Aden Belgique

  • Printemps 2016 ? ÉDITORIAL ? FAIRE FACE (portrait d'un « anonyme », par Damien Roudeau) ? PLAIN-PIED : reportage - Din Records, collectif de rap citoyen (Médine, Tiers-Monde, Brav, etc.), au Havre ? AGORA : débat : Le salaire à vie / Revenu de base > Van Parijs / Christine Jackse ? RENCONTRE : avec Edgar Morin (grand entretien) ? INTERNATIONAL : Venezuela : le post-chavisme (entretiens et articles - menés par Luis Dapelo et Alexis Gales) ? LILITH : féminisme > La précarisation des femmes - par Julie Paquette et Emilie Dionne ? CARTE BLANCHE : Illustrations (Popcube) ? LEVIERS : Derrida et les animaux, par Aurélien Barrau ? PORTRAIT :
    Alexandra David-Néel ? MANUSCRIT : « Zone libre » ? CARNET : Résistances en Syrie, par Sarah Kilani ? ATOLL : Poésie > Traits d'Espagne, par Marc Sastre ? ZÉPHIR : Lieu-dit

  • Critiquer Foucault

    Collectif

    Lorsque Michel Foucault meurt le 25 juin 1984, Paul Veyne publia un texte dans Le Monde ou il y déclarait que l'oeuvre de l'intellectuel constituait « l'événement de pensée le plus important de notre siècle ». 30 ans après sa mort, force est de constater qu'il est bel et bien devenu un des intellectuels les plus influents de notre époque. Son oeuvre à été largement diffusée, traduite et enseignée de par le monde. Ses idées, sont utilisées dans de nombreux champs d'analyse tant historiques, philosophiques ou sociologiques. Son travail à ainsi largement inspiré de nombreux intellectuels contemporains importants au sein des gender studies, des études post-coloniales ou de ce qu'on nomme, plus généralement, le post-modernisme. Son influence sur la vie intellectuelle est donc considérable et à largement façonné les termes du débat intellectuel des 30 dernières annés. Foucault est donc bel et bien devenu une référence intellectuelle du notre siècle.
    Pourtant malgré cette omniprésence dans le champ intellectuel, force est de constater qu'il est trop rarement discuté de manière critique. Il est parfois l'objet d'une admiration peu rigoureuse et d'un regard sans grande distance. Les commentaires critiques qui on ainsi pu être portés sur son oeuvre, qu'ils soient le fruit d'auteurs aussi fameux que Chomsky, Habermas ou Jacques Bouvresse n'ont au final eu que peu d'échos sur la réception internationale de Foucault. Il est d'ailleurs pour le moins étonnant que l' « adoption » de son corpus théorique aie été intégrée sans grande difficulté au sein de la gauche intellectuelle. Ici, les déplacement qu'a opéré Foucault sont particulièrement importants à l'égard de la tradition des lumières et du rationnalisme qui avait pu nourrir la pensée marxiste avant lui. Que ce soit sur la politique, la science, le savoir, la vérité ou le pouvoir, Foucault est clairement en rupture avec une partie des intellectuels critiques de son époque. Pourtant, trop peu de place à encore été donnée a ces oppositions, critiques et discussions. L'objet du présent ouvrage n'est donc pas d'être « pour » ou « contre » Foucault, mais de rassembler des auteurs d'horizons et de disciplines différentes ayant pour point commun un regard critique sur l'intellectuel français.
    Que ce soit sur ses convictions politiques ou ses travaux théoriques, Foucault mérite mieux que des exégèses ou des apologies. Il mérite qu'on le discute, qu'on le confronte et surtout, qu'on le critique pour mieux comprendre l'ampleur et les chantiers qu'il a ouverts dans le champ intellectuel de son époque et de la nôtre.

  • Face à la mort

    Collectif

    Au contraire de la france, la belgique est l'un des rares pays européens à avoir dépénalisé l'euthanasie.
    De septembre 2003 à fin 2004, l'équipe psychosociale de soutien du service d'oncologie du réseau hospitalier d'anvers à middelheim a travaillé sous la direction du docteur raymond mathys à rédiger un rapport fidèle des demandes d'euthanasie rencontrées dans leurs services. de là est né ce livre : un livre de gens courageux qui parlent de gens courageux, un livre qui nous fait entrer dans l'intimité des malades et de leurs soignants, avec leur façon d'assumer concrètement leur souffrance et parfois de choisir finalement l'euthanasie.
    Ces récits et témoignages montrent comment une équipe cherche à agir avec discernement dans des situations où le malade lui-même est capable de donner le ton et où il lui est permis de prendre l'initiative parce que chaque histoire d'euthanasie est particulière. et chaque patient est unique. avec un avant-propos du professeur wim distelmans et des analyses du professeur rik pinksten.

  • Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), journaliste, économiste, député et sociologue, fut le premier à se qualifier d' "anarchiste". Philosophe infatigable, il a abordé tous les sujets, sans distinction, qu'ils soient d'ordre philosophique, moral, politique ou économique, et chacun de ses textes porte l'empreinte fougueuse et polémique de son auteur.
    Dès sa mort, ils furent nombreux à mettre en place des méthodes diverses pour faciliter l'accès à la pensée de ce théoricien de l'anarchisme : biographies intellectuelles ou anthologies de textes choisis et commentés. Mais jamais encore un dictionnaire.
    Proudhon n'a jamais été un homme d'ordre au sens usuel de l'expression : il s'est toujours voulu le penseur d'un ordre qu'il oppose à ce qu'il perçoit plutôt comme le désordre du monde tel qu'il va.
    Ce Dictionnaire Proudhon comporte une cinquantaine d'articles qui correspondent aux notions-clés de sa pensée. Il entend donner les clés d'accès à la pensée de l'auteur de la fameuse formule "La propriété, c'est le vol" et montrer que, derrière un certain nombre de contradictions de surface, la pensée proudhonienne demeure de bout en bout fidèle au dessein qui lui donne son impulsion initiale : en finir avec une société inégalitaire pour la plus grande partie de ses membres.

  • "N'épargnez pas les enfants!"...
    La formule fut maintes et maintes fois répétée durant le génocide des Tutsi au Rwanda d'avril à juin 1994. En plus d'être lapidaire, elle fut pédagogique et efficace: plus d'un million de Tutsi furent exterminés par le régime "hutu power" rwandais. Des vieillards abattus à la machette, de femmes violées, des bébés écrasés au pilon, des églises effondrées, des maisons incendiées, des biens pillés, etc.
    Leur tort ? Exister comme Tutsi. La dimension donne le vertige: comment près d'un million de personnes ont pu être décimées en l'espace de cent jours à peine ?! La réalité est dramatiquement simple : le génocide des Tutsi était un génocide de proximité... Qu'est-ce qu'un génocide? Comment le génocide des Tutsi a-t-il pu se produire dans la totale indifférence de la communauté internationale? L'ONU est-elle responsable? Et la Belgique? Qui cherche aujourd'hui à nier la réalité de ce génocide ? Par quels procédés ? Faut-il pénaliser le négationnisme ? En quoi le génocide des Tutsi est-il indivisible de celui des Arméniens et des Juifs ? Pourquoi faire oeuvre de mémoire ? Un livre-évènement incontournable pour répondre à ces questions, pour en comprendre bien d'autres et pour commémorer le 15e anniversaire du génocide des Tutsi.

  • Revue aden t.9

    Collectif

    Benjamin Stora : "La gauche socialiste, révolutionnaire et la question du Maghreb au moment du Front populaire (1935-1938)" ;
    Thierry Hohl : "Daniel Guérin, militant socialiste : un parcours anticolonialiste singulier" ;
    Anne Mathieu : "Magdeleine Paz en reportage (Irlande, Maroc, Tunisie) : anticolonialisme et antiracisme" ;
    Alain Ruscio : "Contre l'exposition coloniale de 1931 (Paris-Vincennes) : des voix fermes, mais bien isolées.
    Aperçus" ;
    Vincent Chambarlhac : " "De quel côté verrez-vous le barbare ?" (Pierre Semard, romancier anticolonialiste)" Guy Sat : "Jean Guéhenno face au problème colonial" ;
    Mathilde Lévêque : " 'Pour le coeur et pour l'esprit, tous les hommes sont frères'. Édy-Legrand, Claude Aveline, Blaise Cendrars et Léopold Chauveau, littérateurs pour la jeunesse" ;

    Héritages anticolonialistes des années 30 Pierre Lecoeur : "Libération de l'autre, libération de soi : l'anticolonialisme de Pierre Herbart" Entretien avec Benjamin Stora.
    Rubrique "Textes et Témoignages retrouvés" * Du côté de Paul Nizan Jean-Michel Wittman : "Nizan critique et romancier face à l'héritage de Barrès : un inventaire avant liquidation" Jean-François Gaudeaux : "La leçon de philosophie de Nizan à l'usage de notre temps" Jean-Baptiste Para : "Le sentiment de la nature au Tadjikistan"

