2021 : BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE GUSTAVE FLAUBERT

  • L'Orient de Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) est imprégné d'histoires et d'influences contemporaines. Dès ses oeuvres de jeunesse, le lien entre textes et images illustrant l'Orient et l'Antiquité semble évident pour le jeune artiste.
    Cet Ailleurs - qui est constitutif de sa vocation d'écrivain - s'affirme très vite comme la contrée de tous les excès, des rêves de luxe impossible, où un esthète exigeant pourrait dormir dans des "hamacs en plume de colibri".
    Premier beau livre sur Flaubert et les arts, cet ouvrage examine à la fois les images et les oeuvres qui ont marqué la formation visuelle de l'écrivain, ou qui ont été les sources avérées de ses créations et les nombreuses réinterprétations plastiques auxquelles celles-ci ont donné lieu. Dès son époque - c'est le cas de Gustave Moreau qui ne peindra pourtant jamais de tableaux directement inspirés de son oeuvre -, puis après sa mort, les illustrateurs, sculpteurs, peintres des courants les plus divers s'en emparent, de Georges-Antoine Rochegrosse à Salvador Dali. À l'époque moderne, le cinéma et la bande dessinée s'approprient également des romans de Flaubert, comme Philippe Druillet qui a consacré une partie de ses albums et de son oeuvre gravée à Salammbô.

  • Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre.
    Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie.
    Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à « l'enfant terrible de Rouen » et à l'un des plus grands écrivains du XIXe siècle.

  • Le tome IV réunit des oeuvres de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République. Elles révèlent un écrivain tourné vers son siècle et prenant position sur des sujets alors brûlants. Longtemps proche des cercles impériaux, Flaubert ne perd jamais son sens critique. Si ses amitiés républicaines l'emportent finalement, sa verve ironique éclate dans une pièce comme Le Candidat (1874), qui met en scène les jeux électoraux. Ce Candidat fait partie, en outre, d'un ensemble d'expérimentations dans différents genres dramatiques (féerie, comédie, farce) qui dévoilent une face peu connue de l'écrivain. Quant à sa préface (1872) aux Dernières chansons de son ami Bouilhet, incursion dans un domaine jusqu'alors tenu à distance, la critique littéraire, elle constitue en quelque sorte son art poétique.
    Le grand livre de la période est L'Éducation sentimentale (1869), roman de la monarchie de Juillet et de la révolution de 1848, des ambitions et des (dés)illusions, du « continuel avortement humain » (Zola). Flaubert écrit là ses Illusions perdues. Son « Histoire d'un jeune homme » (c'est son sous-titre) peut se lire à la lumière de l'« Histoire d'un grand homme à Paris » (c'est celui de Balzac). Entre sentimentalisme et politique, ce grand roman esquive toute grandeur. Il retrace des vies privées marquées par le renoncement et redonne à l'événement historique, vingt ans après, l'opacité qu'il revêtait aux yeux de ceux qui le vivaient.
    Au tome V sont rassemblés les trois derniers chefs-d'oeuvre de Flaubert. La Tentation de saint Antoine (1874), c'est « l'oeuvre de toute [s]a vie » : il y songeait depuis 1845. Les tumultes des premiers temps de la Chrétienté et la prolifération des mythologies et des figures fantastiques forment une « archéologie des savoirs » qui entre en résonance, Foucault l'a bien vu, avec l'autre vieux projet auquel travaille Flaubert, Bouvard et Pécuchet, mise en fiction des déboires passionnés de « deux bonshommes » aux prises avec l'encyclopédie contemporaine. Les deux titres exposent en effet la violence des croyances, l'étrangeté des représentations, la menace des certitudes.
    Les tourments que cause à Flaubert la composition de Bouvard trouvent un remède provisoire dans l'écriture et la publication (1877) des Trois contes : « Une petite bêtise moyenâgeuse » (La Légende de saint Julien l'Hospitalier), « mon Perroquet » (Un coeur simple) et « mon Saint Jean-Baptiste » (Hérodias). « Il me semble que la Prose française peut arriver à une beauté dont on n'a pas l'idée ? » écrit-il à Tourguéniev - et c'est bien le cas. Puis il retourne à Bouvard et Pécuchet, qui demeurera inachevé. Dix chapitres sont rédigés et mis au point. Restent la documentation qui devait être utilisée dans le « Second volume » du roman - la « Copie » des deux bonshommes - et le célébrissime petit livre qui est à l'origine du projet : Le Dictionnaire des idées reçues, arrangé « de telle manière que le lecteur ne sache pas si on se fout de lui, oui ou non ».
    Le « Second volume » de Bouvard et Pécuchet, sottisier tourné contre les idées reçues et la violente bêtise du siècle, est ici présenté intégralement, selon un dispositif inédit. Les oeuvres recueillies dans les deux derniers tomes des oeuvres complètes sont accompagnées d'appendices qui en éclairent la genèse aussi bien que la réception. Les cinq volumes de la Correspondance complètent l'édifice.

