Amos Oz

  • Le grand écrivain Amos Oz, récemment disparu, s'est intéressé à la figure du traître toute sa vie - comme son oeuvre romanesque en témoigne. Dans un discours prononcé à Berlin en 2017, il a voulu revenir sur le plus célèbre d'entre eux, et réfléchir au rôle qu'a joué la prétendue trahison de Jésus par Judas dans la naissance de l'antisémitisme chrétien. Il se fait conteur en nous présentant une version alternative de l'histoire connue, et en nous interrogeant sur les liens entre les deux grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Sa réflexion est iconoclaste, irrévérencieuse, romanesque, mais toujours nourrie d'une connaissance profonde des textes fondateurs des deux religions.
    Cet ouvrage, le premier inédit publié depuis le décès d'Amos Oz en décembre 2018, condense une certaine philosophie du dialogue qui était au coeur de l'oeuvre et de l'engagement d'Amos Oz. Sa parole demeure d'une actualité brûlante.
    En préambule, la rabbin Delphine Horvilleur s'adresse directement à l'auteur disparu, dans une émouvante lettre. Elle nous offre un éclairage passionnant de la conférence d'Amos Oz, en nous parlant des prophètes et des traîtres, du rôle de la littérature dans nos vies, et du besoin de dialogue pour surmonter les fanatismes de toute sorte.

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  • Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Deux enfants, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit...
    Pour illustrer ce superbe conte pour enfants et adultes, il fallait tout le talent et la magie des couleurs de Georg Hallensleben. Au delà du conte traditionnel, Amos Oz nous offre une fable magnifique sur l'exclusion et la tolérance.

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  • Judas

    Amos Oz

    Jérusalem, 1959. Contre la promesse d'un logement et d'un petit salaire, l'étudiant Shmuel s'engage à tenir compagnie à Gershom Wald, un vieil homme fantasque passionné par la question arabe et l'histoire du sionisme. Dès son arrivée, Shmuel rencontre Atalia, une femme un peu plus âgée que lui, qui vit sous le même toit. Fasciné par sa beauté et son mystère, il découvre bientôt qu'un douloureux secret la lie à Wald.

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  • « Tu veux jouer à inventer des histoires ? Un chapitre chacun ? Je commence ? Il était une fois un village que ses habitants avaient déserté. Même les chats et les chiens étaient partis. Et les oiseaux aussi. » Le petit garçon qui joue ainsi à inventer des histoires à la demande de sa mère est devenu un grand romancier. Sa mère n'est plus là, mais il tient malgré tout à poursuivre le récit de l'existence tumultueuse de sa famille et de ses aïeux. Son récit quitte donc le quartier modeste de Jérusalem où il est né, remonte le temps, retourne en Ukraine et en Lituanie, et fait revivre tous les acteurs de cette tragi-comédie familiale, qu'ils soient prophète tolstoïen, séducteur impénitent, mauvais poète, kibboutznik idéaliste, ou vrai savant. Leurs vies sont parfois broyées par la grande Histoire - l'Europe les rejette, l'Orient se montre hostile - et toujours marquées par leurs propres drames intimes, illusions perdues et rêves avortés. Au coeur d'une narration riche, d'une ampleur et d'une puissance romanesque jusque-là inconnues dans l'oeuvre d'Amos Oz, la disparition tragique de la mère demeure la question à laquelle ce roman cherche une réponse. Une histoire d'amour et de ténèbres est un livre bouleversant où l'histoire d'un peuple et la vérité d'un homme se confondent

  • Jusqu'à la mort

    Amos Oz

    Fort d'une foi triomphante, un seigneur français entreprend, à la tête d'une troupe de croisés, la chevauchée qui doit le conduire vers la Ville sainte. Le massacre des Juifs accompagne sa progression, mais bientôt, au sein de paysages désolés, la marche se fait plus lourde et l'esprit plus inquiet. Les malédictions, la mort frappent. Les survivants perdront tout, jusqu'à la pesanteur du corps, pour devenir l'expression d'un pur désir en marche vers une Jérusalem céleste, non plus ville, mais amour absolu.Neuf siècles plus tard, à Tel-Aviv, un vieux conférencier itinérant effectue un autre voyage, au bout de la solitude, de la paranoïa et de l'impuissance.C'est sous le double signe de la mort et de la haine que cheminent ces voyageurs avec lesquels le romancier nous ouvre le cercle vicieux du discours raciste. La haine, chez les chrétiens, engendre l'angoisse ; ils chassent le Juif autour d'eux, parmi eux, peut-être même en eux. Chez l'Israélien, elle est l'émanation de l'inquiétude d'un monde où la conscience débouche sur l'absence. Mourir pour Jérusalem. Être un mort-vivant à Tel-Aviv. Deux faces d'une même obsession tragique.

