Dilecta

  • Afrique du Sud

    Collectif

    La Fondation présentera également une exposition dédiée à la scène sudafricaine, particulièrement active depuis deux décennies. Une quinzaine d'artistes de différentes générations associera à ceux déjà reconnus du milieu international (David Goldblatt, William Kentridge, Santu Mofokeng, Robin Rhode, Guy Tillim) une génération plus jeune, dite postapartheid (Kemang Wa Lehulere, Tabita Rezaire, Bogosi Sekhukuni), qui se caractérise par une mobilité constante et une interrogation sur des problématiques d'aujourd'hui : sens de la démocratie, discriminations économiques et sociales, revendications identitaires.

  • Re-bonjour monsieur buffon

    Collectif

    • Dilecta
    • 21 Août 2019

    Gloria Friedmann Re-bonjour monsieur Buffon Textes de Gloria Friedmann, Jean-Christophe Bailly, Christophe Donner 17 × 24 cm 104 pages Livre relié, cousu Langue : français Publication : 21 août 2019 ISBN : 9782373720983 Prix : 20 ? Gloria Friedmann est née à Kronach, en Allemagne. Elle vit et travaille entre Aignay-le-Duc, en Bourgogne, et Paris. Depuis les années 1980, elle développe une oeuvre dans laquelle la nature et l'animal sont omniprésents.
    L'artiste utilise des animaux taxidermisés ou des ossements, ainsi que des animaux domestiques (canaris ou lapins en cage) ou d'élevage (boeufs, vaches, chevaux) dans des installations qui s'apparentent à des "tableaux vivants" . Gloria Friedmann soulève avec ces "natures mortes" ou ces vanités des problématiques d'ordre écologique, telles que la disparition de notre écosystème et la fragilité du vivant.
    Un sentiment funeste se dégage en effet de ces installations : les animaux semblent prisonniers d'un contexte déterminé par l'être humain. Entre réflexion métaphysique et vision d'anticipation, l'artiste s'appuie sur la valeur symbolique des éléments qu'elle met en scène pour produire des dichotomies - entre nature et culture, biologie et technologie, vivant et mort - et pour interroger l'évolution de l'humanité, ses doutes, ses errances.
    Gloria Friedmann a bénéficié de nombreuses expositions personnelles : au Centre Pompidou à Paris (1980 et 1995), à la Kunststation à Cologne (2003) ou encore à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence (2013). Elle a également participé à plusieurs expositions collectives notamment à la documenta 8 à Kassel (1987), au MUMOK à Vienne (2000), au musée du Louvre à Paris (2007) ou encore au Palais de Tokyo à Paris (2013).
    Ce livre est publié à l'occasion de son exposition personnelle, intitulée "Re-bonjour monsieur Buffon" (musée Buffon, Montbard, 27 avril-27 octobre 2019). Gloria Friedmann y raconte sa rencontre imaginaire avec le célèbre naturaliste par une mise en parallèle de leurs oeuvres respectives. S'adaptant ainsi au musée et à ses collections, les oeuvres de Gloria Friedmann et les planches de Buffon se répondent dans un parcours coloré.
    Une lettre écrite par l'artiste à Buffon complète ce panorama, ainsi qu'un texte de Jean-Christophe Bailly et une fiction inédite de Christophe Donner. L'ouvrage est illustré de photographies in situ prises au musée Buffon par André Morin.

  • Giulia Andreani

    Collectif

    • Dilecta
    • 22 Novembre 2019

    Dans son travail, Giulia Andreani réinterprète des photographies d'époque mais aussi la mémoire collective.
    L'artiste propose une peinture qui réactive l'image photographique, évoquant les photos de famille ou les images de groupes utilisées par Gerhard Richter dans ses tableaux des années 1960. Elle explique son travail ainsi : « Je cherche des photographies orphelines, qui ne sont pas exploitables ou qui n'ont souvent pas beaucoup d'intérêt en soi. Elles gagnent alors de l'intérêt une fois entrées dans l'atelier et immergées dans un nouveau bain révélateur, qui est celui de ma peinture.»