  • De la fin du XIXe siècle à nos jours, une presse écrite radicale a scandé l'actualité et le combat politique, s'érigeant en porte-parole, en agitateur, en organisateur et parfois même en raison d'être de multiples organisations.
    Ces journaux ont contribué à façonner les militants, les ont mobilisés, les ont formés, ont quelquefois agité l'opinion, mais sont aussi parfois demeurés confidentiels. Ces journaux ont secoué le pouvoir, provoqué des polémiques furieuses, furent l'objet de répressions policières, d'attaques,... Ils ont constitué un élément essentiel de l'identité politique offrant un point d'ancrage fondamental pour les militants. Ils furent aussi l'outil de connaissance et de formations d'une large partie des militants issues du mouvement ouvrier.
    Ce colloque en reprend l'histoire. Il se tourne résolument vers le futur en soulignant, malgré les difficultés, la nécessité d'une presse radicale.
    Ce livre, en tirant le bilan des expériences passées, laissent la richesse des expériences vécues comme patrimoine à exploiter pour les projets de demain.

  • Balayée la victoire du " non " à la constitution européenne ? le 4 février 2008 marquera sans doute dans l'histoire de france le premier coup d'état politique du xxie siècle.
    Avec la bienveillance du parti socialiste, la nouvelle gouvernance à l'américaine aura montré que la volonté souveraine exprimée par plus de 15 millions de français en mai 2005 peut être violée par 560 parlementaires moins de trois ans plus tard. qu'importe! " l'europe est sortie de l'impasse! ". sic ! il était donc urgent de reprendre l'offensive dans les luttes comme dans l'analyse de ce que sous-tend réellement la "construction" européenne.
    Car force est de constater que même la "gauche du non", qui prétend "réorienter" l'ue et lui donner un contenu " social ", a déserté ce terrain. la rédaction collective de ce livre a donc été guidée par ces idées directrices : identifier les conséquences réelles de la " construction " européenne. où l'on verra qu'en fait de " construction ", il s'agit essentiellement d'un démantèlement de la capacité de résistance des peuples face à la domination du capitalisme mondialisé.
    Retracer la généalogie de l'europe en tant que mythe politique et culturel. où l'on constatera le parallélisme entre les défaites du mouvement ouvrier et l'hégémonie croissante de l'europe. faire la critique totale de l'idéologie européenne. où l'on comprendra les enjeux de classe qui percent derrière le rêve européen. la déconstruction des états répond à une stratégie jamais démentie. ce livre dégage des perspectives essentielles pour quiconque veut s'inscrire dans le combat nécessaire contre l'idéologie européenne.

  • Le socialisme, les socialismes, représentent une constellation d'idées, d'espérances, d'expériences, de luttes, de valeurs, d'engagements, de mémoires, de musiques, de concepts, de lieux, exceptionnelle dans la destinée des femmes et des hommes. Au-delà des structures et des slogans, trois femmes et trois hommes ont souhaité raconter, sous forme d'abécédaire, leur imaginaire socialiste, pluriel et dense, ardent et passionné. Un petit dictionnaire amoureux, affectif et sentimental, loin du traité de sciences politiques, un florilège d'indignations et d'émerveillements, face au désenchantement résigné de l'époque et face au triomphe des valeurs marchandes.

  • Durant « l'Âge d'Or » de la piraterie (XVIIe-XVIIIe siècles), des équipages composés des premiers rebelles prolétariens pillèrent les voies maritimes entre l'Europe et l'Amérique. Depuis des ports libres, ils lançaient des raids si fructueux qu'ils déclenchèrent une crise impériale, en s'attaquant aux échanges britanniques avec les colonies, et en écrasant le système d'exploitation globale, d'esclavage et de colonialisme qui se développait.
    La société euro-américaine de l'époque était celle du capitalisme en plein essor, de la guerre, de l'esclavage, de l'enclosure des terres et des déblaiements ; la famine et la misère côtoyaient une richesse inimaginable. L'Église dominait tous les aspects de l'existence et les femmes avaient peu de choix hormis l'esclavage marital.
    En opposition à cela, les pirates créèrent un monde qui leur était propre, où ils avaient « le choix en eux-mêmes » - un monde de solidarité et de fraternité, où ils partageaient les risques et les gains de la vie en mer, prenaient collectivement les décisions et vivaient pour euxmêmes dans le présent, refusant de servir d'outils aux commerçants pour que ceux-ci puissent accumuler des richesses.

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