Creaphis

  • La Chine

    Collectif

    Ce livre présente les choix de Pierre-Jean Amar, lui même photographe, parmi les images très nombreuses de la Chine photographiée par les photographes de l'agence Magnum depuis 1945. Certaines de ces images sont très connues, beaucoup sont inédites.

    L'ouvrage accompagne l'exposition de la Communauté de communes d'Aix-en-Provence.

  • Que sait-on des mondes ouvriers de la logistique ? Que sait-on des gestes multiples qui font passer chaque jour des marchandises de main en main, de machine en machine ? Dans les territoires du pé-riurbain des grandes agglomérations européennes s'active une population d'ouvrières et d'ouvriers exerçant divers métiers liés aux activités de tri, de stockage, de magasinage, de préparation de commandes, de manutention et d'acheminement. Opérations complexes, à peine visibles, où il n'entre pas moins de force que de savoir-faire, dont on mesure l'importance lorsque le moindre dysfonctionnement enraye le mécanisme des flux quotidiens et lorsque les rouages de la chaîne de production se bloquent.
    Les terrains de recherche en France et en Allemagne, à Marne-la-Vallée, Orléans, Dietzenbach (près de Francfort-sur-le-Main) et Kassel, ont été explorés par une équipe composée de sociologues et de photographes. Cette enquête originale a nourri deux régimes d'écriture : celui, scientifique, de l'analyse d'un milieu technique, économique et social et celui, esthétique et sensible, de la création sous la forme d'observatoires et d'itinéraires pho-tographiques.
    Ce livre, retraçant des rencontres et des parcours, accorde une part importante et une grande attention à la parole et aux lieux de vie des ouvrières et des ouvriers qui affirment volontiers : « on n'est pas des robots ! » Rendre visible une partie de l'uni-vers social de ces travailleuses et travailleurs, tel est le but de cet ouvrage.

  • Sous la direction de Cécile Cuny, Alexa Färber, Anne Jarrigeon.
    Contributions : Florine Ballif, Philippe Bazin, Sylvaine Conord, Éliane de Latour, Sophie Greiller, Lucinda Groueff, Arlette Hérat, Christian Lallier, Yuca Meubrink, Nadja Monnet, Vivianne Perelmuter, Aurélie Pétrel, Sonja Preissing, Maude Reitz, Bernard Renoux, Lourdes Segade, Hortense Soichet, Lina Tegtmeyer, Christiane Vollaire.

    Une conviction fonde ce livre : images, discours et pratiques lient les arts visuels aux sciences humaines et sociales dans le champ des études urbaines. Cette proximité n'est pas seulement métaphorique mais repose sur des affinités théoriques et concrètes expérimentées notamment lors de collaborations entre artistes, chercheuses et chercheurs.
    Malgré une histoire déjà ancienne et la bonne réception critique qu'elles suscitent, les collaborations entre arts et sciences humaines et sociales n'en continuent pas moins de poser problème. Nombre de personnes impliquées dans la création et dans la recherche revendiquent une double appartenance à l'art et à la science et l'idée d'une « pensée par l'image ». L'injonction courante faite par leurs pairs de séparer des domaines d'activité, pourtant articulés dans la pratique, renforce la difficulté de leur positionnement à l'intersection de disciplines dont ils et elles bousculent les frontières.
    Fidèle à une tradition ethnographique, ce livre analyse le fonctionnement même des collaborations, leurs pratiques, leurs temporalités, leurs arrangements matériels, leurs ­objets, leurs techniques, leurs références et leurs catégories. Les oeuvres en commun conduisent à inventer des formes et à envisager de nouvelles esthétiques dans le processus de travail comme dans ses restitutions. Ce livre ­réunit des artistes, des chercheuses et chercheurs de différentes générations. En les invitant à ouvrir la boîte noire de leurs collaborations, nous proposons d'explorer les promesses qui les lient lorsqu'elles ou ils travaillent ensemble.