  • Stéphane Mandelbaum

    Collectif

    • Dilecta
    • 15 Mars 2019

    Les circonstances troubles qui entourent la mort de Stéphane Mandelbaum, assassiné en 1985 à l'âge de 25 ans, son aptitude à endosser des personnalités multiples ont fait de cet artiste belge un personnage de roman. Construite à la manière d'un récit, l'exposition retrace, à l'aide d'une centaine de dessins, ses vies réelles et fictives. Né d'un père juif et d'une mère arménienne, Mandelbaum interroge, dès ses premières oeuvres, réalisées à 17 ans, sa judaïté. Il se passionne pour les figures des parias magnifiques :
    Arthur Rimbaud auquel l'adolescent s'identifie, Pierre Goldman qu'il portraiture à plusieurs reprises et qu'il cite inlassablement dans ses oeuvres, Pier Paolo Pasolini dont le visage le fascine au point de le décliner dans une vingtaine de dessins.
    Malgré sa jeunesse, Mandelbaum s'approprie rapidement les références culturelles de son père, Arié, artiste lui aussi : il se passionne pour le cinéma de Buñuel, de Ferreri ou d'Oshima, s'intéresse à Bacon, Pollock, Picasso, Hiroshige mais aussi à Hergé. Très vite, le jeune adulte provocateur copie en les détournant des photographies trouvées dans des magazines pornographiques, redoublant leur caractère transgressif par l'application détachée qu'il leur accorde. Multipliant les portraits de prostituées fatiguées, de proxénètes et de gangsters aux mines patibulaires, l'artiste donne à voir, enfin, le monde interlope qu'il affectionne et dans lequel il se perdra.
    L'oeuvre dessiné de Mandelbaum apparaît, à l'exemple de sa vie, marqué par l'urgence. La facture classique de ses grands portraits est corrompue par les traits, les écritures et les collages qui envahissent leurs marges comme autant de commentaires narquois. Les feuilles, format raisin, recouvertes de figures et d'écritures tracées en tout sens au stylobille, tiennent à la fois du dessin automatique et de la composition réfléchie. Tandis que ses petits croquis quotidiens, plus abstraits et succincts, qui forment une sorte de journal de bord, frayent avec l'art brut. Projection sans filtre de son imaginaire, le dessin de Stéphane Mandelbaum apparaît aujourd'hui, dans sa capacité à échapper à toute catégorie, étrangement contemporain.
    Il existe très peu de monographies sur l'artiste. L'édition d'un catalogue constitué de plusieurs essais permet donc d'apporter, pour la première fois, une analyse approfondie de l'oeuvre. Les témoignages des artistes et galeristes amis de Stéphane Mandelbaum, recueillis par Bruno Jean, offrent quant à eux des éléments de contexte. Le tout sera complété d'un appareil scientifique composé de notices détaillées des oeuvres et d'une biographie précise.

  • Annette messager

    Collectif

    • Dilecta
    • 13 Janvier 2016

    Le musée des Beaux-Arts et la Cité de la dentelle et de la mode de Calais ont proposé à l'artiste Annette Messager d'investir leurs lieux d'exposition permanente et temporaire, à cette occasion, les Éditions Dilecta publient le catalogue rassemblant plusieurs oeuvres réalisées pour ces différents lieux dans la ville de Calais.

  • Valérie Belin

    Collectif

    • Dilecta
    • 31 Décembre 1999

    Le travail photographique de Valérie Belin met en lumière un dispositif particulier qui n'est pas sans rappeler l'art minimal américain. Plusieurs thématiques se dessinent au fur et à mesure des séries, la surface des choses inanimées ou celle des êtres, le temps figé, voire pétrifié et la question de l'identité. Son oeuvre provoque une impression de doute et d'inquiétante étrangeté.
    Dans cette nouvelle exposition qui sera présentée à la galerie d'Art graphique du Centre Pompidou du 24 juin au 15 septembre 2015, Valérie Belin livre 13 séries : « Masks », « Viandes », « Femmes noires », « Transexuels », « Moteurs », « Mannequins », « Mickeal Jackson », « Métisses », « Corbeilles de fruits », « Lido », « Têtes couronnées », « Bob » et « Still Life ». Avec cette dernière, proposant une lecture renouvelée de sa célèbre série « Mannequins » qui explore les différentes représentations du réel et du fantasme, elle révèle ses nouvelles natures mortes empreintes d'abondance et d'onirisme.
    Le catalogue de l'exposition, présentant 130 reproductions, permet de prolonger l'exposition et de cerner le fruit de ses expérimentations photographiques entre art minimal américain et baroque italien.

