Editions B42

  • Rassemblée pour la première fois dans cet ouvrage dirigé par Whitney Battle-Baptiste et Britt Rusert, la collection entière de ces images colorées, riches de sens et d'inventivité, est enfin à la portée des imaginaires contemporains. Ces représentations ont non seulement influencées la manière dont l'auteur des Âmes du peuple noir envisageait lui-même la sociologie, mais sont également riches d'instruction pour ce que l'on appellerait aujourd'hui « la représentation graphique de données statistiques » à savoir la traduction de l'information dans un format visuel qui favorise l'accessibilité et la transmission des données, et génère, par l'acte même de faire voir, de nouvelles tendances et connaissances. Les représentation visuelles conçues par W.E.B. Du Bois témoignent autant une véritable culture visuelle que d'une volonté de rendre les statistiques socio-scientifiques accessibles aux communautés et aux personnes auprès desquelles ces mêmes données sont collectées.

  • Quoique majoritairement anglo-saxonne, une littérature spécialisée s'est développée dans différents pays - notamment en France - et dans différentes langues, mettant peu à peu au jour de nouveaux objets d'étude, et produisant de nouveaux éclairages. Alors qu'on s'accorde à considérer comme fondatrice la publication en 1983 du livre de Philip Meggs, A History of Graphic Design, on ne peut que constater la carence historiographique sur le sujet : le corpus des écrits comme le nombre des chercheurs demeurent modestes, malgré la part décisive du design graphique dans la culture visuelle.
    Les contributions intégrées au sein de cet ouvrage proposent un panorama bigarré, en donnant la parole à des personnalités qui ont toutes contribué, par leurs travaux, à enrichir non seulement la connaissance de l'histoire du design graphique, mais aussi les méthodes par lesquelles celle-ci s'élabore, y compris là où on les attend le moins.
    Les auteurs exercent leur activité dans des conditions diverses : certains sont graphistes ou typographes et l'investigation historique est intégrée à la dynamique de leur production, d'autres envisagent le design graphique à partir d'un champ différent, ou privilégient ses liens avec d'autres domaines de création. Ni les types d'objets étudiés, ni les périodes considérées n'ont constitué des critères déterminants (la variété domine dans le livre, quoique les sujets traités se fassent souvent écho), mais ont plutôt été prises en compte la rigueur des approches et la perspective très ouverte dans laquelle s'inscrivent les pratiques de ces historiens.
    Enfin, il s'agit d'offrir au public francophone des éléments de réflexion, textuels et visuels (notamment par l'iconographie) sur la fabrique partagée de cette histoire, et les multiples formes - écrites, parlées, exposées ou dessinées - sous lesquelles elle peut se manifester.

  • Txt n3

    Collectif

    Le troisième volume de .txt rassemble des textes consacrés à l'étude de la diversité des pratiques et des recherches en design graphique, écrits par des étudiants à partir de leur projet de diplôme de 3e année (Dnat) ou de 5e année (Master) de l'option « design graphique » de l'École supérieure d'art Grenoble-Valence. Selon une célèbre devise shadok : « Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. » En termes de pédagogie du design, cela pourrait donner : il vaut mieux imaginer / rêver / penser même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en n'imaginant / ne rêvant / ne pensant pas. Pour inventer. Et pas seulement pour innover. Transformer. Et pas seulement accommoder. Imaginer d'autres pratiques du design, d'autres modes de production, d'autres paramètres d'analyse. Cette imagination, ces rêves, ces pensées s'inscrivent dans une approche critique de notre monde.