  • Genres urbains est un ouvrage collectif de recherche en histoire urbaine dédié à une figure majeure de la discipline, Annie Fourcaut. Historienne du fait urbain, elle a tracé un parcours exemplaire d'enseignante et de chercheure en histoire. Après Femmes à l'usine, (1981) puis Bobigny, banlieue rouge (1986) elle a publié chez Créaphis La banlieue en morceaux (2000). Ces trois ouvrages ouvrent des voies qui conduisent de l'histoire sociale et politique - telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 dans le sillage de l'histoire économique « labroussienne » (Ernest Labrousse) -, à une nouvelle histoire urbaine enrichie des recherches dans le domaine culturel et notamment des études visuelles (photo et cinéma).
    Le livre propose un retour sur cette évolution et une exploration des pistes de recherches qui la prolongent dans autant de « genres » de l'histoire urbaine. Le titre est un clin d'oeil à une librairie parisienne (qui porte ce nom au singulier) dont l'engagement en direction de la valorisation des études urbaines est déterminant depuis des années.
    Les textes rassemblés ont des statuts divers - synthèses de travaux accomplis, témoignages ou projets nouveaux - qui portent eux aussi la marque de sa dédicataire. Ils émanent de personnalités académiques ou professionnelles de l'urbain, d'anciens étudiants, de chercheurs.
    Les auteurs sont pour la plupart des historiens mais des contributions d'urbanistes, de sociologues, de politistes et de géographes, d'architectes, d'acteurs et de décideurs de la ville (élargie aux métropoles comme le Grand Paris) apportent à l'ouvrage une dimension pluridisciplinaire.
    Ainsi, chaque partie se clôt sur un texte plus sensible, témoignage de l'influence d'Annie Fourcaut sur la pensée de leur auteur ou manifestation d'un compagnonnage intellectuel ou institutionnel.
    Genres urbains s'adresse ainsi à un public diversifié d'observateurs du changement urbain et social.

    Les quatre parties correspondent à des grands chantiers qu'Annie Fourcaut a elle-même investis, sur le plan thématique, politique et méthodologique.
    La première, « Du social à l'urbain », met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale.
    La deuxième, « Quelle était belle la banlieue », rappelle que les banlieues ont été son premier territoire d'étude et en examine l'évolution et les représentations.
    La troisième partie « Des habits neufs pour la politique de la ville », porte sur la question de la gouvernance, des politiques urbaines et de leur évolution dans le temps.
    Enfin, la quatrième partie, « Banc d'essai des modernités », s'efforce de montrer en quoi l'étude de ces politiques appliquées dans les territoires populaires offre la possibilité de penser autrement la ville.

    Textes, images et documents de : (par ordre d'apparition dans le livre) Danièle Voldman, Charlotte Vorms, Loïc Vadelorge, Thibault Tellier, Emmanuel Bellanger, Viviane Claude, Isabelle Backouche, Martine Berger, Simon Ronai, Camille Canteux, Takao Nakano, Frédéric Saly-Gioccanti, Marie-Hélène Bacqué, Sylvie Fol, Paul Chemetov, Pierre Gaudin, Emmanuel Bellanger, Fréadéric Moret, Emmanuelle Le Goullon, Antoine Prost, Florence Bourillon, Diego Beija de Souza, Rémi Baudouï, Laurent Coudroy de Lille, Jean-Pierre Frey, Pierre Mansat.

