit permet de découvrir le Logis du Roi ou le musée de Berny et mène à la célèbre cathédrale gothique. D'admirables constructions comme l'Hôtel de Ville, le château d'eau, le beffroi, l'Hôtel de Condé ou la fontaine et l'église Saint-Jacques, ponctuent l'itinéraire des quartiers Place-au-Fil et Saint-Jacques. Enfin, Henriville présente l'aspect d'un quartier cossu et bourgeois aux demeures de brique rouge et de pierre blonde, percées de hautes fenêtres et de larges portes cochères. La visite s'achève face à la gare, avec la tour de béton armée édifiée par Auguste Perret.

  • Les graffitis - ces marques, dessins ou simples signatures qui parcourent les murs de nos monuments historiques depuis des siècles - intriguent et fascinent, mais ne sont devenus que récemment l'objet d'un intérêt patrimonial, au-delà de la curiosité qu'ils ont toujours suscité. Ils forment un ensemble hétéroclite, abordant la religion, l'amour, le sexe, la guerre, la politique...
    À travers une vingtaine de textes de chercheurs, anthropologues, historiens ou sociologues réunis pour la première fois, et grâce à des entretiens avec des artistes, le livre interroge leurs définitions et leurs sens multiples.

    Témoignages d'une période, écho d'un événement, description du quotidien des prisonniers ou expression d'une résistance, d'un engagement politique, voire oeuvres artistiques : les graffitis peuvent endosser tous ces différents rôles.
    Cet ouvrage, abondamment illustré, permet d'embrasser leurs multiples facettes, devenues dans notre regard contemporain des traces, ultimes témoins d'un instant révolu.

  • Organisé autour des propriétaires successifs du château qui chacun y imprimèrent leur goût et celui de leur temps, cet ouvrage exigeant invite le lecteur à découvrir l'architecture de ce château et la vie qui l'habitait depuis sa création au XVIIe siècle jusqu'à son acquisition par l'État au XXe siècle.
    Construit à la demande de René de Longueil, personnage influent à la cour de Louis XIII puis de Louis XIV, le château de Maisons est l'oeuvre de François Mansart qui redouble de génie dans la conception de ce nouveau monument. Il fut ensuite la propriété du comte d'Artois frère de Louis XVI et futur Charles X. Après la Révolution, c'est Jean Lannes de Montebello, l'un des maréchaux les plus proches de Napoléon qui s'établit à Maisons. Jacques Laffitte, banquier qui joua un rôle central lors de la Révolution de Juillet, succède à Lannes et procède à des travaux d'envergure dans le parc de Maisons qu'il transforme en partie en lotissement dans une opération immobilière sans précédents. Au début du XXe siècle, le château est menacé de destruction par son dernier propriétaire qui souhaite étendre le lotissement. La mobilisation acharnée des habitants et des politiques locaux, soutenus par la presse, parvient à mettre un terme au projet.
    La vie mouvementée du château, qui concentre trois siècles de l'histoire de France, fascine autant que son architecture magistrale. Le lecteur découvrira avec plaisir l'épopée de Maisons dans cet ouvrage accessible et abondamment illustré.

  • Le ministère de la Culture et de la Communication a créé en 2010 un nouveau label : "Maisons des Illustres". Au total, 214 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France.

    Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités.

    Ce guide est la première publication qui les rassemble. 228 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer, de Jeanne d'Albret (Lot-et-Garonne) au Facteur Cheval (Drôme), d'Auguste Escoffier (Alpes-Maritimes) à Matisse (Aisne), de Rabelais (Indre-et-Loire) à Christian Dior (Manche), de Joséphine de Beauharnais (Martinique) à Colette (Yonne)...

  • Petit par la taille mais remontant aux premiers temps de la chrétienté, l'ensemble cathédral est un rare vestige de l'époque médiévale réunissant quatre édifices : le baptistère, l'église cathédrale Saint-Léonce, les bâtiments canoniaux et le cloître, la résidence épiscopale. Le visiteur sera particulièrement intéressé par le baptistère avec son remploi de colonnes antiques, qui a conservé sa cuve pour le baptème par immersion.
    Le cloître montre un plafond peint du XIVe siècle de plus de trois cent panneaux représentant des scènes de la vie quotidienne et un surprenant bestiaire fantastique.

  • Une visite de « la plus rose des villes roses » et de son remarquable patrimoine architectural le long de six itinéraires commentés. Pour accompagner des promenades réussies, un guide de visite complet et documenté avec des notices concises, des cartes détaillées et des encadrés sur les lieux phares. Fondée au xiie siècle, Montauban conserve, en son centre historique, son plan originel en damier, ainsi que des merveilles de l'architecture de brique médiévale : le Pont-Vieux sur le Tarn et l'église Saint-Jacques avec son clocher octogonal. Aux xviie et xviiie siècles, période d'apogée économique après la tourmente des guerres de religion, une fièvre de reconstruction voit émerger des bâtiments civils et de nombreux édifices religieux, dont l'imposante cathédrale de pierre, qui expriment à la fois la prospérité et la reconquête catholique et royale. De cette période faste, la ville conserve une unité marquée par le classicisme. Montauban est aussi la ville natale de Jean Auguste Dominique Ingres et d'Antoine Bourdelle, dont les oeuvres sont exposées au musée Ingres. 16 auteurs, tous très impliqués localement, ont collaboré à la rédaction de ce guide : animateur du patrimoine, guides-conférenciers, historiens et historiens de l'art, conservateurs des musées et de la bibliothèque municipale.

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