Descartes & Cie

  • Entendons que l'inouï doit nommer, non pas l'exceptionnel, le rare ou l'extraordinaire, avec lesquels on est tenté de le confondre, mais bien le plus commun et le plus ordinaire : la couleur du ciel ou qu'on est en vie. Si l'on ne l'entend pas, s'il reste « in-ouï », c'est seulement qu'il déborde les cadres constitués, bornés, de notre appréhension. Ce débordement n'est donc pas celui de notre expérience, mais de ce que nous avons laissé rabattre, à notre insu, en « expérience ». C'est pourquoi, n'y accédant pas, nous le rangeons, pour nous en débarrasser, à l'extrême bout de cette expérience, le casant dans l'extraordinaire, l'exceptionnel ou l'insolite.
    Or nous pourrions déborder ces cadres trop étroits bordant - bornant - notre appréhension, aussi bien de l'entendement que de la perception. Sans plus, dès lors, avoir à poser d'en-soi ou d'absolu séparé dans son Au-delà, comme l'a fait la métaphysique.
    En quoi l'inouï se révèle un concept vecteur de notre modernité, à la fois philosophique et poétique. En quoi aussi vivre à hauteur d'inouï pourrait devenir le mot d'ordre d'une nouvelle éthique.
    Un séminaire s'est tenu à partir de l'essai de François Jullien, L'Inouï (Grasset, 2019), le 29 novembre 29, au Patronage laïque Jules-Vallès, sous la direction de François L'Yvonnet.
    Les contributions réunies ici mettent en débat ces premières propositions.

  • C'est une sensation étrange de voir des gens s'intéresser à l'oeuvre qu'on a aimée d'une artiste qu'on croyait disparue...
    Voilà que Vera Pagaya resurgit... Cela commence par la stabilité aérienne de tables servies où ne tarda pas à venir la notion de Sainte-Cène. On comprit alors qu'au-delà des objets, le peintre cherchait une certaine lumière. Dès les années 60, elle se détacha des obligations figuratives auxquelles elle se croyait tenue. Alors ses tableaux dispensèrent un silence habité par l'esprit. Chez elle l'abstraction n'est pas venue comme le style de l'époque, mais comme la seule voie où elle pouvait se dépasser.
    Voilà Pagaya réapparue.

  • Une rencontre d'artistes pour qui l'art est indissociable du vécu et qui questionnent la figue de la femme comme lien et comme philosophie. Laurence d'IST les a rencontrés dans leurs ateliers pour les réunir lors de la manifestation.

  • Cet ouvrage est le résultat des travaux menés pendant plusieurs années par un think tank constitué par Véolia. Il montre la nécessité de traiter de façon cohérente les objectifs de développement en ce qui concerne l'accès à une eau de qualité, l'assainissement et l'énergie. Ces objectifs ont été précisés par un engagement de tous les pays en septembre 2015 dans le cadre des Nations Unies. 17 Objectifs du Développement Durable (ODD) ont été adoptés qui se déclinent selon 169 cibles précises et quantifiées.
    Ce livre expose les outils, les méthodes, les financements et les réformes de gouvernance nécessaires pour atteindre ces objectifs. En particulier, les politiques relatives aux services essentiels sont trop souvent compartimentées alors que ces services sont souvent étroitement liés entre eux. Une bonne gouvernance impose aux décideurs une gestion intégrée et respectueuse des contraintes imposées par des situations locales très diversifiées. De nombreuses études de cas illustrent cette diversité et explicitent les applications concrètes de ces principes généraux.