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  • 1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la Colline du Mauvais Conseil, à Jérusalem, se dresse comme une menace le palais du Haut-Commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a le candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un Lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra - sans doute - son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le Dr Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre « l'occupant ». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants - dont l'avenir se joue alors - qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.

  • Le 3 juin 2018, à l'Université de Tel-Aviv, Amos Oz donnait ce qui sera sa dernière conférence. Gravement malade, conscient de sa fin imminente, ses paroles résonnent comme un testament politique. Fervent défenseur de la paix, il plaide pour la solution à deux États au Moyen-Orient, leitmotiv de son oeuvre et de ses combats. « Si nous ne créons pas ici deux États, et vite, nous nous retrouverons avec un seul. Et ce ne sera pas un État binational. Cette bête curieuse n'existe pas. Ce sera tôt ou tard un État arabe du Jourdain à la mer. » Très tôt, Amos Oz avait souligné le danger que courrait le peuple juif s'il se retrouvait minoritaire. Clairvoyant, il fait néanmoins preuve d'un optimisme indéfectible, et exhorte le peuple israélien à prendre son destin en main car, répète-t-il en reprenant une expression de l'écrivain Yosef Haïm Brenner, « rien n'est encore joué ».

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  • Entre amis

    Amos Oz

    " Au début de la fondation du kibboutz, nous formions une grande famille. " L'idéal de vie en communauté a-t-il résisté à l'érosion du temps pour les habitants du kibboutz Yikhat ? La société israélienne n'est déjà plus la même que du temps des fondateurs. À Yikhat comme ailleurs, l'on se débat avec ses chagrins d'amour et ses désirs irréalisables.
    En huit nouvelles qui forment un roman, Amos Oz scrute les passions et les faiblesses de l'être humain.

  • Seule la mer

    Amos Oz

    Albert Danon est seul. Sa femme Nadia vient de mourir d'un cancer, et son fils Rico est parti au Tibet. Bettine, une vieille amie, veuve elle aussi, s'inquiète pour Albert. Surtout lorsque Dita, la petite amie de Rico, emménage chez lui. Un certain Doubi Dombrov veut produire le scénario de Dita, mais il veut surtout Dita. Qui couche avec Guigui, en pensant à Albert, ou à Rico. Qui pense à sa mère, et ne veut pas rentrer du Tibet.
    Un chassé-croisé de voix et d'histoires que le narrateur, affranchi de toute contrainte formelle, tisse, tout en nous parlant de lui, en un poème bouleversant qui se lit comme un roman - ou est-ce un roman qui se lit comme un poème ? - pour serrer au plus près la quintessence de nos vies, le désir, la nostalgie d'un bonheur perdu, la mort qui nous cueille.
    Seule la mer fut acclamé lors de sa publication en Israël, mais aussi en Italie, en Angleterre et aux États-Unis comme une oeuvre maîtresse, un livre inclassable d'une beauté sauvage, en un mot, comme un livre inoubliable.

  • La boîte noire

    Amos Oz

    « Bonjour Alec ! Si tu n'as pas détruit cette lettre à l'instant même où tu as reconnu l'écriture sur l'enveloppe, c'est que ta curiosité est plus forte que ta haine ou que ta haine a besoin d'être alimentée. » Ainsi commence la première lettre d'Ilana à son ex-mari, Alec, après sept ans de silence. Il est devenu un intellectuel de renommée internationale et vit aux États-Unis. Elle s'est remariée à Michel Sommo, un juif sépharade religieux, et vit en Israël. Leur correspondance prend d'abord pour sujet Boaz, leur fils, une graine de voyou. Mais bien vite leurs échanges restituent leur vie passée : comme, après une catastrophe aérienne, le contenu de la boîte noire.
    Amoz Oz construit un étonnant roman épistolaire sur la manipulation au sein des familles. Il dessine, à partir de l'histoire intime de trois personnages, un portrait de l'Israël contemporain.