  • Cet ouvrage résulte d'un travail d'enquête, mené durant plusieurs mois par des historiens, dans deux arrondissements de Paris (le 11e et le 13e) et à Boulogne-Billancourt, sur le thème du travail. Le 11° arrondissement est caractérisé depuis les années 1880 par l'existence de nombreux ateliers de métallurgie et de construction mécanique et l'historien Michel Pigenet est allé à la rencontre de ce pan de l'économie industrielle parisienne ; le 13e arrondissement est celui de la gare d'Austerlitz et de l'hôpital de la Salpêtrière et l'historien Christophe Chevandier a recueilli des discours sur des parcours professionnels dans l'univers hospitalier ou dans celui des cheminots ; enfin, à Boulogne-Billancourt, les historiens sont partis à la recherche des traces laissées dans la mémoire par les années de travail dans les usines Renault aujourd'hui disparues. A travers les discours recueillis, les auteurs abordent la place du travail et de la mémoire des lieux, comme de celle des gestes et de la sociabilité qui y sont liées, dans la construction de l'espace urbain et dans la pratique de la ville. Les transformations de la ville contemporaine affectent en premier lieu les espaces dédiés au travail et cette recherche, qui s'appuie sur trois terrains, tente de mobiliser les outils de la discipline historique pour donner une lecture dans le temps et une compréhension des dynamiques spatiales et sociales en jeu.

  • Commandée en 1955 par Emmaüs, imaginée par les architectes Georges Candilis, Alexis Josic et Shadrash Woods, la cité de l'Étoile est un ensemble urbain, en Seine-Saint-Denis témoin architectural du mouvement de solidarité nationale initié par l'abbé Pierre en 1954 en faveur des plus démunis.
    A la suite de nombreux ouvrages concernant le logement social et l'architecture, l'histoire de la banlieue parisienne, les grands ensembles et les politiques de la ville, une telle monographie d'un quartier très bien identifié trouve logiquement sa place dans notre catalogue.
    Les différentes facettes de cet « objet d'histoire », que Richard Klein et ses collaborateurs mettent en évidence dans une étude fort documentée suite à une expertise architecturale, montrent ainsi de manière attractive et très claire la particularité d'un moment important de l'histoire urbaine en France, pendant les Trente Glorieuses.

  • Entre mémoire et histoire, Belleville, Belleville est une confrontation de diverses représentations de ce quartier parisien.
    Conçu à la suite de deux expositions présentées en 1992 et 1993 à la maison de la Villette (Belleville, Belleville et Visa-villes), cet ouvrage réunit des récits de vie issus d'entretiens avec des habitants de Belleville, ainsi que des photographies (environ 150). En contrepoint se lisent des textes de synthèse écrits par des spécialistes - historien, sociologue, écrivain, compositeur -, qui développent d'autres visions urbaines.

    L'originalité de ce livre est de donner la parole à ceux qui ont vécu à Belleville. Les textes oraux recueillis et présentés sont véritablement des "oeuvres de mémoire" qui se confrontent et se confortent entre elles. Elles témoignent à la fois de l'imagination et de la réflexion sur les mutations du quartier. L'expression orale a été largement conservée afin de respecter au mieux l'authenticité de chaque récit de vie souvent énoncé avec beaucoup d'émotion.

    Fractions de mémoire du paysage, les photographies de Marcel Bovis, Robert Doisneau, Daniel Frasnay, Henri Guérard, René-Jacques, Willy Ronis, mais aussi des clichés sortant d'albums de famille, tentent de reconstituer le Belleville "mi-village mi-ville" des années 1930 à nos jours. D'autres images, contemporaines (François-Xavier Bouchart, Michel Maïofiss, Yves Jeanmougin et les photographes du bar Floréal), mettent en scène ce quartier multi-ethnique, dont la tradition d'accueil est attestée dès la fin du XIXe siècle.

  • Le livre rassemble plus de 120 dessins réalisés par Arthur Goldschmidt au camp de Theresienstadt entre 1942 et 1945. Cet ensemble, avec ses qualités esthétiques et documentaires, est composé de portraits, scènes de la vie quotidienne, bâtiments, paysages. Il apporte un éclairage inédit sur le camp de Theresienstadt, mal connu en France.