  • Découvrez Jean-Pierre Le Bozec - Des Elles et des Iles, le livre de Jacques Fleurent

  • Les pics de pollution à répétition dans les grandes villes ont favorisé une prise de conscience récente de l'ampleur du problème. Dioxyde de soufre ou d'azote, particules fines en suspension, à l'extérieur ou à l'intérieur des bâtiments, la pollution de l'air est présente aussi bien au coin de la rue que dans les grands courants de circulation atmosphérique entre les régions du monde.
    Le problème sanitaire est massif: l'Organisation Mondiale de la Santé estime à 7 millions le nombre de décès prématurés observés en 2012 à cause de la pollution de l'air.
    Le problème économique est énorme: l'OCDE estime que la pollution de l'air pèse sur le bien-être à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année en Europe, aux États-Unis et en Chine, dont la moitié à cause des activités de transport routier.
    Le problème est multiforme: la pollution de l'air modifie aussi les prix immobiliers, influence les flux de touristes, modifie la gestion des ressources humaines des multinationales ...
    Les pouvoirs publics ont déjà commencé à mobiliser, parfois avec une efficacité consolante, des réglementations, des taxes adaptées, des marchés de droits à polluer. Les entreprises prennent conscience de l'intérêt économique d'investir dans la qualité de l'air. Des collectivités locales dans le monde entier ont changé la vie quotidienne par des actions intelligentes en matière de transports locaux et d'urbanisme. Bref, toute une économie de l'air pur, créative et non punitive, commence à se mettre en place en Occident comme dans les pays émergents.
    Ce livre accessible fait le point sur les analyses, les faits, les expériences, les futurs possibles d'une grande bataille écologique et économique de notre nouveau siècle: la Bataille de l'air.

  • Peut-on aujourd'hui, au coeur d'une dépression mondiale sans précédent, commencer à réfléchir à un autre monde économique ? Au-delà de l'urgence, penser l'émergence ? La crise n'est ni simplement financière ni classiquement cyclique.
    Elle traduit un déboitage de l'économie et de la société. Tout bouge en même temps : la valeur des biens et des actifs, les limites des entreprises et des réseaux, les frontières de l'intime et du collectif. Quelle lumière peut surgir d'un tel maelstrom ? C'est à cette interrogation que se sont confrontés, selon de multiples approches, les membres du groupe Économie du Forum d'Action Modernités.

  • Le couple semble une association impossible à laquelle nous sommes pourtant contraints. En dépit de ses échecs, les individus ne peuvent survivre socialement que dans son cadre.
    Le choix qui s'ouvre à chacun est soit la précarité de la vie à deux, soit le célibat qui est souvent l'antichambre de l'isolément et de sa cohorte de malheurs. Cela explique que les individus de tout âge et condition, en dépit de leurs expériences conjugales pénible, continuent à attendre l'amour derrière l'écran de leurs ordinateurs. Ils préfèrent la douleur qu'entraînent les déceptions et les ruptures amoureuses au fait de s'imaginer pour toujours sans partenaire. Car le couple est le point nodal de la sociabilité, celui dont la survie des autres liens dépend. Hors couple, vous risquez de vous couper de votre famille, de vos amis et même de perdre votre emploi.

  • L'ambition de l'oeil laser est de proposer aux lecteurs un point de vue original sur l'année écoulée sous la forme d'un décryptage synthétique et d'une mise en perspective de " micro-faits " de consommation et de communication repérés dans notre quotidien au cours des douze derniers mois.
    Souvent considérés comme anecdotiques, ces " micro-faits " sont pourtant annonciateurs de changements pour ceux qui savent les voir et les comprendre. regroupés en cinq chapitres thématiques (la ville 2.0. de nouvelles manières d'être ensemble, consommer pour ressentir, le commerce réinventé et la marque engagée), ils dévoilent, chacun à leur manière, de nouvelles façons d'agir, de nouveaux imaginaires ou de nouvelles voies d'expression.

  • Comment voulons-nous occuper notre futur? Le deuxième numéro de Fragments de Modernités s'y consacre en prenant une posture combative, celle de l'engagement.
    « Occupy » revient en refrain, pour donner l'impulsion, remplir l'espace et laisser entrevoir les interstices ... là où se situent les lignes de front.
    Soyons au monde, revendiquons notre capacité d'action, transformons-nous, sont les trois territoires sur lesquels le Forum d'Action Modernités nous engage avec ce numéro. En filigrane, c'est notre capacité à inventer des formes d'expressions nouvelles, notre plasticité à changer de points de vue, notre rapport aux autres et le rôle que nous souhaitons jouer dans la société qui sont questionnés.
    Que ce soit des combats intellectuels et de valeur ou des combats de lucidité par rapport à l'air du temps, tous dessinent les nouveaux repères pour « occuper» notre futur et faire des transformations en cours un levier d'émancipation des personnes.