  • Back office n2

    Collectif

    Design graphique et pratiques numériques coéditée par les Éditions B42 et Fork Éditions. Elle explore les processus de création en jeu dans la diversité des médias et des pratiques numériques contemporaines.
    En traitant de thématiques telles que le rapport code/forme, les enjeux des outils de création ou la perméabilité des médias, elle constitue un espace de réflexion en langue française et un vecteur de visibilité à l'international pour la communauté francophone. Entièrement bilingue français/ anglais, Back Office est pensée comme une interface permettant la réception d'une culture numérique majoritairement anglaise dans l'espace francophone, par des commandes à des auteurs étrangers et par des traductions inédites.
    Back Office aborde chaque année une nouvelle thématique. Le contenu est structuré autour de quatre types de textes complémentaires ayant chacun un format, un ton et un positionnement singulier. La part belle est laissée à une série de cinq à sept articles de recherche d'environ 20 000 signes chacun. Ces articles de fond sont accompagnés de la réédition augmentée d'un texte historique, d'un ensemble de courts textes critiques et de valorisations d'expériences pédagogiques. La revue incarne l'aller-retour entre supports imprimés et numériques dans un double format : à la fois revue imprimée soignée dans sa forme graphique et sa matérialité, et site Web responsive.

  • Pour sa contribution, intitulée Sector IX B Prophylaxis of Sleeping Sickness, à la 8e Biennalde de Berlin pour l'art contemporain (2014), Mathieu Kleyebe Abonnenc a pris comme point de départ les collections ethnographiques et entomologiques que son grand-père, Émile Abonnenc, a réunies au Gabon et en Guyane Française en 1931, alors qu'il travaillait comme officier de santé. Les administrations des pouvoirs coloniaux encourageaient leurs citoyens vivant et travaillant dans les territoires d'Outre-Mer à rassembler des objets, pour enrichir les collections ethnographiques de la métropole.
    Ces récoltes se trouvent désormais dans de nombreux musées européens et soulèvent inévitablement des questions sur la manière dont le savoir scientifique moderne a facilité et a été étroitement lié à la domination coloniale.
    Afin de libérer de leur silence les objets disparus collectés par l'Officier Abonnenc, et d'en faire des témoins des liens historiques dans lesquels ils sont pris, l'artiste doit en venir à déformer les narrations, à halluciner l'histoire pour identifier et rendre visibles les chaînes historiques d'appropriation et d'expropriation dans les relations hybrides et inextricables entre objets et spectateurs.
    Mathieu Kleyebe Abonnenc a ainsi organisé Crawling Doubles. Colonial Collecting and Affects, une série de discussions produites dans le cadre du projet. Le champ hautement contesté des collections coloniales requiert un examen continu, au-delà des frontières disciplinaires. Les quatre sessions de discussions réagissaient à une série de questions posées en favorisant les conversations critiques entre artistes, chercheurs, activistes, et théoriciens de la culture.
    Si le livre trouve son origine dans cette série de tables rondes, notre but est ici de prendre de la distance avec ces événements pour poser une nouvelle série de questions sous la forme de 4 chapitres :
    I Entre entomophilie et entomophobie: insectes, abeilles et registres II Un canal à travers les institutions. Ébranler l'héritage colonial des musées et des expositions III Démembrer, déposséder. Objets et objectification.
    IV Plus que de la matière: les restes humains sans repos Cet ouvrage construira une discussion en cours, sans émettre aucune forme de conclusion définitive à propos de sujets d'une telle complexité.

  • Une ville n'est plus simplement considérée comme un ensemble de bâtiments, de rues, de places et de parcs. Les textes et les images placés dans l'espace public, les campagnes publicitaires, le street art, les dispositifs d'orientation, les installations temporaires et les représentations cartographiques influencent également notre usage, notre expérience et notre perception de la ville, tout comme les panneaux de signalisation, le mobilier urbain, les véhicules et l'apparence des façades publiques.
    La collection d'essais rassemblés au sein de Civic City. Notes pour le design d'une ville sociale questionne les pratiques du design dans un contexte de crise grandissante du néolibéralisme. Les villes-mondes (et leur conception en particulier) se sont développées sur un modèle dicté par le marché, et sont aujourd'hui pensées comme des espaces stratégiques pour la restructuration néolibérale. La crise de cette idéologie qui touche ces villes crée la possibilité et la nécessité d'imaginer une autre ville, plus sociale.
    Or, les designers émettent très peu de critiques et de propositions. Il est pourtant grand temps de redéfinir le rôle du design en faveur d'une ville sociale, et de passer à l'action. Quel est le rôle du design dans le développement de l'espace urbain ? Le design souhaite-t-il n'être qu'un élément de la colonisation mercantile des espaces sociaux ? Ou le design et les représentations visuelles et physiques des questions urbaines sont-ils les clefs pour bâtir une ville citoyenne sur les ruines idéologiques des espaces urbains existants ?