  • L'art aux tuileries

    Collectif

    • Dilecta
    • 12 Octobre 2011

    Depuis 2006, la FIAC s'est associée avec le musée du Louvre pour présenter, au coeur du Jardin des Tuileries, un programme d'oeuvres extérieures. L'intérêt croissant des galeries et des artistes, ainsi que le cadre exceptionnel du Jardin des Tuileries, ont permis de rassembler chaque année des projets d'artistes de renommée internationale ou de la création émergente conjuguant installations, sculptures, performances ou oeuvres sonores qui, en interaction avec le public, prennent corps entre les bassins et les pelouses du jardin.



    Ce bel ouvrage rétrospectif célèbre les cinq ans du projet. Plus de quarante oeuvres exposées en extérieur sont présentées dans ces pages. Les sculptures de Bruno Gironcoli, de Tony Cragg ou de Franz West, les installations de Claude Lévêque ou de Mark Dion se sont succédé dans les allées du jardin. Chaque oeuvre est accompagnée d'une notice explicative.

    Outre un texte de Jennifer Flay, directrice artistique de la FIAC, cet ouvrage contient des contributions de Pierre Bonnaure, jardinier en chef du Jardin des Tuileries, de Marie-Laure Bernadac, chargée de l'art contemporain au musée du Louvre, et d'Henri Loyrette, président directeur général du musée du Louvre.

  • Jean-Jacques Lebel

    Collectif

    • Dilecta
    • 8 Juin 2018

    Jean-Jacques Lebel est une figure incontournable du paysage artistique français et international de la seconde moitié du xxe siècle. Il est partout, prolifique, touche à tout :
    Artiste, auteur, traducteur (de la Beat Generation notamment), performeur, éditeur, animateur, toujours aux avant-gardes artistiques et politiques. Il échappe à toute étiquette, à tout enfermement dans un quelconque mouvement artistique, abandonne toute forme de hiérarchie pour mieux brouiller les pistes et s'affranchir des institutions et des idéologies.
    Né à Paris en 1936, Jean-Jacques Lebel fit très tôt 3 rencontres décisives : Billie Holiday, Marcel Duchamp et André Breton. Il publia Front unique, sa première revue (art, poésie, politique) à Florence, où eut lieu en 1955 sa première exposition. Après un passage turbulent mais décisif chez les surréalistes, il exposa à Milan, à Paris (Iris Clert, Simone Collinet), puis dans de nombreux musées et galeries à travers le monde. Auteur en 1960 du premier happening européen puis de plus de 70 happenings, performances et actions sur plusieurs continents parallèlement à ses activités picturales, poétiques et politiques, il travailla de plus avec Allan Kaprow, Tetsumi Kudo, Erró, Carolee Schneemann, Yoko Ono, Daniel Pommereulle ou encore Robert Filliou. En 1960 et 1961, il organisa avec Alain Jouffroy l'Anti-Procès à Paris, Venise et Milan, manifestation et exposition internationales itinérantes regroupant une soixantaine d'artistes, prenant position contre la guerre d'Algérie et la torture. Il prit l'initiative du Grand Tableau Antifasciste Collectif, auquel participèrent Baj, Dova, Crippa, Erró et Recalcati. Il inventa, en 1964, le Festival de la libre expression puis, en 1979, le Festival international de poésie Polyphonix, ouverts à des centaines d'artistes, poètes, cinéastes et musiciens de dizaines de pays. Ces manifestations, nomades et autonomes, ont présenté de la poésie directe, des concerts, de l'art-action, des expositions, des projections de films ou vidéos.

  • Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, photographie et installation.
    À travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image.
    « Je ne crois pas que l'artiste soit un inventeur, qui reçoit les idées tombées du ciel, c'est une sorte de travailleur qui va révéler des choses existantes par son travail et l'attention qu'il porte au monde et à son environnement » (Xavier Veilhan, 2011).
    Au début des années 2000, il réalise son premier film, Le Film du Japon (2002), dont les scènes, muettes, furent pensées comme une extension de son travail de sculpteur. De 2003 à 2011, ce sont sept films qui viennent s'ajouter à la production artistique de Xavier Veilhan. Son approche du cinéma s'apparente à celle de l'animation de photographies, afin de rendre compte d'un découpage du temps, d'un morcellement à analyser. « C'est une manière, comme dans le cinétisme et les problématiques d'optique, de révéler une chose qui est présente mais qui n'est pas visible, qui est d'ailleurs la fonction assignée à l'art en général » (Xavier Veilhan, 2011). Les films de Xavier Veilhan accordent une importance toute particulière à la musique : il s'entoure pour cela d'artistes contemporains comme Sébastien Tellier, également acteur dans Cruiser (2005) ou encore le groupe Air (Radiator, 2008). En 2015, Xavier Veilhan renoue avec sa pratique de cinéaste en réalisant Vent moderne et Matching Numbers, dans lesquels il investit des espaces architecturaux audacieux, comme l'opéra Garnier et la villa Noailles.
    Entre chorégraphie et performance, « des corps se multiplient et créent des fêtes kaléidoscopiques, des ouvriers sculptent des formes et leurs étincelles deviennent des planètes dont les sillons rappellent des disques gramophones. et on voit alors que pas d'architecture sans regard, pas de corps sans espace, de composition sans désarticulation, pas de surfaces sans lignes brisées » (Laëtitia Masson).
    À l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique plastique. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit Blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture.
    Xavier Veilhan a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York entre autres.

  • Jiang Dahai

    Collectif

    • Dilecta
    • 2 Décembre 2016

    Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son oeuvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle.
    Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.
    « Le cas du peintre Jiang Dahaï n'est pas commun. Vivant essentiellement en Chine, mais de citoyenneté française, formé successivement à l'École centrale des beaux-arts de Pékin puis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, l'artiste fait preuve d'une capacité d'ubiquité énigmatique et peu ordinaire. Son oeuvre en est la meilleure illustration, à la fois sibylline et reconnue, estimée et à part. Il n'est pas un exilé ou un expatrié temporaire, comme beaucoup au cours du siècle dernier, et encore moins une popstar d'aujourd'hui. Il navigue tout simplement à sa guise d'un monde à l'autre. Pas de recyclage ou d'instrumentalisation chez lui, à des fins de saveur inévitablement exotique, de la culture mère. Sa position est bien plus réflexive et dans une certaine mesure, secrète. Équilibrée, symétrique, elle se nourrit à égalité de l'antinomie de ses sources. Elle en fait surgir tout naturellement, et comme par enchantement, les parentés et les points de rencontre, dans une neutralité dont la retenue et la sobriété du style ne sont que la manifestation la plus visible. L'artiste s'inscrit dans la tradition du lettré volontairement relégué sur son territoire pour en révéler l'universalisme. De sorte que regarder sa peinture, c'est toucher aux interstices les plus subtils de la peinture chinoise classique aussi bien qu'aux avancées les plus épurées du modernisme occidental. » Henry-Claude Cousseau (préface)

  • Nouvelles vagues

    Collectif

    • Dilecta
    • 8 Février 2019

    Cette exposition présentée au Carré d'art de Nîmes invite le visiteur à découvrir l'intégralité du programme d'estampes commandées par le Centre national des arts plastiques (Cnap) à des artistes contemporains. Initié en 2010, Nouvelles Vagues rassemble à ce jour 25 réalisations de grand format. Parmi elles, de jeunes artistes représentant le dynamisme de la création actuelle côtoient des figures majeures de l'art contemporain déjà présents dans la collection.
    Les techniques de l'estampe permettent aux artistes d'investir les champs de la reproductibilité de l'image. L'estampe est un média, au sens premier du terme car elle est intrinsèquement liée à la notion de diffusion et de circulation des images et des idées.
    « Nouvelles Vagues » conserve l'esprit d'échange de savoir-faire et de soutien aux imprimeurs d'art qui a animé les commandes publiques à partir de 1989.
    Elle témoigne de la volonté de l'État de soutenir et d'encourager l'activité des ateliers d'estampes encore actifs. Les artistes ont été invités à s'emparer de techniques parfois très anciennes comme la xylographie ou la sérigraphie, ou plus récentes comme l'impression numérique. Après avoir visité les ateliers et choisi ses collaborateurs, imprimeurs d'art, chaque artiste a travaillé la technique de son choix : taille-douce, eau-forte, lithographie, xylographie, sérigraphie, pochoir, héliogravure ou encore tirage numérique.