    Theresienstadt est le nom allemand de la ville tchèque de Terezìn située au nord de Prague. Ancienne forteresse militaire construite par les Habsbourg au xviiie siècle, elle devient un camp de concentration où sont enfermés de novembre 1941 à mai 1945 environ 140 000 juifs. C'est un lieu de regroupement et de transit vers Auschwitz et d'autres camps d'extermination. Les nazis font de Theresienstadt un camp-ghetto « modèle » présenté à l'opinion publique internationale comme une colonie juive normale. Les conditions de vie dans ce ghetto sont en fait effroyables : sur les 140 000 internés, plus du quart décèdent sur place et 88 000 sont déportés vers Auschwitz ou d'autres camps d'extermination. Environ 17 000 personnes survécurent.

    Son fils, l'écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldschmidt, décide en 2011 de confier ces dessins au Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon où ils sont désormais conservés.

    L'ouvrage propose plusieurs entrées : art, histoire et littérature.
    En introduction, l'historienne Annette Wieviorka, spécialiste de l'histoire de la Shoah, apporte des éléments d'explication sur le fonctionnement du camp de Theresienstadt.
    Les écrivains Marcel Cohen, Guy Pimienta et Roger-Yves Roche proposent une approche littéraire très précise des dessins d'Arthur Goldschmidt, que Georges-Arthur Goldschmidt, Guy Pimienta et Roland Baroin présentent en ouverture du livre.
    Cet ouvrage, par sa forme épurée, ses tons doux, ses qualités d'impression et de façonnage traduit avec sobriété le sentiment d'inquiétante tranquillité que suggèrent ces dessins, comme l'ombre d'un doute : « J'en craignais la beauté d'exécution et le caractère parfois presque "idyllique" des paysages pouvait créer, me semblait-il, un véritable malentendu [.] », écrit son fils, l'écrivain Georges-Arthur Goldschmidt.

  • Le cas Royaumont

    Collectif

    • Creaphis
    • 23 Octobre 2014

    En 1964, Isabel et Henry Goüin créent la Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des Sciences de l'Homme et lui font donation de l'abbaye, à 35 km au nord de Paris, près de Roissy. Leur ambition est philanthropique : l'étude de l'homme en société et le développement des arts pourraient mettre un terme aux haines, aux guerres, aux fanatismes. De nombreux colloques ont lieu à l'abbaye et sont publiés par les éditions de Minuit et Le Seuil. Les disciplines explorées sont multiples :
    Littérature, philosophie, sciences humaines, histoire, beaux-arts, musique. Des intellectuels et auteurs prestigieux (français et étrangers) se rencontrent à Royaumont autour de questions d'art et de société.
    Parmi eux, on peut citer Edgar Faure, Jean Fourastié, Lucien Febvre, François Furet, Jacques Le Goff, Leroy-Ladurie, Levi- Strauss, Leroi-Gourhan, Piaget et Chomsky, Barthes, Morin, Raymond Aron, Pierre Klossowski, Lacan, Malraux, Jacques Monod...
    AVP D 18/59 Août et Septembre 2014 En 1972, dans le cadre d'un Centre Royaumont pour une Science de l'Homme, François Jacob, Jacques Monod, Edgar Morin élaborent des formes inédites de coopération entre biologie et anthropologie.
    En 1983, Bernard Noël participe à la création du Centre littéraire renommé Centre de Poésie et Traduction par Rémy Hourcade avec l'appui d'Emmanuel Hoquard et de Claude Esteban. En 2000, Susan Buirge inaugure un programme de création chorégraphique.
    Royaumont est aussi un centre de recherche orienté vers la musique vocale : Marcel Perès et l'Ensemble Organum revisitent le répertoire médiéval ; Gérard Lesne et Il Seminario musicale, puis Jean-Claude Magloire, William Christie et leurs ensembles respectifs inaugurent le renouveau baroque. En 1983, les programmes de création musicale contemporaine trouvent leur expansion avec Voix Nouvelles : de jeunes compositeurs et interprètes viennent du monde entier se perfectionner à l'abbaye, des programmes de création transculturelle (improvisation et traditions orales) sont créés.
    Cet ouvrage est à la fois un livre repère de cette période et un essai prospectif sur le devenir des actions menées par la Fondation. Une dizaine de chercheurs réunis depuis un an autour de Denis Laborde (CNRS, EHESS) y analysent les réflexions et les actions menées par la Fondation depuis 50 ans, en écho à la pensée et à la création et s'interrogent sur son rôle dans le paysage culturel contemporain et sur son devenir. Plusieurs entretiens avec des figures tutélaires « qui ont fait Royaumont » accompagnent ces contributions scientifiques. Le livre est très largement illustré avec des documents et des images réalisées par des photographes résidents à Royaumont.