  • Scènes de vie villageoise

    Amos Oz

    Nous voici à Tel-Ilan, un village centenaire fondé bien avant la création de l'Etat d'Israël. Une petite communauté y vit entourée de vignes et de vergers, et la vie semble s'écouler paisiblement. Depuis quelque temps pourtant, les gens de la ville envahissent les rues du bourg, et avec eux, la spéculation immobilière et la vulgarité. Et les vieilles maisons, elles-aussi, cachent parfois de bien sombres histoires. Passah Kedem, député à la retraire, supporte mal la présence sous son toit d'Abdel, un jeune étudiant arabe. Kobi Ezra tente de surmonter la timidité de ses dix-sept ans pour séduire la jolie bibliothécaire, tandis que le maire ne comprend pas pourquoi sa femme lui a fait remettre une note avec ces seuls mots : « Ne te fais pas de soucis pour moi ». En huit nouvelles, Amos Oz fait surgir toute une société imaginaire et serre, entre tendresse, mélancolie et âpreté, la fragilité de nos vies.

  • Ailleurs peut-être

    Amos Oz

    Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva, qui lui a préféré le luxe tapageur d'un Juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide.
    Peintre réaliste du kibboutz, Amos Oz n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donne toute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse les portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.

  • Dans le petit village israélien de Tel-Ilan, la vie semble suivre son cours tranquille. Comme toutes les six semaines, Dahlia Levine, la bibliothécaire, réunit chez elle une chorale amateur : on chante, on mange, on boit du vin ensemble dans la joie et la bonne humeur. Mais est-il toujours possible de mettre de côté les tracas et les tristesses enfouies?

    Par-delà la solitude et les non-dits, une vibrante invitation à la fraternité et au partage.

  • «Combattre les extrémistes ne veut pas dire les anéantir tous, mais plutôt contrôler le petit fanatique qui se cache en nous».

    «Ces trois articles n'ont pas été rédigés par un expert ni un spécialiste, mais par un auteur dont l'engagement s'accompagne de sentiments mitigés» : c'est ainsi que le grand romancier israélien Amos Oz présente ce recueil d'essais, nés à l'occasion de conférences données depuis 2002.
    Il y propose une réflexion géopolitique qui se nourrit aussi bien d'analyses historiques, d'interprétations bibliques que d'anecdotes personnelles, afin d'exposer sa lecture du fanatisme, dans toutes ses acceptions possibles, et ses éventuels recours. Car Amos Oz, fervent défenseur de la paix et de la solution à deux États au Moyen-Orient, se refuse aux simplifications.
    Dans ce recueil qui peut se lire comme un prolongement de Aidez-nous à divorcer (2004), Comment guérir un fanatique (2006), et Juifs par les mots (2014), l'écrivain se saisit de l'actualité de son pays pour esquisser des pistes prudentes, et désormais teintées d'un certain pessimisme. Conscience intellectuelle et porte-voix du mouvement «La paix maintenant» depuis 1978, Amos Oz ne dissimule pas ses réserves sur les choix récents faits par le gouvernement de son pays, ni sa crainte de leurs conséquences dans les années à venir.
    Soixante-dix ans après la proclamation de l'État d'Israël, ces trois textes nous interrogent sur les racines humaines du fanatisme et nous invitent à considérer, malgré tout, ce que des peuples qui se déchirent peuvent avoir en commun.

  • La troisième sphère

    Amos Oz

    «Au fil des années, il en était quelques-uns qui avaient fini par apprécier l'étonnant amalgame de vivacité et d'absence, de tristesse et d'enthousiasme, de subtilité et d'impuissance, de profondeur et de bouffonnerie qui lui était propre. «Tiens, voilà Fima, disait-on. Encore à gesticuler pour démontrer qu'il a raison. On parie qu'il va gagner?»» Fima a cinquante-quatre ans. Divorcé, sans enfant, réceptionniste dans une clinique gynécologique, il possède d'exceptionnels talents que masque sa fainéantise. Lui qui sait distinguer le bien du mal, saura-t-il un jour mettre son savoir en pratique?

    Amos Oz nous raconte l'hilarante existence d'un dilettante, un homme de bonne volonté aux prises avec la vie et l'Histoire.