  • BACK COVER, design graphique, typographie, etc.
    Est une revue qui interroge et analyse différentes pratiques du design graphique, de la typographie et des arts visuels. Bilingue français-anglais, elle est distribuée internationalement.
    BACK COVER est une tribune ouverte aux personnalités de toutes nationalités qui contribuent à l'univers visuel dans lequel nous vivons ou cherchent à le déchiffrer; et dont le travail, le discours ou le parti pris est singulier et pertinent. Les designers, en particulier, sont invités à y prendre la parole.
    BACK COVER n'est pas une revue d'actualité. Elle propose des réflexions et des analyses critiques et historiques, et revient sur des expériences individuelles et collectives. Chaque numéro regroupe une équipe éclectique, composée de critiques, d'historiens de l'art, de designers, de journalistes spécialisés dans les domaines du design graphique, de la typographie, de l'illustration ou des arts visuels ; et donne lieu à des articles variés : interviews, journaux de bord, textes théoriques, actes de conférences.
    BACK COVER est une revue indépendante imaginée et conçue par des designers, produite comme un outil de découverte, d'approfondissement et de travail.

  • Suite à une série d'invitations lancées depuis 2005 dans le domaine de la création de caractères typographiques à l'institut supérieur des arts de Toulouse / isdaT (anciennement École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse), Lettres de Toulouse retrace les expérimentations collectives menées au sein de l'option Design graphique lors d'ateliers intensifs, expositions, conférences, cours semestriels et projets développés en partenariat avec la Ville de Toulouse.
    À travers des entretiens ou des essais proposés par les différents designers invités (Alejandro Lo Celso, Frederik Berlaen, Thomas Huot- Marchand, Hans-Jürg Hunziker) et l'enseignant coordonnant ce programme (François Chastanet), il s'agit de partager différentes approches dans l'enseignement du dessin de lettres au début du 21e siècle et de questionner la nature profondément paradoxale de cette pratique de dessin particulière, entre recherche d'identité et invisibilité, entre tonalité visuelle du texte et effacement par rapport à l'usage.

  • From Valence to Kyoto

    Collectif

    From Valence to Kyoto est publié à l'occasion de la première exposition monographique consacrée au studio deValence au Japon, qui ouvrira ses portes en août 2019 à Kyoto.
    Prolongeant les liens tissés par le studio avec l'univers graphique japonais ces dix dernières années, l'exposition sera l'occasion de mettre en relief les inspirations et les influences partagées entre la France et le Japon. Un montage photographique inédit présentera les différents travaux réalisés par le studio de design graphique depuis ces dix dernières années, tels qu'ils seront exposés à Kyoto. Plus qu'un support visuel, le livre se veut aussi un prolongement théorique de l'exposition, permettant de comprendre le contexte culturel et historique dans lequel le travail de deValence s'inscrit depuis sa création en 2001.

  • Le chercheur et ses doubles est le fruit d'une riche et passionnante table ronde qui s'est déroulée en novembre dernier à Paris. Y ont participé trois artistes reconnus sur la scène internationale, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Kapwani Kiwanga et Otobong Nkanga, ainsi que le duo de curateurs, Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros (le peuple qui manque), la directrice de la Kadist Art Foundation, Émilie Villez, et les trois historiennes de l'art, Sandra Delacourt, Katia Schneller et Vanessa Théodoropoulou.
    Cette journée de discussion part d'un constat, celui d'un rapprochement insistant entre la figure de l'artiste et celle du chercheur. Au cours des dernières décennies, les pratiques artistiques engageant - ou mettant en scène - des procédures traditionnellement employées par les chercheurs universitaires ont en effet bénéficié d'une visibilité accrue sur la scène internationale. Or, alors que les accointances entre recherche artistique et académique acquièrent une aura importante, les considérations épistémologiques et politiques qu'elles impliquent occupent encore peu de place au sein des débats théoriques.
    Considérées de manière générique, ces incursions artistiques sur les terres traditionnelles de la recherche sont souvent indifférenciées (comme l'indique par exemple son amalgame récurent avec la figure de l'« artiste théoricien ») et noyées dans un courant insipide faisant des codes de l'autorité intellectuelle un style.