  • N'Djamena, Tchad

    Collectif

    N'Djamena, capitale du Tchad est montrée ici sous une forme plurielle et subjective. Ce livre témoigne, plus qu'il ne documente, de situations en s'attachant moins aux traces historiques qu'à un état des lieux contemporain. Ce n'est pas une monographie de cette ville anciennement nommée Fort-Lamy mais plutôt une expérience littéraire et photographique issue de résidences d'artistes produites par l'Institut français du Tchad.
    La diversité des points de vue constitue une mosaïque de la ville en 2014 que le texte de l'écrivain tchadien Nimrod éclaire avec force. Le livre propose plusieurs entrées : parcours dans les quartiers, images de la vie quotidienne, gestes et savoir-faire, vision insolite de milieux sociaux contrastés, lieux habités, portraits d'habitants et regard décalé sur les institutions. La richesse et la légitimité de ce livre reposent sur l'engagement des auteurs, tchadiens et européens, pour tenter de saisir un peu N'Djaména.

  • Un jour, ou peut-être une nuit, les onze volumes de planches de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ont été dérobés à la bibliothèque de Royaumont. Inspirée de ce fait divers, une équipe de Royaumont, Suzanne Doppelt (photographe), Ryoko Sekiguchi (écrivain japonaise) et Marc Charpin (lithographe), propose de recomposer certaines de ces planches. Il s'agit d'une réappropriation, fidèle à l'Encyclopédie, qui tente de répertorier et de classer le monde. Reconstruire une part de ce qui a été volé, tel est le propos des artistes engagés dans cette entreprise.

  • Qu'il s'agisse de portraits ou de natures mortes, de scènes d'inspiration religieuse, mythologique ou profane, les 77 peintures des XVIIe et XVIIIe siècles du château de Grignan présentent un intérêt incontestable.
    Hormis quelques-unes, elles n'ont pourtant fait l'objet encore d'aucune étude ni publication d'ensemble. Le château de Grignan, monument historique et musée de France, dans lequel Madame de Sévigné séjourna, est situé entre Dauphiné et Provence. Son site, aussi merveilleux qu'exceptionnel, est renommé au-delà des frontières nationales. Ses collections sont riches et l'on s'y attarde volontiers. Sa collection de peintures des XVIIe et XVIIIe siècles n'a rien de commun avec celles que l'on peut habituellement découvrir dans un château.
    Elle est originale par sa cohérence historique et artistique, mais aussi par le nombre de surprises qu'elle réserve. Ornée de cadres souvent somptueux, on l'admire en déambulant dans des ensembles décoratifs reconstitués. Sa dimension est européenne tant par l'origine des artistes, les lieux de production et les lieux actuels de conservation des oeuvres dont elles sont parentes. Cet ouvrage, nourri par des historiens de l'art reconnus de la peinture française et européenne des XVIIe et XVIIIe siècles, voudrait éveiller la curiosité d'un large public, tout en enrichissant les études scientifiques consacrées à des artistes de premier ordre dont on découvre ici des oeuvres inédites (Pietro Dandini, Louis Elle, Cavalier Morati, Pietro Navarra, Francesco Piranèse, Giovanni Stanchi).
    Il constitue le premier ouvrage d'une collection intitulée histoires de châteaux, dirigée par la conservation du patrimoine de la Drôme, où les amateurs d'art, les curieux et les spécialistes découvriront des histoires, des architectures et des oeuvres à travers des regards contemporains exercés et enthousiastes.

