2021 : BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE CHARLES BAUDELAIRE

  • «Sa vie de guignon (1821-1867), dont deux volumes de Correspondance retracent les douloureuses étapes, contraste avec la forte organisation d'une oeuvre qui comprend la poésie la plus classique et la plus révolutionnaire, le poème en prose, la nouvelle, les maximes d'un moraliste sans indulgence, les pages les plus intelligentes qui aient été écrites sur la peinture, la littérature et la musique. Avec Baudelaire apparaît un nouveau type de créateur : celui qui s'est associé un critique, et un nouveau type de lecteur - "Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère!", qui doit collaborer à cette création sous peine de l'ignorer.» Claude Pichois.

  • Doué d'une vaste culture artistique, aguerri aux séductions et aux prestiges de la peinture romantique, dont il est l'un des plus brillants commentateurs, amoureux des estampes et des caricatures, Baudelaire est assurément perçu aujourd'hui comme le poète des images au XIXe siècle. L'auteur des Fleurs du mal sait que la poésie ouvre aux dimensions d'un univers imaginaire plus réel et plus vivant que la réalité même. Critique d'art, auteur de salons célèbres, il est aussi l'écrivain qui se penche sur la variété des images, adoptant tour à tour le point de vue du philosophe, de l'historien ou du moraliste. Il scrute avec curiosité les produits de la tradition et du passé et les initiatives parfois discordantes du contemporain. Il voit dans les images de son temps, quels qu'en soient le support ou le genre, cet « immense dictionnaire de la vie moderne » dans lequel l'artiste et le poète vont puiser la matière d'une alchimie singulière qui fera apparaître le poème ou le tableau comme le miroir électif qui « représente la vie multiple et la grâce mouvante de tous les éléments de la vie ».En instaurant un dialogue entre textes et images, avec quelques 250 oeuvres graphiques et documents reproduits en couleurs, cette édition Quarto donne à lire les oeuvres essentielles de Baudelaire (des recueils poétiques majeurs aux carnets intimes) à travers les différents répertoires d'images qui ont nourri son imaginaire.

  • Deux cents ans après sa naissance, Baudelaire continue de marquer les générations et le poète plane sur l'oeuvre d'Yslaire depuis les origines. C'est pourtant Jeanne Duval, celle que le poète a le plus aimée et le plus maudite, que le dessinateur a choisie pour revisiter dans ce chef-d'oeuvre la matière sulfureuse et autobiographique des Fleurs du mal.

    De Jeanne, pourtant, on ne sait presque rien, ni son vrai nom, ni sa date de naissance, ni sa date de décès. Aucune lettre signée de sa main ne nous est parvenue. Restent quelques témoignages, des portraits dessinés par Baudelaire lui-même, une photo de Nadar non authentifiée, sans oublier les poèmes qu'elle lui a inspirés. Jeanne, "c'est l'invisible de toute une époque" qui réapparaît dans la résonance féministe de la nôtre. Elle qui était stigmatisée comme mulâtresse, créole et surnommée "Vénus noire" en référence à la "Vénus hottentote", aimante tous les préjugés d'un siècle misogyne et raciste.

  • Vivant résolument au bord de l'abime, talonné par la misère, Charles Baudelaire sut transformer l'adversité en un brasier d'art et de pensée. Depuis l'arrière-salle d'une auberge ou un glacial logement de fortune, le maître des symbolistes raconte dans ces lettres ses déboires financiers. Maudit par ceux qui lui prêtaient de l'argent, pétri d'orgueil et de colère, le poète surpassa toutes les crises, parvenant à incarner le mythe d'une vie de bohème et d'écriture.

    Ajouter au panier
    En stock
  • 1821. Baudelaire naît le 9 avril ; Flaubert, le 12 décembre. Trente-six ans plus tard, en 1857, la diffusion des Fleurs du Mal est interdite ; Madame Bovary , acquittée.
    Victoire du roman sur la poésie ? Poète maudit, Baudelaire le fut par excellence. De lui, on garde l'image du dandy excentrique, amateur de prostituées et de haschich.
    Un Baudelaire bohème crachant sur la modernité, pourtant lui-même éminemment moderne.
    Dans cet abécédaire, Carlo Ossola se propose d'aller y voir de plus près. D'« Abîme » à « Voyage » en passant par « Blasphème », « Horreur », « Paradis » et « Volupté », il nous montre un auteur complexe et tourmenté, assoiffé d'éternité. Un Baudelaire mystique, lecteur de Pascal, De Maistre et Poe. N'était-il pas celui qui, hanté par l'Apocalypse, a cherché à parler du divin sous un ciel vide de Dieu, un « ciel muet et ténébreux » ?
    Au milieu de visions et de délires, de tout ce qui peut délivrer de la solitude, il a regardé en face la mort et la décomposition non pour s'y complaire, mais en alchimiste : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or »...