  • Devalence

    Collectif

    Première publication consacrée au studio de design graphique français deValence, cet ouvrage s'attarde sur leurs travaux récents (depuis 2012) ainsi que sur leurs collaborations sur le long terme avec des artistes (Raphaël Zarka, Saâdane Afif, Mathieu Abonnenc, Pierre Huyghe).
    L'ouvrage, richement illustré comprend un entretien avec d'Alexandre Dimos (membre fondateur du studio) avec Raphaël Zarka animé par Christophe Gallois. Victor Guégan propose l'essai deValence, l'avant-garde et sa disparition dans le livre :
    À l'inverse d'un graphiste « créatif » qui cherche à briller, à rendre son intervention visible, deValence s'attache à disparaître, s'effacer dans la forme du discours qu'ils manipulent, ainsi que ses membres l'énoncent à propos d'un projet : « Nous nous sommes employés à disparaître.
    La forme découle logiquement du contenu. » Cette déclaration est, à mon sens, révélatrice de la manière de gérer les commandes par le studio, dirigé aujourd'hui par Alexandre Dimos et Ghislain Triboulet. Afin de documenter cette posture, nous rappellerons qu'elle reprend un certain nombre d'éléments de l'esthétique fonctionnelle « moderniste » défendue notamment par la célèbre école du Bauhaus, dans l'Allemagne avant-gardiste de l'entredeux- guerres : des contrastes de couleurs et un goût pour la bichromie, des compositions asymétriques, une prédilection pour les linéales. En revanche, une fois que l'on passe des affiches et des couvertures à l'intérieur des nombreux livres qu'ils conçoivent, l'ensemble est d'un classicisme presque austère qui fait davantage penser à l'esprit encyclopédique du siècle des Lumières qu'à l'avant-garde révolutionnaire. À l'aide d'analyses approfondies de plusieurs de leurs travaux, choisies parmi les réalisations les plus représentatives depuis les premiers travaux des années 2000 jusqu'aux projets les plus récents, nous définirons en quoi ces deux aspects singuliers de leur activité se rejoignent et nous renseignent sur une même démarche critique du rôle du designer dans notre société.

  • Txt 2

    Collectif

    À la suite du 1er numéro de .txt publié en 2013, le numéro 2 rassemble des textes écrits par des étudiants à partir de leur projet de diplôme de 3e année (Dnat) ou de 5e année (Master) de l'option «design graphique» de l'École supérieure d'art Grenoble-Valence. Au-delà des sujets eux-mêmes, ce qui se dégage de ces articles est la volonté des auteurs d'interroger les limites du design graphique, les rôles et les responsabilités du designer. Ce qui en émane est une volonté de s'émanciper du discours qui voudrait les rattacher au champ de l'art, de se distancer du discours économique qui assimile le design graphique à de la plus-value esthétique, pour se confronter aux questions de la fonction, du social, du politique.