  • Du Paris métamorphosé au XIXe siècle par les grands travaux de la rénovation urbaine, on a conservé de très nombreuses images, grâce en particulier à la photographie. Cette invention capitale, caractéristique de ce siècle de l'industrie va connaître une grande diffusion et un extraordinaire succès. Observateurs, artistes, reporters, industriels, inventeurs sont à l'affût de tout ce qui change pour en fixer par l'image photographique une empreinte indélébile. Mais dans ce contexte, l'art et l'industrie allaient s'opposer farouchement. A ses débuts, la photographie devait à la fois s'assurer de la conquête des marchés, accroître son développement technique, se constituer un cadre juridique et institutionnel, bref se révéler, face au modèle pictural dominant. Cette aventure artistique, technique, commerciale et industrielle eut ses acteurs, avec leur rôle de plus en plus affirmé et spécifique. Albert Chevojon et ses successeurs, pendant plus de cent trente ans ont largement participé à l'édification de l'image photographique. Les Chevojon, photographes d'" arts industriels " se sont surtout distingués par leurs images d'architecture et d'industrie, tout en expérimentant leur talent dans d'autres domaines. Depuis plus de cent ans, la " dynastie " Chevojon, le père, Albert, ses fils (Louis et Jacques) et ses petits-fils (Bernard et Gérard), a forgé, génération après génération, une tradition photographique, véritable trésor de savoir-faire. Pour autant, les Chevojon ont toujours su s'adapter, innover et être attentifs aux changements qui ont façonné la ville moderne. L'ouvrage présente une cinquantaine de clichés inédits, directement reproduits à partir des plaques de verre originales (sur les quelque cinquante mille qui constituent le fonds Chevojon). Parmi les très nombreuses vues d'un immense album, ce choix iconographique privilégie les représentations d'un vaste ensemble architectural et urbain en construction, marqué par la toute puissance industrielle, au tournant du siècle.

  • Ville mobile

    Collectif

    Réunis autour des questions de mobilités urbaines, quelques amis ont observé le cas de l'Ile-de-France.
    Territoire multiple, en déplacement continuel par le fait même de l'histoire de son aménagement, cette région capitale a connu au cours du xxe siècle l'une de ses plus importantes mutations, faisant de Paris et de ses banlieues une gigantesque métropole. Des transports en commun parmi les plus performants du monde (du moins pour la ville centre) viennent " réticuler " cet espace. Ainsi, depuis cent cinquante ans, au fur et à mesure de l'extension de ses réseaux et de l'émergence de nouvelles centralités, la ville a gagné sur la campagne, changeant durablement la démographie, les paysages et les modes de vie des " déplacés ". Prise dans un immense palimpseste, la région, métropolisée, offre une image stratifiée où peuvent se lire au quotidien les parcours et les trajectoires, (accidents et courts-circuits compris) de millions de " Transiliens " qui " bougent " sur des territoires complexes, à différentes échelles de mobilités. Ces pratiques font apparaître une culture du déplacement et des formes de territorialisation liées à la résidence, à l'emploi, à la famille, à la province ou au pays d'origine, ou encore aux modes de consommation et de loisirs. Cette culture et ces formes urbaines, avec toutes leurs composantes, sont-elles spécifiques de la région Ile-de-France ?
    Dans le temps même de la transformation et de la " fabrication "de ce territoire, les multiples représentations que s'en font ses habitants sont appréhendées par les musées et écomusées répartis tout autour. Quelques-unes de ces structures culturelles réunies de manière informelle dans un groupe nommé " Neufs de Transilie " ont abordé ces questions de société à leur manière. Leur approche, originale, sensible, à partir de récits de vie, d'enquêtes de terrain, d'objets issus des collections ou collectés pour l'occasion, est caractéristique du style des musées de société.
    Ce livre, dans lequel sont également invités des chercheurs en sciences sociales, rend compte d'une partie des interrogations et des travaux engagés par ce groupe depuis l'an 2000.