  • Des chefs normands revisitent des recettes traditionnelles en s?inspirant d?extraits de l??uvre de Flaubert.
    Un excellent photographe mettra en valeur, non seulement les plats réalisés mais les ambiances et le style de l?époque dans des lieux liés à Flaubert et décrits dans ses livres.
    Des belles photos de paysages, des portraits de ville et des maisons, des banquets et des tables s?alternent dans le livre pour en faire un bel ouvrage varié et coloré sur l?art de vivre en Normandie.

  • Gustave Flaubert est né à Rouen le 12 décembre 1821 à l'Hôtel-Dieu mais c'est à Trouville qu'il passait ses vacances en famille. On retrouve ses séjours dans sa propriété à Croisset en bord de Seine, à Pont-l?Évêque, ou «S ur les traces de Mme Bovary » autour de Ry et Lyons-la-Forêt (grande promenade balisée). L?environnement médical du jeune Flaubert, avec panorama sur l'exercice de la médecine en Normandie à la ville comme à la campagne dans la première moitié du XIXe siècle.
    Le livre se divise en 3 parties :
    Normandie, histoire collective, histoire individuelle.
    Normandie géographique, Normandie littéraire (Madame Bovary, 3 contes, Bouvard et Pécouchet).
    Patrimoine normand.

  • Après la première guerre punique, Carthage est ruinée et ne peut plus payer ses mercenaires, qui décident de se révolter. Au milieu des désordres et des massacres, Mathô, le chef des rebelles, s'éprend de Salammbô, la fille du suffète Hamilcar...
    Projet à la fois novateur et scandaleux, Salammbô mêle mysticisme et érotisme dans une épopée grandiose. Grâce à une érudition syncrétique, Flaubert réinvente d'une main de maître une civilisation, imagine une vie politique et religieuse, et fait surgir le mirage d'une cité disparue. Entre romantisme et symbolisme, l'Orient barbare et rutilant de ce roman fascinera des générations de lecteurs.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « C'est l'oeuvre de toute ma vie », dira Flaubert à propos de La Tentation de saint Antoine (1849-1874). Inspirée par un tableau de Bruegel le Jeune et inlassablement reprise, elle métamorphose la légende en une série de visions inédites. Dans la Thébaïde, en haut d'une montagne, l'ermite est torturé par le doute et par des désirs refoulés que la lecture de la Bible stimule.
    Grâce à la science de son époque - histoire des religions, psychiatrie et biologie -, Flaubert crée une oeuvre qui pose quelques questions majeures du xixe siècle sur les croyances et l'origine de la vie. Le texte publié en 1874 anticipe certaines hypothèses de la psychanalyse et sa modernité retiendra l'attention des surréalistes.
    Trésor d'érudition, ce texte est présenté ici avec un appareil critique riche et précis qui nous dévoile toute la subtilité de l'oeuvre et nous laisse pleinement apprécier le défilé fantasmagorique qui subjugue Antoine.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Flaubert aux prises avec le « genre » propose une approche nouvelle et actualisée de l'oeuvre et de la vie du grand romancier du XIXe siècle. L'essai s'inspire des études féministes, de la théorie du « genre » (gender) et de la théorie queer. Ce n'est pas un ouvrage savant, il s'adresse au grand public, auquel il fait revisiter Flaubert selon une démarche qui veut rendre le sujet accessible. Quel était le rapport de Flaubert aux femmes, à la binarité, à la domination masculine ? Était-il conscient du caractère « genré » de la vie sociale ? Comment le « genre » s'inscrit-il dans des fictions telles que Madame Bovary, L'Éducation sentimentale, Un coeur simple ? Quels effets cette inscription y produit-elle ? Des analyses de certaines pages de ses romans alternent avec des citations tirées de ses lettres, toujours dans le respect du contexte historique. Il ressort de ce parcours qu'en ce début de XXIe siècle, Flaubert nous parle encore.