    Ajouter au panier
    En stock
  • Les Fleurs du mal, de 1868 à 2021, édition établie par Pierre Brunel, membre de l'Institut.

    À l'occasion du bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire, les éditions Calmann-Lévy ont choisi de rééditer Les Fleurs du mal, dans l'édition dite définitive publiée par leur fondateur Michel Lévy en 1868.

    Il importe ici de souligner que cette édition avait été voulue par Baudelaire, qu'il l'avait préparée, mais que la maladie et sa mort prématurée (1867) l'ont empêché d'en voir l'aboutissement.

    Il y avait travaillé très tôt, avec Michel Lévy et avec son frère Calmann. Après la mort de Baudelaire, en accord avec sa mère et ses autres héritiers, Michel Lévy fait paraître « l'édition définitive » des Fleurs du mal en décembre 1868. Cette édition fut la plus fréquemment utilisée à la fin du xixe siècle et encore au début du xxe, - en particulier par Apollinaire.

    Pierre Brunel reprend donc cette édition, en maintenant les textes complémentaires qui y figuraient (la longue notice de Théophile Gautier et un appendice de textes de divers auteurs constitué par Baudelaire lui-même). Il y adjoint les poèmes publiés à Bruxelles en 1869 sous la forme d'un Complément. On dispose ainsi de l'ensemble du recueil voulu par Baudelaire, soigneusement revu et corrigé, qui permet d'apprécier cette édition, la plus complète.

    On trouvera dans le volume une étude suivie des relations entre Baudelaire et les éditions Michel Lévy frères, puis des éléments de préface, d'information, et un appareil de notes pour chacun des poèmes.

  • Les 50 poèmes en prose qui composent Le Spleen de Paris représentent un formidable pendant aux Fleurs du Mal. Le recueil marque cependant une rupture par sa forme - le « miracle » de la prose, qui permet au poète de révéler tout le sublime et le tragique de la vie en ville.
    « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue. ».
    Le Spleen de Paris, oeuvre majeure de Charles Baudelaire, se caractérise par une forme poétique alors singulière - la prose « ouverte sur l'infini » - mêlant les genres et les points de vue (flâneur, philosophe, rêveur, moraliste). Il s'y révèle tout le sublime et le tragique de la vie urbaine.

    Ajouter au panier
    En stock
  • À l'occasion de l'anniversaire des 200 ans de la naissance de ces deux géants de la littérature française, sinon universelle. Ils demeurent plus actuels que jamais...Baudelaire et Flaubert : sous forme de « double portrait » autour de leur oeuvre comme de leur vie, ce livre nous offre une lecture croisée (sur les plans littéraire, poétique, philosophique, psychologique, artistique, sociologique, politique...), une étude comparée de leurs nombreux points communs, sinon de ce qui les lie intellectuellement...

  • « Je n'ai que ma plume et ma me`re », e´crit Baudelaire a` son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d'homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu'il entretint toute sa vie avec sa mère.
    Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accumulant les dettes, toujours en manque d'argent, il se plaint en permanence à sa mère. D'ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d'art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d'un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.
    Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l'humanité et « l'ennui » qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l'aimer, alors qu'elle est persuadée qu'il gâche son existence. Cette obsession de gagner l'amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Dans ces trois textes contemporains des Fleurs du Mal - De l'essence du rire, Quelques caricaturistes français et Quelques caricaturistes étrangers -, Charles Baudelaire évoque, questionnant le rire et son innocence présumée, de nombreux noms de caricaturistes : Daumier, Gavarni, Hogarth... Alors critique d'art, il y excède cependant la forme de l'article, transformant ces réflexions sur le rire et la caricature en un petit triptyque secret pour sa poétique de la modernité.

    « Loin de se résumer à une façon accidentelle de croquer le réel et d'en faire rejaillir, par un effet de déformation concertée, les irrégularités et les hideurs, la caricature est pour l'artiste un instrument de recherche et un lieu d'invention. Elle est un miroir qui pense. » Henri Scepi

    Ajouter au panier
    En stock
  • L'affaire Baudelaire

    Remy Bijaoui

    • Imago
    • 24 Février 2021

    Le 20 août 1857, Charles Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » par le tribunal correctionnel de la Seine. En cause, prétendument inspirés par une imagination maladive, six poèmes des Fleurs du Mal jugés indécents, en raison de leur « réalisme grossier » et de « passages ou expressions obscènes ».
    Malgré le soutien admiratif que des contemporains de renom - tels Flaubert, Hugo, ou Gautier - apporteront à Baudelaire, ces six poèmes marqués du sceau du scandale resteront interdits de publication en France durant près d'un siècle. Il fallut le combat de plusieurs générations de fervents lettrés pour faire annuler le jugement : suite à un arrêt de la Cour de cassation, la réhabilitation du grand poète n'interviendra qu'en 1949 !
    En s'appuyant sur de nombreuses archives, mais aussi sur la correspondance, les articles de presse et les comptes rendus d'audience, Rémy Bijaoui nous plonge, dans cet ouvrage vivant et bien informé, au coeur de cette célèbre affaire qui demeurera comme un exemple de relativisme judiciaire en matière de censure.