  • La recherche photographique de Claude Mollard sur les origines de l'homme se fonde sur la pratique de l'intelligence associative, comparative, mimétique : il part du principe que l'homme est issu de la nature et que cette dernière en renferme donc des traces multiples. Et, avec son appareil, il les repère sur les minéraux et végétaux qui sont bien plus anciens que l'homme. Ce regard contemporain permet ainsi de fouiller les origines du monde : un granit de 3 milliards années, une fougère de 400 millions années, un ginkgo biloba de 100 millions années...
    Les mondes naturels - minéral, végétal, animal - laissent apparaître des traces de visages qui ne sont pas sans lien avec leurs structures physiques et leurs apparences formelles. Il ne faut certes pas céder à un déterminisme obtus. Les visages que Claude Mollard distingue dans la nature sont aussi influencés par sa mémoire et sélectionnés à travers les cadrages de la photographie, qui devient alors l'effet de sa propre projection subjective.
    Cette quête est obsessionnelle et tente d'épuiser le sujet. La pratique est vieille comme le monde. La paréilodie est une capacité du cerveau et du regard de reconnaître dans le monde extérieur des formes humaines ou animales.
    Le regard de Claude Mollard éclaire le comportement de l'homme premier préoccupé de la représentation de son visage. Pendant des millénaires, il a refusé de se représenter lui-même, comme pour éviter de transgresser un interdit.
    Si l'histoire consacre une telle importance à l'art du portrait, ce n'est pas sans relation avec la manière dont, vraisemblablement, l'homme primitif a lui-même inventé l'art. L'exercice de vision que Claude Mollard pratique par le cadrage photographique rejoint ce que nous racontent les mythes et les légendes les plus anciennes. Il accompagne le travail des anthropologues, des ethnologues et des préhistoriens. Il découvre une correspondance de formes naturelles dans toutes les manières d'aborder le traitement du visage dans l'art depuis l'aube des temps :
    Visage vu de profil, vu simultanément de profil et de face, comme pour relier les deux dimensions, visage vu de face, comme le masque mortuaire des premières cités antiques, et comme le masque théâtral des tragédiens grecs, visage décoré ou voilé, visage reliant les esprits et les hommes des forêts, visage empruntant encore à l'animalité, visage des vainqueurs et visage de l'absent que l'on pleure.
    Le livre traite de ces différents points de vue sur le visage des hommes, dans leurs relations avec la nature, en mimétisme avec les traces que leur histoire a pu nous laisser et nous apprendre. Il aborde aussi l'image des matières, substances, structures des objets-êtres de la nature.

  • Dans les années 1960, Bernar Venet entreprend une radicalisation sans précédent de l'expérience artistique et de la production esthétique. Découragé par les conventions de l'art français et fasciné par Marcel Duchamp et le formalisme américain, il est reconnu dès les années 1970 comme l'une des figures majeures de l'art conceptuel.
    Pour la toute première fois, le MAMAC explore cette période charnière de la carrière de l'artiste, qui prend forme à Nice et se déploie aux États-Unis, entre 1966 et 1976.
    Conceptuel, sculptural et pictural, le travail de Bernar Venet se tourne à cette époque vers une réflexion sur l'identité de l'art et la relation entre expression artistique et savoir scientifique, combinant l'incertitude, l'imprévisibilité et le désordre aux données mathématiques et aux théories de l'information.
    Cette période extrêmement productive (1966-1976), pendant laquelle Venet incorpore au champ artistique la pure abstraction des recherches scientifiques et l'objectivité et la rationalité des mathématiques, est également le point de départ d'une pratique pluridisciplinaire.
    L'exposition immerge ainsi les visiteurs dans ce travail spécifique et intense, à l'origine de la reconnaissance internationale de Bernar Venet comme l'un des plus grands artistes conceptuels des années 1960.