  • Avec ses 25 ans pour tout bagage, et son ami Maxime Du Camp comme compagnon de voyage, le jeune Normand Gustave Flaubert fait, en 1847, le tour de la Bretagne à pied. Les deux compères parcourent une région fière et sauvage, encore ignorée par le chemin de fer et l'école. Ils s'aventurent à travers champs, s'embarquent pour Belle-Île, découvrent le bagne à Brest, la manufacture de tabacs à Morlaix, et la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. De ce périple, ils tireront un livre méconnu, Par les champs et par les grèves, où l'on sent déjà toute l'ironie et les fulgurances du futur écrivain. Du brut de Flaubert, qui pétille tel un cidre breton - ou normand, on ne sait de quel tonneau.
    Parti sur les pas de Flaubert, Thierry Dussard confronte la Bretagne d'hier à celle d'aujourd'hui, évoque ses lectures et ses voyages, en prenant « Gust » par le col au passage, pour faire sortir de sa tanière l'ours qui avait voué sa vie entière à l'écriture. Son récit est un élixir de littérature buissonnière.

  • "Trempant sa plume dans les Correspondances de Flaubert, la philosophe Marie-Paule Farina brosse le portrait tout en nuances d'un Flaubert truculent, amateur de Sade, passionné et tendre, bien loin de ""l'ermite de Croisset"" que les dictionnaires aiment à simplifier. Cet ouvrage fait suite au Rire de Sade, pour une sadothérapie joyeuse, publié en 2019. ""Voir les choses en farce"", une boutade qui révèle un écrivain rebelle, dans la tradition de Rabelais, de Montaigne... et de Sade. Marie-Paule Farina signe ici son second ouvrage dans la collection ""Éthiques de la création"", dans un style ébouriffé où l'érudition se mire aux plumes de l'irrévérence. - "

  • « Conçu à la mi-mars 1821 d'un coup de reins que j'ai toujours eu quelque peine à imaginer je suis né le mercredi 12 décembre à quatre heures du matin. Il neigeait sur Rouen, une légende familiale prétend que ma mère se montra si stoïque pendant le travail qu'on pouvait entendre tomber les flocons sur les toits de la ville. Quant à moi, je serais bien resté quelques années de plus dans le ventre à l'abri de l'imbécillité du monde.
    Désespéré de naître j'ai poussé un atroce hurlement. Épuisé par mon premier cri je semblais si peu gaillard qu'on attendit le lendemain pour me déclarer à l'état civil car si j'étais mort entre-temps on en aurait profité pour signaler mon décès par la même occasion ».

    Le 8 mai 1880 au matin Gustave Flaubert prit un bain. Il décéda peu après dans son cabinet de travail d'une attaque cérébrale sans doute précédée d'une de ces crises d'épilepsie dont il était coutumier. Allongé dans l'eau il revoit son enfance, sa jeunesse, ses rêves de jeune homme, ses livres dont héroïnes et héros viennent le visiter. Il se souvient d'Élisa Schlésinger, la belle baigneuse de Trouville qui l'éblouit l'année de ses quinze ans, de Louise Colet dont les lettres qu'il lui adressa constituent à elles seules un chef-d'oeuvre mais aussi de l'écrivain Alfred Le Poittevin qui fut l'amour de sa vie.

  • UNE SEULE AMBITION : RENDRE LA PAROLE À FLAUBERT POUR LE RESTITUER AUSSI VIVANT QU'IL N'A JAMAIS ÉTÉ.
    Auteur de quelques-uns des plus grands romans du XIXe siècle, inventeur de la modernité en littérature, admiré par Zola, Proust, Gide, Sarraute et tous les écrivains actuels, Flaubert n'en finit plus d'attirer les regards. Alors qu'on croit tout connaître de sa vie, de ses oeuvres et de leurs conditions d'écriture, se révèlent au contraire un individu complexe, un écrivain aux facettes multiples et un homme de lettres adulé, décoré et invité dans les plus beaux salons.
    La présente biographie ne recèle aucune découverte surprenante, sinon celle d'une parole libre proférée par l'écrivain non seulement dans ses livres, publiés ou pas, ses documents de travail mais aussi dans une correspondance que son gigantisme (des milliers de lettres) empêche souvent de lire in extenso. Il s'agit donc de donner à entendre sa voix, magistrale, à lire sa pensée, souvent révoltée, sa conception du monde, toujours singulière, et de se placer au plus près de l'homme et de l'écrivain, au plus près de sa réalité. Une réalité sans fard et sans masque pour mieux renouer avec le Flaubert que ses amis ont connu, un être entier qui n'a jamais renoncé à ses idéaux.
    Nous avons voulu une biographie entre réalisme et romantisme, à l'intersection même des deux cultures qui ont construit l'homme et fondé l'oeuvre.