  • « Typologie » est une collection consacrée aux objets ordinaires, à ces objets de consommation courante qui détiennent une forme d'intelligence, de technicité et de poésie, que leur évidence dissimule. Pensée par des créateurs industriels, la collection tire parti de leur sensibilité aux formes pour donner une vision différente et approfondie des objets usuels qui nous entourent, à contre-courant de la presse spécialisée contemporaine.
    Chaque ouvrage s'intéresse à un objet. Celui-ci est choisi en fonction de sa qualité, de la pertinence de sa forme par rapport à sa fonction, de l'intérêt du savoir-faire qu'il implique et de l'exigence de ses fabricants. Ce choix dépend aussi du niveau de banalité de l'objet, de la richesse de son histoire et de sa capacité à exprimer toutes ces dimensions en images. En effet, « Typologie » accorde une place importante à l'iconographie :
    Reproduction d'objets, photographies de processus de fabrication, de contextes d'usages, intégration de documents d'archives. Ces visuels sont accompagnés de textes donnant la parole à des professionnels du domaine ou à des personnalités invitées.
    Le premier né de cette collection, La Boule de pétanque, est consacré à cet objet parfaitement banal en apparence.
    Son étude révèle pourtant un contenu insoupçonné : sa filiation avec la tradition universelle des jeux de boules, une histoire moderne et populaire, une fabrication industrielle sophistiquée, une succession de différents procédés que la constante de sa forme permet de mettre en évidence. Mais aussi un contenu sociologique, des règles, un cadre, un glossaire, une gestuelle, et même une philosophie de vie...
    Ces thèmes sont introduits par un texte Philippe Louguet, architecte urbaniste, théoricien du design et peintre qui qui souligne plus précisément le lien entre la simplicité des terrains de pétanque et sa démocratisation.
    Une interview croisée réunit par ailleurs Bruno Tainturier, designer industriel co-fondateur de l'agence de design Gulliver, Romain Souvignet, directeur général et président de l'entreprise Obut fabriquant de boules de pétanque depuis trois générations et Philippe Quintais, joueur professionnel de pétanque, douze fois champion du monde dans différentes catégories. Ces textes sont illustrés par un reportage photographiques réalisé au sein de l'usine Obut, des images tirées de leurs archives et des reproductions des objets de leur musée.

  • Rendre présent, rendre visible, tel serait le double lien qui traverse et réunit les six contributions du présent ouvrage auquel ont participé les auteurs à la suite d'une journée d'études organisée par l'École supérieure d'art et design - Grenoble - Valence le 20 mars 2012 dans le cadre du programme de recherche « Enjeux du design graphique, une pensée de la relation ».
    L'argument initial est le suivant. Nos vies quotidiennes dépendent aujourd'hui tout autant de l'architecture du bâti que de celle des données numériques. Mais ce rapprochement n'est pas le fait d'une relation métaphorique, d'un simple transfert de surface, il résulte bien davantage d'une similitude profonde. Les mêmes questions de structures, d'agencement, d'accès, de parcours, de visibilité, de protection et d'identité traversent et relient nos différents usages de ces constructions. Par-delà l'évidence de leur irréductible singularité matérielle (ou logicielle.), il s'agit ici de croiser des réflexions qui engagent au plan de la conception - dans l'histoire et dans le présent - des moments critiques dans la perception de ces architectures.
    Des représentations ou schématisations gravées, dessinées ou peintes, antérieures à la lettre moderne du design, présentent des propriétés narratives, sémantiques et esthétiques qui participent à fixer et à transmettre des savoirs nouveaux.
    Proximités et distances, hiérarchies, contrastes, tensions ou analogies jouent sur des surfaces optiques et contribuent par le récit à dessiner un réseau de sens dont la véritable portée suppose un effort de contextualisation historique. Se révèle alors, des traités de l'Antiquité aux graphisme architectural des années 60 et de la Renaissance illustrée de ces ouvrages antiques aux derniers algorithmes numériques rendus visibles et animés, un rôle partagé d'explicitation qui suppose la construction d'un monde. Insérées dans un moment historique, ces productions visuelles permettent de mieux comprendre des controverses nées à partir de théories à Las Vegas ou lors de la construction récente du stade Olympique à Londres, d'étayer les conceptions novatrices et utopiques d'Archigram ou de comprendre l'évolution lexicale sur des graphes, d'imaginer les effets de nos pratiques actuelles de lectures grâce à des visualisations singulières ou de saisir le fondement logique qui préside à l'élaboration des connaissances.
    Quelles présentent ou re-présentent - selon le moment de leur apparition - les figures graphiques qui nous importent alors sont celles qui donnent à penser et créent des ruptures, celles qui tranchent sur le fond de nos savoirs antérieurs, ou plus largement, de nos habitudes perceptives, et permettent ainsi d'établir des corrélations.