  • Consacrée par la rétrospective « Sculpture Undone : 1955- 1972» au MoMA (New-York) en 2012, Alina Szapocznikow est aujourd'hui exposée par une grande institution française.

    Artiste pionnière dans l'utilisation de matériaux tels que la mousse polyuréthane et la résine polyester, Alina Szapocznikow est célèbre en Pologne, son pays d'origine, mais demeure peu connue en France, où elle s'installe définitivement en 1967. Le Cabinet d'art graphique du Centre Pompidou lui rend hommage à travers l'exposition de 91 dessins et de 6 sculptures, issus entre autres des collections du Centre Pompidou (Paris), du MoMA (New York) et de collections privées.

    Dessins au feutre, au stylo à bille, aux crayons de couleur, à l'encre, aquarelles et monotypes révèlent l'imaginaire d'Alina Szapocnikow, sa réflexion sur le corps humain et son univers mêlant aussi bien l'humour, la sexualité que le malaise. Ces dessins montrent l'oeuvre d'une artiste à la fois héritière d'Auguste Rodin, du surréalisme et annonciatrice du pop art.

  • Huang Yong Ping

    Collectif

    • Dilecta
    • 22 Août 2014

    Huang Yong Ping est né en Chine en 1954. Grand admirateur de Marcel Duchamp, Huang fonde en 1986 le courant Xiamen Dada qui combine « Xiamen », nom de la petite ville où il est né, et « dada », qui renvoie à la destruction, à la révolte culturelle et politique contre la tradition. En 1986, « Events », la première exposition de Xiamen Dada à Fujian, au sud-est de la Chine, est censurée par les autorités. Le collectif répond en brûlant ses toiles dans la cour du musée, et les remplace par des déchets et des objets ramassés aux alentours. Très surveillé en Chine, Huang Yong Ping s'installe alors en France où il réalise en 1989 la sculpture monumentale Reptile, à base de livres d'art passés à la machine à laver. Il représente la France à la Biennale de Venise en 1999.
    Les sculptures monumentales de Huang Yong Ping mettent souvent en scène le règne animal, dans une recherche d'affrontement avec l'homme, rejouant philosophies et mythes occidentaux, dont il souligne paradoxes et tensions.
    Pour filer la métaphore animale de son impressionnant Serpent d'océan, squelette de 128 mètres de long émergeant des eaux sur la plage de Saint-Brévin-les-Pins lors d'Estuaire 2012, sa prochaine exposition solo au Hangar à bananes à Nantes présentera notamment la mue du serpent chimérique, ainsi que d'autres pièces inspirées par le monde animal, l'époque coloniale et le monde contemporain, dans un espace à la hauteur de ses ambitions.