  • Qu'est-ce qu'écrire après la fin ? À travers l'oeuvre de Gustave Flaubert, cet ouvrage s'intéresse aux manières d'être dans le temps et d'écrire le temps au XIXe siècle.
    « Emma Bovary, Salammbô, Frédéric Moreau, Bouvard et Pécuchet sont morts. Leurs vies sont déjà faites, et non à faire - derrière eux, plutôt que devant. Les personnages de Flaubert survivent certes dans l'esprit des lecteurs et leur existence romanesque se prolonge dans la mémoire lectrice d'aujourd'hui. Mais morts, ils l'ont toujours été, incapables de s'animer, dépourvus de futur dès leur première apparition sur la page. Flaubert serait, en somme, l'auteur d'une littérature déjà posthume....».
    Ce livre a pour point de départ la singulière vieillesse que s'attribue Gustave Flaubert, dès le plus jeune âge, dans sa correspondance. Il propose de relire l'oeuvre du romancier comme une réponse à cette expérience du temps, héritée du romantisme mais exacerbée par la génération d'après la révolution de 1848 au point de devenir une véritable vie posthume. Il offre, du même coup, une réflexion sur l'histoire des formes romanesques au XIXe siècle, en tâchant de comprendre comment le roman flaubertien compose à partir de l'expérience posthume - comment il traduit cette expérience et comment il la produit, pour faire ressentir au lecteur dès la première page que tout est déjà terminé.

  • C'est l'histoire vraie d'une jeune Anglaise romantique installée à Paris autour des années 1830, qui rencontre Victor Hugo déjà célèbre, puis sympathise et flirte sur la plage de Trouville avec un inconnu nommé Gustave Flaubert. Plus tard, elle continue à correspondre avec l'auteur de Madame Bovary, qui multiplie à son égard, pendant près de quarante ans, les signes de son «?inaltérable affection?», et elle retrouve Victor Hugo à Guernesey en 1862, l'année du triomphe des Misérables.
    Gertrude Tennant (1819-1918) raconte Flaubert et Hugo comme elle les a vus: le premier jeune, sauvage, beau, méprisant les convenances, adorant sa mère et sa soeur, passionné par la littérature, l'art et la beauté?; le second adulé par son entourage, attentif à son image, poli et froid à Paris, puis transfiguré par l'exil, séduisant, original, imprévisible, bienveillant avec les enfants, s'enflammant dans les discussions littéraires et politiques.
    De sa proximité avec ces deux génies témoignent ses lettres et les souvenirs écrits sur ses vieux jours, alors qu'elle reçoit chaque semaine le Tout-Londres dans son salon. Conservés dans une malle et un grenier, ils sont ici édités ensemble pour la première fois.
    On s'amuse du regard porté par la pieuse et royaliste Anglaise sur la famille Flaubert incroyante et sur les proscrits républicains. Le lecteur, émerveillé de déambuler avec elle dans le Paris romantique peuplé d'originaux, invité dans les cercles de Flaubert et Hugo dont elle brosse une brillante galerie de portraits, ne peut manquer de sympathiser avec cette aventureuse, spirituelle, irrésistible et généreuse Anglaise amoureuse de l'île et du continent.
    Un trésor inestimable pour l'histoire littéraire. Une machine à remonter le temps.

  • Emma Rouault, adolescente, s'était bercée de rêves romanesques. Son mariage avec Charles Bovary, terne médecin de province, la confronte à une réalité prosaïque, dont elle cherche à s'évader par tous les moyens. Mais la maternité, l'ambition qu'elle nourrit pour Charles, le goût des belles choses qui l'entraîne à la dépense ne peuvent satisfaire cette jeune femme qui étouffe dans la société étriquée d'une petite ville normande dominée par la plate figure du pharmacien Homais. Si l'amour est son ultime espérance, sa soif d'idéal, de beauté, de grandeur, l'accule à un point de non-retour. L'histoire d'Emma Bovary, qui valut un procès à son auteur en 1857, s'inscrit dans un univers ordinaire, minutieusement dépeint par l'écriture très maîtrisée de Flaubert. Tout son art se déploie dans ce drame psychologique aux couleurs réalistes.