  • Back cover t.5

    Collectif

    Back Cover, design graphique, typographie, etc. est une revue de réflexion et d'analyse des pratiques du design graphique et de la typographie mais aussi, plus largement, des arts visuels.
    Back Cover est une tribune pour des personnalités de tous pays qui font ou analysent notre univers visuel et son évolution en affirmant des partis forts à travers leur travail, leurs mots ou leurs images.
    Back Cover n'est pas une revue d'actualité. Elle propose des réflexions, des analyses critiques et historiques, des expériences individuelles et collectives. Chaque numéro regroupe des contributions d'acteurs internationaux qu'ils soient critiques, historiens de l'art, artistes, journalistes spécialisés dans les domaines du design graphique, de la typographie, de l'illustration ou des arts visuels et ce sous différentes formes : interviews, journal de bord, textes théoriques, documents, transcription de conférence.
    Les textes présentés dans Back Cover nº5 tissent des liens entre eux en abordant notamment des thèmes comme le système, le code, l'architecture, l'enseignement, l'histoire de la typographie, tous en lien avec le design graphique.

  • Dans un monde confronté à de nouveaux enjeux climatiques, économiques et politiques, la capacité de l'architecture et des architectes à concevoir (et à construire) des futurs désirables est de plus en plus mise à l'épreuve. En mettant en avant dix lieux pionniers, remarquables quant à leur capacité à explorer et défricher de nouveaux usages, Lieux infinis valorise des articulations inédites, contribuant à une nouvelle perception du vivre ensemble.
    Ces « tiers-lieux » (Ray Oldenburg) d'occupations temporaires, d'équipements publics, d'habitat participatif, de lieux de travail et de culture (...), disséminés sur le territoire ont été sélectionnés pour leur audace et leurs capacités à partager la gouvernance, à s'appuyer sur l'existant mais aussi à s'engager en prenant des risques.
    L'intégration d'usages non programmés, la création de zones de gratuité ou l'appropriation citoyenne sont autant de preuves que certains espaces abritent des expérimentations sociales novatrices et inédites. Lieux infinis a pour vocation de transmettre l'énergie de ces méthodes constructives, qui s'inventent dans l'action.
    En partageant les conditions d'existence de ces lieux et en détaillant l'intensité de ce qui s'y vit émerge au-delà de dix situations, un désir commun d'expérimentations dans une multiplicité d'autres lieux-mondes. Des singularités, mais également une envie collective et des inventions qui interrogent le sens de l'architecture et pose la question de sa finalité: l'architecte doit-il seulement construire des bâtiments ou chercher à faire des lieux ?
    Lieux infinis rassemblera dans une première partie huit textes de sociologues, urbanistes, philosophes, anthropologues ou journalistes, qui poseront un regard critique sur les processus et les enjeux propres à ces lieux. En seconde partie, un portrait de chacun des dix lieux sera dressé, permetant de comprendre les problématiques qui sous-tendent ce type de projet, mais également la diversité des démarches entreprises.
    Chaque fiche-lieux sera composée d'une présentation technique (rédigée en partennariat avec l'Atelier parisien d'urbanisme), d'une frise chronologique (illustrée par Jochen Gerner, illustrateur du 1), de photographies des lieux (photographiés et mis en scène par Alexa Brunet) et d'un questionnaire adressé aux différents acteurs (porteurs de projet et architectes).

  • Back Cover, design graphique, typographie, etc. est une revue semestrielle consacrée au design graphique, à la typographie et aux arts visuels.
    Au sommaire de ce numéro : Before a manifesto par Metahaven, texte critique sur le design ; M/M et les éditions du Frac Champagne Ardenne par Alexandre Dimos, une expérience éditoriale dans le monde de l'art contemporain ; un entretien avec Norman Brosterman par Aurélien Froment sur les manipulateurs d'images ; Systematic book design par le suisse Jost Hochuli, texte de sa conférence au Palais de Tokyo en avril 2010 ; An Attempt to Evolve, XXIII : Design History and Biography par Will Holder ; un article sur le design processuel... Et la rubrique « À propos » avec Coline Sunier, jeune graphiste de Bruxelles, et Roland Früh, assistant de Robin Kinross, où comment un livre a « changé leur façon de voir le monde ».

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