    Ville mobile accompagne l'opération " Bouge la ville, bouge " qui regroupe plusieurs expositions imaginées et réalisées par les " Neufs de Transilie ".

    Cette opération a reçu le soutien de la Fondation Crédit Coopératif.

  • Comment meurt une republique?

    Collectif

    • Creaphis
    • 10 Novembre 2004

    Cet ouvrage n'a pas pour but de réhabiliter le coup d'État du 2 décembre 1851. Il ne s'agit pas non plus de s'inscrire dans une démarche exclusivement commémorative de la résistance au coup de force de Louis-Napoléon Bonaparte. Il est issu d'un colloque au cours duquel des historiens ont réfléchi à l'histoire du coup d'État et de sa résistance telle qu'elle a été écrite et telle que nous pouvons aujourd'hui la repenser autour des notions d'événement, de récit, et d'acteurs de l'histoire.

  • De la ruine altière à l'édifice prestigieux, du rempart à la porte fortifiée, la Drôme possède de nombreux châteaux et fortifications dont les fonctions ont évolué, au cours des siècles, de la défense à la résidence.
    Ces architectures ponctuent le paysage. Historiens, archéologues, architectes et conservateurs du Patrimoine présentent leurs dernières recherches sur la construction et l'évolution des formes et des fonctions de ces sites, mais aussi sur leur devenir. Se croisent également des regards de photographes contemporains, sur ce patrimoine riche de lumières et de matières.

  • La télé au logis

    Collectif

    Ce petit livre, en écho à l'exposition " Viens chez moi y a la télé " conçue et réalisée par l'écomusée de Fresnes (Val-de-Marne), propose un voyage à l'intérieur de l'univers des téléspectateurs.
    Les textes réunis sous la direction d'Alexandre Delarge et de Juliette Spire, cherchent à cerner le profil du téléspectateur. La question est toujours posée du point de vue de l'usager et non des chaînes, que ce soit à travers les liens entre technique et pratique, chaîne/spectateur, et dans les modes d'appropriation des programmes voire de création d'une culture. Le lecteur est convié à s'interroger sur une activité banale et quotidienne, " regarder la télé ", qui serait aussi d'ordre esthétique, social, intime...
    A travers la diversité des approches développées par les auteurs et à travers les témoignages de Fresnois, la figure originale d'un téléspectateur émerge. Chacun, zappeur invétéré ou téléspectateur sélectif assidu, " tire profit " des émissions qu'il regarde à sa faon. Le téléspectateur lui-même change il peut selon les moments se sentir téléspectateur-instituteur, téléspectateur-amateur de football, téléspectateur-mélomane...
    Ces textes de spécialistes éclairent deux facettes de " l'activité téléspectatrice ". La première est la disposition dans laquelle nous nous trouvons en regardant la télévision, la deuxième est la relation que nous construisons avec un programme particulier.

  • Alain Corbin, longtemps professeur à la Sorbonne, est sans conteste l'un des plus grands historiens contemporains, admiré pour l'originalité d'une oeuvre aujourd'hui traduite et commentée dans le monde entier, comme en témoigne un colloque récent organisé et publié en son honneur par l'Université de New York. Ses nombreux élèves français ont également souhaité lui rendre un hommage à sa mesure. Réunis par l'une de ses élèves ainsi que par son successeur à l'Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, une vingtaine de jeunes historiens, tous formés à la recherche par Alain Corbin, témoignent ici de l'ampleur et de la portée de son enseignement. Les études originales qu'ils présentent dans cet ouvrage illustrent, chacune à sa manière, quelques-unes des grandes pistes ouvertes par l'oeuvre d'Alain Corbin : perceptions de l'espace, des paysages et des identités régionales ; relecture politique de l'histoire du XIXe siècle ; primauté, parmi tant d'autres " objets générateurs d'émotions fortes ", du corps, du désir ou de l'horreur. Elles montrent ainsi comment cette histoire, voulue par Alain Corbin, se perpétue et se renouvelle à travers eux.

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