  • Eduardo Chillida

    Collectif

    • Dilecta
    • 21 Août 2018

    Dès les années 1950, l'artiste espagnol Eduardo Chillida (1924-2002) participe au renouvellement de la sculpture. Il refuse les contraintes de la matière et décide de créer ses sculptures directement au feu, dans la forge et de refuser la duplication traditionnelle de la sculpture en bronze. Partant de l'épopée des Peignes du vent, conçus à fleur de l'océan Atlantique à Saint-Sébastien (Espagne), le livre abordera l'oeuvre d'Eduardo Chillida de manière thématique, notamment les quatre éléments (eau, feu, air, terre), les limites de l'espace ou encore l'espace public. À côté des sculptures de fer et de métal, il réunira un ensemble d'oeuvres blanches (albâtre, oeuvres graphiques) et de terres cuites. Le projet illustre la vocation de l'artiste pour la création de volumes, qui sont autant de lieux physiques, spirituels et humanistes, afin d'illustrer combien la pensée d'Eduardo Chillida est engagé dans la gravité et le dépassement du poids de la matière, et d'approfondir le caractère résolument expérimental de son oeuvre.
    Originaire de Saint-Sébastien (Espagne), Eduardo Chillida entame des études d'architecture à Madrid en 1943. Préférant se consacrer à l'art du dessin, il rejoint quatre ans plus tard un atelier où il réalise ses premières sculptures. Il s'installe ensuite à Paris et découvre les antiquités conservées au musée du Louvre. C'est là qu'il réalise ses premiers plâtres et ses premières oeuvres en pierre. À partir de 1950, sa sculpture devient totalement abstraite et les matériaux qu'il emploie se diversifient (bois, fer, acier, terre chamottée, béton, ciment, albâtre). Cherchant à explorer les potentialités de la matière, l'artiste ne s'interdit aucun format. En 1951, il retourne à Saint-Sébastien où il commence à travailler dans une forge. En 1958, il reçoit le Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise. Le travail de ce « sculpteur devenu forgeron » (Gaston Bachelard) s'élargit bientôt à l'espace public, avec l'installation notamment des Peignes du vent, achevée à Saint-Sébastien en 1976. En 1991, il reçoit le Praemium Imperiale de sculpture.
    L'oeuvre de Chillida a fait l'objet d'un nombre considérable de commandes publiques internationales qui lui permettent de déployer la monumentalité et la force poétique de son art (Barcelone, Séville, Saint- Jacques de Compostelle...).
    Eduardo Chillida a bénéficié d'expositions internationales, notamment au Guggenheim Museum (New York et Bilbao), au musée Picasso (Antibes), à la Schirn Kunsthalle (Francfort), à la Royal Academy of Arts (Londres), au musée de l'Ermitage (Saint-Pétersbourg), à la Fundació Joan Miró (Barcelone)... Une sélection de ses sculptures monumentales sera exposée dans les jardins du Rijksmuseum (Amsterdam) à partir de juin 2018.

  • La Bourse de Commerce est un nouveau site de présentation de la Collection Pinault, à Paris. Dédiée à l'art contemporain vu au travers le prisme de la collection, ouverte à tous les publics et à toutes les disciplines artistiques, elle présente des accrochages thématiques et des expositions monographiques, mais aussi des productions nouvelles, des commandes, des cartes blanches et des projets in situ.
    Ce beau livre abondamment illustré revient sur le bâtiment patrimonial qu'est l'ancienne Halle aux Blés, ainsi que sur sa métamorphose contemporaine et respectueuse de son architecture exceptionnelle en musée du xxie siècle.
    « Le projet de transformation de la Bourse de Commerce - Pinault Collection a été porté par Tadao Ando avec l'agence NeM des architectes Lucie Niney et Thibault Marca. En parallèle, une restauration exemplaire du monument historique, conduite par Pierre-Antoine Gatier et son agence, a permis l'adaptation de l'édifice à sa nouvelle vie. »

  • Jean-Luc Moulène

    Collectif

    • Dilecta
    • 10 Octobre 2016

    Dans le cadre de la première exposition monographique de l'artiste au Centre Pompidou, à Paris, du 19 octobre 2016 au 20 février 2017, les Éditions Dilecta réalisent le catalogue de Jean-Luc Moulène.
    Artiste pluridisciplinaire, Jean-Luc Moulène est une figure incontournable de la scène artistique contemporaine française et internationale. Ses oeuvres - objets, photographies, films - expriment à la fois « une réflexion permanente sur la condition de l'artiste dans la société, une critique radicale des manipulations et des séductions de la représentation ainsi qu'une recherche formelle souvent teintée d'humour ou de dérision. » L'exposition au Centre Pompidou, sous le commissariat de Sophie Duplaix, n'est pas une rétrospective, elle s'attache à présenter les protocoles auxquels s'attache l'artiste à travers une production d'oeuvres inédites. Le catalogue prolonge ainsi l'exposition en abordant les questions chères à l'artiste : le photographique, l'érosion, l'exposition, l'abstraction, la forme... À travers la déclinaison de sa pratique en textes et en images et des documents d'archives, le lecteur aura l'occasion d'aborder l'oeuvre de Jean-Luc Moulène sous un angle résolument nouveau.

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