  • Jérusalem à la fin des années 40, au crépuscule du mandat britannique sur la palestine.
    Un jeune adolescent surnommé " profi " joue au résistant en lutte contre l'occupant anglais, en rêvant de prouesses militaires et de sacrifice héroïque. a l'été 1947, ce garçon fanatisé par la rhétorique guerrière se lie d'amitié avec le sergent dunlop, comptable de la police britannique : une bonne pâte d'homme, timide, trop gros et éternellement distrait, qui aime la bible, admire le peuple juif et partage la passion de profi pour le langage.
    Le sergent lui donne des cours d'anglais en échange de leçons d'hébreu, lui apprend à démythifier les héros bibliques et à regarder d'un autre oeil les arabes. trahison... ou rédemption ? un roman initiatique à la fois simple et profond, léger et grave, ironique et tendre.

  • Vie et mort en quatre rimes

    Amos Oz

    Ce récit très enlevé et drôle entremêle farce tragi-comique et réflexion subtile sur les arcanes de la création littéraire. Car le personnage principal de Vie et mort en quatre rimes est un écrivain célèbre. Quelque part en Israël dans les années 1980, « notre écrivain » doit se rendre dans un centre culturel afin de rencontrer ses lecteurs et répondre à leurs questions. Ce sont précisément ces interrogations du public, si prévisibles, répétitives et simplistes, qui ouvrent le livre. L'auteur, désabusé, anticipe l'ennui de la soirée et laisse son regard se promener dans la salle, pour aussitôt s'emparer des silhouettes et des visages aperçus et leur inventer un destin, des histoires d'amour, un passé, une biographie. Ce jeu est interrompu par la réalité de ce qui se passe sur scène : une jeune femme, Rochale, lit avec beaucoup de sensibilité des extraits de son dernier livre, et au moment des remerciements, un petit jeu érotique s'engage entre les deux. Les différents fils de l'histoire se croisent et se recroisent sans cesse, brouillant bientôt la frontière entre imagination et réalité, entre rêverie et vérité. Les personnages inventés par l'auteur ne sont-ils pas aussi réels que Rochale Reznik et son chat Joselito ? Et n'est-il pas parfaitement naturel d'appeler à la rescousse ces personnages de fiction en cas de panne sexuelle ?
    L'intrigue de Vie et mort en quatre rimes est dense, divertissante et riche en rebondissements, mais elle recèle surtout une réflexion très mélancolique sur la difficile cohabitation de la sphère publique et de l'intime, sur les malentendus qui pèsent inévitablement sur tout écrivain. L'ironie mordante du texte semble nous mettre en garde contre une interprétation trop sérieuse de ce que nous lisons, mais en même temps, Amos Oz n'aura peut-être jamais affirmé avec autant de brio la nécessité de l'imaginaire et la puissance de la littérature.

  • «Je suis né à Jérusalem. Bien plus tard, j'ai lu dans des livres qu'au temps du mandat britannique, c'était une ville très cosmopolite. Où l'on trouvait Gershom Sholem, Buber et Agnon ; moi, c'est à peine si je savais qu'ils existaient, sauf que, parfois, mon père disait : "Regarde cet homme de réputation mondiale qui marche dans la rue." Je croyais qu'une réputation mondiale, c'était un peu comme des jambes malades, car, souvent, celui dont il disait qu'il avait une "réputation mondiale" était un vieillard qui marchait avec une canne, d'un pas hésitant, et portait en été un costume très épais.»

  • Juif errant du xxe siècle, elisha pomerantz incarne toutes les fuites, toutes les quêtes d'une hypothétique terre promise.
    Son périple, poétique mais tragiquement circulaire, le mène du fracas des canons nazis dévastant les forêts de pologne au grondement des chars syriens sur les hauteurs du golan.
    Aux fureurs humaines, pomerantz, maître ès mathématiques et musicien, oppose son art. c'est en échappant en quelque sorte aux lois de la gravité qu'il fuit les allemands, en résolvant un paradoxe essentiel qu'il est reçu dans le sein de la terre d'israël avec sa femme enfin libérée des griffes de l'ours russe.
    L'onirisme et l'ironie, la tragédie et la comédie s'entremêlent.