  • Cahiers Baudelaire t.3

    Yslaire

    Avant de découvrir l'album fini, ce troisième cahier propose un voyage émotionnel, sensuel et onirique, dans les coulisses de ce récit historique qui revisite le mythe de l'artiste maudit à partir d'une perspective féministe inédite. Jeanne Duval devient le fil conducteur de cette enquête. Elle qui fut la principale muse du poète, liée à lui, malgré les ruptures, durant toute sa vie.
    Un cahier collector au tirage limité et numéroté à 2500 exemplaires.

  • Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Contrairement à l'idée reçue qui fait de lui la figure de proue des avant-gardes du XXe siècle, Baudelaire fut à la fois moderne et antimoderne.
    C'est ce que montre son obsession pour certaines des nouveautés de son temps : la presse, la photographie, la ville et les manières de faire de l'art. Autant de facettes d'une même « chose moderne », fuyante et contradictoire, à laquelle il donne le nom de modernité. Face à ces bouleversements, le poète est partagé entre l'horreur et l'extase : les journaux à grand tirage le dégoûtent, mais il assiège ces « canailles » de directeurs pour qu'ils le publient ; il attaque la photographie, mais il pose pour des clichés de légende...
    Cette ambivalence constitue la toile de fond du Spleen de Paris, sommet des contradictions du dernier Baudelaire, véritable objecteur de la conscience moderne. Avec brio, Antoine Compagnon dessine le portrait d'un poète insoupçonné autant qu'irréductible.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Six textes inédits de Stefan Zweig sur la poésie et les poètes, et en premier lieu Charles Baudelaire, dont on va célébrer le bicentenaire, mais aussi Victor Hugo, Paul Verlaine, Rainer Maria Rilke, etc.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un homme perdu dans la foule, un flâneur en pleine nuit, un artiste déchu : pour Walter Benjamin, la poésie de Baudelaire est celle de l'homme déboussolé par le capitalisme marchand. Une lecture philosophique et novatrice de l'auteur des «Fleurs du mal» par l'un des grands penseurs de notre temps.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Résigne-toi, mon coeur ; dors ton sommeil de brute, avait enjoint Baudelaire à son âme qu'il avait abandonnée à Paris avant de s'exiler en Belgique.

    Réveillée en sursaut 160 ans plus tard, l'âme s'efforce de remonter au ciel, mais trop de temps a passé.Elle va alors découvrir un Paris festif et saccagé, devenu capitale du genre humain comme l'avait prédit Victor Hugo. La Lettre y a remplacé l'Esprit, des fleurs aux couleurs acides griffent les murs des immeubles, et des oiseaux noirs filent dans l'atmosphère saturée d'hydrocarbone en croassant Nevermore, Nevermore !

    Ce n'est qu'à l'issue d'une traversée hallucinée du Louvre dévasté par ses occupants que la clef du mystère va lui apparaître et qu'elle va enfin pouvoir rejoindre la Cité de Dieu où elle raconte son histoire.

  • A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Baudelaire (9 avril 1821), nous publions une édition "collector" de son oeuvre phare, Les Fleurs du Mal, illustrée par le photographe contemporain Mathieu Trautmann. Nous voulons recréer l'effet de choc qu'ont connu les premiers lecteurs du recueil (dans les années 1860) : choc poétique, choc esthétique. Baudelaire écrit des poèmes d'amour, des poèmes érotique, mais aussi des poèmes sur le temps qui fuit, la dégradation du corps, la perte de la jeunesse et de l'amour, l'impossibilité d'être en phase avec le monde. Ses images sont puissantes : la tête de mort, la charogne, la prostituée, les lesbiennes... Le recueil a fait scandale. Enigmatique, mystérieux, vénéneux, il continue de nous fasciner.
    Les "fleurs" de Mathieu Trautmann sont des vanités : belles et déjà fanées, offertes avec impudeur dans un érotisme assumé.
    Le texte et les images sont présentés en vis-à-vis, exceptionnellement sans appareil critique, afin d'inciter le lecteur à se plonger dans ce recueil, à se laisser envahir par ses parfums sensuels, mélancoliques et violents.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Après Rimbaud, Verlaine et Villon, Jean Teulé se devait de se pencher sur la vie et l'oeuvre de Charles Baudelaire. L'oeuvre éblouit, le personnage fascine. Cet homme au caractère épouvantable, qui ne respectait rien, qui méprisait les usages et les êtres humains en général, n'a eu d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Il a réuni à travers cent poèmes l'ignoble et le sublime et les a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé à jamais le destin de la poésie française.
    Jean Teulé s'est nourri de cette matière pour atteindre ce lieu mystérieux où, telle la lave des volcans, surgit la création.

  • « Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante - tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d'autres éditeurs -, souvent enrichis d'une préface et d'un dossier documentaire inédits. Élégant viatique pour les amateurs de poésie, la collection offre des éditions de référence, pratiques et bon marché, pour les étudiants en lettres. Aujourd'hui dirigée par André Velter, poète, voyageur et animateur de plusieurs émissions sur France Culture, la collection reste fidèle à sa triple vocation : édition commentée des « classiques », sensibilité à la création francophone contemporaine (Guy Goffette, Ghérasim Luca, Gérard Macé, Gaston Miron, Valère Novarina...) et ouverture à de nombreux domaines linguistiques (le Palestinien Mahmoud Darwich, le Libanais d'origine syrienne Adonis, le Tchèque Vladimír Holan, le Finnois Pentti Holappa, le Suédois Tomas Tranströmer et récemment l'Italien Mario Luzi, deux mois seulement après sa disparition...).

    Ajouter au panier
    En stock
  • Maintenant que Baudelaire est passé, au risque d'y perdre l'attrait du fruit défendu, des bancs du tribunal à ceux du lycée, qu'il soit ici permis de rêver d'une anthologie qui ne soit ni herbier ni couronne mortuaire, et d'un lecteur qui ne soit ni scandalisé ni respectueux, mais seulement avide. Puisse-t-il tourner et retourner les pages au gré de son plaisir et de ses choix pour satisfaire ce besoin clairement énoncé par Baudelaire lui-même : « Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. » Les poèmes en prose, d'ordinaire moins cités, côtoient ici les vers des Fleurs du mal. Du spleen, terreau de ces Fleurs maladives, à la mort soleil nouveau, on croise les autoportraits travestis de l'artiste (Le poète et ses doubles) les femmes ? (Muse, Madone ou vampire) et le Rôdeur du Paris de la modernité. Baudelaire fut connu comme critique d'art avant d'être reconnu comme poète. En prenant le parti, pour les accompagner, de ne retenir que des oeuvres (peintures, gravures, caricatures ou photographies) contemporaines de ses poèmes ou suggérées par eux, cette anthologie donne à lire le poète dans son siècle. Elle tente surtout de retrouver son regard sur le Paris où s'égaraient ses flâneries et sur les images, sa grande, son unique, sa primitive passion.

    Edition réalisée par Laurence Massénat. Préface de Jean Delabroy ;

  • " Toutes les beautés contiennent, comme tous les phénomènes possibles, quelque chose d'éternel et quelque chose de transitoire, - d'absolu et de particulier. La beauté absolue et éternelle n'existe pas, ou plutôt elle n'est qu'une abstraction écrémée à la surface générale des beautés diverses. l'élément particulier de chaque beauté vient des passions, et comme nous avons nos passions particulières, nous avons notre beauté. " Charles Baudelaire (1821-1867) reste une des personnalités les plus contradictoires de l'histoire de la littérature. Novateur dans sa poésie et dans son approche de l'art et de la musique, défenseur farouche de la liberté des moeurs, il dénigre le progrès et méprise le peuple. Sa vie, à la fois fastueuse et misérable, dissolue et magnifique, pitoyable et éblouissante, est celle d'un paria de génie.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Baudelaire (1821-1867), le fondateur de la poésie moderne, en vers et en prose, fut aussi un critique littéraire et un critique d'art hors pair. Cette édition réunit, outre Les Fleurs du mal et Le Spleen de Paris, l'ensemble des Curiosités esthétiques et de L'Art romantique, ainsi que les Journaux intimes, fragments d'une rare violence (auprès desquels Les Confessions de Rousseau devaient paraître pâles, selon le mot de l'auteur lui-même). Un choix de lettres complète cet ensemble. Pour Baudelaire, il n'y a pas de séparation entre poésie et critique : la meilleure façon de parler d'un tableau de Delacroix est de faire un sonnet. Grâce à la juxtaposition de tous ces textes, le lecteur saisira la profonde unité de cette oeuvre qui a marqué l'évolution de la poésie jusqu'au surréalisme et au-delà. Rimbaud et Mallarmé, Valéry et Jouve et, de nos jours, Yves Bonnefoy sont les successeurs de celui qui a doté les lettres françaises d'un "frisson nouveau" (Victor Hugo).

empty