    Nouvelle édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « Adieu, mon ami, mon cher ami ! Je ne vous reverrai jamais ! C'était ma dernière démarche de femme...
    Et elle le baisa au front comme une mère...
    Elle défit son peigne ; tous ses cheveux blancs tombèrent.
    Elle s'en coupa, brutalement, à la racine, une longue mèche.
    Gardez-les ! adieu !
    Quand elle fut sortie, Frédéric ouvrit sa fenêtre. Mme Arnoux, sur le trottoir, fit signe d'avancer à un fiacre qui passait. Elle monta dedans. La voiture disparut.
    Et ce fut tout. »

    Ajouter au panier
    En stock
  • L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.
    Gustave Flaubert.

    La littérature inaugurée par Flaubert pourrait, il me semble, se définir ainsi : un étude rigoureuse dans une prose parlant la langue des vers.
    Edmond de Goncourt, Journal, 1876.

    Présentation et notes de Marie-France Azéma.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Il existe une relation quasi filiale entre Flaubert et Maupassant. Le premier a 52 ans quand débute cette correspondance, le second 23 ans. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Flaubert, en 1880. Ainsi, cette correspondance permet de suivre Flaubert dans les sept dernières années de sa vie et Maupassant dans ses sept premières années en littérature.
    Flaubert s'intéresse d'abord à lui parce qu'il est le neveu d'Alfred Le Poittevin, son ami d'enfance. De cette relation va naître une véritable amitié que traduit fidèlement ces lettres.
    Comme l'écrit la préfacière, « tous deux éprouvent du mépris pour la masse, l'esprit bourgeois, l'égalitarisme, le suffrage universel, la soutane ; et tous deux se délectent à la lecture des grands auteurs. La détestation de la médiocrité et l'amour de la littérature les réunissent ».
    Par certains côtés, Flaubert tient avec Maupassant le rôle que tenait George Sand avec lui, celui d'un « conseiller de vie » plus qu'un esthète. Cette correspondance est un morceau de vie partagé entre deux génies.

  • Les Dimanches d'un bourgeois de Paris est une longue nouvelle, ou mieux encore un petit roman-feuilleton, qui met en scène un personnage comique car ridicule : un petit-bourgeois, employé de ministère (comme Maupassant), vieux garçon. Stéréotype du conformisme et de la bêtise, il pense comme ses collègues et s'offusque des opinions radicales. Se condamnant lui-même à la solitude et à une vie sans ambition, il a pour seule échappée la lecture de romans d'aventures. Que fait un bourgeois le dimanche, quand il ne travaille pas ? Il s'ennuie. Notre héros décide donc, sur les conseils de son médecin, de partir s'aérer à la campagne, autour de Paris. Ce sera pour lui une véritable expédition. Tous les dimanches, il va vivre des aventures, ou plutôt des mésaventures, où il se retrouvera le dindon de la farce : il se fait avoir par une femme qui s'avère être une prostituée ; il se saoule avec un pécheur alcoolique martyrisé par sa femme... Chaque sortie dominicale le renforce dans sa solitude et dans son ridicule. Maupassant compose un anti-roman d'aventures et un anti-récit de voyage, aussi drôle que Bouvard et Pécuchet.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Sur le style de Flaubert

    Marcel Proust

    • Sillage
    • 27 Octobre 2014

    Il n'est pas possible à quiconque est un jour monté sur ce grand trottoir roulant que sont les pages de Flaubert, au défilement continu, monotone, morne, indéfini, de méconnaître qu'elles sont sans précédent dans la littérature.

    L'un des plus frappants essais critiques de Proust, Sur le style de Flaubert est une analyse brillante de la modernité radicale de l'écriture flaubertienne. Publié en 1920, peu avant la mort de Proust, ce court texte est également l'occasion de saluer Stendhal, Hugo, Nerval, d'écorner Sainte-Beuve ... Et finalement d'exposer sa conception du travail de création littéraire.

    Ajouter au panier
    En stock
  • À l'occasion de l'anniversaire des 200 ans de la naissance de ces deux géants de la littérature française, sinon universelle. Ils demeurent plus actuels que jamais...Baudelaire et Flaubert : sous forme de « double portrait » autour de leur oeuvre comme de leur vie, ce livre nous offre une lecture croisée (sur les plans littéraire, poétique, philosophique, psychologique, artistique, sociologique, politique...), une étude comparée de leurs nombreux points communs, sinon de ce qui les lie intellectuellement...

empty