  • Mon michael

    Amos Oz

    Traduit dans plus de dix pays, mon michaël confirme tous les espoirs qu'avait fait naître le premier roman d'amos oz, ailleurs peut-être.
    Il nous montre hanna, qui, déçue par son mari, par ses amis, par la vie, devient peu à peu étrangère au monde qui l'entoure.
    Tout lui paraît atteint d'une implacable érosion à laquelle elle-même ne peut échapper. dans son journal, qu'elle tient comme pour se prouver sa propre existence, fiction et réalité se mêlent. c'est à travers ces pages d'une langue admirable que nous la voyons s'enliser dans la nostalgie de son enfance en palestine, dans des fantasmes où deux jumeaux arabes reflètent à la fois ses obsessions sexuelles et les terreurs d'un peuple qui ne peut vivre en paix.
    La guerre du sinaï est proche. labyrinthe de rues et de rocs, jérusalem que cernent d'imprécises menaces, étouffe. hanna a peur. elle va entrer dans la guerre comme on sombre dans la mer. ce bouleversant portrait de femme est aussi une remarquable analyse d'un pays toujours entre guerre et paix.

  • Un juste repos

    Amos Oz

    Pour échapper à son existence étriquée, un homme se lève et s'en va, laissant tout derrière lui.
    L'histoire serait banale si ce départ n'avait pris les proportions d'une désertion. car, en quittant le kibboutz où il est né, jonathan lifschitz, fils d'un des fondateurs de l'etat d'israël, lance en quelque sorte une gifle à la face des idéaux sionistes et socialistes de la génération dont il est issu.
    Cet univers de kibboutznik, le bouillant azaria guitlin rêve au contraire de s'y faire admettre en étonnant ses aînés par sa culture et son intelligence.
    Entre ces deux hommes animés d'un mouvement contraire de s'y faire admettre en étonnant ses aînés par sa culture et son intelligence.
    Entre ces deux hommes animés d'un mouvement contraire, une femme, rimona, va être le lien qui aidera chacun à trouver un juste repos.
    Autour d'eux, des personnages sages ou fous, humbles ou orgueilleux, dont amos oz nous fait partager les doutes et les espoirs dans un israël sur lequel plane la menace de la guerre des six jours.

  • La question du fanatisme obsède notre monde contemporain. Nos sociétés occidentales, à tort ou à raison, ont l'impression de devoir combattre un ennemi invisible, car sous la forme paroxystique du terrorisme, le fanatisme frappe, au nom d'une foi ou d'une idée, sans que nous sachions comment répondre à cette agression de notre mode de vie et de nos modèles de société.
    Le Proche-Orient peut se prévaloir d'une tragique longueur d'avance en ce qui concerne les fanatismes de toute sorte. Amos Oz a toujours été un spectateur engagé de l'Histoire de son pays et de sa région, et dans les trois textes rassemblés ici (dont l'un a déjà été publié sous le titre Aidez-nous à divorcer !), il tente un début de réponse face à ce défi. À partir de souvenirs personnels, voire d'anecdotes, il engage une réflexion non seulement sur le conflit israélo-palestinien, mais aussi sur la nécessité de comprendre l'autre, de se mettre à sa place, puis sur les vertus du compromis, de l'humour. En écrivain, et non en politicien ou sociologue, Amos Oz réfléchit au pouvoir des mots, du rire, de la fiction, comme remède au fanatisme, et nous fait le cadeau d'une stimulante contribution au débat actuel.

  • «Je ne suis, personnellement, plus du tout un Européen, sauf peut-être à travers la douleur de mes parents et de mes ancêtres qui ont mis dans mes gènes ce sentiment d'un amour déçu, d'un amour sans retour pour l'Europe...
    Mais si j'étais encore un Européen, je ferais attention à ne montrer personne du doigt. Et, plutôt que de traiter les Israéliens de ceci, et les Palestiniens de cela, je ferais tout ce que je peux pour aider les deux peuples.
    Pourquoi ? Parce que ces deux peuples sont sur le point de prendre les décisions les plus douloureuses de leur histoire.»

  • Anglais Scenes from village life

    Amos Oz

    A teenage son shoots himself under his parents' bed. They sleep that night unaware he is lying dead beneath them. A stranger turns up at a man's door to persuade him that they must get rid of his ageing mother in order to sell the house. As each story unfolds, this book builds a portrait of a village in Israel.

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