  • Valeurs ?

    Collectif

    Ce recueil de contributions a pour vocation première de participer à l'éducation civique des élèves de terminale et des jeunes étudiants. Les questions de liberté, égalité, fraternité, identité et éducation sont au coeur des débats politique et éthique. Les auteurs proposent de leur redonner tout leur sens.

  • Philippe Garel est un artiste protéiforme.
    Peintre et pastelliste à la technique prestigieuse, sculpteur à la fantaisie démesurée. Il constitue des univers particuliers pour chacune de ces thématiques : réinventant l'Afrique, revisitant l'atelier de Rembrandt, restaurant à sa manière les stylistiques mobilières, innovant dans la chaussure, la coiffure... Au-delà de sa virtuosité se dégage la vision d'un monde dominé par ce qui fait l'essence de l'art, une conception affirmée de la beauté qui est avant tout une pensée.
    Mais cela toujours avec humour ou ironie, son talent fait tout passer. Cet ouvrage, réalisé par Alin Avila, réunie des études de Baptiste-Marrey, Alexis Pelletier, Rudolf Kober. Il est publié à l'occasion des expositions organisées aux Musées de Sens et au Château de Saint-Pierre-de-Varengeville.

  • Etre peintre en ce début du XXIe siècle c'est s'imposer une règle du jeu des plus contraignantes, purement gratuite, pour finir par trouver en son coeur une liberté presque effrayante.

  • La mondialisation, tes préoccupations écologiques et la crise de l'endettement ont transformé tes termes du débat sur ta croissance.
    Changement de géographie, changement de secteurs, changement de rôle : tout change. Et pourtant, nous restons manichéens, comme si nous pouvions être pour ou contre ta croissance. Comme te dit Edgar Morin, n'est-il pas temps de sortir des pensées linéaires, des schémas binaires et des logiques de séparation et d'exclusion ? Ne faut-il pas penser ensemble croissance et décroissance ? Et relier ta croissance à une question plus large : cette de la métamorphose du monde ? La croissance doit être pensée en terme d'intelligence partagée, dont te mécanisme démultiplicateur est te travail en réseau facilité par Internet.
    Il faut réfléchir à "l'aiguillon stimulateur " ou ce qui fait courir tes hommes et s'interroger sur ta régulation de ces nouveaux régimes de croissance. Le jeu économique se transforme, l'économie pollen se découvre, une croissance intelligente est peut-être en train d'éclore. C'est en tout cas la conviction des auteurs de cet ouvrage qui en dessinent tes contours.

  • Plus qu'une réédition actualisée, c'est une véritable réinterprétation du matériau de Paris aux noms des femmes, que nous vous présentons.
    Devenu guide historique utile aux promeneuses et promeneurs, il trouvera aussi facilement sa place sur les tables ou aux caisses des libraires que dans les poches ou les sacs à main ! C'est comme guide qu'il aura son meilleur emploi : faire resurgir de l'anonymat les centaines de femmes dont les noms s'inscrivent sur les plaques des rues, impasses et boulevards de Paris. Certes il y a la rue Edith Piaf, l'allée de la Comtesse de Ségur ou la place Hannah Arendt, mais qui se souvient de Ginette Neveu ou encore de Juliette Dodu ? L'une violoniste décédée en plein vol et en plein brouillard, l'autre intrépide soldat créole - ou espionne à la solde des prussiens.
    Paris quitte ses habits militaires et se fait artiste, sportive, comédienne, écrivaine. Elle devient reine et résistante. Parce que " les femmes font l'Histoire et la feront de plus en plus ", ce guide raconte leurs histoires. Parce que ce livre, un jour, comptera plusieurs tomes, il se renouvelle et reste ouvert.

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